Dossier concernant  la décharge d'Entressen

Décharge de Marseille en Crau

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Le problème en quelques lignes. [actions, liens]

La décharge de Marseille en Crau (située en bordure d'Entressen) est tout simplement illégale depuis 80 ans. Elle a grossi en dépit du bon sens, sur un site peu approprié, perméable et fragile. La nappe phréatique est désormais atteinte et les habitants des environs n'ont plus l'autorisation de la boire. On empile depuis 1920 des milliers de tonnes de déchets sans avoir protégé la terre. Les eaux de pluies ruissellent allègrement, se chargent en produits nocifs des poubelles (métaux lourds ou toxiques) et continuent tranquillement leur cours.

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la décharge (cliquer pour vue complète)

Qui dit déchets à ciel ouvert dit colonies de mouettes et donc déjections et contaminations fécales qui ont notamment submergé l'étang d'Entressen, dans lequel se baignent tous les ans des centaines d'élèves en activité voile.

Légalisée depuis mai 1998, on se demande pourquoi puisque dans le même temps, l'état a annoncé la fermeture de ce type de décharges avant 2002. Ecolog'Istres se bat désormais pour que la fermeture ait lieu en temps voulu, et que la réhabilitation du site soit correcte. Mais il paraît que la mairie de Marseille n'a toujours pas trouvé d'autre solution pour se débarrasser de ses déchets. 

Actions menées

Juin 90 : Ecolog'Istres s’insurge devant la décharge qui grossit à raison de 1000 tonnes par jour. Elle organise un nettoyage de ses abords avec une centaine participants. Quelques sacs d'ordures ont été déposés devant la mairie de Marseille.

Mai-juin 1998 : une enquête publique est ouverte en mairie. Elle concerne l’avenir de la décharge de Marseille en Crau. Marseille demande alors une autorisation d'exploitation et d’extension alors que la fermeture des décharges est programmée au niveau national pour 2002. Pendant 2 mois :
Ecolog’Istres a informé la population des risques d’une fermeture retardée puis d'une réhabilitation bâclée. Elle a incité les personnes motivées à laisser un message au préfet concernant ses inquiétudes (4 registres ont été remplis rien que sur Entressen). Ecolog’Istres a également recueilli 2 000 signatures en 8 jours.
Elle a aussi organisé une réunion publique en présence de M. Assante (adjoint de Marseille), M. Monnier (écologue), M. Martin (DRIRE). 250 personnes sont venues exprimer leur désaccord et leurs craintes.
Ecolog’Istres a épluché les 2 000 pages du dossier et en a révélé de nombreuses lacunes et erreurs.

Notamment que Marseille prévoyait une réhabilitation à moindre coût. Ecolog’Istres a donc demandé au Comissaire Enquêteur d’émettre un avis défavorable au projet et un refus d’extension. Elle a exigé une protection maximum de la nappe phréatique ainsi que la création d’une Commission Locale d'Information et de Surveillance * (CLIS).

A l’automne 98, le préfet a pourtant rendu un avis favorable sous réserve de 2 conditions :
Respecter l’échéance de juillet 2002
Prendre en compte les nuisances et les pollutions engendrées au-delà de l’exploitation, notamment les envols et les eaux de surface.

Il a émis également 5 vœux (ne pas accepter d’autres déchets sur la décharge d’ici 2002, création d’une commission CLIS, accélérer le tri et l’incinération pour traiter les déchets, intensifier les contrôles, étudier le problème des oiseaux).
Ces souhaits reprennent effectivement les propositions laissées par la population et Ecolog’Istres - la seule association écologiste à s’être manifestée.
Mais ils ne restent que des vœux que Marseille peut ne pas respecter.
Ces mesures sont de plus insuffisantes. On ne retrouve aucune réserve sur la protection des eaux souterraines, problème crucial s’il en est.

1999 : Ecolog'Istres a attaqué l’arrêté préfectoral sur plusieurs points illégaux. 
Juillet 2000 : Ecolog'Istres a organisé un blocage des camions arrivant sur la décharge.

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18 Octobre 2001 : le Tribunal Administratif  de Marseille a tranché l'affaire de l'attaque de l'arrêté préfectoral  par Ecolog'Istres. Ecolog'Istres était présent. On s'attendait à un classement pour cause de forme : le dépôt de l'attaque s'est fait hors délai, l'association ayant été informée de l'arrêté plus de 2 mois après sa parution. La justice s'est effectivement prononcée sur la forme et non sur le fond et a débouté l'association pour cause de délai de recours dépassé. Est-ce là la justice ? 

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Liens

Circulaire du 15 juillet 1999 relative aux installations de traitement de déchets et à la création de Commissions
Locales d’Information et de Surveillance
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Actions d'Ecolog'Istres concernant la décharge:

Article paru dans la Marseillaise le 18 mai 2000
Article paru dans Libération 

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