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Famille, je vous aime
| famille: n.f., ensemble des personnes d'un même sang. Institution présente dans toutes les sociétés, elle peut revêtir des formes différentes. En français, le mot famille désigne à la fois des individus et des relations, des ensembles restreints (parents-enfants) ou très larges. L'anglais, plus précis, distingue entre parents pour désigner les parents et kin pour désigner un groupe plus large, composé des apparentés (cousins, oncles, etc.). |
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| L'ethnologie de la famille.
Cette discipline a fait des systèmes de parenté un de ses objets privilégiés. Les
travaux ont permis d'identifier les traits permanents de cette structure (prohibition de
l'inceste, existence de systèmes de filiation et de règles d'alliance) et de révéler
la diversité des formes que pouvaient prendre ces traits selon les sociétés: la
filiation, par exemple, c'est-à-dire l'ensemble des processus sociaux qui définissent la
parenté entre individus, peut être patrilinéaire (transmission de la parenté par le
père seul), matrilinéaire (transmission de la parenté par les femmes) ou
indifférenciée (l'appartenance au groupe n'est pas fondée sur le sexe). L'histoire de la famille. Les travaux des historiens de la famille ont permis de relativiser des points de vue hâtifs véhiculés par une opinion souvent mal informée. Par exemple, l'instabilité de la famille moderne, opposée à la prétendue stabilité du groupe familial ancien, se révèle inexacte si l'on songe au remariage, très fréquent dans la société d'Ancien Régime, rendu nécessaire surtout par un taux de mortalité très élevé de la population féminine. De même, les travaux de Philippe Ariès ont montré que le modèle d'une cellule familiale centrée affectivement sur l'enfant n'a culminé qu'au XIXe siècle alors qu'il constitue pour beaucoup l'archétype de la famille traditionnelle. La sociologie de la famille. D'abord orientée en France par les travaux d'Alain Girard (né en 1959) vers une sociologie du choix du conjoint, qui a permis de mettre en évidence le phénomène d'homogamie le même épouse le même, elle tend aujourd'hui à diversifier ses objets (étude des nouvelles formes de familles comme les familles monoparentales, étude des conséquences de l'augmentation du travail féminin et du capital culturel féminin dans les stratégies de reproduction, étude des normes d'équité au sein des couples). Comme de nombreuses autres institutions, la famille apparaît de plus en plus aujourd'hui comme un lieu où coexistent à la fois des mécanismes de reproduction et de négociation des rôles, sans que ces deux termes soient nécessairement contradictoires. La famille en droit. La famille légitime repose sur le mariage. La famille naturelle repose sur l'union d'un homme et d'une femme, non consacrée par le mariage, et l'existence d'un ou plusieurs enfants. Le Code civil assimile aujourd'hui largement famille légitime et famille naturelle. Depuis les années soixante-dix, on a assisté à une progression du nombre des couples non mariés (1.100.000 en 1990 contre 410.000 en 1975) et du nombre des divorces (50.000 en 1972, 108.000 en 1991), en même temps qu'à une diminution du nombre des mariages célébrés (271.000 en 1992 contre 417.000 en 1972); ces chiffres semblent traduire un certain progrès de l'idée d'union libre, en France, au détriment de la famille légitime. Le Code de la famille (décret du 29 juillet 1939) réunit les textes qui régissent la protection de la famille (allocations familiales, prénatales, réductions d'impôts pour charges de famille, etc.). |
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dernière mise à jour, le 17 octobre 1998 - fBihR