Kirikou et la sorcière
Un souffle magique semble balayer ce dessin animé dont le graphisme superbe, tout en couleur et en profondeur est signé Michel Ocelot. Cette histoire interpelle les petits comme nous autres adultes. Voici l'histoire de kirikou, un petit enfant d'Afrique.
Une petite voix se fait entendre dans le ventre d'une mère enceinte: "Mère! Enfante-moi!". "Un enfant qui parle dans le ventre de sa mère s'enfante tout seul" répond la mère. un petit enfant vient ainsi au monde, coupe le cordon ombilical et déclare: "Je m'appelle Kirikou". Le minuscule kirikou naît dans un village d'Afrique sur lequel la sorcière Karaba a jeté un terrible sort: la source est asséchée, les villageois rançonnés et kidnappés disparaissent mystérieusement. "Elle les mange!", soutiennent les villageois dans leur hantise. Karaba est une femme superbe et cruelle, entourée de fétiche soumis et redoutables. Mais Kirikou, si tôt sorti du ventre de sa mère, veut délivrer le village de la malédiction et découvrir le secret qui se cache derrière la méchanceté de la sorcière. Au travers d'aventures fantastiques, Kirikou parviendra jusqu'à la Montagne Interdite, où réside le sage qui connaît le secret de Karaba.
Si Kirikou peut avoir des airs d'histoire exemplaire, exaltant le courage, la fraternité, la tolérance et la persévérance, il évite le simplisme niais au profit d'un regard résolument moderne. Et comme les enfants du village du Kirikou, nous chanterons longtemps cette comptine composée et interprétée par Youssou N'Dour: "Kirikou n'est pas grand mais il est vaillant..."
Réalisation : Michel Ocelot et Raymond Burlet
France, Belgique et Luxembourg, 1998, 1h10