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Lundi 15 mai
Gorbatchev arrive à Pékin et voit son programme initial de visite passablement bouleversé : la cérémonie officiel de bienvenue, au lieu de se tenir sur la place Tien Anmen (comme il est d'usage et comme cela était encore prévu moins d'une heure auparavant), se déroule à l'aéroport. Gorbatchev ne pourra pas non plus traverser le centre de la ville. |
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Mardi 16 mai
L'occupation de la place s'organise : tentes, présence de personnel médical et ballet incessant des ambulances qui emmènent vers les hôpitaux, toutes sirènes hurlantes, les étudiants qui ont perdu connaissance ou sont trop affaiblis. |
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Mercredi 17 mai
Une marées humaine envahi le centre de Pékin et manifestant son soutient : « Ne laissons pas mourir nos étudiants ». La ville est quasiment en grève générale. Des banderoles proclament : « La classe ouvrière est là ! » ou « Voici les grands frères ouvriers ! ». 1.000.000 à 2.000.000 de citadins sont mobilisés aux côtés des étudiants. |
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Jeudi 27 avril
Plusieurs hauts responsables (Zhao Ziyang, Li Peng, Quiao Shi, Hu Qili, etc.) se rendent à l'aube (« Pourquoi si discrètement ? » demandent les gens de la rue ) au chevet des grévistes de la faim admis provisoirement dans deux hôpitaux. A M. Hu Qili qui rassurait un étudiant : « Le gouvernement entend bien lutter contre la corruption », le gréviste a répondu (et c'est passé sur les écrans), qu'il ferait bien de débuter par sa progéniture. |
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Vendredi 19 mai
A 4 heures du matin, Zhao Ziyang (très ému) et Li Peng (impassible) se rendent sur la place, auprès des grévistes de la faim. Cette venue est diffusée sur les petits écrans. Zhao sait déjà qu'il a perdu : « J'arrive trop tard, bien trop tard; nous méritons vos critiques » dit-il aux étudiants. » Vous avez de bonnes intentions, vous voulez que votre pays s'améliore », «Vous en êtes à cinq ou six jours de jeûne, vous ne pouvez pas, on ne peut pas laisser cela continuer comme ça, vous ne pouvez pas jeûner un huitième, un neuvième, un dixième jour… On ne peut pas, on ne peut pas… ». Puis il conclut en disant aux étudiants « Merci ». |
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Dans la nuit du Vendredi 19 au Samedi 20 mai
Li Peng, s'adressant à un parterre de cadres militaires, annonce qu'il a été décidé de recourir à la force pour « mater les troubles engendrés par le mouvement étudiant ». |
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Samedi 20 mai
Une demi-heure avant l'entrée en vigueur de la loi martiale, une chaîne de télévision américaine (CBS), diffuse, pendant une minute, les premières images de brutalités policières. On y voit des étudiants s'approchant d'un cordon de policiers en dialoguant quand subitement un des policiers a commencer à les frapper à coup de matraque. Une bousculade a suivi et on a pu voir des jeunes gens le visage ensanglanté. |
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Dimanche 21 mai
Lettre ouverte de 7 généraux vétérans à la commission militaire du Parti : ils demandent que les troupes renoncent à entrer dans la ville et que tout recours à la force brutale soit évité. |
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Sources : Gallimard, Le tremblement de terre de Pékin Jean-Philippe Béja, Michel Bonnin Alain Peyraube, 1991 Articles du journal Le Monde (Mai 1989) |
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