Le pigeon, animal de basse-cour depuis des millénaires, a su rester à demi sauvage, dans les campagnes, en présence de l'homme. C'est pour assurer sa tranquillité et un abri qu'on lui a construit un bâtiment à son usage exclusif : le pigeonnier. Ces pigeonniers que l'on rencontre partout en France mais plus particulièrement dans le Midi, ce qu'avait déjà relevé Viollet-Le-Duc dans son dictionnaire de l'architecture. Dans cette région, bien que plus modestes dans leurs dimensions, ils sont plus abondants. Et cela et encore plus vrai pour le département du Tarn qui, d'après un recensement réalisé dans les années soixante-dix par Henri Astruc, ne compte pas moins de mille sept cents spécimens, sans compter les simples aménagements de grenier dans les étages des fermes !
C'est à cause de ce grand nombre que l'on définit certains grands types :
A l'origine réservés à certains domaines tenus par des nobles, son droit s'est ensuite étendu à certains propriétaires d'une surface déterminée. Ce que nous verrons dans une partie historique. Cet élevage était pratiqué bien sûr pour la table, mais aussi pour la "colombine", engrais très apprécié et qui est l'une des causes de la construction des pigeonniers, mais il a d'autres utilisations. Après un descriptif de chaque type, vous trouverez des explications sur certains éléments du pigeonnier :