Longs métrages d'animation venus de l'Amérique



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MADE IN USA
Pour tous ceux qui connaissent le site depuis longtemps ou pour tous ceux qui me connaissent, je dois donner un mot d'explication sur le pourquoi de cette section car j'en suis certain, sa présence vous surprendra. Pourquoi en effet traiter tous ces grosses productions américaines? - soit dit en passant, je n'ai rien contre les réalisations à gros budget, au contraire, mais à conditions que l'ambition et la qualité justifient les moyens investis-.

On peut ne pas aimer Disney ou Dreamworks juste pour le merchandising écoeurant qui précède, suit et noit chacune de leur réalisation. On peut ne pas comprendre ce qui les pousse à placer des chansons minables toutes les cinq minutes (surtout traduites en français) si ce n'est pour contenter le peuple des USA, lequel aux dires des studios et des investisseurs décroche et s'ennuie si "ça cause trop" à l'écran; on peut ne pas aimer leur adaptation douteuse et contreversable de l'oeuvre de Victor Hugo, des contes d'Andersen ou des frères Grim ou encore des légendes antiques et des mythes bibliques.
On peut simplement ne pas supporter de voir gâcher un tel potentiel et se demander ce que René Laloux ou Hayao Miyazaki -pour ne citer qu'eux- aurait fait d'un tel budget.

Pour toutes ces raisons, vous avez donc le droit et le devoir de me poser cette question simple : "Pourquoi?"
En scientifique je répondrai que les bonnes questions ne commencent pas par "pourquoi" mais par "comment" mais puisqu'il me faut répondre, j'avouerai sans honte avoir pris du plaisir à regarder les superbes réalisation des Studios Pixar, d'être sorti éberlué de la salle de ciména après L'impitoyable lune de Miel de Bill Plympton, de m'être souvenu avec plaisir de l'animation géniale des poupées de Dark Crystal, de ne cesser de m'émerveiller devant La dernière Licorne ou encore d'avoir souhaité voir les fourmis écraser ces saletés de sauterelles (A Bug's life).
C'est pourquoi j'ai décidé que toutes ces oeuvres que j'aime beaucoup et d'autres que j'aime un peu moins devait intégrer leur place dans ce que je veux être une vision globale des films d'animation de qualité.

Il me reste à vous expliquer comment je le ferai, ce qui est le plus important. Comme je l'ai fait pour plusieurs films européeens de moindre qualité ou intérêt, destiné aux très jeunes enfants ou à certains qui le sont moins, je ne m'attarderai que sur certains, me contentant de donner un avis parfois glacial ou un résumé bref de l'histoire. Il y a peu de chance que je m'éternise sur les productions Disney (Et cela n'a rien à voir avec le fait que Rox et Rouky me fait pleurer). Mettez-vous donc bien ceci dans la tête, je ne présenterai ici que le meilleur des productions outre-altlantiques. Qu'on se le dise!

Articles:
Du Comics à l'Anime?
¬La génération Insektor (en préparation)

Longs métrages

¬The last Unicorn (La dernière Licorne)


¬Dark Crystal
(1982)
dark cristal Etats-Unis, 92 minutes
Réalisation at animation : Jim Henson et Frank Oz
Effets spéciaux : Brian Smithies et Roy Field
Il est un Cristal gardé dans un château éclairé par trois soleils formant tous les mille ans une grande conjonction. Mais un jour, la terre tremble, le cristal se fend et l'équilibre est rompu. Dès lors le mal est séparé du bien et rien ne s'oppose plus à l'avènement des Skeksès (Skeksis). Ces grands oiseaux décharnés maléfiques font régner terreur et souffrance et tentent d'exterminer le peuple des Gelfling. Jen, un des Gelflings survivants est recueilli par les Mystics, penseurs sages et bienveillant qui sont la contrepartie des Skeksès. C'est le début d'une course contre le temps pour sauver l'amour, retrouver le fragment des cristal et rétablir l'ordre des choses et c'est à Jen qu'incombe le lourd poids de la réussite de cette tâche au cours de laquelle le petit Gelfling pourra compter sur l'aide d'Aughra la gardienne des Secrets.

Cinq années de travail auront été nécessaires pour faire de Dark Crystal l'une des plus beaux films d'animation du début des années 80. Réalisé avec les moyens techniques limités de l'époque, le succès du film réside dans le talent et l'esprit d'imagination des auteurs: Frank Oz, Jim Henson (le créateur des Muppets) et du producteur Gary Kurtz (qui avait produit le premier volet de Star Wars) pour pallier une technologie en matière d'animation et d'effets spéciaux apparentée surtout au bricolage.

¬Nightmare before Christmas (l'étrange Noël de Mister Jack)
(1994)
nightmare burton Etats-Unis, 1h10
Réalisation: Henri Selick sur une idée de Tim Burton
Production : Disney

Jake Skellington est le roi du pays de l'Halloween. Lassé de sa vie routinière, il aimerait changer de peau (ou de squelette) et lorsqu'il s'égare dans la ville de Noël, il n'a plus qu'une idée dans son crâne: prendre la place du Père Noël et s'approprier son esprit (l'esprit de Noël). Alors, tandis que les habitants du pays de l'halloween transforme leur ville pour l'événement, un petit groupe se rend dans la ville de Noël pour y Kidnapper le Père Noël et le remplacer par Jack. C'est donc habillé en Père Noël que Jack part faire le tour des chaumières à bord d'un cercueil conduit par un chien fantôme. Joyeux Noël les petits!

A partir de cette idée en or, due à Tim Burton à qui l'on doit notamment les deux premiers volets (et les plus réussis) des aventures cinématographiques de Batman, Mars Attack, Beetlejuice mais aussi Edward Scissorhands (Edward au mains d'Argent), Ed Wood ou encore le tout récent Sleepy Hollow, trois films fantastiques fantastiques (y'a pas erreur), portés allégrement par Johnny Deep dans les rôles respectifs de Edward et du jeune Ichabod Crane, Henri Selick a composé un univers visuel splendide où la tendresse des personnages accomode parfaitement l'humour macabre du récit de Burton.

¬The Pagemaster (Richard au pays des livres magiques)
(1993)
the pagemaster Etats-Unis, 72 minutes
Réalisation : David Kirschner, Joe Johnston et Maurice Hunt
Avec Macaulay Culkin et Christopher Lloyd
Le jeune Richard Tyler est passionné de statistiques sur les accidents, ce qui le rend peureux. C'est donc avec toutes les peines du monde, qu'envoyé par ses parents, il sort de chez lui pour se rendre à la bibliothèque communale, y rapporter des livres. Surpis par un orage, Richard trouve refuge dans la bibliothèque.

C'est à ce stade que ce qui aurait pu être un énième film avec le petit Macaulay se transforme un remarquable film d'animation qui revisite avec humour les plus grands classiques de la littérature anglo-saxone. En effet Richard pénètre sous forme d'un cartoon dans l'univers des livres pour y combattre ses phobies. C'est ainsi qu'il ne faut pas ouvrir Moby Dick sous peine de risquer la noyade!

¬Tom et Jerry, le film
(1992)
USA, 1h20
Réalisation : Phil Roman
C'est avec un plaisir mitigé que l'on retrouve dans ce long-métrage deux des plus célèbres ennemis du dessin animé américain, Tom et jerry, qui cette fois, se retrouvent compagnons d'infortune et contraints à l'exil et à la fraternité.

¬Les voyages de Gulliver
(1939)
USA, 1h17
Réalisation de Dave & max fleischer
Une nuit de forte tempête, un navire coule et Gulliver réussit à atteindre une plage où il s'endort. Une adaptation vivante et haute en couleur du célèbre conte de Jonathan Swift, signée par les frères Fleischer,our les nostalgiques de l'âge d'or du dessin animé américain.

¬Anastasia
(1997)
USA, 1h25
Réalisation: Don Bluth et Gary Goldman
Ce divertissement riche en humour et en émotion a été réalisé par Don Bluth. Il trouve son inspiration dans les fastes de la Russie tsariste, la légende de Raspoutine et le Paris des années 20. Dix ans après la révolution russe et la chute de la dynastie des Romanov, le jeune Dimitri tente de faire passer une jeune orpheline amnésique pour Anastasia, la fille disparue de feu le tsar Nicolas II.

¬Excalibur l'épée magique
(1998)
USA, 1h25
Réalisation: Frédéric Duchau
Du beau dessin animé aux décors somptueux et aux images éblouissantes qui nous entraîne à la suite d'une jeune fille aussi séduisante qu'héroïque à l'époque du roi Arthur, à la recherche d'Excalibur l'épée royale. Une chouette ambiance, pour une belle histoire.

L'histoire parlons-en se passe dans les îles britanniques à l'époque du couronnement du roi Arthur. Un roi marri de s'être fait voler son épée magique par Lord Ruber (facile le nom: robber= voleur), qui , l'infâme, a l'intention d'utiliser les pouvoirs extraordinaires d'Excalibur à des fins malfaisantes. Pour retrouver sa mère capturée par Lord Rubber et sauver le royaume, la jeune Kayley se met en route, bien décidée à contrecarrer les plans du vilain cleptomane. Il lui faudra pour cela s'associer au jeune et vaillant Garret et à son faucon.


Nous somme partis pour un voyage enchanteur rempli de mystère et de magie, de guet-apens et de situation pleine d'humour. On croisera notamment un dragon à deux têtes, chanteur hors pair, un géant de pierre et des arbres fantasmagoriques. Au total, beaucoup de plaisir, d'action et de très beaux dessins. Ne nous privons pas de rappeler que les studios Warner ont fait appel à un réalisateur belge d'origine gantoise, Frédéric Duchau, pour mener à bien cet ambitieux projet et lui donner une touche européenne.
¬Little Nemo (1989)
USA, 1h30
Réalisation : William Hurtz
Little nemo est l'adaptation tant attendue mais décevante du classique de la bande dessinée de Windsor mcCay. Voyage au pays des rêves et de l'imagination, au royaume de Slumberland où le roi Morphée et sa fille Camille attendent le petit Nemo, désigné comme héritier du trône. Le roi lui confie la clé d'une porte qu'il ne faut surtout pas ouvrir, la clé de la pièce qui renferme le maître des cauchemars...
 
¬Joe's Apartment (1996)
USA, 85 minutes
Réalisation : John Payson
Face au succès remporté par Joe's Apartment, un premier court métrage diffusé sur MTV en 1992, John Payson son réalisateur nous revient avec le long métrage du même titre. Le film mélange avec autant de brio et d'humour, prises de vue réelles et animation sur ordinateur (Blue Sky Productions) Joe est un jeune homme qui voudrait bien réussir dans la vie. Malheureusement il n'a pas de travail, pas d'amis et pas d'argent : il vient tout juste d'arriver à New-York, débarquant de sa province natale de l'Iowa. Il finit par trouver un appartement qui tient plus du réduit minable et sordide mais au moins il est chez lui. Enfin c'est ce qu'il croit. Il s'aperçoit en effet rapidement que les anciens locataires n'ont pas tous plié bagages, en la qualité d'une armée de cafards, avec lesquels Joe sympathisera vite. Car ceux-ci ne se contentent pas de parler et de penser, ce sont également de joyeux lurons qui adorent danser et chanter.

¬I married a strange person! (L'impitoyable Lune de Miel)
(1998)
USA, 1h13
Réalisation: Bill Plympton
Que doit penser une femme lorsque son mari la transforme physiquement au gré de ses fantasme pendant qu'ils font l'amour? Et les parents de la mariée quand la tête du père se change en instrument de musique partant sur un rythme effréné? Ou les voisins quand la pelouse refuse soudainement d'être tondue et se rebelle? Ce qui suit est l'un des moments les plus étranges du cinéma d'animation, sorte d'Akira humoristique, de Pulp fiction dessiné, de Bill Coyotte par les humains. Ce film plein d'extravagance et de d'absurdité est signé Bill Plymton, réalisateurs de nombreux longs et courts métrages, créateurs des Microtoons de MTV, illustrateur et auteur de bande dessinée, publié dans le New York Times comme dans Penthouse.
¬Les Razmoket (1998)
USA, 1h20
Réalisation : Norton Vigien et Igo Kovalyov
La famille Pickles attend un heureux événement: la naissance du bébé, Dylan. L'arrivée de ce dernier n'est pas du goût de son grand frère Tommy et de se copains qui tentent de se débarrasser du nouveau rejeton.

¬Mulan
(1998)
USA, 1h28
Réalisation: Tony Bancroft et Barry Cook
Production: Studios Disney
Pour éviter que son vieux père ne se fasse dessouder par les Huns, la petite Mulan prend sa place dans l'armée impériale chinoise, quiproquo passible de mort pour l'une et de déshonneur pour l'autre mais qui permet tout de même aux studios Disney de poursuivre dans le "visuellement splendide" et surtout de renouer avec bonheur avec la magie de leur dessins animés d'antan.

¬Le Prince d'Egypte
(1998)
USA, 1h39
Réalisation : Brenda Chapman, Steve Hickner et Simon Wells
Production : Studio Dreamworks
Ce premier long métrage d'animation des studios Dreamworks est une belle réalisation qui revisite l'histoire universellement connue de Moïse.

¬Small Soldiers
(1998)
USA, 1h50
Réalisation : Joe Dante
Avec Kristen Dunst, Gregory Smith, Jay Mohr, Phil Hartman
A Winslow Corners, Monsieur Abernathy Senoir tient un magasin de jouets. Son fils Alan qui garde la boutique alors que son père est parti en voyage, va convaincre le livreur de jouets de laisser en dépôt une toute nouvelle collection de figurines. Sur les étagères de l'officine s'affrontent désormais deux groupes de commandos bien typés: un groupe d'élites super musclés d'un côté et les sympathiques gorgonits de l'autre. Les premiers calqués sur le modèle GI, sont programmés pour tuer et gagner, les seconds, une bande de monstres aussi sympas que difformes et maladroits leurs servent de victimes et sont programmés pour se cacher, perdre et mourir. Les événements se bousculent lorsque Alan découvre que ses jouets peuvent agir sans qu'il intervienne et comme ces jouets se vouent une haine féroce, c'est une véritable mini-guerre qu'ils préparent, conflit dans lequel Alan prendra parti rééquilibrant de justesse les rapports de force..


Dans ce pamphlet réjouissant mis en scène par Joe Dante, l'auteur des Gremlins, j'apprécie particulièrement cette mise en boîte de l'âme guerrière et la raclée que font infliger les gorgonits aux sales super musclés (j'aimais bien Musclor mais j'ai toujours eu horreur des GI-JO et autres sales bonhommes reluisants). Un autre conseil: soyez à l'écoute de vos joyeuses et inquiétantes palpitations face à des joujoux qui pètent méchamment les plombs. A consommer sans modération!


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