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Une personne féministe est une personne qui croit, affirme et met en pratique le principe de l’égalité entre les hommes et les femmes. Il va de soi, qu’un homme peut aussi être féministe. En plus d’être un courant de pensée, le féminisme est porteur d’un projet politique qui s’adresse à l’ensemble de la société. Ce projet espère l'avènement d'un monde où les rapports entre les sexes respectent les principes d'égalité et de liberté.
Le féminisme ne se limite pas uniquement à la quête et à l'affirmation de l'égalité entre les sexes. La pensée féministe cherche également à "libérer les femmes" en leur donnant des outils pour s'affirmer comme des individus capables de contrôler leur propre corps et, de façon plus générale, toutes les dimensions de leur vie.
Aujourd'hui, la signification du féminisme s'est considérablement étendue. Le féminisme n'est plus seulement associé à un mouvement social qui conteste l'ordre établi, mais aux études féministes et peut-être surtout, aux valeurs d'égalité et de liberté qui animent la pensée féministe.
Dans ce site, faute de temps, je me limiterai
à une présentation très brève et incomplète
des courants de pensée qui ont traversé la pensée
féministe. Beaucoup d'autres sujets auraient pu être
abordés (l'histoire des femmes, les théories féministes,
etc).
1. Les hommes et les femmes sont égaux
2. Les femmes partagent une condition commune.
Cette deuxième affirmation ne veut pas
dire que les femmes forment un groupe homogène.
En effet, les femmes sont extrêmement
différentes les unes des autres (différences sociales, ethniques,
d’âge, de personnalité, d’orientation sexuelle, etc.).
Cependant, quant on y pense, les femmes partagent
aussi un certain nombre d’intérêts et une condition sociale
similaire.
Cette condition commune repose sur :
Le partage d’expériences de vie similaires en raison de la socialisation, de l'apprentissage des rôles sociaux de sexe et de caractéristiques communes psysiologiques, biologiques (ex: la possible expérience de la maternité, de la ménopose, etc).
Bien qu'il existe de multiples façons d'être socialisées ou de vivre son identité sexuelle ou de genre, on observe des similitudes. Dans la majorité des sociétés, les femmes sont associées au foyer, aux enfants, alors que les hommes agissent dans la sphère politique et économique. D'autre part, la majorité des sociétés humaines sont patriarcales. À ce titre ce n'est pas un hasard si les religions et les modes pensées qui ont une conception patriarcale des rapports homme/femme (donc la majorité) véhiculent une quantité de préjugés sur les femmes. On oublie souvent que beaucoup d'interdits moraux ont été et sont encore formulés au sujet des femmes ou du féminin, du corps féminin ou de la sexualité féminine (la femme impure, la tentatrice, la pêcheresse).
En Occident, depuis les 100 dernières années, la situation des femmes s'est considérablement améliorée. Toutefois, au niveau mondial, les discriminations et les conditions de vie partagées par une majorité de femmes sont préoccupantes.
Toutefois, de pays en pays, de régions en régions, les conditions de vie des femmes sont très différentes. Le processus d'industrialisation qui a accompagné tout le XXe en Occident s'accélère et s'étend maintenant à l'échelle planétaire. Cette situation n'est pas sans créer de nombreux conflits entre les modes de vie traditionnels et celui exigé par la production capitaliste. D'autre part, ici comme ailleurs, les femmes font souvent les frais des bouleversements économiques et sociaux.
Le féminisme pourrait tirer une nouvelle
légitimité de cette perspective mondiale. Si
les femmes d'ici ont gagné beaucoup, ailleurs les progrès
à réaliser sont parfois immenses. D'autre part, il
est légitime de rappeler que même dans les pays occidentaux,
de nombreuses femmes sont touchées par la pauvreté et la
violence. Dans le prolongement d'évènements comme
la Marche Mondiale des femmes et des mouvements de contestation autour
de la mondialisation, il y a fort à parier que le féminisme
prendra de plus en plus la forme d'un geste de solidarité pour l'avènement
d'un monde plus juste.
Les inégalités quotidiennes vécues
par la majorité des femmes dans le monde constituent, en soi, une
bonne raison d'être féministe. L'admettre n'est pas
un signe de malhonnêteté intellectuelle. Les femmes
forment la moitiée de l'humanité. En ce sens, les problèmes
et les injustices qu'elles affrontent ne sont pas des questions marginales.
Il s'agit, au contraire de sujets fondamentaux qui vont au coeur de l'organisation
des sociétés humaines.
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Qui n'a jamais entendu cette phrase ? Il s'agit encore d'une phrase tirée de
l'oeuvre de Simone de Beauvoir, qui exprime par là l'idée
que les comportements sociaux des femmes et des hommes relèvent
principalement de la socialisation et de la culture plutôt que de
la biologie.
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Ce principe se réfère à
l'existence d'une solidarité féministe mondiale. Cette
solidarité proviendrait d'une oppression commune vécue, à
divers degrés, par toutes les femmes. Par exemple :
le contrôle exercé sur les corps des femmes, la violation
des libertés fondamentales au nom d'une tradition, d'une morale,
d'une religion, d'une culture. En tissant un vaste réseau
planétaire de solidarité féministe, plusieurs féministes
croient être en mesure de mettre fin au sexisme et aux injustices
qui sont à la base des différents types de systèmes
patriarcaux qui existent sur la planète.
Toutefois de nombreuses féministes ont
reproché au principe du « Global Sisterhood » de négliger
les différences qui existent entre les femmes et la complexité
des situations d’oppression dont elles sont victimes. En effet, les
inégalités vécues par les femmes ne découle
pas toujours uniquement du sexe, mais aussi de l’appartenance à
une classe sociale, à une ethnie ou à une culture, une religion.
Parfois, le sexisme se cumule à d'autres types de discriminations.
L’appel à la solidarité doit donc respecter la diversité
qui existent entre les femmes, ce qui n'empêche pas l'action.
Un exemple de solidarité fondé
sur le principe du respect de la diversité : la marche mondiale
des femmes d'octobre 2000.
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Tendance récente apparue dans les études
féministes (Women’s Studies) aux États-Unis et inspirée
par certaines théoriciennes française qui ont réinterprété
la psychanalyse ( Lacan, Freud). Le féminisme postmoderne emprunte
aussi au postmodernisme (courant récent en philo.). Le post-féminisme
est un courant critique qui met l’accent sur certaines tares du féminisme
en lui reprochant d’être trop normatif et de ne pas tenir compte
des différences qui existent entre les femmes et des choix individuels.
Le post-féminisme est à l’exemple des générations
de jeunes femmes d’aujourd’hui qui ne s’identifient pas nécessairement
au féminisme, mais qui ont intériorisé les valeurs
féministes (égalité hommes/femmes, intégrité
physique des femmes, liberté de décider, d'agir, d'être).
Le postféminisme ne signifie pas que le féminisme est appelé
à disparaître, mais seulement que celui-ci s’est transformé.
Le post-féminisme invite les femmes et les hommes à réfléchir
sur leurs identités sexuelles et à les déconstruire
(les repenser pour les transformer). Cette réflexion peut
mener au changement, car elle nous amène à prendre conscience
de l’aspect parfois arbitraire des identités de genre et de sexe.