Une transformation réussie
Un quartier délabré et menacé de destruction est devenue l'un des fleurons de la ville. Des
immeubles qui avaient vieilli sans entretien sont désormais restaurés au profit d'une population
où la coexistence des HLM et des propriétés privées permet le maintien de la mixité
sociale. Des habitants rajeunis côtoient des millions de touristes émerveillés. Des commerces
quotidiens, des artisans d'art, des galeries, les marchés de la création et de l'artisanat rue des
Tupiniers, cohabitent avec des restaurants, des hôtels, des boites de nuit qui font vivre le Vieux Lyon 24 H
sur 24, 365 jours par an. Ces activités multiples ne vont évidemment pas sans tension et sans difficulté
mais font du vieux Lyon un quartier vivant et très agréable.
Si le tourisme culturel a ici précédé la restauration du quartier, il est aujourd'hui une
résultante et non un fil conducteur. Il est la conséquence de la remise en valeur du bâti qui
a permis de mettre en évidence la qualité du site et de changer une image.
Avant sa restauration, le Vieux Lyon était synonyme d'insalubrité et de confort. Après sa restauration,
le Vieux Lyon donne au regard un espace renaissance de grande qualité architecturale et livre en même
temps un morceau d'histoire.

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Un certain nombre de problèmes subsistent
Le Problème du stationnement : le nombre de place est insuffisant et le stationnement est complètement anarchique à certains moments.
Le problème des tags, graffiti et de l'affichage sauvage : aucune publicité n'est autorisée dans un secteur sauvegardé
cependant de nombreuses pancartes "à louer"
défigurent les façades et "polluent" les rues du vieux lyon. La ville de Lyon propose de souscrire des contrats
de nettoyage des façades afin de ne faire disparaître au plus vite les tags qui rendent caduque tout le travail minutieux de restauration.
Le vandalisme est aussi un problème mùajeur : des impostes de porte sont massacrées ou volées. Fresques peintes à, tout comme les l'intérieur
des maisons, lors des travaux de restauration.
Un règlement municipal interdit dans le Vieux Lyon toute transformation de bail commercial en bail pour
garage afin de garder la vie au niveau de la rue elle-même, ce qui n'empêche cependant pas certaines personnes
de le faire.
Les stores-bannes et les enseignes sont surveillées : les enseignes lumineuses sont interdites et la pose de nouvelles enseignes est soulmise à l'avis de l'architecte des bâtiments
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Quel avenir pour le vieux Lyon ?
On assiste aujourd'hui à une certaine stagnation. Le vieux Lyon se trouve de nouveau face à un problème
d'actualité lié au succès de sa restauration. Il convient aujourd'hui de poursuivre les interventions
à conduire en ayant comme fil conducteur le rôle de ce secteur dans la ville. Les enjeux urbains de
ces quartiers recoupent des dimensions sociales, économiques et fonctionnelles incontournables. Le projet
urbain qui a pour centre la conservation de la vocation résidentielle du Vieux Lyon, passe par une recherche
d'équilibre entre cette vocation, l'activité touristique et ludique, et l'installation ou le maintien
de commerce de proximité ou de service pour ses habitants.
Dans le cas contraire, on pourrait assister au détournement de l'œuvre de restauration au profit de certains
commerces et au détriment des habitants qui se sentiraient exclus, à la fois de leur immeuble et de leur
quartier. Si on laisse se perpétuer ce phénomène, il est probable, qu'à plus ou moins
long terme, la fonction résidentielle des ses quartiers, base même de leur existence, disparaîtra
avec le départ de ses habitants. On risque alors d'assister, à une nouvelle dégradation du
quartier, renouvellent celle qui a conduit à la mise en place de la politique de restauration actuelle.
La tendance actuelle estde confondre la valorisation du patrimoine
et sa conversion au tourisme. L'embaumement est parfois
de mise pour certains quartiers historiques. Le patrimoine ne peut être un décor d'opérette
pour la consommation de loisirs. Il doit d'abord rester le cadre de vie quotidien de ses habitants. On ne conserve
pas les choses sans les faire évoluer, sauf dans les musées.
L'activité touristique, presque exclusivement concentrée à Saint-Jean, entraîne un certain étouffement de ce quartier et un délaissement des autres composantes du Vieux Lyon. Aussi certaines associations se sont créées, comme l'association "Saint-Georges Village" qui propose aux visiteurs du vieux Lyon un dépliant les incitant à venir flâner dans les rues de ce quartier ancien et pittoresque.
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