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Lille.
Le musicien militaire. Le Chevalier des Saint-Georges se rend à Lille. Il est parmi les tous premiers à s'inscrire dans la Garde Nationale comme soldat. Il est très vite promu Capitaine et prend part à la défense de la ville contre les Autrichiens. Mais Saint-Georges n'oublie pas pour autant l'escrime et la musique. Il donne des concerts et des spectacles, dispute des assauts au fleuret, comme en témoigne régulièrement la presse. Il compose et fait jouer son opéra «Guillaume tout cœur».
La Légion Saint-Georges.
Saint-Georges participe à la défense de la patrie. Le 7 septembre 1792, une délégation d'hommes noirs et métis conduite par Julien Raymond, député de Saint-Domingue, se présente à l'Assemblée Nationale pour offrir à la patrie le soutien des hommes de couleur. Le lendemain l'Assemblée décrète la formation d'un corps de troupes légères et désigne Saint-Georges comme Chef de Brigade de ce régiment. Cette « légion franche de cavalerie des Américains et du Midi » deviendra ensuite le « 13ème régiment des chasseurs à cheval » mais fut surtout connue comme la « Légion Saint-Georges ». Saint-Georges refusera de suivre le Général Dumouriez dans sa trahison quand celui-ci a essayé de retourner ses troupes contre la révolution. Saint-Georges et Dumas reviendront, ventre à terre, d'Orchies en Belgique. Ils préviennent Lavalette, le commandant de la place de Lille et le Général Duval, du danger et sauveront ainsi cette importante place forte menacée par les Autrichiens.
La prison.
Saint-Georges risque la guillotine. Malgré ses actes de bravoure et ses preuves d'attachement à la République, sur une fausse accusation, Saint-Georges est arrêté comme suspect politique. C'est l'époque de la Terreur. Il est destitué de son commandement et emprisonné. Les hommes de couleur de son régiment sont transférés dans d'autres unités. Il risque l'échafaud. Du fond de sa prison, il écrit au Ministre de la Guerre, pour demander les raisons de son enfermement. Il se défend, plaide sa cause et affirme ses convictions républicaines. Il sera libéré au bout de 18 mois d'emprisonnement injuste.
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