(dico-p)


Titre

dico


A B C D E F G H I J K L M N O P Q R S T U V W X Y Z
 
carre p


Pagne: Vêtement populaire en Egypte ancienne qui se constituait d'une pièce d'étoffe ou de peau qui ceignait les hanches. Il pouvait être rudimentaire ou luxueux selon la fortune de son possesseur.


Palerme: Voir
Pierre.


Palette: Pierres plattes polies en schiste qui servaient de palettes à fards. Les plus anciennes remontent au néolithique et furent utilisiées jusqu'à l'époque thinite. Elles représentent de véritables œvres d'art et leurs surfaces étaient décorées de scènes de la vie, tels des sujets qui représentaient des combats, des chasses ou des figures animalières. De célèbres palettes sont conservées dans les plus grand musées du monde comme la palette des chasseurs, conservée au Louvre à Paris, qui représente une battue dans la steppe. Une des pièces les plus connues est sans nul doute la palette de Narmer qui fut découverte en 1898 par l'archéologue anglais J.E. Quibell, à Hiéraconpolis, et qui rappelle l'unification de l'Egypte.


Paléolithique : Le paléolithique est la période la plus ancienne de la préhistoire et comprend tois périodes; le paléolithique inférieur qui se termine vers 150000 ans avant notre ère, le moyen qui va jusqu'à -40000 ans et le supérieur qui voit apparaître l'homme moderne vers -10000 ans à la faveur du réchauffement postglacière.


Paléopathologie : Etude des maladies de l'antiquité.


Pan-graves : Tombes datant de la seconde période intermédiaire dont la ressemblance avec celles de la culture de kerma font penser qu'elles appartenaient à des Medjaïs, ces policiers mercenaires à la solde de Pharaon, venus du désert oriental. Elles avaient une forme ovale et leur puits peu profonds contenaient des ossements d'animaux ainsi que des poteries caractéristiques de la culture nubienne.


Papyriforme (colonne) : structures supérieures de colonnes, notamment celles qui supportaient le plafond de la salle hypostyle du temple d'Amon à Karnak. Ces structures figuraient la corolle de la fleur du papyrus.


Papyrus: Le papyrus est le support d'écriture le plus important du monde ancien. Le mot "papier" dérive du mot "papyrus," un mot Egyptien qui signifiait à l'origine "qui appartient à la maison". Le Papyrus est un roseau triangulaire qui croît le long des rives du Nil, et très tôt dans leur histoire, les Egyptiens utilisèrent comme matière d'écriture la moelle de la tige de papyrus. En même temps ils élaborèrent une forme d'écriture qui deviendra plus tard et après bien des transformations, un modèle pour les deux alphabets les plus communs dans le monde, le Romain et L'Arabe. Bien que l'Egypte exportât sa matière d'écriture vers d'autres parties du monde ancien, peu de papyrus hors d'Egypte survécurent. Seul le climat égyptien et certaines parties de Mésopotamie favorisèrent la préservation de ces documents dans les décombres des cimetières et des villes anciennes. Un grand nombre de papyrus fut récupéré sur des sarcophages trouvés dans un cimetière près de la ville ancienne de Héracléopolis, au sud du Caire. Lors des momifications, les Egyptiens anciens utilisaient, par-dessus les linges dont ils couvraient les momies, plusieurs couches de papyrus provenant des recyclages des bureaux administratifs.

papyr

Source image : LES EGYPTIENS - Jacques Champollion - Minerva


Pépi Ier:
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Pépi II (2278 - 2184 av.J.C.) : Fils de Pépi Ier et de la reine Ankhenesmerirê Iere, et demi-frère de Mérenrê, il monta sur le trône à la mort de ce dernier alors qu'il n'avait que six ans. Son règne fut l'un des plus long, sinon le plus long de l'histoire de l'Egypte ancienne, 90 ans, si l'on en croit la liste des rois de Turin. Ce long règne fut, sans doute, la cause du déclin du pouvoir, annonciateur de la fin de l'Ancien Empire, et la porte ouverte à la fronde des Nomarques, imbus de leurs pouvoir locaux. La politique et le commerce extérieur furent fortement mis en échec, même si de nombreuses expéditions furent entreprises sous son gouvernement, notamment celle d'Herkhouf, restée célèbre. Pépi II fit construire son complexe funéraire dans l'immense nécropole de Saqqara, où il fut rejoint par ses trois épouses.


Petrie William Matthew Flinders (1853-1942) : égyptologue anglais qui débarqua en Egypte en 1880 pour étudier les pyramides de Gizeh. Il travailla pendant plus de quarante ans sur de nombreux sites archéologiques en Egypte et fut reconnu par les spécialistes internationaux comme une sommité en la matière. Ces fouilles minutieuses des sites permirent de faire avancer considérablement les connaissances sur la civilisation de l'Egypte ancienne. Rien ne le destinait à cet état de chose, puisqu'il fut un enfant chétif que sa mère scolarisa elle-même afin de lui épargner la fréquentation scolaire. Elle lui donna des leçons d'hebreux, de grec et de latin. Puis il s'intéressa de lui-même aux mathématiques, à la géométrie, à la chimie, à la géographie et à l'astronomie à travers ses lectures et écrit, à 22 ans, un livre sur les mesures des monuments ancients après s'être intérèssé au site de Stonehenge. En 1880, il part pour l'Egypte et visite les pyramides de Gizeh, Dashour, Saqqara, Abou Rawash et Médinet Abou. En 1883 il publie "Pyramides et temples de Gizeh". En 1884, il retourne en Egypte pour succéder à Edouard Naville et commence les fouilles à Tanis et Naucratis où il découvre le peu de soins apporté aux travaux de ses prédécésseurs qui fouillent sans dicernement. En 1886, critiqué par ses employeurs sur sa façon trop méticuleuse de mener ses travaux, il remet sa démission à "l'Egypt Exploration fund" et par pour Illahoun et Kahoun afin de fouiller la tombe de Sésostris Ier second roi de la 12eme dynastie. Petrie compris que les objets qu'il sortait de terre pouvaient rapidement subire des détériorations, aussi devait-il promptement publier ses découvertes. Ce qu'il fit en publiant de nombreux ouvrages et articles relatant ses fouilles et ses trouvailles, apportant à l'humanité une contribution significative à la connaissance de la civilisation de l'Antiquité égyptienne. Mais il apporte plus encore à Nagada où il débarque en 1894. Nagada se situe à 30 km au Nord de Louxor sur la rive Ouest du Nil. En compagnie de James Quibell, Petrie découvre les restes d'une civilisation qui précéda la 1ere dynastie et que l'on connait aujourd'hui sous le nom de "période prédynastique" et qu'il divisa en "Séquences". Petrie venait de découvrir les restes des premiers colons de la Vallée du Nil".


Peret : Deuxième saison de l'année égyptienne. Elle recouvrait la période du reflux (hiver) et était divisée en quatre périodes de 30 jours dont, Tybi (16 nov.-15 déc.), Méchir (16 déc.-14 jan.), Phaménoth (15 jan.-13 fev.), Pharmouthi (14 fev.-15 mar.).


Peuples de la mer : Envahisseurs venus d'Asie et des régions de la mer égéé qui tentèrent de pénétrer en Egypte à plusieurs reprises par la mer et par la frontière Syrio-Palestinienne. Ils furent très actifs sous les Ramessides et notamment sous
Ramsès II, Merenptah et Ramsès III. Ce dernier leur livra une bataille acharnée dont il sortit vainqueur.


Pharaon :
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Phare : Strabon, Pline et d'autres auteurs de l'Antiquité nous ont laissé leurs témoignages sur cette construction, considérée comme la septième merveille du monde, qui fut réalisée, vers 280 av. J.C., par Sostratos de Cnide sur l'île de Pharos, en face du port d'Alexandrie. Sa hauteur est estimée à 120 mètres et était constitué d'une tour carrée à sa base, celle-ci était surmontée d'une tour octogonale, elle-même surmontée d'une tour ronde, dans laquelle se localisait le brasier qui servait à avertir les marins, jusqu'à 50 km au large, des dangers qui les guettaient à l'approche des côtes. Le phare d'Alexandrie fut victime des différents tremblements de terre qui se produisirent entre le IVeme et le XIVeme siècle de notre ère. Les restes de la construction ont été réutilisé dans la reconstruction d'autres monuments.


Philae :
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Piankhy : Fils de Kashta, fondateur de la XXVemedynastie, celle des Pharaons noirs, Piankhy accède au trône en 747 avant J.C. et reprend le nom de couronnement de Thoutmosis III, Menkhêperrê, dont il est un fervent admirateur. Il rétablit les rites égyptiens et porte au front le double uraeus représentant les deux cobras femelles repoussant les démons. Sous la direction de Tefnakht, roi Saïte, une coalition des rois du Nord se lance vers le Sud afin de réunifier la Basse et la Haute-Egypte. Piankhy arrête les insurgés au nord de Thèbes, puis les repousse vers le Delta où il défait la coalition tout en laissant en place les rois révoltés en les réduisant au simple statut d'administrateur de leurs villes respectives. Ensuite, il rentra à Napata où il passa les dernières années de sa vie à renforcer le culte d'Amon.


Pierre de Palerme: Conservée à Palerme depuis 1877, la pierre de Palerme relate les événements de chaque année de la vie des Pharaons depuis la période prédynastique jusqu'à la Veme dynastie.


Piliers Osiriaque : Statue colossales adossée aux façades des sanctuaires et représentant le dieu Osiris sous les traits du Pharaon.


Pi-Ramsès : Ville du Delta où
Ramsès II établit sa Capitale.


Pronaos : Vestibule du temple ou de la scépulture du défunt.


Prophète : Ou "Serviteur du dieu". Ce titre s'appliquait à des personnages de haut rang qui officiaient au sommet de la hiérarchie d'un culte dû à un dieu. Par exemple le " premier Prophète d'Amon" qui pouvait être suivi du second, troisième et quatrième Prophète.


Protocole : Le protocole était l'ensemble des noms du roi lorsque ce dernier accédait au trône. Leur nombre fut fixé à 5 à partir de 2000 av. J.C. :

    1. le nom d'Horus qui identifiait le roi au dieu;
    2. le nom des deux maîtresses qui plaçaient le roi sous la protection de
    Nékhbet, la déesse vautour, et d'Ouadjet, la déesse cobra ("Celui des deux dames");
    3. le nom d'Horus d'or qui symbolisait la victoire du dieu sur Seth ("vainqueur sur ses adversaires");
    4. le nom de roi de Haute et de Basse Egypte;
    5. le nom de fils de . (Ce dernier nom le divinisait.)


Psammétique Ier : Premier roi de la XXVIeme dynastie Saïte, il règna de 663 à 609 av.J.C., il fut maintenu sur son trône par Assourbanipal après la conquête assyrienne de l'Egypte. Il s'affrancht du contrôle qu'exercait le roi Assyrien sur son gouvernement, et, secondé par des mercenaires venus Lydie, établit son pouvoir sur les petits royaumes qui s'étaient formés en Egypte, ainsi que sur le clergé thèbain à qui il imposa sa fille, Nitocris, en tant que souverain pontif du culte d'Amon. Il s'attaqua ensuite à l'est où il s'empara de la ville philistine d'Ashod, mais il dut se résoudre à rentrer en Egypte afin de préserver ses frontières menacées par les scythes.


Pschent : Double couronne formée de la couronne blanche (Hedjet) et de la couronne rouge (Dechret) symbolisant les royaumes unifiés de Haute et de Basse Egypte.




Psychostasie : C'est le terme grec appliqué à la " pesée de l'âme ", sensée se dérouler après la mort du défunt quant il est présenté devant le tribunal d'Osiris pour être jugé.


Ptah :
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Ptahhotep : Vizir du roi Djedkarê Isesi (Veme dyn.). Il est l'auteur d'un enseignement moral, basé sur le respect des usages et de la hiérarchie, qui était diffusé dans les écoles. Ses textes furent découverts sur le papyrus de Prisse, datant du moyen Empire.


Ptotlémée : Voir
Lagides


Pylône : Constructions trapézoïdales qui flanquait l'entrée des temples et qui dominaient le reste de l'infrastructure du sanctuaire. Les façades avants et arrières étaient décorés de de relief en creux représentant des scènes guerrières à la gloire des victoires du roi qui les avait fait construire, ou de divinités religieuses. De hauts mâts se dressaient depuis la base, dépassant le faîte des tours, et laissaient flotter des banderoles multicolores. L'intérieur était creux et était constitué d'un escalier qui conduisait à la plate-forme du toit et de plusieurs niveaux qui servaient de magasins ou de salles de cérémonies. Généralement, des obélisques et des colosses de granit montaient la garde devant l'entrée des pylônes.


Gizeh
Pyramide : La pyramide est composée d'une base quadrangulaire et de quatre faces triangulaires qui se rejoignent au sommet. Les plus célèbres de ces monuments furent construits en Egypte où elles servaient de tombeaux pour les Pharaons et constituaient souvent le centre d'un complexe funéraire. Les textes de l'Egypte ancienne les désignaient par le mot mer. La première pyramide connue fut sans doute celle du roi Djoser, second roi de la IIIeme dynastie, pour qui Imhotep, son célèbre architecte, construisit la pyramide à degrés de Saqqara. Elle comprenait six étages en gradins, dont le revêtement était paré de calcaire fin de Tourah. La base de ce gigantesque mausolée forme un rectangle de 125 x 109 m, et sa hauteur mesurait à l'origine plus de 60 m. Pour accéder à la chambre mortuaire du roi il faut descendre un puit profond de 28 m. Mais les plus connues parmi la multitude de pyramides ( plus de 100 ) qui bordent la rive Ouest du Nil, ce sont certainement les trois pyramides de Gizeh, près du Caire, que firent ériger les rois de la IVeme dynastie de l'Ancien Empire memphite, et qui ont pour noms Khéops, Kephren et Mykérinos. Ces superbes formes géométrique d'une rigoureuse exactitude reflétaient les rayons du soleil tant la blancheur du calcaire qui les recouvraient était éclatante. La plus grande, celle du roi Khéops, s'étend sur 4 ha et culmine à 146 m pour une base de 233 m de côté, et sa seule entrée, située au nord, se trouve à 16,50 m du sol. Ce type de scépulture fut abandonné après la XIIeme dynastie, puis réapparut au Soudan sous la XXVeme dynastie, notamment pour le roi Piankhi qui se fit construire la sienne à Kourou, et pour les souverains qui lui succédèrent, à Méroé et à Napata.


Pyramidion : Pierre chapeautant le sommet des pyramides ou des obélisques. Sa pointe est souvent recouverte d'Electrum.

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