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Anarchiste individualiste |
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On essais avec ce qui dépend de nous |

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Chroniques anarcha-féministes |

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Notre ventre nous appartient!!! Entre Noël et Nouvel An; deux fêtes réputées pour les kilos qu'elles nous font prendre, deux actrices américaines très populaires ont été hospitalisées dans le coma pour anorexie… Sur ces dix dernières années; le nombre d'adolescentes et de femmes souffrant de troubles alimentaires a triplé. Un fait indéniable qui ressort des études sur les personnes souffrant d'anorexie est que 30% d'entre elles ont été victimes de violences sexuelles dans leur enfance. Une seconde explication se trouve dans le modèle unique occidental de la femme belle et maigre, porté par les mannequins et les actrices dont le poids est en dessous du seuil de sous-alimentation d'après les critères de l'organisation mondiale de la santé.. Dans tous les pays du monde, des adolescentes et des femmes tentent désespérément de se conformer à ce modèle pour s'assurer une intégration dans une société patriarcale qui impose ses critères. Elles cessent de s'alimenter, fument parce que c'est un coupe-faim, s'obligent à avoir froid et à peu dormir parce que ça brûle les calories, évitent les situations conviviales dangereuses pour les régimes. A 6 ans, des petites filles s'inquiètent déjà de savoir de quoi elles ont l'air en maillot de bain. A 12 ans, 70% d'entre elles pensent qu'elles mangent trop. A 17 ans, 80% estiment qu'elles ne sont pas assez "minces". Pendant ce temps, les nouveaux magazines masculins vantent des corps masculins en bonne santé, musclé voir bodybuildé… Egalité dans l'oppression ou solidarité dans la lutte anti-patriarcale ? Tania Où il est encore question des femmes et de la violence... La France aussi a ses serials killers et notamment celui de l'Est parisien. Comme s'il fallait « illustrer » l'horreur des chiffres de l'enquête nationale sur les violences envers les femmes. Une femme peut mourir des mains de l'homme qu'elle aime ou de n'importe quel autre, car au mauvais moment, au mauvais endroit. Comme, aussi, pour donner rétrospectivement raison à la campagne scandaleuse « Cet homme est un violeur, cet homme est un homme » Et oui : comment reconnaître un gentil, un qui a « compris », qui fait attention, d'un méchant, en proie à ses pulsions qui casse autour de lui des victimes expiatoires ? Comment faire la différence alors que cet homme a mené deux relations laissant ces femmes survivantes, nostalgiques d'un homme doux et prévenant ? Comment faire la différence dans cet autre cas : un homme torture une femme qu'il a suivie chez elle. Il s'absente plusieurs heures puis revient continuer de torturer. Qu'a-t-il fait pendant ce temps d'absence ? Il est allé chercher ses enfants chez la nourrice, les a fait manger, prendre leur bain, les a couchés, a attendu que son épouse revienne pour prendre le relais. Alors « monstre » ou pas ? Car, voyez-vous les psychiatres sont bien marris : ces hommes sont incurables car parfaitement conscients de ce qu'ils font. Alors, « monstre » ou pas ? Pas monstre : produit fini ! Nous vivons dans un système patriarcal, soumis-es à ce système. Système multiséculaire qui applique le vieil adage « diviser pour mieux régner ». Alors d'un côté les faibles : femmes, enfants, lesbiennes à double titre, gays et de l'autre ceux qui prouvent qu'ils sont les forts en violentant les faibles. Les plus violents de ces « forts » sont appelés « monstres ». Je suis bien manichéenne ? Depuis longtemps, des femmes s'organisent afin de ne plus être assignées à un sort de victime. Que des hommes s'organisent afin de ne plus être assignés à un sort de « produit fini » ! Marthe L'âge des possibles. Lorsque j'ai enseigné au collège, forte de mes convictions féministes, j'ai décidé d'être très vigilante sur la stricte égalité des prises de parole en classe, des garçons et des filles. A force de persuasions auprès des filles qu'elles étaient tout autant capables que les garçons de s'exprimer intelligemment en classe, j'y suis arrivée. Le temps d'expression garçons filles était équivalent. Quelle ne fut pas ma surprise alors de recevoir une délégation de garçons m'expliquant que je faisais de la discrimination en classe, que je les interrogeais moins que les filles qui étaient mes chouchoutes selon eux. Leur surprise fut égale à la mienne lorsque je produisis les statistiques de plusieurs mois leur prouvant qu'il y avait eu stricte égalité de temps de paroles entre les deux genres d'élèves. Puis, je les retrouvai quelques années plus tard, à cet âge on ils/elles rêvent de leur avenir, où tout est encore possible à réaliser. Ces filles que j'avais convaincues de leur valeur humaine, de leur intelligence s'étaient à nouveau éteintes. Leur assurance n'avait pas résisté au bulldozer de ces heures de cours, de ces cours de récréation pendant lesquelles on leur avait seriné que « non, décidément elles n'avaient pas le même potentiel de réussite que les garçons ». Alors, à l'heure de bâtir leur projet d'orientation, elles s'en remettaient à leur famille, à leur petit copain du moment et décidaient qu'il valait mieux poser candidature dans des écoles proches de chez elles ou remettre leur décision à plus tard lorsque le petit copain saurait où il allait poursuivre ses études. Et c'est là que j'ai compris que le patriarcat et le capitalisme sont intimement liés. A l'âge des possibles, ces jeunes filles ont décidé de leur avenir en fonction des besoins des entreprises de la région et de leur destin de futures mères de famille avant tout. Fifi Bras d'Acier |
