L'Hotel Seigneurial
Les trois fenêtres en ogive qu'on peut voir dans la cour de l'école rue Moreau Nélaton, une ébauche de tour où une trace de porte est apparente sont les seuls vestiges d'un grand ensemble architectural, contemporain du château et, à ce titre, important pour l'histoire locale.

C'est sans doute un des fils de Robert II de Dreux, Pierre 1er dit Mauclerc, qui mit la dernière main à la construction. Connu pour sa participation aux croisades et sa mort en mer relatée par Joinville (1250), il fut à la fois procédurier et poète. Son frère, Robert III de Dreux, fait à la même époque construire la forteresse de Nesles en Tardenois, dont il reste d'intéressants vestiges.
Pendant plus de deux siècles, l'Hotel Seigneurial fut le siège d'une vie administrative, fiscale et judiciaire intense, avec droits de Haute et Basse justice. Les appels sont portés directement au parlement de Paris. La prison, vide d'occupants, existait encore à l'époque d'Anne de Montmorency, mais l'emplacement des fourches patibulaires n'est pas connu. Il resta le siège de l'administration locale jusqu'en 1792. Les voûtes en arc brisé, les escaliers qui existent encore dans le sous-sol environnant restent les témoins de cette puissance disparue.