FELLOUS
 

 

Les sites historiques et culturels avoisinants le jardin...

Maqâm Echahid et Riadh El Feth

La construction de cet ensemble a été inauguré en 1982 à l’occasion du 20éme anniversaire de l’indépendance du pays, Maqâm Echahid , le Mémorial du Martyr qui mesure 97 m de hauteur, est formé de trois énormes palmes au pied desquelles se dressent d’immenses statues symbolisant des Moudjahidines (Combattants) .


A la base de ce monument, se situe le Musée du Djihad rassemblant les différentes phases de la lutte pour l’indépendance. Quelques mètres plus loin, l’on retrouve également le Musée National des Armées qui expose les différents faits historiques des multiples batailles qu’a connu notre pays, de l'époque des rois numides jusqu’à l’heure actuelle.

Le complexe socio culturel et commercial de Riadh El Feth (Parc de la Victoire), qui s’étale sur plusieurs niveaux, recèle de nombreuses boutiques d’artisanat (céramique, tapisserie, broderie, bijouterie,…) , librairies, salles de cinéma ,galeries d’art ainsi que des lieux de restauration.

La grotte de Cervantès :

La partie haute du flanc de la colline dominant le jardin d'essai, se trouve le lieu où le célèbre Cervantès, écrivain espagnol, auteur de Don Quichotte,avait cru trouver un refuge sûr dans cette grotte, lors de sa troisieme et dernière tentative d'évasion, croyant échapper au Pacha Hassen. Il resta captif à Alger de 1775 à 1780.

Entrée de la grotte

En 1571, il prit part à la bataille navale de Lépante contre les Ottomans, au cours de laquelle il perdit la main gauche, ce qui lui valut le surnom de « manchot de Lépante ». Quatre années plus tard, tandis qu'il rentrait en Espagne, Cervantès fut enlevé par les corsaires et emmené à Alger comme esclave, il y jouissait d’une grande liberté de circulation, au vu de son érudition, en attendant qu'une rançon fût versée contre sa libération.

Il resta ainsi prisonnier durant cinq années, non sans faire plusieurs tentatives (03) pour s'échapper, ce n’est qu’ en 1580 seulement que ses parents et amis parvinrent à réunir la somme d'argent requise pour la rançon.


Un monument a été érigé en 1894 par la colonie espagnole vivant à Alger, en mémoire de son célébre écrivain, qui comporte le Buste de Cervantès sur une pyramide où sont reproduites les armoiries de l’Espagne.

 

Quartier populaire de Cervantès

La Villa Abdel Tif :

Cette demeure eut de nombreux propriétaires,le plus ancien acte date de 1715 , mentionnant Ali Agha à Hadj Mohamed Khodja puis à Sid Mahmoud Abdel Tif en 1795.

Acquise par voie d’expropriation des terrains de la Colline appartenant à la famille Abdel Tif, la Villa de style mauresque, ne sera annexée au jardin d’Essai qu’en 1867. Le duc de Malakof l’a affecté à des expositions permanentes sur les produits du Jardin.

Vue sur la mer de la terrasse de la Villa

Reprise et restaurée en 1905 par Mr Jonnart, l'a mis gracieusement à la disposition du monde des Arts. alors gouverneur auquel Alger lui est redevable de certaines de ses architectures les plus célèbres comme: la grande poste,la wilaya et la célèbre Médersa contigue à Sidi ABDERHAMANE ( Saint patron d'Alger).

En 1907, fut donc crée la Villa des artistes où séjournaient peintres et sculpteurs dans l’ancienne demeure des Abdel Tif, cette institution mettait à l’époque Alger au même plan que Rome ou Madrid, c’était l’équivalant de la villa Médicis de la capitale algérienne. Chaque année quatre artistes primés étaient hébergés durant une année dans de spacieux ateliers et des appartements pittoresques à souhaits. Les travaux algériens d’Alfred Chataud, Joseph Sintès et des dessins de peintres ayant séjourné à la villa Abdel Tif figurent au Musée National des Beaux Arts.

 

Cour interieure

Elle a était classée Monument Historique depuis 1922, puis en 1967. Cette magnifique demeure qui a été un moment abandonnée, semble renaître de ces cendres, des travaux de restauration et de rénovation sont actuellement en cours, espérons qu’ils lui rendront l’image de marque qu’elle mérite.

 

Le Musée National des Beaux Arts :

Considéré comme le plus important musée d’Art d’Algérie, du Maghreb et même d’Afrique et du Moyen Orient , le Musée National des Beaux Arts d'Alger recèle aujourd’hui une collection riche de prés de 8000 œuvres principalement des peintures, sculptures, estampes, dessins, céramique, gravures,…


Il a été construit par l’architecte algérois Paul Guion entre 1927 et 1930 pour la célébration du centenaire de la colonisation de l’Algérie.


Surplombant le quartier du Hamma et faisant face au jardin d’Essai, à quelques mètres à peine de la grotte historique où s’est réfugié ‘’Cervantès’’ et de la villa de la famille Abdel Tif d’époque ottomane, le Musée s’adosse à une falaise d’une vingtaine de mètres de hauteur et qui fait face à un merveilleux panorama sur la baie et le port d’Alger.

Actuellement

Toutes les œuvres sont présentées sur 3 niveaux couvrant une superficie de 4000 m².deux galeries superposées d’une cinquantaine de mètres et de salles de peinture encadrant une plate forme comprenant un jardin avec pergola destinées aux sculptures en plein air.

Peinture ancienne :


La collection ancienne du Musée a commencé à se constituer entre 1908 et 1914, elle englobe six siècles d’histoire de l’art, comprenant des productions originales des primitifs des écoles italienne, suisse, rhénane, hollandaise et flamande dont la plus ancienne remonte à la fin du XIV ème siècle attribuée au peintre Barnaba di Modena.
L’Ecole de Barbizon et les impressionnistes dont le musée s’énorgueille de posséder une étude de types algériens d’Auguste Renoir qui a séjourné en Algérie en 1882 et 1887 ,il a de même immortalisé le Jardin d’Essai et le Ravin de la femme sauvage .

L’Orientalisme occupe aussi une place privilégiée dans la collection où des œuvres variées du XVIII et XIX ème siècle de peintres comme Hilaire, Chassériau Guillaumet et Fromentin.


En 1995, il y a eu acquisition d’un nombre important d’œuvres d’orientalistes dont ceux du peintre Nasseredine Etienne Dinet.
Des chefs d’œuvres entreront au musée comme, le "giaour traversant un gué " d’Eugène Delacroix, la « femme à sa fenêtre » de Camille Pissaro, le « paysage de Bretagne » de Paul Gauguin, les '"rochers de Belle Isle ''de Claude Monet, le « paysage de Cagnes » d’Auguste Renoir et le « Pont à Moret » d’Alferd Sisley.

L’Ecole d’Alger :


Fruit des séjours d’artistes entre 1907 et 1961 venus de différents horizons, il va se développer une iconographie algéroise exceptionnelle , inspirés par cette cité méditerranéenne et de la magnifique ambiance que développait la villa Abdel Tif, qui était devenu au fil du temps un véritable vivier artistique qui a fait côtoyer les artistes peintres natifs d’Alger comme Assus, Bouviolle, Carré ou Galliéro, à plusieurs artistes de France et d’Europe de l’Est comme Bouchaud, Brandel et Vimenet. .
Un ensemble de prés de ces 600 œuvres, constitue une des particularités incontournables de la section peinture du Musée.

Un document remarquable fait ressortir les belles oeuvres des artistes de l'Ecole d'Alger de 1870 à 1962 ,présentées lors de l'année d'El Djazair en France en Aout 2003,collection du Musée National des Beaux Arts d'Alger. (Lien vers document PDF: Ecole d'Alger )

 

Collection contemporaine :


L’art contemporain est surtout illustré par des œuvres d’artistes latino américains comme Matta, Lam Wifredo,Duenas Espinoza où européens comme Pignon,Pichette , Skira , dont les travaux ont été offerts à l’occasion de l’accession de l’indépendance de l’Algérie et par la suite à l’occasion du Festival Panafricain en 1969 sur le thème de l’art et la révolution , où s’entrechoquent , le surréalisme, minimal art, art naïf,…Un fonds de 96 œuvres commence à constituer une collection d’art contemporain où s’ajoute aussi des toiles de peintres, roumains et indiens ainsi que des artistes arabes comme le syrien Mamdouh Kachlane, le palestinien Rayes, et le libanais Aboud Chafik.
Le musée possède depuis peu une section de photographie contemporaine en partie consacrée à l’homme de théâtre algérien Abdelkader Alloula.

 

 

Collection de peinture algérienne :


D’une cinquantaine d’œuvres recensées en 1962, la collection de peinture algérienne avoisine les 700 toiles qui montre l’ensemble de la grande diversité d’expressions et talents de cet art encore jeune dans notre pays.


Les premières productions de peintres de tradition néoclassique mais dont l’inspiration est algérienne remontent aux années 20 et 30,avec Mammeri, Hemche, Temmam et Benslimane sont représentées par des paysages, portraits et natures mortes, influencées par le contact avec les artistes de l’Ecole d’Alger et l’Ecole de Paris.
Durant les années cinquante, une génération d’artistes exceptionnels marqués par la quête identitaire profonde et l’influence par les recherches plastiques universelles. De cette génération émergent les noms de Khadda, Issiakhem, Mesli, Benateur , Guermaz & Baya dont la plupart des tableaux de cette dernière offrent le spectacle d’une grande fête chargées de couleurs contrastées.


Au lendemain de l’indépendance, de nouveaux courants se dessinent qui puisent leur inspiration dans la lutte armée, l’affirmation nationale et le désir de communion artistique universelle, certains peintres comme Martinez revendique une libération totale de la technique et de la thématique, la nouvelle génération de l’Ecole des Beaux Arts d’Alger comme Hella, Malek,Benyahia,… s’appuyant sur l’utilisation du nouvel art algérien basé sur les symboles et les signes, designé sous le dénomination « Aouchem ».


Le joyau unique de cette collection algérienne est représenté par le fonds Racim qui regroupe les chefs d’œuvres du maître de la miniature algérienne du XX ème siècle.

Vue de la Pergola

Autres oeuvres d’Art :


Une importante collection d’œuvres sculpturales datant du XV ème à la première partie du XX ème siècle, dont des Bronzes de Rodin, Maillot et Despiau.
Un trésor de 1 700 dessins, gravures et lithographies des différentes écoles européennes du XV ème siècle à nos jours, dont de très belles collections d’esquisses et dessins des maîtres orientalistes comme Chassériau, Fromentin et Guillaumet, décrivant et témoignant de la vie algéroise et de la Mitidja à la fin du siècle dernier.
Le musée s’enorgueillie aussi de posséder 3 gravures du célèbre Picasso.

Pour plus d’informations ,contactez :

Tel/Fax : 00.213.21.66.49.16
Les horaires d’ouverture : Tous les jours de 9 h à 12h et de 13 h à 17 h sauf le vendredi et le samedi.

La fontaine du Hamma :

En 1830, Alger comptait prés de 150 fontaines publiques, elles étaient les points de rencontre et lieu d’animation par excellence des quartiers populaires. En général, une inscription célèbre toujours les vertus de l’eau et bénit le donateur.

La fontaine du Hamma était la plus chère aux artistes, jadis parée de verdure, on peut apercevoir actuellement une fresque représentant la fontaine avant l’arrivée de la colonisation française. Cette fontaine a été classée Monument Historique en 1911 elle a été restaurée en 1994.

Ancienne photographie de la fontaine

Elle a été fondée par Baba Ali Neskis surnommé Bou -Sebâ dont voici la transcription de l’Ottoman

:


« O Dieu ! Il n’est donc aucune limite à la perfection de ta puissance, puisque à force de creuser la terre, les sources apparurent à la place de l’eau trouble, coulant grâce à ta magnanimité comme une onde saine pour le peuple de la Foi. Abreuve de l’eau du Kawter (fleuve du Paradis) le zélé serviteur de ta bonté …. »1173 de l’Hégire (Correspondant à la période 1759-1760).

Actuellement , la Kouba du marabout, seul vestige du lieu dit " Le café des platanes "existant prés de la fontaine a été reproduit dans un tableau d’ Eugène Fromentin en 1888.Ce lieu servait de relais de voyageurs dans cette campagne en bordure de la cité algéroise.

Reproduction de la fontaine à l'époque ottomane

D' El Hamma partait un aqueduc de 5 km de longueur , qui amenait l'eau jusqu'à Bab Azoun , une des portes de la vielle cité algéroise, la casbah, cette oeuvre a été construite par un andalou Sta Moussa en 1662 et restuaré en 1759 par Ali Pacha.

La Bibliothèque Nationale :

Considérée comme banque centrale de données, de toute la production intellectuelle nationale dans tous les domaines de la connaissance,la Bibliothèque Nationale d’Algérie a pour objectifs entre autres, la collecte, la conservation et la diffusion du patrimoine culturel produit en Algérie. Cette institution dispose de deux sites, le plus ancien au Boulevard Frantz Fanon et le plus récent, celui du Hamma.

Ce nouveau siége finalisé en 1994, est une réalisation de 13 niveaux sur une superficie totale de 67.000 m².


Les deux premiers niveaux abritent les activités de bibliothéconomies (acquisition, catalogage, classification), le centre informatique, les laboratoires de chimie et de stérilisation, de reliure et de restauration, de photos, les ateliers de maintenances des équipements ainsi que les espaces réservées aux manuscrits : traitement et consultation.
Les cinq autres niveaux sont réservés aux différents types de lecteurs( jeunesse, lecture publique,recherche) qui dispose d’une salle de périodiques, espaces audiovisuels,ainsi qu’une salle équipée pour malvoyants .

La capacité d’accueil est de 2300 lecteurs, et deux salles de conférence dont les capacités respectives vont de 130 à 240 places. Les six autres niveaux sont réservés au stockage de 10 millions de volumes sur une longueur de 170 Km linéaire de rayonnage.


De même la Bibliothèque Nationale est doté d’une douzaine de bibliobus avec des moyens modernes de gestion ayant une capacité globale de 30.000 ouvrages qui desservent les lecteurs au niveau des communes dépourvues d’espaces de lectures comme, les hôpitaux, centres de formations,….

Pour plus d’informations, contactez :
BP 127 El Hamma El Annasser Alger
Tel
: 00.213.21.67.57.81/85
Fax : 00.213.21.67.29.99

Hotel Sofitel d’Alger :


A 20 minutes de l’aéroport et à 5 minutes du centre ville ,le Sofitel d’Alger est situé à proximité du quartier de Belouizdad (Belcourt) ,surplombé par le Maqam Echahid , mémorial du Martyr, il jouxte le magnifique jardin d’Essai et la Bibliothèque Nationale et le centre des affaires du Hamma .

Pour plus d’informations, contactez :
172, Rue Hassiba Ben Bouali BP 152 R .16015 Alger
Tel
: 00.213.21.68.52.10
Fax :00.213.21.67.31.42
Siteweb :www.sofitel.com/alger/algerie/1540

 

 

   

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