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Les News.
Bulletin du 05 décembre 1998.
Bulletin du 04 mars 1999.
Bulletin du 13 avril 1999.
Bulletin du 13 mars 2000.
Bulletin du 05 décembre 1998.
Cela fait quelques semaines que vous n'avez pas eu de nouvelles de l'association. Nous nous proposons donc de relater ici les différents contacts qui ont été pris par les membres de l'association.
Tout d'abord, mention spéciale et remerciements à Jean-Luc Stéfanini et Christophe Jacquemin pour le superbe site internet qui peut être maintenant consulté et où une cyberpétition est accessible.
Alerté par des courriers de nos adhérents, Michel Charzat, Maire du 20ème arrondissement, nous a rendu visite par 2 fois (voir les photos).
Le 11.10.1998 : accompagné par Jacques Deroff et par une assistante, M. Charzat a visité les lieux : le studio de l'Ermitage, les locaux de la société Loupi, l'impasse Louis Robert et la cité de L'Ermitage où il a été très intéressé par la fameuse histoire de la petite Maison Hamon.
De cette visite, il résulte concrètement :
1) M. Charzat nous a confirmé avoir donné un avis négatif quand au 1er permis de construire sur le site du Théâtre de l'Aurore : en effet le projet présente 936m² pour 861 autorisés (cos* de 3) et 2 niveaux de parking sans barbacanes ( c'est à dire sans drainage des eaux de ruissellement pour faire simple). L'architecte voyer du 20ème arrondissement n'a pas autorisé ce permis.
2) Nous ont été proposées toutes les aides possibles à l'élaboration de dossiers de subvention pour améliorer les conditions d'accueil du studio de l'Ermitage ainsi que de son ouverture au public pour des représentations théâtrales.
3) Les élus ont semblé attentifs aux demandes de ralentisseurs demandés rue de l'Ermitage et nous ont assuré suivre le dossier.
4) J. Deroff a proposé que le studio de l'Ermitage accueille les conseils de quartier afin de faire mieux connaître ce lieu aux habitants et aux autres associations. Le prochain conseil se tiendra en Janvier.
Le 18.10.1998, 2ème visite du Maire, accompagné de Marie-Pierre de la Gontrie, chargée de la Culture au conseil régional et de Michel Champredon, directeur du cabinet du Sénateur Maire. Cette visite inopinée de M. Charzat était destinée à présenter le lieu à M.P de la Gontrie, le quartier étant pressenti pour devenir le pôle culturel du 20ème arrondissement (avec la Maroquinerie, la Bellevilloise... )
Alix Montgolfier (résidente de la Cité de l'Ermitage) à rencontré :
1) Madame Lecoeur, architecte des Bâtiments de France (BF) : M. Lecoeur quitte son poste et sera dorénavant en intérim pour les BF. Elle nous informe ne pas avoir de pouvoir décisionnaire car ce secteur n'est pas protégé.
2) Pierre Housiaux, de l'association Paris-Historique, responsable du secteur chantier. Association de bénévoles, Paris-Historique peut nous faire bénéficier de sa structure et nous propose d'écrire un article dans le bulletin qui est envoyé à la ville de Paris et qui a beaucoup d'impact.
Pierre Housiaux nous conseille de prendre rendez-vous avec Anne Ciry, responsable du secteur sauvegarde, de contacter le service de documentation de la DRAC au Grand-Palais (sur certains secteurs, des projets de protection se mettent en place) et de contacter Jean Yves Autexuer, adjoint au Maire du 20ème arrondissement qui fait partie de Paris-Historique et qui s'occupe du bulletin.
Rendez-vous avec l'architecte voyer du 20ème arrondissement : Alix, suivie de Catherine Beaugé .
D'autre part Cécile Graindorge et Gricha Bourbouze sont allés consulter le Plan d'occupation des sols (POS) : la zone concernée ne bénéficie d'aucune protection, un COS de 3 est applicable. Contre les jardins de la Cité, les bâtiments doivent être éloignés de 3 mètres et être construits en escalier avec un recul de 3 mètres tous les étages. Les constructions doivent être éloignées de 6 mètres des fenêtres des voisins.
Contacts avec la Mairie :
Nous avons reçu une lettre du 27.10.98 de M. Deroff à R. Gorog : " Pour contrer tout projet immobilier qui, remettrait en cause l'existence des studios de l'Ermitage, la mairie d'arrondissement va déposer dans les prochains jours, auprès de la Ville de Paris, une demande de modification des règles d'urbanisme s'appliquant au quartier concerné entre la rue de l'Ermitage et la Ville de l'Ermitage. D'autre part, la Mairie du 20ème apportera un soin particulier à l'examen de tout permis de construire qui pourrait être déposé, comme cela a été le cas pour celui du 8 rue de l'Ermitage, qui a été repoussé par notre Mairie."
Un rendez-vous a donc été pris le 27.11.98 entre Elsa Martayan, responsable technique chargée de l'urbanisme et nous. Peter Kassowitz et Brigitte Cornière étaient présents. Il résulte de cette rencontre que la Mairie du 20ème tient vraiment à maintenir les lieux culturels du quartier. Elle a demandé le classement de la zone en Urbanisme Léger et nous assure regarder de près tous les permis de construire déposés Mme Martayan a demandé une étude approfondie des sous sols.
Le 30.11.1998, elle est revenue visiter les lieux avec M. Deroff et M. Rosenfeld, Chargé des affaires culturelles à la Mairie, qui s'est montré prêt à aider le Studio de l'Ermitage pour déposer des dossiers de subvention.
Nouveau rendez-vous le 04.12.98 à la Mairie avec des Membres de l'association "Les coteaux de Belleville" et le promoteur du 8 rue de l'Ermitage pour trouver un terrain d'entente. Suite au prochain numéro...
Philippe Demart, du 39/41 rue de l'Ermitage nous fait part des problèmes de déstabilisation des fondations de son immeuble lors de la construction du 37 de cette rue. Il nous informe qu'un cours d'eau a été détourné par la création des 2 sous-sols et qu'un procès est en cours.
Nous rappelons que des pétitions sont à disposition au Studio de l'Ermitage, 6 rue de l'Ermitage, ainsi que dans la rubrique cyberpétition de notre site internet. Le siège social de notre Association Que Vive l'Ermitage est au 10 rue de l'Ermitage. Un compte bancaire a été ouvert à la BRED, rue des Pyrénées.
Nous avons à ce jour plus de 700 signatures, 25 lettres de soutien d'artistes et comptons 72 adhérents.
Le bulletin des Verts du 20ème arrondissement a fait part de la constitution de l'Association. Merci à Agnés Bellart.
*cos=coefficient d'occupation des sols.
Bulletin du 04 mars 1999.
- Appel à la solidarité | lettre ouverte aux adhérents.| Haut de page.
Appel à la solidarité.
Votre quartier vous intéresse ?
Participez à sa défense et à son épanouissement.
Montrez-vous solidaire et mobilisez-vous pour le Studio de l'Ermitage, pierre angulaire du projet immobilier qui détruirait notre quartier et dont la survie est l'un des objectifs de notre association.
Le studio de l'Ermitage est engagé dans une procédure d'expulsion !
Les responsables du Studio, ont dû faire appel à un avocat compétent dans ce domaine. Considérant qu'en se défendant contre l'expulsion, ils nous défendent aussi, nous avons pensé qu'il est de votre devoir de les aider.
Les services de cet avocat coûtent chers et une provision de 18000 F doit être versée. C'est pour aider à réunir cette somme que nous faisons appel à vous.
Quoiqu'il arrive, nous vous convions à une grande fête à l'issue du procès.
Toute somme, même minime est la bienvenue.
Un bulletin de soutien est à votre disposition ici, merci de libeller vos chèques à l'ordre de "Que vive l'Ermitage" et de les envoyer à l'association ou de les déposer au studio, 6 rue de l'Ermitage.
A l'avance un grand et sincère MERCI.
- Index bulletins -
Bulletin du 13 avril 1999.
POUR L'EPANOUISSEMENT DE NOTRE QUARTIER
- 800 pétitions
- 15 000 artistes en neuf ans au Studio de l'ermitage
- 650 visiteurs sur le site internet.
QUEL EST L'OBJET DE L'ASSOCIATION.
Dès sa constitution en septembre 1998, l'association Que vive l'ermitage s'est attachée à défendre l'âme d'un des tous derniers quartiers populaires de Paris : le quadrilatère Pyrénées-Ménilmontant-Ermitage-Villa de l'Ermitage, dans le 20e arrondissement.
Qui sont ses membres ?
Les habitants, des commerçants, des artisans et de nombreux artistes (réalisateurs, comédiens, musiciens, danseurs...) qui ont choisi le Studio de l'ermitage comme lieu privilégié de création.
Présidée par Mathieu Kassovitz, l'association comprend aujourd'hui plus de 75 membres actifs.
Chacun y apporte force et compétence afin de protéger un environnement qu'il a choisi, qu'il fait vivre et qui lui est cher.
Préserver ce coin du 20e mis en péril par les promoteurs.
Dès sa création, Que vive l'ermitage a réagi au projet d'un vaste programme immobilier qui toucherait l'impasse Louis Robert jusqu'à la rue de Ménilmontant.
La réalisation de ce projet immobilier qui entraîne la destruction de lieux d'habitation, du Studio de l'ermitage, de la société Loupi et des immeubles situés au 109 rue de Ménilmontant, fragilisera la nature spécifique des sous-sols, altérera le tissu social du quartier, mettra en péril les activités culturelles qui s'y développent actuellement, dont le futur Café à thèmes qui doit servir de point de rencontre privilégié entre les artistes et les habitants.
Les Ménilmontois ne pouvaient que réagir contre une telle menace.
L'association Que vive l'ermitage s'est donné comme priorité de :
- Protéger l'habitat en ne permettant plus les constructions sans étude sérieuse des sous-sols en sauvegardant le caractère populaire de ce quartier.
- Créer une nouvelle dynamique en obtenant le maintien des lieux d'habitation en pérennisant les activités du Studio de l'ermitage, de la Société Loupi et des autres artisans. en permettant au Studio de l'ermitage de créer dans ses locaux un café à thèmes, point de rencontres privilégié entre les habitants et les artistes.
NOTRE QUARTIER NOUS LE DEFENDONS
pour son histoire.L'Ermitage est un ensemble d'habitations et de maisons situées sur les hauteurs de Ménilmontant dans le 20e arrondissement de Paris cher à Maurice Chevalier et Charles Trenet. C'est l'un des derniers quartiers populaires de Paris qui a su conserver un charme suranné avec ses constructions basses agrémentées de cours et de terrasses, ses ruelles pavées, ses impasses fleuries et ses villas bucoliques.
Pour sa vie culturelle. Au coeur du quartier, le Studio de l'ermitage s'incrit aujourd'hui dans un pôle culturel en devenir dont fait déjà partie la rue Boyer, avec le Centre Momboye, le centre de danses pluri-africaines, l'atelier d'art plastique Graine d'art et le café littéraire La Maroquinerie.
Le Studio accueille en effet depuis neuf ans les plus grands du théâtre, de la danse, de la musique et de l'image. Il a ainsi permis à plus de 15 000 personnes qui sont venues y travailler, de découvrir ce quartier de Paris.
Il fait partie aussi de l'histoire de Ménilmontant. Il est installé dans les locaux de l'ancienne biscuiterie des gâteaux Brun qui ont été ensuite occupés par différentes usines, puis par Tristan Fabris, un décorateur de théâtre qui travaillait notamment pour la compagnie Renaud/Barrault et le mime Marceau.
NOS OBJECTIFS :
- PROTEGER L'HABITAT.
Les enjeux en termes d'urbanisme.
Le sous-sol.
Les hauteurs de Ménilmontant ont une structure géologique particulièrement instable. La présence de travertins de brie perméables à l'eau et de glaises vertes imperméables provoque en effet des circulations d'eau dévastatrices. De nombreux cas de déstabilisation se sont ainsi produits lors du creusement du sous-sol aux 15, 17, 19 et 21 rue de l'Ermitage, où une maison a été éventrée et au 39-41 où un cours d'eau a été détourné. L'immeuble a été destabilisé et a entraîné la fermeture d'un centre médico-pédagogique.
A chaque nouvelle construction, aucune étude technique ne prend réellement en compte la spécificité du sol. Les habitations qui
entourent le futur chantier risquent d'être ainsi fragilisées par des changements inconsidérés.
L'habitat.
Tout le monde se plaît aujourd'hui à trouver au quartier un charme certain. Parisiens et touristes y viennent de plus en plus nombreux. Introduire un vaste ensemble immobilier défigurerait les lieux. Et c'est d'autant plus dommage que des efforts sont réalisés pour revaloriser l'habitat. La maison de Casque d'or, où a été tourné le film de Jacques Becker, a ainsi été préservée et est aujourd'hui rénovée.
Le cadre de vie. Le quartier a certes été modifié au coup par coup par des promoteurs immobiliers mais, malgré cette vague de destruction, il a pu préserver un certain équilibre. Le futur projet immobilier détruirait de manière drastique le caractère de ces lieux.
- CREER UNE NOUVELLE DYNAMIQUE.
Les enjeux économiques.
Ce projet risque de conduire à la disparition de l'activité artisanale et culturelle liée au quadrilatère Pyrénées-Ménilmontant-Ermitage-Villa de l'Ermitage. En première ligne : le Studio de l'ermitage et la société Loupi.
Le Studio de l'ermitage. Ancré dans la vie du quartier, il accueille depuis neuf ans groupes et compagnies qui y préparent leurs spectacles de théâtre, de danse ou de musique. Il constitue un véritable lieu de vie et de création où artistes, metteurs en scène, riverains, musiciens peuvent se rencontrer, discuter autour d'une tasse de café. C'est également un lieu fédérateur pour les habitants de l'arrondissement, notamment lors des fêtes de Noël, de la Musique...
A ce jour, plus de 15 000 artistes y sont venus.
Le Studio de l'ermitage est reconnu et apprécié de professionnels tels que :
feu Michel Petrucciani, Lambert Wilson, Alfredo Arias, Claude Régy, Daniel Mesguisch, Jean-Claude Fall, Pierre Barrat, Daniel Benoin...
Il est aussi un lieu d'aide à la création (mise à disposition gratuite des infrastructures pour les jeunes créateurs, tarifs préférentiels).
Le café à thèmes. Le Studio de l'ermitage a franchi une nouvelle étape en lançant le projet d'un café à thèmes. Celui-ci constituera un lieu
fédérateur pour le quartier. Artistes et habitants seront sa force première. Ce projet créera 11 emplois.
La société Loupi. Celle-ci a vingt ans d'expérience, emploie 5 personnes et a une dimension internationale. Fabien Poutignat, son créateur, a été lauréat du concours Lépine en 1976 avec un bijou lumineux. Depuis, le signal lumineux n'a plus de mystère pour lui. Il est devenu un faiseur de technologique.
- Index bulletin -
Bulletin du 13 mars 2000.
Les nouveaux objectifs de l'association :
1- Protéger l'habitat
Les lieux menacés par un projet immobilier :
- Un important chantier de l'Opac au 11, rue de l'Ermitage.
- Un projet privé au 12, rue de l'Ermitage sur le site du théâtre de l'Aurore mettant en danger les arbres de l'impasse Louis Robert
- Un projet privé au 1, villa de l'Ermitage, à la place d'une maison
- Une cour pavée au 30, rue de L'Ermitage qui a fait l'objet d'une préemption par la Ville de Paris
- Les terrains de la cité Leroy en friche depuis de nombreuses années
- Un projet privé au 109, rue de Ménilmontant
- L'immense terrain arboré de la Maison de Beaudouin, unique vestige des maisons de campagne qui couvrirent le plateau de Belleville au 18e siècle, à l'angle de la rue des Pyrénées et de la rue de Ménilmontant
Nombreux sont les sujets d'inquiétudes pour les riverains qui aiment leur quartier pour sa diversité.
La baisse rapide du COS et le classement en zone UL des cités, impasses et villas. C'est la seule façon de protéger les bâtis de faible hauteur et de permettre une meilleure intégration dans l'environnement des nouvelles constructions.
Dans l'idéal, le POS ne devrait pas autoriser plus de R+2.
La limitation des parkings en sous-sol. La configuration géologique du site le rend très fragile : les sols argileux des coteaux de Belleville sont sensibles à toute modification de l'équilibre d'humidité. Aucun parking en sous-sol ne devrait être autorisé sans étude préalable et publique.
La création de nouvelles zones EVIP pour préserver les derniers arbres. Nous demandons que l'impasse Louis Robert soit classée en EVIP ainsi que tous les espaces intérieurs du secteur, pour préserver l'aspect verdoyant du quartier.
2 - Le studio de l'Ermitage.
La création d'un café à thèmes : le Studio de l'ermitage : un lieu privilégié de création et de rencontres entre les artistes et les habitants. Ce projet créera 11 emplois.
Les résultats :
Le gel de quelques projets immobiliers !
- u Grâce à la mobilisation des riverains et des diverses associations
de quartier, les projets d'urbanisme sauvage sur la rue de l'Ermitage ont été gelés
Quartier tranquille
- La rue de l'Ermitage a été sécurisée par des ralentisseurs.
La mairie de Paris
- Le département urbanisme à la Mairie de Paris a prêté une oreille attentive aux desiderata des riverains (voir le compte rendu affiché à l'entrée de l'impasse louis robert).
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