Rousseau, Voyage à Lyon
Voyage à Lyon
Introduction:
Dans cet extrait du livre IV, Rousseau évoque son dernier grand voyage pédestre, effectué en septembre 1731. Parti de Lyon, Jean-Jacques rejoint en effet madame de Warens à Chambéry où celle-ci venait de rentrer. Refusant le cheval qu'on lui propose, il décide de faire le trajet a pied. Il se livre aux joies de l'indépendance et d'une intimité directe et totale avec la nature sauvage.
I/ Un voyage romantique
- Romantisme marque le repliement d’un individu sur lui-même. Ici, Rousseau instaure une intimité directe et totale avec la nature.
- Rejet de la rationalité
- Le goût pour la nature s’oppose à la société des hommes
Il communie avec la nature tout en laissant parler ses émotions fortes : répétition de l’adjectif " beau ", du verbe " aimer " et du champs lexical du plaisir " agréable, plaisir, goût, charme… ". Omniprésence du " je ".
- Le romantisme s’oppose au classicisme
- Parallèle entre le voyage matériel et le voyage de l’écriture
- Nombreux contrastes : " gouffres affreux " s’oppose à " petites rivières "
- Voyage qui a pour but la rencontre avec une femme : Mme de Warens
- Les sentiments d’enfance (peur) sont une nécessité chez rousseau
II/ Un goût exacerbé de la liberté
Champs lexical de la promenade. Il fait son voyage à pied, ce qui est une nouveauté à une époque où les classes aisées mènent une vie citadine et sédentaire.
Nombreuses notations montrant que Rousseau jouit de cette liberté qui lui est si chère : " marcher à mon aise ", " faire route sans être pressé "… Il évoque ainsi le charme de la vie errante.
Ligne 5 : " ambulante " vient de ambulare : marcher
Rousseau à besoin de la solitude et de cette intimité avec la nature. " il me faut " est ainsi répété 2 fois. Il recherche aussi bien le plaisir (champs lexical), que la peur et la souffrance. Ceci est démontré par la diversité des " gouffres affreux ", du " beau temps " et " d’un objet agréable ".
Cadre naturel qui s’oppose au manque de liberté de la ville. Ce paysage traduit donc le personnalité profonde de Rousseau. Il n’aime pas la ville et tout ce qui est humain. Seul le chemin signale de la présence de l’activité humaine.
Conclusion
Rousseau exprime son goût pour la nature. Il n’aime pas l’emprise de la ville et donc de la société. Pour lui, le voyage autorise tous les vertiges qu’il revit par l’écriture.
" Jamais je n’ai tant pensé, tant existé, tant vécu, tant été moi, si j’ose ainsi dire, que dans les voyages que j’ai faits seul et à pied "(l. IV). C’est ce que nous montre le texte étudié ici.
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