LE BOURG

LES PRINCIPALES VILLES ET ROUTES COMMERCIALES AU MOYEN-ÂGE.
L'AIR DE LA VILLE
Bien que les villes aient perdu de l'importance depuis la fin de l'Empire romain, elles demeurent tout de même un lieu de vie non négligeable. On les appelle maintenant des bourgs et ils sont entourés par des murailles. À ce bourg, vient souvent s'annexer d'autres quartiers qu'on nomme les faubourg.
Dans l'enceinte du bourg, il y a une règle d'or à suivre: toujours occuper le moins d'espace possible. De ce fait, et pour gagner de l'espace, chaque agrandissement est calculé et les constructions se font de plus en plus en hauteur. Cependant, les hauteurs ne doivent pas être exagérée et un inspecteur doit s'occuper de les vérifier. Par manque d'espace, et généralement construitent en bois, les maisons sont collées les unes sur les autres et c'est pourquoi, lors d'un incendie, les dommages sont énormes pour la population. Des villes entières sont souvent la proie des flammes comme se fut le cas pour Londres et Rouen (France).
Vie urbaine au Moyen-Âge (scène de vie).
Même si on cherche à maximiser l'espage à l'intérieur du bourg, on peut dire que les mesures prises ne vise pas à le développer de façon harmonieuse. Par exemple, les rues sont étroites et mal éclairées, il n'y a pas de trottoir et d'égout souterrain et les ordures se retrouvent un peu partout. De plus, comme la campagne fait quelque peu partie de la ville, les gens vivent avec les animaux de la ferme et les odeurs de fumier. Bien entendu, un tel contexte de vie est malheureusement favorable au développement des maladies infectieuses devant lesquelles les médecins de l'époque sont impuissants. La concentration de la population permet rapidement la propagation des épidémies comme la "peste noire" qui, entre 1348 et 1350, détruit près du quart de la population européenne. Malgré tout, le bourg demeure un attrait considérable et fait transparaître une plus grande liberté qu'à la campagne.
LES COMMUNES
Le terrain sur lequel est contruit un bourg appartient généralement à un seigneur et c'est pourquoi les habitants lui sont soumis. Comme dans les seigneuries, les gens doivent verser une somme d'argent au seigneur qui en retire de larges bénéfices. Bien entendu, cela ne plaît pas à la population, elle qui souhaite se gouverner elle-même et avoir son propre tribunal.
Dès la seconde partie du 11e siècle, certaines habitants du bourg forme des groupes pour faire valoir leurs revendications. En fait, ils formet des association nommées communes qui leur permmettent de négocier avec les seigneurs l'obtention de certains droits et privilèges. Ces concessions sont mises par écrit dans un document appelé "la charte de commune", alors que cette dernière libère le bourg et la population qui l'habite de toute obligation envers le seigneur. Elle reconnaît également le droit aux communes de se gouverner elles-mêmes, de faire appliquer les lois et de lever ses propres impôts. On peut dire qu'elle transforme le bourg en une ville autonome.
UN LIEU DE TRAVAIL
Jusqu'au 13e siècle, on nomme les habitants des bourgs les bourgeois. Comme ils ne possèdent pas de tenure et qu'ils ne vivent pas de l'agriculture, ils sont soient artisants ou commerçants. Dans le bourg, ils se regroupent par rues, quartiers ou associations (corporations). Le but des corporations est de protéger économiquement leurs membres en limitant la concurrence extérieure.
Par contre, à l'intérieur même des corporations, le travail des artisants est soumis à des règles et leurs formations nécessite de 2 à 10 ans d'apprentissage, selon le métier. Durant ces années, l'apprenti doit vivre et travailler chez un patron appelé "maître" et lui obéir même s'il n'est pas payé. Lorsque son apprentissage est terminé, il travail pour son maître et porte le titre de "compagnon". Après quelques années, le compagnon doit réaliser une oeuvre difficile et importante, le chef-d'oeuvre, pour prouver qu'il maîtrise son art. Par la suite, il peut partir à son compte, mais doit toujours suivre les règes de la corporation.
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