Miossec

 

"Christophe Miossec..."

Avec talent, Christophe Miossec raconte des histoires que nous vivons tous un jours. En trois albums (Boire, Baiser et A Prendre) avec le groupe... Miossec , il a imposé son style. Il est à mon sens l'un des meilleurs "song-writer" français des années 90.

1. Album BOIRE

2. Album BAISER

3. Album A PRENDRE

4. Quelques Articles


"BOIRE..."

Premier album de Miossec,

BOIRE est une bombe dans la chanson française.
La recette est toute à la fois simple et propre au groupe : des textes évocateurs qui parle du quotidien et une musique simple mais sans concession.

En quelques mots, Christophe Miossec campe une situation et nous fait vivre la souffrance de cette situation.

<<Je ne suis plus saoul
Un peu à bout c'est rien
Moi je crois en toi
C'est tout
>>

<<J'ai perdu ton joli goût ma chère
Cette nuit sous les étoiles
>>

<<Elle fait un pas, elle s'avance
Elle me dit au revoir
Et je pourrais encore je pense
Lui dire à plus tard
>>

<<Et même si demain mon haleine me trahit
Mes yeux ne mentiront pas
Quand je rejoindrai ma famille dans cet état
>>

<<Que deviennent tes jambes me fuyant rappelle toi
Que deviennent tes cuisses y penser vaut mieux pas
Car sinon je glisse et je ne peux pas aller plus bas
>>

Voici les textes de BOIRE. Comme le nom de l'album l'indique, le thème récurent des paroles est l'alcool, mais aussi l'amour et la déprime.

NON NON NON NON (JE NE SUIS PLUS SAOUL)

Je vous téléphone encore, ivre mort au matin
Car aujourd'hui, c'est la Saint Valentin
Et je me remémore notre nuit très bien
Comme un crabe déjà mort
Tu t'ouvrais entre mes mains

Ceci est mon voeu, ceci est ma prière
Je te la fais, les deux genoux à terre

Non non non non non
Non non non non non
Je ne suis plus saoul
Un peu à bout c'est rien
Moi je crois en toi
C'est tout

Allo oui c'est moi encore, écoute moi bien
Moi la nuit quand je m'endors
Je t'imagine très bien
Perdue sous d'autres corps
Me réclamant en vain
Bouffée par les remords de la Saint Valentin

Refrain

Mais ne raccroche pas encore, écoute moi bien
Moi je voudrais qu'une fois encore
Tu me prennes pour quelqu'un
Que tes yeux brillent si fort
Comme moi quand je suis plein
Bouffé par les remords de la Saint Valentin

 

REGARDE UN PEU LA FRANCE

Je t'en prie fais moi confiance
Encore cinq secondes, encore une heure
Même si je merde en permanence
Ca ira peut-être mieux ailleurs
Car je serai en permanence
Ton angélique enfant de choeur
La coupe aux lèvres de préférence
Le poitrail nu, tire en plein coeur

Regarde moi sans défiance
Sans coup de sonde, sans froideur
Oh ma belle innocence
Qui avance à coup de cutter
Même si c'est la crise en permanence
Et que nous sommes complètement chômeurs
On trouvera la solution je pense
Allez avance, n'aie pas peur

C'est au fond de tes yeux
C'est au fond de tes yeux

Regarde un peu la France
C'est magnifique non toute cette torpeur
Tous ces anciens de l'adolescence
Immobiles devant Pasqua l'horreur

C'est au fond de tes yeux
C'est au fond de tes yeux
Que je foutrais le feu
Que je foutrais le feu

Et l'on aura si chaud tous les deux
Qu'on dira merde au bon Dieu
On dira merde au bon Dieu
Et surtout à Jean Paul II
Et surtout à Jean Paul II

 

LE CUL PAR TERRE

J'ai perdu ton joli goût ma chère
Cette nuit sous les étoiles
Et je ne sais plus trop quoi faire
Je me sens seul je me sens sale
Et ça me fout un peu en l'air
D'être bon que pour les râles
Titubant sous les réverbères
Qui me rendent encore plus pâle

Toute la nuit bière sur bière
A la recherche d'un animal
Qui se laisserait faire
Pour qui ce serait égal
D'avoir un homme droit et fier
Ou un qui s'étale
Et qui jure contre la Terre
Et la mer et les étoiles

Sans un regret, sans un adieu
Sans un soupir, sans un remord

J'ai perdu le goût de ta chair
Cette nuit après le bal
Et ça me fout le cul par terre
Dans les endroits un peu sales
Qui sentent si bon la bière
La bonne chaleur de l'animal
Qui se demande qui a salé la mer
Qui a sali la Terre, ça t'est égal

Sans un regret, sans un adieu
Sans un soupir, sans un remord

 

MERCI POUR LA JOIE

Tu connais mieux que moi les orages mon amour
Qui t'ont fait si souvent trembler
Tu en sais davantage que moi mon amour
Sur les mirages qui vous font tellement espérer

Tu aspires mieux que moi au grand large mon amour
Mais y'a toujours un caniveau devant les baies vitrées
Alors maintenant sois sage mon amour
Et va-t-en s'il-te-plaît

Tu en sais davantage que moi mon amour
Sur tout le mal que je t'ai fait
Tu connais mieux que moi les hommes mon amour
Qui vous manquent tellement de respect

Merci pour la faim, merci pour la soif
Merci pour les nerfs, merci pour la joie
Merci mais je te perds
Comme un con c'est bien moi

Tu en as vu trop de carnages mon amour
La poudre, le sang, le gibier
Alors maintenant dégage mon amour
Va-t-en s'il-te-plaît

Merci pour la faim, merci pour la soif
Merci pour les nerfs, merci pour la joie
Merci mais je te perds
Comme un con c'est bien moi

Merci pour la faim, merci pour la soif
Merci pour les nerfs, merci pour la joie
Merci mais je te perds

 

CRACHONS VEUX-TU BIEN

J'ai pas quitté le port que tu aimais si bien
Et j'y traine encore, j'y traine encore comme un crétin
Car à t'aimer encore, je suis tellement enclin
Que je me déchire encore pour me noyer...enfin

J'ai pas quitté le port que tu aimais si bien
Et j'y perds un peu le nord, je me comporte comme un vaurien
Ravagé par les coups du sort, remué par les coups de chien
Tellement que j'en prends l'eau de tous les bords, et j'écope tout ça en vain
Si bien que c'est une belle joie encore que sur les pontons tendre la main
A ton ombre qui s'évapore dans une bouteille de vin

Sur mon désir, sur tes promesses
Crachons veux-tu bien
Sur mon plaisir, sur tes caresses
Crachons veux-tu bien

Et si jamais je m'en sors, mais ça m'étonnerait bien
Je vomirai tous mes torts entre tes deux seins
Je ne serai plus ce porc qui cogne entre ses deux mains
Que t'as balancé par dessus bord comme on se lave les mains
Je trouverai un boulot au port ou n'importe où ça ne fait rien
Dire que j'étais si fort, comment j'en suis là j'en sais rien
Peut-être que les cocus adorent faire les malins
Avec des mots qui perforent, qui font pleurer les marins
Quand j'ai appris que ton corps n'était plus vraiment le mien
Ces mots qui me font crier: "SACRE PUTAIN"

Sur mon désir, sur tes promesses
Crachons veux-tu bien
Sur mon plaisir, sur tes caresses
Crachons veux-tu bien

 

EVOLUER EN 3IEME DIVISION

Comment t'as trouvé la finale
Qu'en penses-tu dis le moi
Même si je ne suis qu'un bon cheval
Ou un gros bourrin, tu as le choix
Un arrière droit assez brutal évoluant en D3
Qui sent la bière et l'animal
Les tacles et la mauvaise foi
Allez c'est ma tournée générale
Qu'est ce que tu bois
De l'horizon ou du fond de cale
Du Sans-Rival ou de la Badoit
C'est bien que tu sois à la finale
Dans les vestiaires pour une fois
Car si j'ai joué vraiment si mal
C'est que je voudrais encore une fois
Retourner les miroirs, étouffer les sirènes
Pour ne plus te revoir espérer qu'il revienne
T'attaper la machoire pour que ta peau devienne
Plus douce que ta mémoire, toujours chaude de son haleine

Fais comme si j'étais en sueur
Fais comme si j'étais bien meilleur
En sueur

Tu sais c'est con les jeux de balle
Quand on est à trois
Y'en a toujours un qui touche que dalle
Hormis peut-être des bouts de croix

Mais je ne suis qu'un bon cheval
Ou un gros bourrin, tu as le choix
Un arrière droit assez brutal évoluant en D3
Qui sent la bière et l'animal
Les tacles et la mauvaise foi
Mais pour les coups de pied aux étoiles
Oh pour ça je suis le roi
Quand je m'achève sur les comptoirs
Comme une grosse baleine
Qui attend sans trop y croire qu'un jour tu lui reviennes
Qu'un jour tu lui déclares tu joue pas si mal quand même
Qu'un jour tu lui déclares tu joue pas si mal quand même

Fais comme si j'étais en sueur
Fais comme si j'étais bien meilleur

 

LA VIEILLE

Si tu connais le désir qui va vite
Et qui dure longtemps
Je voudrais que tu m'y précipites
Du haut de tes quarante ans
Ll'histoire devait être écrite
Pour que tu sois si belle maintenant
Une vrai beauté à son zénith
Ca n'est jamais à 18 ans

Dis moi que fais-tu ensuite
Envisages-tu des jeunes gens
Qui devant toi s'effritent
Tellement décevants
Moi je serais ton parasite
Pour un bon moment
Moi je serais ton parasite
Pour un bon moment

Oh mon dieu je déconne
Avec de grandes personnes

Si tu connais le désir qui va vite
Et qui dure longtemps
Je voudrais que tu m'y précipites
Du haut de tes quarante ans
L'histoire devait être écrite
Pour que tu sois si belle maintenant
Une vrai beauté détruite
Y'a rien de plus émouvant

Oh mon dieu je déconne
Avec de grandes personnes

 

RECOUVRANCE

Elle fait un pas, elle s'avance
Elle me dit au revoir
Et je pourrais encore je pense
Lui dire à plus tard
Si elle se rendait à l'évidence
Que tout nous sépare
Qu'il ne faut pas me faire confiance
Que je n'ai rien à voir
Avec ses belles espérances
Ni maintenant, ni plus tard
Mais je pourrais encore je pense
Lui payer un coup à boire

Tout recommence
Mais rien ne se répare
Quand les coeurs sont en faïence
C'es foutu, c'est trop tard

Mais sur le pont de Recouvrance
Elle est si belle à voir
Que je pourrais encore je pense
M'arrêter un jour de boire
Pour l'embrasser sans offenses
Sans migraines, sans cafards
Mais rien ne se passe comme je le pense
Quand l'envie me prend de boire

Tout recommence
Mais rien ne se répare
Quand les coeurs sont en faïence
C'es foutu, c'est trop tard

Pardonne moi toutes mes offenses
Pardonne moi si je m'égare
Je ne sais plus dans quel sens
Se trouvait le Jean-Bart
Mais rend toi à l'évidence
Que tout nous sépare
Qu'il ne faut pas me faire confiance
Que je n'ai rien à voir

Merde c'est pas de chance
On n'a plus rien à boire
Moi je pensais qu'à Recouvrance
Ca fermait un peu plus tard
Moi je pensais qu'à Recouvrance
On trouvait toujours à boire
A boire

Tout recommence
Mais rien ne se répare
Quand les coeurs sont en faïence
C'es foutu, c'est trop tard

 

DES MOMENTS DE PLAISIR

Oh tu sais, j'ai parfois l'impression
De gâcher ma vie avec des nuits comme celle-là
Où tout ce qui se dit jamais ne se fera
Dis moi si t'es mon ami ce que je fous encore là

Et même si demain mon haleine me trahit
Mes yeux ne mentiront pas
Quand je rejoindrai ma famille dans cet état
Je sais bien qu'on n'a qu'une vie
Et que la nuit compte double trois fois
On l'a tellement appris qu'on ne connaît plus que ça

Oh tu sais, j'ai parfois l'impression
De gâcher ma vie avec des nuits comme celle-là
A attendre une fille qui ne veut plus ce qu'elle a
Un homme, une voiture, une famille, etc...

Mais qu'est-ce qui nous manque
Qu'est-ce qui nous manque, dis le moi
Mais qu'est-ce qu'on cherche
Qu'est-ce qu'on cherche dans ces moments là

Des moments de plaisir
Des moments de plaisir

 

LA FILLE A QUI JE PENSE

S'il fallait te raconter ma vie
On resterait là toute la nuit
Car pour quelques sourires alors
J'en ai connu des temps morts
Et malgré tout l'amour que tu me donnes
Tu n'en feras jamais assez
Car c'est l'alcool lui qui me donne
Les plus beaux rêves que je fais

Et dans ces moments là
La fille à qui je pense
La fille à qui je pense
Est plus belle que toi

Je sais bien, je sais bien qu'autour de moi on dit
Que de jour en jour je me détruit
Car sans l'amour qu'elle m'avait donné
Ca ne sert à rien d'exister
Chaque fois que ton coeur lui me pardonne
Mes amis viennent me consoler
Car c'est l'alcool lui qui me donne
Les plus beaux rêves que je fais

Et dans ces moments là
La fille à qui je pense
La fille à qui je pense
Est plus belle que toi

 

GILLES

C'est vrai que tu ne fais pas de manières
Quand il s'agit de s'esquinter
De fricoter avec l'enfer
Comme si de rien n'était
Car tu tiens tellement à te perdre
Pour ne plus te retrouver
Mmais aussi pour te déplaire
Pour enfin t'étonner

Mais tu as voulu rendre
Tout ce que la vie t'avait prêté
Une bouche, un coeur, quelques membres
On est tous à louer
Une bouche, un coeur, quelques membres

Car tu es beaucoup trop tendre
Pour être vraiment civilisé
Tu préfères te faire prendre
Pour un parfait cinglé
On prend tout ce qui est bon à prendre
Du moment que c'est mauvais
Et que ça peut te suspendre
A un fil qui a laché

Mais tu as voulu rendre
Tout ce que la vie t'avait prêté
Une bouche, un coeur, quelques membres
On est tous à louer
De janvier à décembre
Pour quelques années

Mais tu as voulu t'étendre
Pour enfin décoller
Car jamais l'enfer ne rend
Ce qu'on lui a prêter
Une bouche, un coeur, quelques membres
On est tous à louer
De janvier à décembre
Pour quelques années
De janvier à décembre

 

COMBIEN T'ES BEAU COMBIEN T'ES BELLE

Elle a pourtant fait tout ce qu'elle a pu
Et même ce qu'elle ne voulait pas
Quand tu courrais la nuit la rue
En racontant n'importe quoi
T'attendant à moitié nue
Murmurant ne t'en fait pas
On va reprendre le dessus

Combien t'es beau combien t'es belle

Mais tu ne voyais même plus
Les yeux qu'elle avait pour toi
Quand tu lui gueulais dessus
En racontant n'importe quoi
Et nous médisions entre nous
Qu'elle ne méritait pas ça
Que vous étiez si bon debout

Combien t'es beau combien t'es belle

Allez tu vois bien que tu ne tiens pas debout
Tu devrais rentrer chez toi
C'est pas en t'allumant comme un fou
Qu'elle te reviendra
Et comprends un peu qu'entre nous
On aurait tellement voulu être toi
Que nous regrettions le temps où

Combien t'es beau combien t'es belle

 

QUE DEVIENT TON POING QUAND TU TENDS LES DOIGTS

Que devient ton poing quand tu tends les doigts
Que deviennent tes larmes quand tu ne les essuies pas
Que devient ton rire la nuit sous d'autres toits

Que deviennent tes lèvres murmurant tout bas
Des mots pleins de fièvre à un autre que moi
Disent-elles les mêmes choses que nous deux autrefois

Que devient ton poing quand tu tends les doigts

Que deviennent tes yeux quand je ne te vois pas
Que devient ton corps la nuit sous d'autres doigts
Que devient ton ventre la nuit bougeant sous d'autres draps

Que deviennent tes jambes me fuyant rappelle toi
Que deviennent tes cuisses y penser vaut mieux pas
Car sinon je glisse et je ne peux pas aller plus bas

Que devient ton poing quand tu tends les doigts

Que devient mon souvenir quand tu n'y penses pas
Va-t-il bientôt mourir comme nous deux autrefois
Quand il y avait tout à salir même toi et moi

Que devient ton coeur quand il pense à moi
Bat-il toujours si vite ou s'est-il mis au pas
Moi je crois qu'il évite de palpiter pour moi

Que devient ton poing quand tu tends les doigts

 

PLANTER DES PRIMEVERES

Ah l'premier j'était tellement remonté
Que le deux me vit descendre dans trois sacs plastifiés
Un joli corps si tendre et le trois j'ai tout ça jeté
Et le quatre ce fut Noël, Noël
Le cinq longue fut la nuit
Le six en porta les traces
Le sept j'ai rencontré Sylvie
Le huit je ne sais pas ce qui se passe
Le neuf je reprend vie
Et le dix ça y est elle y passe
Le onze nous vit en choeur avec une dénommée Esther
Le douze incroyable fait divers
Le treize drôle d'atmosphère
Le quinze creuser dans la terre
Le seize planter des primevères
Ah l'dix-sept j'ai tout lavé
Le dix-huit me voilà paré
Le dix-neuf j'ai un peu déconné
Le vingt me voilà suspect
Le vingt-et-un on me suit je suis fait
Le vingt-deux v'là les flics
Comme ça passe vite
Comme ça passe vite

 

 

"BAISER..."

Le deuxième album

ne trahit pas l'esprit de BOIRE tout en le complétant. Autant l'alcool était le point de raliement lors du premier album, le deuxième parle d'amour. Mais pas d'eau de rose dans les paroles, plutôt l'amour sombre, la chaire glaciale et des sentiments de déchéance. La rupture est plus présente que le plaisir.

 

"A PRENDRE..."

Même veine, en évolution.

La musique se fait plus élaborée pour encore mieux servir des textes plus mûrs. Christophe Miossec vieilli et les paroles avec. L'auteur s'ouvre des nouveaux horizons sans trahir le saignant de ses mots

ne trahit pas l'esprit de BOIRE tout en le complétant. Autant l'alcool

 

liens vers des sites consacrés à Miossec

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