Chroniques féministes viol dépression maigrir

Anarchiste individualiste

On essais avec ce qui dépend de nous

Chroniques féministes viol dépression maigrir


Intime conviction…


S'engager sur le terrain du féminisme, c'est aller au devant de souffrances intimes, c'est avoir le courage de regarder en face le déni de son individualité pour s'en libérer, mais aussi rencontrer les autres et constater qu'on n'est plus seule, et que l'on ne l'a jamais été. C'est oser étaler son individualité blessée, désigner les coupables.

Nous luttons contre un système patriarcal fort, qui possède les moyens de son oppression (capitalisme, sexisme étatisme...) et pour une vie individuelle et collective épanouie, avec des rapports nouveaux à construire.

Nous menons la réflexion, nous affrontons la prise de conscience individuelle et collective de notre propre condition et d'une individualité à retrouver en dehors des rôles qu'on nous a si longtemps assignés. Nous nous battons contre un patriarcat concret, matériel (moins payée, battue, violée,...). Nous le reconnaissons dans nos éducations pour opérer une nécessaire rupture avec elles.

Plus que d'aller manifester dans la rue au nom de revendications générales, il s'agit d'accepter cette confrontation personnelle, intime. Les mouvements ouvriers libertaires de la fin XIXème siècle, en commençant par reconnaître leur oppression, avaient trouvé là l'essence de la lutte. Pour nous, anarchistes, le privé est politique!

Pippi Langstrumpf (and Co.)


Société patriarcale : justice patriarcale, y'a pas de miracle!

Le 24 février dernier, au Texas, Betty Lou Beets, reconnue coupable du meurtre de son dernier mari et condamnée à mort, était exécutée par injection. Betty Lou Beets a été violée par son père lorsqu'elle était enfant. Elle a été battue par ses cinq maris. Saisie au nom d'une loi de 1991 qui permet de réexaminer les affaires d'homicides lorsqu'elles comportent des éléments possibles de violences conjugales, la commission des grâces n'a pas retenu l'argument.

Dans la balance de la justice, la violence d'un père et de cinq maris pèsent moins lourd que celle d'une femme violée et battue.

La société patriarcale engendre les violences masculines. Ce sont les femmes qui en payent le fruit, et les hommes qui ne correspondent pas aux schéma du mâle dominant.

La société patriarcale cautionne les violences masculines. Les lois seules ne changeront pas cette réalité. La réponse est dans de nouveaux rapports entre individu(e)s, libre de toutes les oppressions.

Pippi Langstrumpf


NAIF!


Jospin souhaite que la loi sur la parité dans les partis politiques soit effective avant les prochaines élections...

ça a le mérite de ramener le débat à sa juste valeur: nous voilà déjà objet de campagne!

Les femmes "vont donc rentrer en politique", nous dit-on...

Les femmes n'ont pas attendu les lois pour "rentrer en politique", elles ont su mener des luttes émancipatrices et solidaires depuis toujours, sans attendre l'invitation de ces messieurs. C'est peut-être là d'ailleurs les raisons profondes de cette soudaine "évolution des moeurs": Quel peut être l'intérêt d'offrir une place aux femmes sur le terrain politique, si ce n'est celui d'éviter les confrontations sur le terrain social et privé?

Sont-ils donc toujours aussi naïfs pour nous proposer la bonne vieille méthode du donner un peu pour calmer le jeu?

Nous, anarcha-féministes savons que nous n'avons rien à attendre d'une société étatiste et patriarcale, mais tout de l'action solidaire pour une égalité sexuelle, sociale et économique.

Pippi Langstrumpf


La parité, pour qui?

Longtemps et passionnément débattue, critiquée depuis le début par les féministes libertaires, la parité entre en application...

Le 1er avril (fichtre! Quelle poissonne!), à Tourcoing dans le nord, l'association "Elles aussi, pour la parité dans les instances élues" appelait à un forum débat. Je ne résiste pas à l'envie de vous redonner le texte d'invitation : "FEMMES, NOUS SOMMES commerçantes, médecins, agricultrices, informaticiennes, pilotes, employées, militantes, enseignantes, architectes, responsables d'association, mères, maires et grands-mères... POURQUOI PAS CONSEILLÈRES MUNICIPALES," Femme/Homme, la parité.

Femmes/femmes, la parité à deux vitesses et fini la solidarité!

Parité pour celles qui veulent entrer dans l'arène politique des hommes, d'après leurs lois et pour les mêmes résultats : faire carrière, s'assurer un salaire d'élue et prendre des décisions pour les autres, sans concertations ni débats.

Lutte sociale, collective et solidaire, à la maison, dans la rue et au travail pour toutes les secrétaires, femmes de ménage, chômeuses, non-mères, infirmières, femmes étrangères, coiffeuses, ... et toutes celles qui réclament un réel rapport égalitaire avec les hommes!


Patriarcat déprimant

« Vous savez pourquoi les femmes ne sont jamais l'auteures de massacres ?

  • Parce qu'avant de tirer, elles évaluent les dégâts et se demandent qui va tout nettoyer après… »

Ceci pourrait être la conclusion humoristique d'études menées récemment aux Etats-Unis et en Europe sur la dépression chez les femmes.

Au départ de ces études, un constat : les femmes sont sept fois plus nombreuses à être suivies médicalement pour dépression. Les auteur-e-s ont d'emblée posé deux explications : les hommes consultent beaucoup moins souvent ; les critères de diagnostic sont définis par des médecins et portent en soi une bonne dose de sexisme. Exemple d'un critère retenu : le sentiment de ne pas avoir de valeur sociale. Un sentiment qui, dans une société patriarcale, nous effleurent toutes un jour ou l'autre…

Seulement voilà, face à ce sentiment, il y a celles qui se lèvent, s'organisent, revendiquent et luttent… Et puis il y a les autres, inorganisées, isolées.

C'est bien de celles-ci qu'il s'agit dans ces articles. Les auteur-e-s  démontrent que le système patriarcal et capitaliste réduit les femmes aux fonctions de leur corps (sexualité hétérosexuelle et maternité) et leur attribut un rôle essentiellement confiné,  privé et  relationnel. De fait, leur corps devient le seul lieu d'expression de leur colère, stress et frustrations de façon cachée, individuelle, privée. Enfin, la dépression étant souvent soignée par traitement médical, ceci entretient la déresponsabilisation et empêche la prise de conscience individuelle, sociale et politique.

La lutte contre le système patriarcal n'a d'avenir que dans le collectif.

Tania


En avoir ou pas ?

Le grand drame des femmes de ce millénaire est de ne pas pouvoir maigrir précisément là où elles veulent.

Mais heureusement pour elles, cette société du spectacle qui les aiment tant a consacré des milliards à la recherche en chirurgie esthétique. C'est donc récompensée de ses efforts que cette dernière offre maintenant la possibilité aux femmes d'être maigres tout en exhibant des seins aux formes généreuses. Pour celles à qui cela ne suffirait pas, elle offre aussi la possibilité de se faire gonfler les lèvres. A entendre les chirurgiens esthétiques ce ne sont là que de petites opérations : on enlève à la taille, aux cuisses et au ventre de quoi greffer sur les fesses, on implante des prothèses mamères sous les seins et on gonfle les lèvres avec de la silicone. La seule chose d'importance dans cette histoire est le prix exorbitant que coûte ces opérations. L'art pour l'art n'ayant pas sa place dans une société capitaliste, contrairement au vieil adage la beauté a un prix alors que demandera-t-on aux femmes de vendre pour pouvoir se payer ces nouvelles normes « esthétiques » indispensables pour atteindre la réussite sociale ?

On dira désormais de ces femmes-barbie qu'elles en ont et la roue à fantasmes de ces décideurs pourra continuer de tourner. La science a réussi l'alliance si précieuse de la maman aux seins généreux et protecteurs et de la putain aux lèvres charnues et aux formes pulpeuses. Tout ce qu'il faut là ou il faut. A quand la mode des corsets pour prévenir la chute de toute cette silicone ?

Mais que ces messieurs se rassurent la science leur permet aussi aujourd'hui de se faire grossir et allonger la bite au cas où eux aussi seraient estimés à la taille de leurs précieux appâts. Parité oblige.

Contre la marchandisation des corps jouissons radicalement, orgasmons gaiement, petits et gros, flasques et fermes.

Barbie en direct de silicone country.