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Lundi 1er mai
Zhao Ziyang demande que l'on désavoue l'éditorial du 26 avril. Mais Li Peng rétorque que la décision a été prise par Deng Xiaoping en personne et qu'il est donc exclu de la remettre en cause. Zhao cède. |
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Mardi 2 mai
L'Association autonome des étudiants de Pékin appelle pour le surlendemain à une grande manifestation de masse pour commémorer le Mouvement du 4 mai 1919 si, d'ici là, un véritable dialogue n'était pas engagé avec le gouvernement. |
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Mercredi 3 mai
Les autorités chinoises décident de jouer le transparence : ainsi, c'est la presse elle-même qui a révélé qu'une manifestation s'est tenue, la veille, à Shanghai (l'agence Chine nouvelle note quand même que cette manifestation était illégale).
Yuan Mu accuse l'Alliance démocratique chinoise, force d'opposition « réactionnaire »en exil basée aux Etats-Unis et au Canada, d'être à l'origine des troubles. C'est la thèse du complot fomenté à l'étranger qui revient. |
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Jeudi 4 mai
Le gouvernement ayant repoussé l'ultimatum des étudiants, un imposant cortège de 300.000 personnes environ prend possession de la rue pendant plusieurs heures. La population de Pékin exprime incontestablement son soutient aux étudiants ; 400 journalistes (y compris du Quotidien du Peuple), sont présents et revendiquent aussi la liberté de la presse en brandissant des banderoles significatives : « L'information doit être véridique », « L'ouverture dans les médias favorise la stabilité », et même, à l'adresse des étudiants : « Nous voudrions pouvoir dire la vérité, ne vous méprenez pas sur notre position ». Les contestataires leur lançèrent de grands : « merci ! merci ! ». Les contestataires leur lançèrent de grands : « merci ! merci ! » |
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Vendredi 5 et Samedi 6 mai
Toute la presse a fait état, objectivement, du défilé du 4 mai, sans l'assortir du moindre commentaire négatif. |
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Sources : Gallimard, Le tremblement de terre de Pékin Jean-Philippe Béja, Michel Bonnin Alain Peyraube, 1991 (p554-555) Articles du journal Le Monde (Mai 1989) |
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