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Nous
voilà déjà au printemps et les travaux avancent bien,
je suis déjà bien impatient de rouler !!! Pourtant ce n'est
pas encore pour maintenant comme vous pourrez le constater. Je dirais
même que j'en suis encore très loin, mais rêver ne
fait pas de mal et cela motive énormément. Au club, nous
avons déjà fait quelques sorties et il n'est pas désagréable
de se trouver derrière une belle Bertone GT 1300 "Boite aux
lettres" ... Merci Claude.
Mais
revenons à nos moutons.
Les
copains qui prête c'est bien mais c'est très aléatoire
et ce mois-ci, j'ai enfin pu acheter le poste à souder et après
avoir longtemp hésité entre un TIG et un MIG, j'ai opté
sur les conseils de tous pour le MIG. Le TIG fait des très belles
soudures mais il faut impérativement que les morceaux soient TRES
propres et parfaitement en contact partout. Il est pratiquement impossible
de boucher les trous sans utiliser une baguette d'apport et il faut un
solide "coup de main" pour le faire. Comme je ne soude pas tous
les jours, je n'ai pas assez d'expérience et j'ai préféré
prendre un MIG qui pardonne plus les petites erreurs et permet de boucher
les trous plus facilement grâce au fil qui se déroule sans
arrêt. De plus, je ne connais pas de carrossier qui ait un TIG.
J'ai
donc commencé par une des parties les plus difficiles (enfin pour
moi) à savoir la partie inférieure de la fenêtre latérale
arrière, si vous ne vous rappelez plus cliquez ici.
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J'ai
commencé par enlever toutes les tôles pourries par la
rouille pour retrouver un support correct. Ensuite, chaque partie
a été découpée, reconstituée et
resoudée en plusieurs fois. |
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Pour chacun d'elle, un modèle en papier fort (style bristol)
a été découpé, plié et placé.
Quand j'étais certain que le papier se placait exactement là
où il fallait et comme il le fallait, je le remettais à
plat sur de la nouvelle tôle pour repporter toutes les dimensions
et les découpes à faire. Ensuite, la tôle est
formée et sans cesse vérifiée sur la voiture
elle même. Lorsque finalement, la pièce est correctement
formée, je la positionne avec des pinces "grip" et
la fixe de quelques points de soudures. Ces premiers points sont très
délicats et il faut s'assurer que rien ne bouge pendant la
soudure. Au besoin, je réajuste avant de continuer |
En
procédant morceaux par morceaux, j'ai ainsi reconstitué
toute la moulure de la partie endomagée par la rouille. Chaque
point de soudure est ensuite meulé, d'où l'importance de
ne pas trop charger les soudures. En effet, c'est de la matière
perdue puisque meulée et l'ensemble n'est pas plus ni moins solide.
Il est important par contre de vérifier que chaque point adhère
parfaitement aux tôles en formant un tout homogène. Après
avoir meulé, vous ne devez plus reconnaitre le métal de
la tôle et de la soudure. Vous serez alors certain que la soudure
tiendra. Un point mal placé, laisse une trace, un joint entre la
tôle et la soudure, quand il ne se décolle pas tout simplement.
Après avoir meulé, ajoutez suffisament des points pour solidifier
l'ensemble, meulez à nouveau et recommencez jusqu'à avoir
des points tout les centimètres.
Pour
arriver à ce résultat, il y a quand même une petite
opération suplémentaire qui consiste à "charger"
à l'étain la partie à réparer. Cette opération
se fait en 3 phases principales :
Phase
1 : étamer
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L'apport
d'étain ne tient pas sur la tôle nue et il faut "étamer"
auparavant. Cette opération se fait en prenant du mastic
d'étain à étendre avec une brosse ou un pinceau.
Ce mastic est assez liquide et de couleur gris foncé. Il
faut chauffer légèrement l'endroit enduit pour d'abord
le sécher et ensuite le faire fondre. La partie décapante
du mastic va agir pour nettoyer la tôle et les fines particules
d'étain fonde pour venir se coller à la tôle.
Un morceau de tissu est utilisé pour frotter et enlever
toutes les impuretés. Il ne restera plus qu'un voile très
brillant d'étain.
Ne
trainez pas, si la tôle se refroidi de trop, vous ne pourrez
pas "essuyer" correctement. Si cela arrive, rechauffez
à nouveau. La tôle est prête à recevoir
de l'étain qui permettra de boucher les trous et éliminera
toutes les inégalités provoquées par la soudure,
la tôle bouge inévitablement toujours un peu. Ces
inégalités peuvent aussi être éliminées
en débosselant l'endroit avec un tas ou une cuillère
et un marteau plat assez large.
Encore
une raison supplémentaire pour ne pas trop charger les
soudures. En effet, si une belle "boule" se trouve sur
votre chemin, le débosselage au marteau devient très
difficile et le métal ne se place pas correctement. Etamer
une tôle a d'autre avantage encore !!! En premier lieu,
vous protégez la tôle qui ne rouillera plus à
cet endroit et en deuxième lieu vous pouvez rendre étanche
deux tôles non pas soudées bord à bord mais
se chevauchant. Imprégnez le joint de pâte à
étamer, chauffer pour étamer et il y aura suffisamment
d'étain entre les deux tôles pour former un joint
étanche et qui vous protègera de la rouille.
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Phase
2 : charger
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Avec
un baguette d'étain, vous allez déposer des morceaux
qui vous faites fondre au fur et à mesure. Toute l'astuce
se trouve à ce stade où il faut chauffer suffisament
la baguette pour obtenir des morceaux pâteux et avoir la
tôle prête à recevoir ce morceau pâteux.
Vous
vous rendrez vite compte que si vous ne chauffer pas assez, la
baguette ne devient pas pâteuse et/ou la tôle n'accepte
pas l'étain. Il tombe par terre !! Et si vous chauffer
trop fort, le bout de la baguette coule comme de l'eau et/ou la
tôle liquifie le bloc pâteux. Si vous aimez les comparaisons,
votre étain c'est comme du beurre : trop froid, il est
dur et vous ne pouvez pas le tartiner, trop chaud, il devient
liquide et vous ne parvenez pas le maintenir en place.
Encore
une petite astuce, lorsque vous vous déplacez, faites attention
de ne plus trop chauffer les parties où l'étain
est déjà mis. Si tout se met à couler, recommencez
après avoir attendu que la tôle refroidisse un peu.
Il y a quand même une bonne nouvelle dans tout ce processus,
ne faites pas trop attention à l'aspect de la réparation
et assurez vous plutôt de déposer assez d'étain
pour obtenir le résultat que vous désirez.
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Phase
3 : égaliser
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Vous
devez égaliser tous les morceaux d'étain déposés
tant bien que mal. Cette opération est plus facile que
la précédante mais doit quand même faire l'objet
de toute votre attention. Ne chauffez pas trop sous peine de voir
tout l'étain couler (vous vous rappelez le beurre !!).
Prendre maintenant une palette de bois prévue spécialement
pour cet usage et chauffer petit à petit jusqu'au moment
où il est possible de travailler l'étain pour l'étendre,
le planner, boucher les trous (pas comme des entrées de
métros bien sûr !!). Bref à ce stade, vous
travaillez l'étain comme le mastic de carrosserie.
Il
ne reste plus qu'à limer, poncer pour terminer. C'est long
à expliquer mais en réalité tout va assez
vite et les résultats sont à la hauteur de votre
patience et de votre doigté. Dernier petit conseil, il
vaut mieux charger trop que pas assez. Vous pensez bien il est
quasi impossible de recommencer tout ce processus si vous n'avez
pas assez de matière. La première partie ne tiendra
pas lorsque vous allez recharger la deuxième. Il est possible
de recharger juste un petit endroit mais cela reste très
risqué. Si par contre vous avez trop chargé, vous
pouvez essayer d'en éliminer un peu lors de la phase 3
et bien sûr en final, vous devrez limez plus pour enlever
l'excédant de matière.
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Conclusion
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Maintenant,
vous allez me dire : pourquoi se tracasser pour un tel procédé
alors qu'il existe des mastics deux composants (même chargé
de métal) qui peuvent donner le même résultat
et beaucoup plus facilement. La réponse est simple et efficace
à 100%. A vous de juger !!
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si vous restaurez une voiture dans un état "concours",
ce procédé est obligatoire. Vous devez savoir que
lors de la présentation, les juges ont à leurs dispositions
des méthodes et surtout des outils qui leur permettent
de connaitre l'épaisseur de mastic entre la couleur et
la tôle. Vous perdrez des points si ces valeurs sont trop
importantes. Et ne vous en faites pas, ils connaissent les points
faibles des voitures et savent où regarder !!
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aucun mastic n'a le même coéfficient de dilatation
que le métal. Il bougera donc différemment que la
tôle sur laquel il est posé et vous risquez de voir
apparaitre des crevasses. Et je suis certain que ce n'est pas
ce que vous désirez, après avoir passé tant
d'heures à restaurer une voiture, de voir votre travail
se ruiner petit à petit. Une carrosserie de voiture bouge
en roulant et le mastic réagira différemment aussi.
Par contre l'étain n'a pas cet inconvénient et il
reste solidaire de la tôle sur laquel il est posé.
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La
dernière opération en cours sur la voiture a été
la réalisation d'une "rotisserie" dont voici déjà
une photo. Il ne me reste plus que quelques soudures à faire et
je compte la tester le week-end prochain.

Ce
système me permettra de faire tourner la voiture sur elle même
pour accéder plus facilement tout le dessous et amener les bas
de caisse à hauteur d'homme et y travailler debout plutôt
que couché sous la voiture. Il me permettra aussi de placer la
voiture dans tous les sens pour pouvoir la sabler correctement.
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