Joseph ZOBEL, la mémoire d'un paysMondialement connu à travers son roman Rue Cases-Nègres, dont la réalisatrice Euzhan Palcy a tiré un film (Lion d'Argent à la Mostra de Venise en 1982), Joseph ZOBEL est un des piliers de la littérature antillaise.
Né à Rivière-Salée, dans le Sud de la Martinique en 1915, d'une famille très modeste, il publie son premier roman, Diab'la, en 1942. L'histoire d'un paysan qui décide de conquérir sa liberté par le travail de la terre, auprès d'une communauté de pêcheurs dont il partage la vie, est trop 'engagée' pour l'époque. Le livre est interdit par les représentants de Vichy en Martinique. Joseph ZOBEL part pour le Sénégal en 1957, participant à divers postes au développement de l'enseignement. Quelques anecdotes de sa vie dakaroise sont relatées dans le recueil Et si la mer n'était pas bleue. Installé depuis sa retraite près du village d'Anduze, Monsieur ZOBEL poursuit aujourd'hui, dans un paysage qui n'est pas sans rappeler les mornes du Sud de la Martinique, son travail d'écriture. Il pratique en maître l'art floral japonais et le dessin. En plus de Rue Cases-Nègres, son roman le plus connu, Joseph ZOBEL a raconté la vie de la Martinique rural dans ses romans Diab'la, Les Jours Immobiles et Les Mains Pleines d'Oiseaux, ainsi que dans les recueils de nouvelles Laghia de la Mort et Et si la Mer n'était pas bleue. Poète depuis de longues années, il a publié Poèmes de Moi-Même. Son dernier livre D'Amour et de Silence, réunit des extraits de son journal, des poèmes et des dessins qui en font un très beau livre d'art. Le recueil Laghia de la Mort vient d'être réédité par Présence Africaine.
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