Jin Roh Jin Roh, la brigade des loups (1998) représente le premier film dont Hiroyuki
Okiura assure la direction. Hiroyuki Okiura s'était déjà illustré
en tant que superviseur de l'animation sur le tournage d'Akira (1987)
mais aussi au côté de Mamoru Oshii dans
Ghost in The Shell (1995).
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Le cinéma japonais a toujours gardé un œil tourné vers le
passé en portant en gerbe la psychose des bombes. Jin-Roh,
scénarisé par Mamoru Oshii qui l'a d'ailleurs porté à
l'écran sous le titre de Kerberos Panzer Cops,
confirme l'étiolement et l'abandon d'Hiroshima et de Nagazaki comme
moment fondateur du Japon actuel, pour préférer son apogée
économique du début des années 60.
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Jin Roh est une rétro fiction : le continuum temporel a bifurqué à la Seconde Guerre mondiale pour explorer un futur alternatif comme si les mangas futuristes avaient déjà épuisé notre futur. Cette plongée dans un passé virtuel s'accompagne d'une transposition du mythe originel du Chaperon rouge, dans un Japon totalitaire, socialement tourmenté et figé quelque part à la fin des années 50 suite à la victoire des Nazis dans le monde. |
La police de Tokyo se heurte à un groupe de guérilla nommé la secte dont les actions terroristes mettent la capitale nipponne à feu et à sang. De plus les manifestations anti-gouvernementales font rage et sont impitoyablement refoulées par les troupes Panzer de répression des troubles.
Fusé fait partie d'une unité d'élite. Une nuit, alors qu'il traquait des terroristes dans les égouts de la ville, il se retrouve nez à nez avec une jeune fille au visage d'ange. Elle transporte une bombe, mais il ne se résout pas à lui tirer dessus...
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Il est peut-être à regretter que le scénario s'emmêle
dans une histoire d'espionnage et de contre-espionnage dont l'intérêt
est assez faible car comme si ça n'était pas assez complexe comme
ça, une métaphore filée sur le Petit Chaperon Rouge y est
greffée ; l'homme est un loup pour l'homme et les contes originels sont
souvent cruels…
Question réalisation, le choix d'une animation sur cellulos, avec des couleurs pâles voire mêmes fades comme les souvenirs de ceux qui ont dû les vivre, renforce donc bien que c'est la représentation du passé qui est au centre de cet étrange film d'animation. Suite de l'analyse |
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Année : 1999 Réalisation et adaptation : Hiroyuki Okiura Producteurs exécutifs : Shigeru Watanabe, Mitsuhisa Ishikawa Scénario, script et histoire originale : Mamoru Oshii Planning : Shigeru Watanabe, Mitsuhisa Ishikawa, Mamoru Oshii Directeurs de l'animation : Kenji Kamiyama, Tetsuya Nishio Directeur artistique : Hiromasa Ogura Producteurs : Minoru Takanashi, Hidekazu Terakawa Production : IG Production Character Designer :Tetsuya Nishio, Hiroyuki Okiura Design des véhicules : Sadafumi Hiramatsu Designe des armes : Kazuchika Kise Supervision des couleurs : Yumiko Katayama Musique: Hajime Mizuguchi Durée : 100 minutes Distributeur : Primé en 1999 à la 49ème Berlinale (festival international du film de Berlin), au 19ème Fantasporto (Festival du film fantastique de Porto), à la 12ème édition du film international de Singapour, au 17ème festival du film fantastique de Bruxelles et au Festival du film d'animation d'Annecy.
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