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Voulez-vous
en savoir davantage sur notre région et notre club ? Si Rousseau jugea
curieusement les Neuchâtelois, c'est qu'il ne connaissait pas... Neuchâtel
Xamax !
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Notre raison... non pas sociale mais plutôt de vivre est l'union de deux
noms, et même plus que de deux noms : celui d'une ville et canton, avec débordement
chez les amis des cantons voisins, et le nom d'un club qui a su cimenter l'union
de nombreux amateurs de sport, oui nombreux, car, même si le pays est petit,
nos amis se comptent par millier. Neuchâtel Xamax, c'est une longue et belle
histoire, et plus réjouissante, c'est qu'elle continue: si enthousiasmantes que
furent les pages écrites jusqu'ici, celles qui nous attendent devraient elles
aussi être particulièrement lumineuses.
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Les
racines
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Mais
commençons par le commencement: parlons des racines ! A l'origine, dans cette
coquette ville de Neuchâtel, il y avait deux clubs: Cantonal et Xamax. Saine
rivalité, comme il se doit, mais l'heure sonna d'unir les forces, d'où la
naissance de Neuchâtel Xamax en 1970. De deux clubs d'un âge respectable, on
fit un jeune plein d'entrain qui allait rapidement grandir au point de devenir
l'un des meilleurs clubs de Suisse, puis un ambassadeur non seulement du Pays de
Neuchâtel, mais de la Confédération helvétique. On roula notre ballon, ou
notre bosse si vous préférez, dans toute l'Europe. On ne peut cependant s'empêcher
d'en dire plus sur Xamax, dont l'appellation s'est unie à celle de Neuchâtel.
Déjà le nom de Xamax ? D'où viennent ces cinq lettres d'une structure
parfaitement symétrique puisque, le lisant normalement ou en commençant par la
fin, le résultat reste identique ?
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La
Naissance
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Parmi
les pionniers qui fondèrent le club se trouvait un international: Abegglen,
dont le prénom est Xam, soit Max renversé. On fit la contraction en supprimant
la lettre médiane, afin de ne point la répéter, et l'enfant est né: Xamax !
Quand ce sont des milliers de poitrines qui le scandent, ça fait du bruit.
Encore une précision à propos de Xamax ! Le club lors de la Deuxième guerre
mondiale dut cesser son activité faute de footballeurs, mais pas de
combattants, car ils se trouvaient sous les drapeaux. Quand Xamax reprit la compétition,
les règlements l'obligèrent à repartir tout au bas de l'échelle : en 4e
ligue. Eh bien, avec patience, sans jamais renoncer, et il y eut des moments
particulièrement difficiles, l'équipe a gravi un à un les échelons: 3e
ligue, 2e ligue, 1ère ligue, ligue nationale B, et enfin cette ligue nationale
A qu'elle n'a plus quittée, remportant par deux fois le titre de champion de
Suisse et participant vingt-quatre fois à des Coupes d'Europe. A l'image des
gens du canton, Neuchâtel a le sens de l'hospitalité, mais cela ne l'empêche
pas, tout en accueillant sportivement ses adversaires européens, de donner son
maximum, à tel point que Neuchâtel Xamax n'a perdu qu'un match de Coupe
d'Europe sur son terrain, son stade fétiche de La Maladière face à l'Internazionale
de Milan du célèbre Ronaldo. Et, pourtant, les adversaires étaient souvent
prestigieux. Au hasard, citons l'AS Roma, Etoile Rouge de Belgrade, Bayern
Munich, Galatasaray, le SV Hambourg, Real Madrid, Sportig Lisbonne. On s'en
voudrait de donner l'impression de manquer par trop de modestie, mais les faits
sont là.
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Avec
le sourire !
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A
vrai dire, comparativement aux autres équipes cotées de Suisse, Neuchâtel
Xamax est un 'club de province'. Mais on s'en accommode, et même avec le
sourire. Parfois, et ce fut le cas lors du tirage au sort avec un grand du
football européen, on nous regarda avec mépris, pensant sans doute que nous
vivions dans une espèce de brousse. Sans esprit de vengeance, mais en jouant
notre match comme on en avait l'habitude, on a appris à ce seigneur de président
que la lecture du brave Jean de La Fontaine lui aurait fait du bien : il ne faut
jamais vendre la peau de l'ours, ou celle du rouge et noir de Neuchâtel Xamax,
avant de l'avoir tué. Nous allons donc tenter de poursuivre notre petit
bonhomme de chemin, pour connaître encore mieux l'Europe, tout en nous faisant
connaître. Et, si un bon vent devait vous conduire à Neuchâtel, n'hésitez
pas à prendre le chemin du stade de la Maladière et vous verrez que les Neuchâtelois
ont bien changé depuis…Jean-Jacques Rousseau. Qu'est-ce à dire ? Vite une
petite explication ! Rousseau, qui vécut dans le canton de Neuchâtel, compara
un jour la politesse française et la politesse neuchâteloise, disant que les
Français avaient l'art de mettre à l'aise et les autres et eux-mêmes alors
que la politesse neuchâteloise consistait à gêner et les autres et soi-même.
Or, Rousseau, malgré le respect qu'on a pour lui, n'avait pas entièrement
raison sur ce point.
Les
Neuchâtelois seraient doublement heureux que vous veniez le vérifier. D'abord,
pour apprécier leur réelle hospitalité et ensuite pour leur offrir l'honneur
de faire votre connaissance.
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Anecdotes
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1924
Le Nouveau Stade
Samedi
6 et dimanche 7 septembre 1924, Le FC Cantonal Neuchâtel inaugura son nouveau
stade de football qui pouvait contenir jusqu’à 10.000 spectateurs dont 4000
dans des tribunes couvertes, et qui coûta 76.000 francs.
Le tournoi d’inauguration commença le samedi à 2h (c’est ainsi qu’on écrivait
14h, à l’époque) par la rencontre Youg-Fellows I de Zurich contre Cantonal
I. D’abord supérieurs, les Zurichois furent finalement battus 2 à 1 par les
nôtres, tant notre goal-keeper Riedweg fut admirable. Puis Servette I de Genève
battit Youg-Boys I de Berne 3 à 2.
A 7h eut lieu le banquet à la Rotonde. On rappela les débuts modestes du Club
Neuchâtel-Rowers FC en 1893, la fusion en 1906 avec le Club Vignoble, qui donna
naissance au Cantonal FC, lequel fut champion suisse en 1916.
Le lendemain, après une course en bateau, le tournoi reprit. Les Zurichois
furent battus par les Bernois 1 à 4, et en final, Cantonal subit
malheureusement Servette 1 à 3.
Une soirée dansante termina cette belle fête.
g
1954
Les Meuqueux nous ont doublé !
Jeunes
gens, saviez-vous que Neuchâtel Xamax ne fut pas le premier club neuchâtelois
à remporter le titre de champion suisse? Eh oui, en 1954 le FC La
Chaux-de-Fonds fut couronné champion. Au terme de la saison 1953-1954, ce club
signa même le premier doublé de son histoire en s’adjugeant également la
Coupe de Suisse. Un exploit (le doublé) que les joueurs de La Charrière
renouvelèrent l’année suivante.
En tout, le club chaux-de-fonnier a triomphé six fois en finale de la Coupe de
Suisse (1948, 1951, 1954, 1955, 1957 et 1961) et trois fois en championnat
(1954, 1955 et 1964). C’était la période faste des "Meuqueux" qui
participèrent à deux compétitions européennes (1961 et 1964). Après avoir
éliminé Saint-Etienne, les coéquipiers du célèbre Antenen reçurent le
fameux Benfica Lisbonne le 4 novembre 1964 pour un match qui restera le plus
grand de l’histoire du club.
g
1987
Premier sacre pour Neuchâtel Xamax
Le
3 juin 1987, Neuchâtel Xamax se rend au stade de la Pontaise, pour y affronter
Lausanne. L’objectif? Obtenir un point, afin de décrocher le premier titre de
champion de Suisse de son histoire. Mission accomplie, grâce à une réussite
de Heinz Hermann (1-1). La fête fut belle pour les Stielike, Beat Sutter et
autre Jacobacci, qui finirent le championnat avec cinq points d’avance sur
leur dauphin, Grasshopper.
Après le coup de sifflet final, Gilbert Facchinetti chercha son fils, qui évoluait
sous les couleurs... lausannoises! Et le président des "rouge et
noir" de s’exclamer, devant les caméras de la télévision romande: "Il
est où, mon gamin?".
Le 13 juin, Don Givens put ainsi faire ses adieux en soulevant le trophée
de champion.
L’équipe chère à Gilbert Gress confirma ce titre l’année suivante, en
battant Saint-Gall lors de la dernière journée de championnat. Nostalgie...
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