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Groupe lesbien, gay, bi et trans d'Alsace

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Lors de l’Assemblée générale du 12 février 2004, Emergence est devenu « Groupe LGBT - lesbien, gay, bi et trans d’Alsace ».

Nous avons voulu, en changeant de nom, officialiser tout d’abord un état de fait : à Emergence, depuis le début de notre activité, nous avons toujours mis un point d’honneur à accueillir tout le monde, sans discrimination d’aucune sorte.

Si les gays et les lesbiennes forment la majorité de nos membres, nous tenions 
à affirmer que les bissexuel(le)s et les personnes transgenre qui passent notre porte sont non seulement les bienvenus mais peuvent trouver leur place dans l’association.

Nous pensons que tout ce qui concourt à la visibilité travaille en notre faveur 
et que déclarer notre solidarité avec des communautés généralement ostracisée
s par l’opinion participe de cette visibilité.

Nos statuts modifiés font désormais mention officiellement de cette ouverture 
aux personnes bisexuelles et transgenre et ont intégré la lutte contre la biphobie 
et la transphobie dans ses objectifs de lutte contre les discriminations.

Nous pensons également que les bissexuel(le)s et les personnes transgenre nourrissent les revendications homo sur le plan politique et que cet enrichissement ne peut être que bénéfique à nos intérêts communs.

En devenant groupe LGBT, Emergence s’inscrit également dans un mouvement national, voire international. De plus en plus d’associations, en France et dans 
le monde, se déclarent en effet LGBT pour affirmer une convergence d’intérêts. 
Il existe de fait une fédération des groupes LGBT de France, l’«Inter-LGBT», 
qui coordonne les relations entre ses différents membres et permet de dégager 
les lignes de force qui se dessinent dans le monde militant actuellement : lutte contre toutes les discriminations, égalité des droits (mariage, parentalité), etc.

Nous croyons, pour reprendre le symbole du drapeau arc-en-ciel, en l’unité 
dans la diversité et espérons qu’au sein d’Emergence, ces voix diverses pourront s’épanouir, dans le respect de leur particularité, pour le bien commun.

 

 

 

 

 

L’école lacanienne de psychanalyse, les éditions EPEL et Litter 
proposent 

Rencontre avec 
“ la jeune homosexuelle ” 
de Freud

avec une présentation d’
Ines Rieder, 
coauteure du livre 
suivie d’une intervention originale de 

Jean Allouch

le vendredi 30 janvier 2004

à l’École Supérieure des Arts Décoratifs de Strasbourg
à 20 heures, salle 27

L’entrée sera de 12 euros, payés sur place (étudiant : 4 euros). L’entrée est gratuite pour les étudiants de l’École Supérieure des Arts Décoratifs.  

Tarif réduit pour les membres de La Lune, Emergence et Alsarando 
(4 euros au lieu de 12)

 

 

 

 

 

Vendredi 28 novembre

 


Support Transgenre Strasbourg, les Editions EPEL, le CARITIG et Festigays présentaient 
une conférence avec 

 

 

Pat Califia

 

 

 

Auteur américain d’essais, de fictions et de poésies, il s'est arrêté à Strasbourg après une tournée internationale, afin de présenter son livre «Changer de Sexe ». 
Cet ouvrage
relate ses interrogations quant au changement de sexe 
et à son parcours de vie d’une manière peu commune et très cinglante.

Pat Califia est un trans bisexuel, thérapeute de couple et de famille, diplômé de l'État de Californie.

Il est né près de Corpus Christi, dans le Texas, aîné d'une famille mormone de six enfants. 
Ce fut un cauchemar de grandir en essayant de survivre en tant que jeune personne queer, 
différente de genre, à l'école, dans la communauté Mormone fondamentaliste

Il fit son coming out de lesbienne en 1971.

Quelques années plus tard, il était devenu persona non grata chez les lesbiennes séparatistes, 
parce qu'il avait fait son coming-out de sadomasochiste et commencé à publier des articles politiques 
qui firent sensation au cœur des guerres entre lesbiennes.

Sex Changes: The Politics of Transgenderism (Changer de sexe
est sorti il y a quelques années, à un moment de sa vie où Patrick pensait qu'il ne changerait jamais de sexe. La sortie de ce livre, écrit par un non trans-sexuel, a jadis sidéré et beaucoup de trans.

 

20 h à l'École des Arts décoratifs, 
1 rue de l'Académie - 67000 Strasbourg 
(entrée gratuite)

 

 

 

 

Le débat sur 
la subjectivité homosexuelle continue !
Conférence de Leo Bersani

le 6 juin à 20h

Après David Halperin, l'Ecole Lacanienne de Psychanalyse invite Leo Bersani à poursuivre le débat, dans le cadre du cycle " Transformations des corps ". Leo Bersani a enseigné longtemps au département de l’université de Californie (Berkeley). Il est l’auteur de Homos, repenser l’identité (Paris, Odile Jacob, 1998) . Dans sa conférence initulée La pureté à corps perdu, L. Bersani s’appuiera, entre autres, sur le film Tout sur ma mère de Pedro Almodóvar, pour illustrer sa proposition de dissolution des identités sexuelles.

La conférence aura lieu le vendredi 6 juin, à 20 heures, à l’École Supérieure des Arts Décoratifs de Strasbourg (salle 27) 1, rue de l’Académie à Strasbourg. Le débat continuera pour ceux qui le souhaitent le samedi matin. 

Tarif réduit (5 euros) pour les membres des associations 
La Lune, Emergence et Alsarando (pensez à renouveler votre adhésion !).


Quelques références bibliographiques de textes de Leo Bersani, parus en français :


- Les secrets du Caravage, (écrit avec Ulysse Dutoit), Paris, EPEL, 2002.
- Baudelaire et Freud, Paris, collection Poétique, Seuil, 1981.
- Théorie et violence, Paris, Seuil, 1984.
- Homos, repenser l’identité, Paris, Odile Jacob, 1998.
- Trahisons gaies, in Les études gay et lesbiennes, Paris, Supplémentaires, 1998, Centre Georges Pompidou.
- Drague et sociabilité, in L’Unebévue, n° 18, 2001.  

 

 

 

 

ATTENTION ÉVÉNEMENT
CONFERENCE
Vendredi 9 mai
20h, Ecole des Arts Décoratifs (s. 27)

David Halperin 
professeur à l'université du Michigan (Ann Arbor) 
et chercheur en QLS
(Queer, Lesbian, and Gay's) Studies, 
vient à Strasbourg pour une conférence :

Amour folle

David Halperin est un universitaire ET un fervent militant de la cause
homosexuelle et féministe. Son passage à Strasbourg est un événement
important à ne pas manquer. Non seulement son sens de l'humour rend ses
communications très agréables à entendre, mais en plus il proposera pour
l'occasion quelques commentaires de films qui ont marqué la culture
homosexuelle américaine. Un petit voyage de l'autre côté de l'océan et une
réflexion générale sur la culture et la subjectivité homosexuelle.

Cette conférence est organisée par l'Ecole Lacanienne de Psychanalyse 
dans le cadre du cycle "Transformation des corps".

Rendez-vous à toutes et à tous vendredi 9 mai ! 
Tarif réduit pour les membres de La Lune et Emergence, 
sur présentation de la carte 
(5 euros, aulieu de 20 : pensez à renouveler votre adhésion !)

Interview de David Halperin par Sandra Boehringer, 
de l'association La Lune

À l'occasion de sa venue à Strasbourg, où il donnera le 9 mai une conférence intitulée Amour folle, David Halperin, professeur à l'université du Michigan 
(Ann Arbor), a accepté de rencontrer La Lune pour un petit entretien.

La Lune : Bonjour David. Comment compléter cette brève présentation ?
D.H. : Je fais également partie du groupe qui a fondé la plus grande revue d'étude gaie et lesbienne : il s'agit de GLQ (Gay, Lesbian and Queer) : A Journal 
of Lesbian and Gay Studies
. À l'université du Michigan, Valerie Traub et moi dirigeons le séminaire "Histories of Homosexualities".

La Lune : De quoi vas-tu parler lors de ta conférence ?
D.H. : Mon projet est de repenser la subjectivité gaie masculine. Dans le monde gay, en effet une interdiction pèse sur toute enquête portant sur la vie intérieure 
de l'homosexualité. Le monde hétérosexuel, lui, ne s'en prive pas : la médecine, 
la psychiatrie, la psychanalyse et la sociologie ne cessent de fouiller dans 
la subjectivité des gays et des trans-genres, pour arriver généralement à des conclusions pathologisantes ou pour émettre un discours normalisateur. 
Afin de ne pas donner prise à cela, nous nous sommes longtemps interdit de nous interroger - en dehors des discussions privées - sur ce que nous sommes nous-mêmes, sur notre subjectivité. Eh bien, je voudrais repenser cette subjectivité, et cela sans passer par la psychanalyse. L'analyse pro-gaie 
que je compte mener prend pour point de départ ce que j'appelle des objets culturels du monde gay, et plus précisément – j'en parlerai lors de la conférence de vendredi -, l'amour des gais pour les grandes vedettes du chant et du cinéma. Je pense que ces objets culturels - la façon dont les homosexuels récupèrent 
des éléments de la culture de leur société, les détournent de leur sens premier pour leur donner un sens différent - est un bon moyen pour aborder la question 
de la spécificité de cette subjectivité gaie (sans forcément s'interroger 
sur la sexualité gaie).

La Lune : Peux-tu nous donner un exemple concret ?
D.H. : Il y a une réplique tirée d'un film Le journal de Mildred Pierce 
(Michael Curtis, 1945) qui a marqué la culture gaie (je montrerai l'extrait lors 
de la conférence de vendredi, ainsi que d'autres extraits). Il s'agit d'une mère (jouée par Joan Crawford) qui dit à sa fille : "Fous le camp, avant que 
je ne te tue !". Je cherche à déterminer par quel processus cette scène entre 
une mère et sa fille a pu devenir une sorte d'expression-culte d'une sous-culture masculine.

La Lune : Peux-tu nous dire en quoi ta conférence peut aussi intéresser les lesbiennes ?
D.H. : Je pense que la méthode que j'applique, à savoir celle qui consiste 
à approcher la subjectivité sans passer par la psychanalyse, peut également s'appliquer à la culture lesbienne, qui est, elle aussi, cernée par les approches normalisatrices. Ainsi, je suis convaincu que la relation mère / fille qui apparaît dans le film – et que la "culture folle" reprend – a une tout autre signification 
dans la culture des lesbiennes. Les objets culturels, les personnages-cultes 
ou marquants sont différents, et la subjectivité lesbienne mérite une approche spécifique.

La Lune : Toi qui vis en France et aux Etats-Unis, quelles remarques peux-tu faire sur la société française par rapport aux homosexuels/les ?
D.H. : Je constate avec stupeur qu'en France l'accusation de "communautarisme" se répand de plus en plus, même à gauche, alors que, aux Etats-Unis, cette forme de critique est un thème de l'extrême droite ! Le républicanisme à la française 
veut promouvoir les droits d'un citoyen universel, mais il s'avère qu'il est 
un identitarisme de la bourgeoisie franco-française blanche et catholique… 
il y a du chemin à faire pour concilier enfin les notions de la République 
et le droit à la différence.

La Lune : Oui, bien sûr, mais existe-t-il aux Etats-Unis l'équivalent 
du Pacs, qui est - on ne peut le nier - une grande avancée 
en ce qui concerne le droit à la différence ?
D.H. : Non, effectivement, rien de tel n'existe… et il est étonnant de voir 
que la politique de Jacques Chirac est plus à gauche que la gauche américaine (qui soutient encore la peine de mort) !

Propos recueillis pas Sandra Boehringer de l'association La Lune.



Quelques ouvrages ou articles publiés par David Halperin :

How to Do the History of Homosexuality 
(Chicago, The University of Chicago Press, 2002).
Cent ans d'homosexualité et autres essais sur l'amour grec 
(Paris, EPEL, 2000).
Saint Foucault (Paris, EPEL, 2000).
"Efféminés, sodomites, invertis et autres ancêtres" dans Ex æquo, avril 99
article et interview dans Têtu
La Revue européenne d'histoire sociale
(n°3, 2002) a pour thème "l'homosexualité à l'épreuve des représentations" et contient des articles sur l'histoire des lesbiennes et des gais, ainsi que beaucoup d'illustrations (tableaux, scènes de films etc…). On y trouve un article de D. Halperin : "Comment faire l'histoire de l'homosexualité masculine ?" (p. 22-39), des articles de F. Tamagne, de E. Fassin, de C. Olivier (sur le parcours de Madeleine P., "lesbienne notoire" dans les années 40) etc.

 

 

 

 

QU'ELLE ETAIT BELLE, 
LA PREMIERE GAY PRIDE DE STRASBOURG !

Une réussite, les noires prédictions des Cassandres (« Il n’y aura que cent personnes », « La police va charger », « Les fachos vont nous castagner », etc.). 
Le moins que l’on puisse dire, c’est que non seulement tout s’est bien passé, mais qu’en plus la marche aura été un franc succès. Près de 3000 participants ont défilé de la place de l’Etoile au Palais Universitaire, en passant par la Place Kléber et la place de la République, où une minute de silence a été respectée lors du dépôt d’une gerbe à la mémoire de la Déportation homosexuelle. Une vingtaine de chars, plus « fleuris » les uns que les autres, se sont succédés sous l’œil curieux et bienveillant des passants. Pas un quolibet, pas une remarque déplacée n’ont fusé, mais quelques badauds ont applaudi gravement devant la banderole de tête qui affichait clairement son message : « Liberté, égalité, visibilité ». Au Village associatif, à la fin de la marche, plusieurs associations, dont Emergence, ont tenu un stand pour offrir aux participants informations et préservatifs. Durant la semaine culturelle précédant la marche du 15 juin, nous avons pu constater que les médias ont particulièrement bien relayé l’information : les DNA, notamment, nous ont largement soutenus, (allant jusqu’à nous consacrer la une du journal le dimanche 16 !) 
et France 3, durant toute la semaine,a largement couvert l’événement : Rund Um, l’émission en dialecte de France 3 Alsace a ouvert tous les soirs son édition 
de 18h par un sujet sur la gay pride. La cellule d’écoute d’Emergence a d’ailleurs été à l’honneur d’un numéro.

Un retour en images sur cette belle journée : 

Cliquez ici pour voir une vidéo 
sur le site des DNA

Télécharger une version gratuite de Real Player :  

 

 

PREMIER DEPOT DE GERBE 
A LA MEMOIRE DES DEPORTES HOMOSEXUELS

Après bien des tractations avec les associations d’Anciens Déportés et d’Anciens Combattants, une gerbe à la mémoire des déportés homosexuels a été déposée 
à l’issue de la cérémonie officielle le 28 avril dernier, jour de la Journée nationale 
du Souvenir de la Déportation. En présence de Fabienne Keller et de Robert Grossmann, l’Alsacien Pierre Seel, dernier témoin français de la déportation homosexuelle, a pu se recueillir devant cette gerbe déposée au nom du Collectif 
des Associations Homosexuelles de Strasbourg* au pied du monument aux morts 
de la place de la République. Merci à toutes celles et ceux qui ont versé 
une participation pour l’achat de la gerbe. La veille, Pierre Seel et Jean Le Bitoux, président du Mémorial de la Déportation homosexuelle, avaient animé une conférence à la Librairie Kléber sur cette page noire de l’Histoire de l’Europe. Le Collectif* avait également organisé à cette occasion une visite guidée du camp de concentration du Struthof, ainsi qu’une nouvelle projection du film documentaire «Paragraphe 175», de Rob Epstein et Jeffrey Friedman au cinéma l’Odyssée.

Nous avons reçu un très bon accueil des Anciens Déportés, du public présent 
au moment du dépôt de la gerbe et des médias (DNA, AFP, France 2 et France 3 Alsace, Radio France) qui ont très bien couvert les différents événements organisés par le Collectif*.
 
Le fait de participer à ces manifestations du Souvenir a contribué à la reconnaissance de la déportation des homosexuels durant la Seconde Guerre mondiale.

* Alsarando, APGL,
David & Jonathan, Emergence,
La Lune

 

Le collectif a reconduit son action en 2003 
et envisage d'en faire 
un moment de visibilité militante 
chaque année.

 

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AVRIL 2002

 

P R O G R A M M E
DES MANIFESTATIONS ORGANISÉES EN
SOUVENIR DES DÉPORTÉS HOMOSEXUELS


S A M E D I 2 7 A V R I L 2 0 0 2

En matinée

VISITE GUIDÉE AU CAMP DE CONCENTRATION ET D’EXTERMINATION 
DU STRUTHOF.

De nombreux résidents des départements annexés d’Alsace-Moselle ainsi que des ressortissants du Reich furent déportés au camp de Schirmeck pour motif d’homosexualité. Ils portaient sur leurs vêtements un signe distinctif : une barrette bleue.
Un car de 30 places est affrété pour le trajet : le départ est prévu à 8h50 devant l’entrée de la Faculté de Droit (1 place d’Athènes, 67000 Strasbourg), lieu de rendez-vous à partir de 8h30. Heure de retour approximative : 13h. Le coût du voyage et de l’entrée au camp se monte à 10 € par personne.Il est possible de se garer gratuitement ou de venir au lieu de rendez-vous en empruntant la ligne C du TRAM, direction Esplanade, descente au Terminus. Pour réserver votre place dans le car (avant le 17 avril), nous contacter svp.

L’après-midi et en début de soirée

15H00 : RENCONTRE-DÉBAT À LA LIBRAIRIE KLÉBER :
Librairie internationale Kléber , 1 rue des Francs Bourgeois, 67000 Strasbourg.

« Les oubliés de la mémoire, la persécution des homosexuels en Europe sous le régime nazi »

Il est important que la trace de ces persécutions et de cette déportation soit inscrite dans la mémoire nationale d’autant plus que se souvenir de l'intolérance et de ses crimes passés permet de se prémunir contre sa résurgence.

En présence de :

P i e r re Seel : mulhousien, il a été déporté en 1941 à l’âge de 17 ans au camp de Schirmeck pour motif d’homosexualité. Il est l’auteur de « Moi, Pierre Seel, déporté homosexuel » Ed. Calmann-Lévy, 1994.

Jean Le Bitoux : il préside l’association du Mémorial de la Déportation Homosexuelle fondée en 1989 qui a pour but d'obtenir la reconnaissance de la déportation des homosexuels, son évocation lors des cérémonies officielles et l’édification d’un monument commémoratif européen. Il a écrit et publié aux éditions Hachette « Les oubliés de l’histoire. La persécution des Homosexuels en Europe sous le régime nazi ».A paraître le 25 avril 2002.


18H00 : PROJECTION DE « PARAGRAPHE 175 », AU CINÉMA L’ ODYSSÉE
Cinéma L’Odyssée, 3 rue des Francs-Bourgeois, 67000 Strasbourg.

Un film de Rob Epstein, Jeffrey Friedman avec la voix de Ruppert Everett. (USA 1999 - 1h21 - VOST) Ours d’Or du documentaire, Berlin 2000 – Prix du meilleur réalisateur de documentaire, Sundance 2000.

Les réalisateurs, épaulés par l’historien Klaus Müller, qui effectue un travail de recherche sur les persécutions et déportations subies par les homosexuels durant la période nazie pour le compte de l’Holocauste Mémorial Museum de Washington, sont allés à la rencontre de survivants de cette période.

Ces hommes et femmes, parfois murés dans un silence de près de cinquante ans lié aux souffrances endurées ainsi qu’au tabou entourant la déportation homosexuelle livrent des récits bouleversants replacés dans le contexte de l’époque grâce à des images d’archives allemandes.

Le Paragraphe 175 du Code pénal allemand utilisé comme fondement juridique à ces persécutions et déportations, texte datant de 1869, réactivé et renforcé dès l’arrivée des nazis au pouvoir en 1933 disposait qu’ «un acte contre nature entre des personnes de sexe masculin ou entre des êtres humains et des animaux est punissable d'emprisonnement ; la perte des droits civils peut aussi être imposée. » Tarif : 5 € pour les membres de l’une des associations du Collectif sur présentation de leur carte de membre.

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D I MA N C H E 2 8 A V R I L 2 0 0 2

11h30 : R e n d e z - vous pour un rassemblement devant l’Opéra du Rhin (place Broglie, 67000 Strasbourg). Nous vous invitons à nous rejoindre dans la dignité et le respect d’une mémoire occultée pour se souvenir de ceux qui ont souffert. Le cortège se dirigera vers le monument aux morts, place de la République. Une tenue décente est exigée.

12h00 : Participation des représentants des associations homosexuelles à la cérémonie officielle, place de la République. Dépôt d’une gerbe de fleurs par les représentants des associations à l’issue de la cérémonie officielle. Minute de silence.

16h00 : Participation des représentants des associations homosexuelles à la cérémonie au Monument du Struthof.

 

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