Les récits de batailles
 

Récits de batailles



Perfide Albion

Les Abyssins du Négus Foualié III prennent l’eau
sur la côte anglaise en pleine guerre civile

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Sa majesté le Négus, Foualié III, empereur d'Ethiopie, avait reçu une invitation à aller aux bains, à Brighton. La station étant très réputée, il décida sur le champ de s'y rendre avec ses gens, car tout le monde avait grand envie de dépaysement.

Cependant, un parti de rebelles intercepta les Abyssins un peu avant Brighton, près d'un village non côtier et d'une forêt. Ces rebelles avaient avec eux une nombreuse cavalerie, pratiquant en majorité la caracole, et, enfin, une solide infanterie qui ressemblait un peu aux terribles tercios espagnols. Cette infanterie, pour la plupart sous les ordres de leur chef, était déployée dans la plaine entre la forêt et la ville qui abritaient chacune quelques compagnies de mousquetaires.

Les Africains ne pouvaient profiter de la mobilité de leur cavaliers légers et leur infanterie était à priori surclassée, sauf leurs archers s'ils affrontaient les montés. Des ordres furent donnés et exécutés pour que les archers se portent au devant des cavaliers ennemis. Il y firent grand carnage et les démoralisèrent sur leur droite. Mais à gauche, après des succès initiaux, ils furent bientôt tous occis et la cavalerie abyssine ne parvenait pas à combattre des ennemis aussi déterminés. Elle se contentait de résister, en s'appuyant sur les éléphants du roi.

Au centre, les plus téméraires des hommes avaient décidé de prendre la ville. Mal leur en prit! Le feu mortel de ses défenseurs les repoussa toujours, même quand leur corps fut démoralisé, car eux avaient pu être ralliés. Bientôt ils démoralisèrent leurs attaquants. Quant à la cavalerie légère qui avait participé à la curée précédente, elle se précipita dans une futile poursuite, sans parvenir sinon bien trop tard à en finir avec les fuyards et ne put jamais parvenir dans le dos des rangs ennemis pour les désorganiser et appuyer l'infanterie.

Et ce qui devait arriver arriva, la gauche vit d'abord le roi s'effondrer, puis son moral finir pas s’écrouler. L'armée d'Abyssinie toute entière fut mise en déroute.

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Remarques sur DBR 1.1

C'était mon grand retour à DBR, avec une armée que je joue d'habitude à DBM. Le nombre y paie moins, surtout quand il ne peut rien faire au combat. Mais on peut mieux faire avec, c'est sûr également.

les Sk sont une plaie constante et il est bien dommage que je doive avoir tant de Wb (I) qui sont chères (3AP) au regard de leur totale inefficacité! Inversement, tout Sh est une super troupe.

Les règles de terrain avantagent outrageusement le défenseur, mais avec mon Ag de 1 je ne devrais pas toujours en souffrir.

Encore pas mal de pain sur la planche pour faire évoluer cette armée avant Clichy ou St-Mandé!

-- Jean-Pierre Rivière

Troubles de voisinage

La reine de Saba danse en Nubie

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ou l’improbable rencontre entre des Makkans version Saba et des soudanais occidentaux.

Ahl Mouqfari était un monarque ignoble qui sentait toujours les bons coups quand il s'agissait de piller ses voisins. Aussi quand le roi du Makkan Tyx-Sié 1er vint lui proposer de se joindre à lui pour aller écumer l'Afrique centrale, il se rangea immédiatement à ses côtés avec ses meilleurs méharistes.

Progressant le long d'un cours d'eau presque à sec, ils arrivèrent bientôt près d'un immense champ de pierre sur sa rive gauche, tandis que sur sa rive droite était située, mais loin d'elle (ce qui d'ailleurs laisse à entendre que la rivière doit être un oued en vérité), le petit village de Massgaraï. Là l'attendait l'armée du potentat local, le seigneur Djembe Rivi. C'était pour l'essentiel une masse d'archer phénoménale; mais l'élite des guerriers makkan s'en moquait. Par contre, Ahl Mouqfari lui s'en faisait un sang d'encre... Ce qui ne l'empêcha pas de choisir immédiatement son camp, celui des Makkans. C'est assez rare avec les Arabes de cette époque pour être signalé dans les annales.

La lie des troupes makkans est positionnée dans les broussailles, d'où elle ne sortira pas, ni ne sera attaquée. Toute l'action allait se dérouler sur la rive droite, bien que le général en chef africain soit sur la rive gauche, contre laquelle il a positionné ses archers. On dit qu'il conçoit ses plans de déploiement en regardant comment tombe le sable entre ses doigts ce qui donne des résultats souvent peu coutumiers !

Sur la rive droite, les archers, épaulés par des lanciers, tentent de garder contenance face à la multitude des redoutables fantassins ennemis qui progressent rapidement. Les tirs sont peu efficaces et le choc est rude. Les Yam fate-fate manœuvrent et se lancent à l'assaut du flanc ennemi, mais la rivière ralentit considérablement leur mouvement [l'impossibilité de dévier dans une rivière conduit à des mouvements impétueux en yoyo assez ridicules et en tout cas passablement inefficaces]. Les Yam lifida baka sont emportés, mais une réserve se met en place avec le peu de cavalerie africaine.

Du côté du village l'assaut est repoussé initialement. Mais entre les deux, la situation est confuse. Les pertes s'amoncellent des deux côtés quand la cavalerie africaine est elle-même anéantie. Heureusement, la moitié des Yam lifida a réussi à traverser la rivière et commence à redresser la situation.

Mais soudain le général dans la ville s'effondre, contre toute attente [un 6-1 nécessaire et suffisant]. Cela décuple le moral adverse qui anéantit le corps aussitôt. La situation est grave. C'est le moment que choisissent les archers du centre pour perdre courage et succomber ce qui démoralise leur corps et l'armée !

Encore un beau pillage pour Ahl Mouqfari et sans avoir rien fait cette fois !

Bilan

Les Bw (I) peuvent résister aux Bd (F) un certain temps mais ils peuvent casser en masse à tout moment. Je n'ai pas correctement placé mes réserve ni tous mes archers. L'addition de toutes ses fautes a été trop lourde et m'a coûté la victoire. Pas contre, j'ai pu tester le comportement de mon armée et il demeure assez satisfaisant. Contre une armée qu'elle n'aime pas, elle a réussi a faire pas mal de dégâts, tuant quand même 12 des 24 Irr Bd (F) adverses, plus quelques Ps. Le terrain quasi totalement découvert de mon côté était aussi un handicap. Mais les Makkans sont presque une partie de plaisir à côté d'une armée de Wb (F) contre laquelle je n'ai presque rien à opposer.

Détail amusant, les Makkans avaient 102,5 EE et les Soudanais occidentaux 102 ! Vous avez dit "blob" ?

-- Jean-Pierre Rivière

Droit de reponse de son adversaire

Quelques imprécisions (oublis volontaires ?) historico-militaires m'amènent à compléter le récit du seigneur Djembe Rivi. Son " blob " était scindé en 3 blocs truffés de Bw (I) (50 !!), de Sp (I) et d'Ax (O). Fidèle à lui même (et n'oubliant pas lui, de lire les quelques lignes sous les listes), il fait supporter sa Cv par des Ps (I) (hé,hé... et les généraux notamment). Il s'appuie sur une BUA.

La Reine de Saba décide, après consultation de ses alliés, d'empaler ce triste sire : 4 dés 6 au premier tour, pas de chance. Ne braillez pas, 4 six à gérer, c'est pas évident !! La Reine (qui est myope) ajuste ses binocles et au vu du nombre d'archers hurle dans un moment de lucidité " planquez les chameaux ! ". Les Ax (I) et les Ps (I) se réfugient dans une oliveraie, - set de table -monoprix -1,80 Euro TTC. Devant, les 2 corps d'attaque (Bd (F)) avancent précédés par une multitude de tirailleurs. Leur avance est foudroyante. Les fiers soudanais qui attendent (Jean-Pierre, "ils ne passeront pas", est tapi en fond de table comme un crocodile dans la vase...) semblent confiants.

Les guerriers de la Reine essuient leurs premières volées de flèches et quelques psilètes mordent la poussière. Et c'est parti mon kiki...!!! Les Bd partent impétueuses dans un joyeux désordre. C'est la bouteille à encre, à qui mieux mieux sur les Bw, les Cv, les Ax planqués dans le terrain pourri...Aie, aie, aie... C'est dur. Aucun trou n'est fait dans les Bw durant les 2 premiers tours. Mes guerriers reculent et je frôle la correctionnelle en sauvant 3 Bd dont 2 qui se trouvaient derrière 1 débordée des 2 côtés et attaquée par un Général Cv. La chance est là, ne la boudons pas !!

Il faut faire vite car mes éclaireurs m'annoncent l'arrivée des Yam fate-fate (Bd (F) soudanaise) sur un de mes flancs. Je cherche à les ralentir avec tout ce qui me tombe sous la main (Ps, LH...). Un général soudanais, pris de convulsions s'effondre (6/1 et alors ??). Ses hommes lâchent prise en un tour (Bw + Ax dans la BUA). Le corps craque mais à quel prix, mes braves gens !! L'autre gros corps soudanais est étrillé lui aussi et fini par s'effondrer.

J'ai perdu 50 % de mes Bd (F) (heu...c'est ma force de frappe) et les niveaux de démo commençaient à monter dangereusement.

-- Eric Tissier

69 après JC (DSC)

Les deux jeunes tribuns

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Le général vétéran Rousselus, partisan de Vitellius, affronte une armée flavienne commandée par deux jeunes tribuns

69 après JC, quelque part au nord de l'Italie. Une armée romaine, commandée par le général Rousselus, de la faction vitellienne, s'avance en ordre de marche, avec la discipline coutumière des troupes à l'organisation exemplaire. Soudain, le parti de cavaliers numides envoyés en reconnaissance annonce l'arrivée d'une armée soutenant les Flaviens et ce traître de Vespasien. Il cherche donc un terrain sur lequel se ranger en bataille afin d'écraser les usurpateurs. Mais c'était sans compter sur les efforts du parti adverse qui avait lancé davantage de cavaliers en reconnaissance. Ayant bien manœuvrés, ceux-ci imposèrent le choix d'un terrain plutôt défavorable à Rousselus. Sur son flanc gauche se trouvait un terrain réputé difficile par les villageois du coin, mais il cédait la place, vers le centre, à un terrain ouvert. Il y place sa cavalerie, une unité de numides et deux d'equites. Au centre se dresse une colline douce qui s'étale de sa majesté au cœur du terrain. En retrait, une autre petite colline. Rousselus sait que c'est là que se décidera le sort de la bataille. Il y place donc ses deux légions, le cœur offensif de son armée. Son flanc droit, boisé et vallonné, est couvert par les archers et les auxiliaires, qui devront soutenir les légions dans l'attaque de la colline centrale. Difficile d'opérer un déploiement optimal de ses troupes dans une telle configuration, mais bon, la qualité des légionnaires fera la différence.

Mais que faisait l'armée adverse ? Il savait que deux jeunes généraux la commandaient, mais la supériorité de leur cavalerie lui masquait leurs intentions. Au fur et à mesure que les armées se déployaient, ils révélèrent leur dispositif. Leur flanc gauche était couvert par les troupes auxiliaires, trois unités de fantassins et une d'archers, qui devaient couvrir le centre de leur dispositif en s'appuyant sur la colline de gauche. Leur centre se dévoila peu à peu, des archers légers émergèrent de derrière la crête de cette grande colline. "Mauvais départ", se dit Rousselus, un vrai déploiement- miroir. " Sur une telle éminence, ils pourront me tirer dessus en restant hors de portée ". Il savait que ces archers étaient l'avant- garde du corps central et de ses deux légions. Dans la plaine, il vit se déployer la cavalerie flavienne, deux unités d'equites et deux unités d'archers à cheval, de mauvaise qualité à n'en pas douter. Il se décida donc pour un assaut brutal de la colline, les archers légers, peu entraînés, ne tarderaient pas à s'enfuir face à un tel assaut. Les ordres furent donnés aux généraux et, aux sons des buccins, l'armée se mit en branle. Malheureusement, les généraux ayant entendu la réflexion pessimiste de Rousselus, mirent peu d'entrain dans l'avance et les troupes progressèrent lentement. Ses deux légions avançaient prudemment, peut-être trop, et les archers légers commencèrent à faire pleuvoir leurs traits sur les cohortes de tête. Celles-ci préférèrent reculer pour se mettre hors de portée. Quelque temps après, l'armée entière se trouvait alignée à la limite de portée de ces archers. Mais il fallait agir maintenant ! Les troupes lourdes de l'adversaire ne tarderaient pas à apparaître.

Les légions furent lancées. Elles se rapprochaient irrésistiblement de la colline et de la jonction entre le centre et le flanc droit des Flaviens. Mais la légion de droite se fit charger par une légion qui s'était dissimulée juste derrière la crête. Ces lâches profitaient de la pente ! La légion fit face ; les pila furent lancés et le choc se produisit. Néanmoins, les cohortes de tête furent violemment repoussées, non sans quelques actes de courage qui resteraient légendaires, à n'en pas douter. La première cohorte fut ainsi repoussée, mais réussit à se reprendre et repousser l'assaillant. Mais ses effectifs amoindris ne parvinrent pas à emporter une décision rapide et elle fut contrainte au repli. Le résultat de l'assaut était dramatique, presque la moitié d'une légion engloutie en un assaut. Cependant les choses allaient mieux sur le front de la seconde légion. Appuyée par la cavalerie, elle détruisit la moitié de la seconde légion flavienne et fit chuter le moral du corps adverse, qui désormais se battrait moins bien. Ce magnifique résultat fut obtenu sans une seule perte de son côté, et de plus, les archers légers au moral chancelant finirent par montrer leur dos à ses troupes et prirent leurs jambes à leur cou pour ne plus revenir. La bataille se rééquilibrait. Rousselus reprit espoir. Ses archers repoussaient constamment les archers auxiliaires qui arrivaient sur son flanc droit. Sur son flanc gauche, les cavaleries s'observaient sans vraiment s'affronter. Des charges se lançaient de part et d'autre, mais à chaque fois, les cibles esquivaient. Bref, la ligne se stabilisait et sa légion intacte pouvait menacer le centre flavien.

Mais les Flaviens se reprirent rapidement. " Vespasien est le légitime empereur ! " lancèrent les deux généraux à leurs troupes qui flanchaient. Un assaut général fut ordonné. Les légions flaviennes, aidées par les auxiliaires, se lancèrent contre les lignes ennemies et repoussèrent violemment l'aile droite de Rousselus au cours de combats très sanglants de part et d'autre. Il dut également ordonner un repli de son centre. Sa légion de gauche, aidée de la cavalerie, pouvait encore être menaçante. Le jour commençait à tomber sur-le-champ de bataille ; La poussière soulevée par les combattants ne retombait toujours pas. Alors, dans un bruit de fin de monde produit par quatre unités et tous les buccins, la cavalerie flavienne chargea enfin les restes des légions et la cavalerie de Rousselus. Choc irrésistible. La cavalerie vitellienne fut anéantie, ainsi que la légion qui l'appuyait. C'en était trop pour les Romains qui cédèrent enfin le terrain et prirent la poudre d'escampette. Les Flaviens, épuisés par la bataille et impressionnés par les pertes, renoncèrent à la poursuite afin de laisser le reste de leurs troupes se reposer ; la moitié de la cavalerie lourde avait en effet succombé sous les coups des Vitelliens qui, tout en se retirant, se battirent avec l'énergie du désespoir. Après les actions de grâce rendues à Mars, les généraux flaviens demandèrent à leurs prêtres de composer une prière en l'honneur du courage de Rousselus, dont la nouvelle manière de combattre avait conquis les deux jeunes généraux.

-- Sébastien Gimeno

Bulletin de la petite armée - bataille de Trouvno (NPOW)

Un épisode capital de la campagne de Russie

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Extrait des mémoires du général russe Denis Andreïevitch Rousselovski

" Ce vendredi s'est déroulé un épisode capital de la campagne de Russie. L'armée, la grande armée du petit dictateur corse s'enfonçait dans le territoire de notre sainte patrie. Par un drôle de passe-passe temporel nous n'avions pas l'armée de l'époque mais une armée française de la période dite "shakos précoces ". Bref l'affaire s'annonçait sérieuse, car ces gens là ne sont pas encore écœurés de servir d'animaux à l'abattoir des guerres de l'empereur, et qui plus est, frustrés de n'avoir pas pu faire beaucoup de butin depuis le début de cette campagne. Je vous passerais les péripéties qui ont amené un corps de vaillants soldats-esclaves de la Sainte Russie à résister à un corps de furieux pillards-combattants de l'Empire Français. Les troupes françaises étaient commandées par le général Gimenaux, qui aspirait visiblement à se faire nommer duc ou comte de Trouvno, Trouvno étant la bourgade la plus proche du champ de bataille, en fait rien de plus qu'un bourg sordide dans l'auberge de laquelle j'avais, la nuit précédente, passé plus de temps à me disputer avec les punaises qu'à dormir. Les cosaques étaient absents depuis deux jours, sans doute occupés à quelque sinistre maraude, et j'avais fort peu d'artillerie. Il faudrait s'en contenter. Nous rencontrâmes les Français juste après l'endroit où la route traversait une rivière marécageuse qu'elle devait suivre ensuite sur plusieurs verstes. Là, sur la rive gauche, s'étendait une plaine propice à la bataille. Mes ordres étaient de leur barrer la route. J'estimai que cela se ferait le mieux depuis une grande colline ronde qui surplombait le côté gauche du champ de bataille. Je confiai à ma première division d'infanterie et à ma division de grenadiers la tâche d'occuper cette éminence. Ma seconde division d'infanterie devrait tenir les champs de blé à droite près de la route. Toute la cavalerie, des dragons sous les ordres de Fiodor Alexandreïevitch Ashvalov devait s'avancer un peu au centre et attendre les ordres.

Le temps que les ordres soient envoyés et les troupes déployées, les Français s'approchaient à grands pas. J'allai rejoindre la première division. Comme je le craignais, cet incapable de général Vodkanov avait déjà presque vidé sa première bouteille. Le temps que je reprenne les choses en main, les ennemis occupaient la colline que j'avais prise pour objectif, ainsi qu'une autre plus petite sur la droite et ils avaient déployé leurs batteries. Fiodor Alexandreïevitch s'était avancé sous les feux de l'artillerie ennemie. J'envoyai des ordres pour qu'il se retire et laisse l'infanterie débuter le travail. Déjà sur la gauche, aux grands cris de "sus à Jacquouille ", les grenadiers partaient à l'assaut de la colline et commençaient à force de charges héroïques, à en expulser les ennemis, qui heureusement étaient moins nombreux qu'eux. Ayant réorganisé les troupes de Vodkanov, et les ayant lancées à l'assaut, je fus forcé de le laisser, car sur l'autre rive, des forces ennemies encore inconnues en nature menaçaient de couper nos communications. Je ne tenais pas à être coupé du train qui était resté à Trouvno, et dans lequel j'avais laissé Katioucha, ma collection de pistolets et les saintes icônes héritées de ma mère. La mort dans l'âme, car son absence se ferait cruellement sentir dans la bataille, j'envoyai des ordres à Fiodor Alexandreïevitch pour qu'il porte ses dragons à la rencontre de cette menace.

Je me portai vers le second corps d'infanterie, commandé par Lev Séminovitch Derbolev, et qui stationnait en retrait. Je fus un certain temps avant de le localiser parmi ses troupes. Je lui ordonnai alors de se porter en soutien de Vodkanov, en laissant une partie de ses troupes pour protéger le champ et nos lignes de communication. Il s'y attela, donnant des ordres, envoyant des estafettes et corrigeant ses subalternes, s'agitant beaucoup pour un piètre résultat. Ce fut fort tardivement que ses hommes se mirent à marcher. Entre temps la cavalerie s'était portée vers l'ennemi qui menaçait nos arrières. L'ennemi, quelques escadrons de chasseurs et une batterie d'artillerie à cheval, s'était posté juste derrière la rivière. Fiodor Alexandreïevitch fit charger les dragons et les balaya, libérant ainsi nos arrières. Pendant ce temps les grenadiers avaient pris la colline, au mépris des pertes, avaient enfoncé les troupes françaises qui s'y trouvaient, les avaient mises en déroute et poursuivies jusqu'à l'orée d'un petit bois de saules. Les hommes de Vodkanov avaient été moins heureux. Les chasseurs, qui marchaient devant sous le feu de l'artillerie avaient fait bonne figure jusqu'à ce qu'une charge des français les mette en déroute. Les hommes de ligne avaient chargé mais, leur assaut repoussé, peu à peu la panique s'était emparée de leurs rangs. Bientôt, il n'y avait plus que l'artillerie pour combattre encore et bombarder l'ennemi. Loin d'avoir été délogés de la colline, les Français s'y trouvaient encore et la lutte était rude avec les grenadiers, qui avaient subi de lourdes pertes. C'est sur cette situation que le jour se mit à tomber. Estimant qu'il avait subi trop de pertes et ne parviendrait pas à forcer le passage, le général Gimenaux ordonna à ses troupes de battre en retraite. C'est donc une belle victoire pour le tsar et la Sainte Russie. Oï !

J'oubliais : Fiodor Alexandreïevitch, mon brave Fiodor Alexandreïevitch est effectivement tombé en menant la charge, mais ne souffre que de blessures superficielles. Il a déjà repris son commandement. "

-- Général Denis Andreïevitch Rousselovski

Le général Gimenaux répondit le soir même à son empereur que si les Russes avaient gagné, ce n'était qu'une victoire à la Pyrrhus. Car, d'un côté comme de l'autre, les pertes avaient été particulièrement élevées : 44% pour le Russe, en supériorité numérique, et 45% pour le pauvre petit Français. Mais la victoire russe fut reconnue et le général fut muté en Espagne, pour voir des Anglais.

-- Général Sébastien Gimenaux

Tourner cosaque ou steack tatar ? (NPOW)

Incursion dans les Balkans

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En 1807, Le général ottoman , le Grand Yaka Den' is Rouss'el , accompagné de ses deux meilleurs assistants, le Bey Legarnec et Debuiche Pacha, décida de faire une incursion dans les Balkans, pour se mesurer aux Russes, avec une armée qui avait été transformée par les réformes de 1806. Son infanterie d'élite était regroupée dans une division de janissaires, dont ceux de la Garde, soit 4 unités. Il prit sous son commandement direct les 4 batteries d'artillerie qui lui avaient été allouées. Parmi ces batteries, deux magnifiques unités entraînées à l'européenne. Il en attendait beaucoup. De plus, il ordonna de regrouper tous les Albanais ensemble afin de mieux les contrôler. Ces soldats étaient toujours imprévisibles et il fallait s'en méfier. Le Pacha reçut le commandement de la cavalerie asiatique, soit 6 unités de sipahis et 3 de mameluks. Le Bey se vit confier le commandement de la cavalerie turque, avec les Tatars, les Suvarilaris et les redoutables Sipahis de la Garde.

Les premiers jours de la campagne se déroulèrent selon la stratégie prévue par le grand Den'is : en remontant le passage principal à travers l'Albanie, les Ottomans pillaient allègrement les villes et villages rencontrés, n'hésitant pas au passage à repeupler les endroits ravagés par la guerre, pour le plus grand honneur du sultan et du prophète. Toutefois, au 15e jour, les éclaireurs rapportèrent l'avance d'une armée russe. " Je les croyais occupés avec les Français " se dit Den'is. " bah. Cela fera de l'entraînement pour ma nouvelle armée et je verrai ce que valent ces Albanais. " Il connaissait plutôt bien les Russes et leur habitude de boire les porterait à l'offensive, à n'en pas douter, sans oublier les risques de mauvaise compréhension. Il s'arrêta à proximité d'un village et donna ses ordres pour le déploiement. Son flanc gauche serait couvert par le Bey et l'élite de la cavalerie. Elle devrait tenir ce flanc, tout en soutenant le centre au besoin. Le seul obstacle était la présence d'un bois qui pourrait gêner la liaison avec ce centre. Le grand Yaka, sûr de lui, s'occupa du centre. Il délaissa la petite colline au milieu du terrain en verrouillant l'accès avec la moitié de son artillerie ; toute l'infanterie, Albanais en tête, devrait s'occuper du village. Debuiche Pacha devrait aller menacer le flanc gauche adverse avec tous les sipahis. Seule l'extrême droite du dispositif était occupée par du terrain difficile. Le Grand Yaka s'adressa à ses généraux : " bon, les Russes ne vont pas tarder. Je les connais ; ils seront tellement imbibés qu'ils ne commenceront la bataille que tardivement. On peut donc prendre notre temps pour nous déployer. "

Cependant, Den'is n'était pas au fait de la réorganisation de l'état-major russe. En effet, L'empereur avait nommé un noble d'origine française, le jeune baron Bastien de la Basque. Promotion ? Certes il faisait partie de l'entourage de l'empereur, mais sa jeunesse et son impulsivité lui auraient joué des tours vis-à-vis d'une certaine princesse dont on taisait encore le nom. Le pauvre hère ne connaissait que la théorie en matière de guerre. Il appela donc l'ancien général de cosaques, Cayrelski, à son secours. Ce dernier disposait d'une division de cosaques du Don et d'une de la Mer noire. L'armée des Balkans comptait également les 19e et 20e divisions, ainsi qu'une réserve de grenadiers, soit 10 régiments, ainsi qu'une réserve de cavalerie de 3 régiments de dragons et d'un de cosaques. Bastien décida de renforcer la réserve avec un régiment de dragons, histoire de lui donner plus de puissance.

Les Russes s'avancèrent. Derrière sa lorgnette, Den'is ne distinguait rien ; les Russes étaient tellement ivres qu'ils ne cessaient de traîner les pieds, tituber. Résultat, des nuages de poussières et des masses informes. Il décida donc de continuer selon le plan prévu. Cependant, face au flanc droit, les cosaques de Cayrelski, ce dernier eut du mal à imposer ses vues agressives face à un Bastien trop prudent quant à la qualité des cosaques, se révélèrent volontairement et galopèrent en direction de leur objectif. " Ils veulent ma ligne de ravitaillement ? Et bien ils tomberont sur la cavalerie " dit en souriant Le Grand Yaka. Entre-temps, des colonnes russes avaient pénétré dans le village et pris position sur la colline. Il se rendit compte que l'infanterie russe avait été rapide, cette fois-ci. Une division dans le village, une sur la colline et la réserve en arrière. La cavalerie lourde russe tenait le flanc droit.

Les cosaques commençaient déjà à s'éparpiller pour pourrir le terrain. Le Pacha fit donc charger ses cavaliers, qui tombèrent surtout sur des nuages de poussières. " Que le cosaque est vil et mesquin ", lança Debuiche Pacha. Tant d'énergie pour quelques malheureux cosaques... Ces derniers, toujours commandés par l'habile Cayrelski, n'hésitaient pas à harceler les flancs de la cavalerie plus lourde. Mais ces farouches galopeurs ne voulaient pas vraiment se battre, et, pendant le reste de la bataille, la cavalerie ottomane s'est avancée. Elle réussit à dépasser le village et à commencer à se rabattre sur les arrières, mais les cosaques étaient toujours là. Ces derniers perdirent 2 unités et ratèrent de nombreuses charges, pourtant souvent favorables à leur lancement. Mais puisqu'on vous dit qu'ils ne voulaient pas se battre ! Ils ont réussi à ralentir de manière significative l'avance du flanc droit ottoman et à disperser ses efforts. Les cosaques avaient donc quand même fait leur boulot.

Au centre, l'infanterie albanaise se déploya lentement pour encercler le village. " Ces bouseux ont de la ressource " pensa Bastien, car ces nuées de troupes irrégulières en tirailleurs ne cessaient de harceler les régiments russes déployés dans le village. Ces derniers ne possédaient pas de voltigeurs et ne pouvaient donc pas riposter. Seule l'artillerie lourde fit quelques pertes, mais les Russes étant ce qu'ils sont, c'était limite si les artilleurs savaient ce qu'était un canon. La situation s'aggrava quand l'artillerie lourde ottomane commença à pilonner le village. " Maintenant que la situation se débloque, il faut que le soleil commence à décliner " estima Le Grand Yaka. En effet, les lourds boulets se moquaient de la couverture du village, et, peu à peu, les troupes russes se désorganisaient au fur et à mesure des pertes accumulées. Oh bien sûr les Russes firent mieux que simplement subir les feux. L'artillerie de la seconde division, placée sur la colline, infligea quelques pertes à l'artillerie adverse, mais au prix de beaucoup de fumée et de bruit pour assez peu d'effet. Les généraux russes, un moment inquiets des masses de cavalerie s'approchant de la droite et de la gauche, ordonnèrent la mise en carré de la réserve, au cas où, et du flanc droit de la division sur la colline, derrière la crête tout de même afin d'éviter les tirs de l'artillerie. L'après-midi touchait à sa fin quand les choses bougèrent sur le flanc gauche ottoman. En effet, harassés par la chaleur excessive sous leurs armures, l'élite de la cavalerie était restée assez inactive. Elle agit donc quand le thermomètre redescendit à un niveau supportable. Impeccablement alignée, elle se dirigeait vers la cavalerie russe et la division sur la colline. Mais les Russes, estimant que s'ils bloquaient l'avance de ces troupes suffisamment jusqu'à la tombée du jour, ils pouvaient s'en sortir, firent charger les dragons, les faisant passer de lapins potentiels en féroces loups. Et... C'est ce qui se passa. L'élite ottomane ne put résister à une charge de cavaliers bien encadrés, entraînés à charger en rangs réguliers. Ils ne purent tenir face à cet assaut. Certes, il restait des réserves de cavalerie sur cette aile, mais le muezzin de l'armée décida qu'il était l'heure de la prière du soir. Son vibrant appel résonna sur le champ de bataille et, d'un commun accord, Russes et Ottomans décidèrent d'en rester là.

Les Russes avaient certes perdu plus d'hommes, surtout chez les cosaques et dans le village, mais ils contrôlaient encore ce dernier et les hauteurs avoisinantes. Si la journée avait été plus longue, il n'est pas sûr qu'ils auraient pu tenir ces objectifs. Ils acceptèrent ainsi de bon cœur cette trêve.

-- Sébastien Gimeno, baron Bastien de la Basque

Alerte au pays des Pyramides

le Grand Commandeur !

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Le sultan égyptien adore passer en revue ses troupes. Il sait qu'elles lui sont fidèles et qu'il lui doit le maintien de sa dynastie en dépit des voisins envieux. Il n'ignore pas non plus que ses soldats aiment parader devant lui. Pour favoriser ce sentiment, il distribue généreusement quelques récompenses aux unités les plus méritantes. Mais aujourd'hui, le sultan s'apprête chez son tailleur pour le défilé de la semaine prochaine, quand soudain un messager vient le troubler en pleine séance d'essayage. La situation doit être bien grave pour troubler ainsi le Grand Commandeur ! En effet, une armée d'infidèles siciliens est annoncée dans le delta du fleuve. Elle évite cependant Alexandrie et longe un bras peu peuplé, situé près du désert.

Homme de défilé, le sultan n'en est pas moins homme de guerre. Il ordonne de les arrêter avant les Pyramides, près des dunes d'Al Qashaïr. Les dunes sont éloignées du Nil à cet endroit, mais il y a de quoi occuper une position défensive. Craignant la flottille adverse, le sultan pense que les dunes inciteront l'ennemi à y placer ses almughavars et il espère en venir à bout avec deux corps d'infanterie, quand le troisième constitué notamment des Abid' devrait tenir le flanc le temps nécessaire.

Malheureusement, rien ne se passe comme prévu. Les javeliniers ennemis sont loin derrière les dunes et l'attaque n'est pas possible. Les chevaliers ennemis sont en réserve du côté du fleuve. Au début, la situation est indécise, le lieu de la bataille n'est guère connu, mais finalement elle aura lieu au centre, où pour l'heure les lances et les archers adverses font face aux Abid'. Une colonne de Zanj est envoyé à la rescousse, mais l'ennemi contrarie ces renforts et ces farouches guerriers vont finalement aller se battre dans les dunes. Ils y feront merveilles et tueront nombre d'infidèles ! Pendant ce temps, les Abid' se rapprochent et commencent à canarder l'infanterie adverse qui prend de lourdes pertes. Mais du côté des bagages, le danger guette, car une colonne d'archers légers ennemis manœuvre pour aller prendre possession de la dune que défendent de vaillants javeliniers berbères, hélas inférieurs en nombre. Cependant, quelques Abid' réussissent à en tuer deux escouades qui menaçaient le flanc des Berbères et la partie s'annonce plus serrée, plus longue.

Quand l'ennemi attaque, la résistance berbère est héroïque et un statu quo s'installe quasiment, malgré une lente détérioration de la position berbère. Au centre, cependant, les tirs nourris des Abids ont enfin réussi à casser le moral de l'infanterie adverse, qui part en déroute. Il faut se préparer à l'assaut des chevaliers, qui sont entre-temps venus en dernière ligne et qui s'apprêtent à foncer. Le dispositif n'est que partiellement mis en place quand le général ennemi du corps démoralisé charge les manieurs de lutats qui cèdent et il s'en faut de peu que la cavalerie légère ennemie n'emportent les derniers ! Mais la contre-attaque est immédiate et les deux unités ennemies sont pulvérisées. Mais la contre-contre-attaque est vigoureuse et manque encore de peu de détruire la contre-attaque, mais elle est finalement repoussée. Les chevaliers ennemis sont le dernier espoir sicilien.

Sauf qu'au centre, les Berbères ont failli à leur impossible mission et que certains tirailleurs ennemis ont commencé à piller les bagages. Quelques cavaliers légers sont envoyés en hâte pour en venir à bout, mais ils n'arriveront pas avant que de grands dégâts n'aient lieu. Si un corps lâche, l'armée ne résitera pas ! Cependant, les Abid' sont à portée de tir et commencent à tirer sur les chevaliers qui viennent de commencer enfin à engager le combat, mais pas tous, et les flèches égyptiennes transpercent de nombreux Roumis. Cette fois, les pertes ennemies sont trop lourdes et l'armée adverse concède la défaite. Sa cavalerie légère encore nombreuse la protège d'une destruction totale. Néanmoins, elle doit abandonner ses bagages et cela fait plus que rembourser le sultan de son effort de guerre !

Le jour du défilé, les guerriers impétueux qui ont survécu sont décorés de l'ordre du croissant rouge sang, les Abid' aux tirs meurtriers aussi, et le collier de fermeté est donné aux Berbères. Vivement la semaine prochaine, qu'il y ait un nouveau défilé !

-- Jean-Pierre Rivière

Du tourisme de masse

Bataille confuse entre des Lydiens et des Akkadiens

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En ce temps-là, le tourisme de masse n'était pas un concept très à la mode et pourtant, il y en avait déjà. Crésus, qui présidait encore en ce début 546 av. J.-C. aux destinées de la Lydie, l'apprit à ses dépens. L'année s'annonçait mal et il se préparait à affronter les Perses que menait au combat un jeune parvenu du nom de Cyrus. Il se posait des tas de questions sur son infanterie (faut-il renforcer son équipement et son entraînement ?) et même sur sa cavalerie (faut-il la contrôler ou pas ?) quand la nouvelle lui vint que l'envahisseur était déjà là, déferlant à travers les montagnes du pays. C'était de pauvres montagnes avec plein de cailloux entre elles. Un vrai désert dont on se demande bien pourquoi l'état y entretenait une route. C'est sans doute cet aspect désertique qui avait séduit les visiteurs, car il s'agissait de bédouins ! Mais pas n'importe quels bédouins. C'étaient des bédouins Martous avec des alliés akkadiens qui opéraient en fait vers 2000 av. J.-C. Encore un coup de la fameuse fracture spatio-temporelle engendré par les points singuliers de l'espace temps, dits points Pi-Bêta. Ce phénomène est aujourd'hui décrit sous le nom de Reverse Barkese Syndrom. Mais pour Crésus, c'était tout simplement des pillards. En tout cas, ils étaient nombreux. Il y en avait partout !!! Il faut dire qu'ils étaient à l'aise car il y avait du terrain difficile ou accidenté à peu près partout quand les deux armées se rencontrèrent pour livrer la bataille décisive. Les seuls endroits à peu près découvert étaient une immense esplanade sur la gauche lydiennne, mais où il n'y eut quasiment aucune action et au milieu du dispositif bédouin, où la pique akkadienne avait pris place. Face à ce vide, en partie seulement, était une immense colline abrupte que tenait l'élite des tirailleurs lydiens, avec pas loin d'eux, quelques mercenaires thraces. Les proto-hoplites lydiens étaient à leur droite de cette colline, dans un autre endroit dégagé que terminait une zone rocailleuse où les javeliniers lourds lybiens opéraient. Derrière eux, toute la cavalerie lourde lydienne et les archers à cheval scythe. Toute une série de rocailles sur la gauche terminait de clore le dispositif lydien qui attendait visiblement une marche de flanc amie de sa cavalerie légère sur le flanc gauche des position bédouine.

C'était là qu'était le roi des bédouins avec ses redoutables archers. Il les disposa en ligne pour cueillir à froid ces cavaliers, mais ils ne vinrent jamais et ses archers ne firent rien de la bataille. Mais ce qu'il firent était néanmoins indispensable pour permettre aux autres bédouins d'œuvrer. Face aux proto-hoplites, les hommes de la maison du roi bédouin, féroces et redoutables [des Wb (F) face à des Irr Sp (I)]. Heureusement une colline difficile devant eux les empêcha de se ruer comme ils le voulaient et pris au dépourvu par cette gaffe, le roi ne réalisa pas qu'il aurait pu avancer tout droit quand même. Mais il prit l'option de la contourner et ce n'est qu'après coup qu'il vit que ce ne fut sans doute pas la meilleure idée. Ces hommes étaient entourés de quelques javeliniers équipés de boucliers. De l'autre côté de l'allié akkadien était le cousin du roi qui n'était qu'un allié mais qui avait l'essentiel des javeliniers, lourds et légers. Il tenait une colline qui était la plus gigantesque de toutes, face à un vide patent. Il résolut alors de venir prendre la colline centrale en prenant de vitesse les cavaliers ennemis qui devaient faire un grand détour. Les premiers sur la colline furent les gardes du général akkadien et les tirailleurs qu'ils avaient dans leur contingent. Mais ils furent repoussés violemment et subirent de lourdes pertes. Le général akkadien faillit même y laisser la vie et seule le dévouement et l'efficacité de leurs haches le sauvèrent des javelots ennemis. Les gardes akkadiens renoncèrent alors d'autant qu'enfin les javeliniers lourds bédouins étaient là. Leur ascension fut tout d'abord aussi vivement repoussé, mais étant très nombreux, ils ne lâchèrent pas prise et obtinrent une position défavorable, mais ils se maintenaient.

Les lourds cavaliers ennemis étaient maintenant arrivés sur leur flanc, mais heureusement, les lourds fantassins akkadiens aussi et devant eux des archers tirant groupés qui eurent un effet psychologique. Le sacrifice de quelques bédouins ralentit l'attaque et bien vite elle sombra dans le secondaire. Mais ce secondaire fut désastreux pour l'ennemi, car les Akkadiens et leur piétaille taillèrent en pièces les plus téméraires des cavaliers ennemis et dans la confusion qui s'ensuivit, le général ennemi fut démonté et promptement massacré. Son corps survécut tout d'abord et le vengea, mais c'était trop peu, trop tard, et les akkadiens qui venaient de disperser définitivement quelques archers scythes un peu trop opportunistes pour le courage qu'ils avaient [4 LH (F) contre 4 Ps (I) dans la plaine, sans débord. 2 Ps (I) meurent mais les deux aux extrémités font fuir leurs opposants et dans la prise de flanc consécutive, les deux LH qui restent meurent], démoralisèrent immédiatement après. L'assaut est relancé sur la colline et, petit à petit elle cède sous le nombre. Du côté des proto-hoplites, l'assaut est donné d'abord par les rois bédouins et quelques javeliniers lourds. Les hoplites se renforcent, dans une espèce d'attaque en échelon. Les gens de la maison du roi se lancent alors à l'attaque dans la furie furieuse qui les caractérise. Une partie tente de prendre la colline, elle va finalement échouer, mais elle occupe l'ennemi et permet aux javliniers alliés de rencontrer moins d'opposition. Leur sacrifice ne fut pas vain. L'autre partie attaque les hoplites et leur général démonté. Les hoplites résistent, mais meurent petit à petit. Le général résiste héroïquement et est bientôt tout seul, mais il tient encore. La colline est presque prise et la curie s'annonce. Le corps va démoraliser même si lui résiste et la défaite est proche et inéluctable. Aucun corps de l'armée bédouine n'est très sérieusement entamé, à part les Akkadiens, mais ceux-ci ne participent plus aux combats maintenant. Toujours pas de signe de la marche de flanc…

C'est là que la tablette d'argile retraçant la bataille s'arrête, à cause d'une cassure et d'un débris jamais retrouvé. C'est pour l'heure un 29-14 environ en B35-5. Mais je réalise juste après que mon adversaire, Christian, a continué à utiliser deux dés réguliers quand j'ai tué son général en chef ! (ben oui, on était un peu fatigué, semble-t-il. En tout cas moi oui, qui serait bien aller dormir quand je suis venu en métro). Et là, bien sûr ça lui a donné un sacré coup de pouce. Son corps du général auraient pu démoraliser un tour d'avant (il avait quatre pertes) et son corps restant aurait eu de moins bons PIPs d'assuré, PIPs qui lui permirent de contrer efficacement l'engorgement qui le menaçait (d'autant plus que moi j'avais plutôt des PIPs médiocres mais bon). Contacté, Christian me concède sa défaite très sportivement et c'est un 34-7 environ.

Conclusion sur mon armée : c'est un énorme blob (plus de 120 EE) qui est dur à tuer mais pas invincible qui en tout cas est très plaisant à jouer. Comme quoi on peut jouer autre chose que Makkan avec des figurines d'arabes midianites. En plus comme il n’y a pas de chameaux, ça ne pue pas.

-- Jean-Pierre Rivière

Bon, ben voilà !

Fatimides – Béja

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Il pleut une dernière fois sur la plaine quand les deux armées menées par le gourou des Fatimides (Jean-Pierre) et moi-même déployons nos troupes. Son armée égyptienne est structurée en 3 corps réguliers, la colonne vertébrale étant des Bw (X), troupe bénéficiant d'un regain de confiance. Des archers arméniens sont venus s'inféoder à cette armée. On y voit aussi, de façon sporadique des Wb (F), des Bd (I), des Bd (X) et même 2 Pk (I) !! De la LH et des Cv (O) viennent compléter le nappage. Le tout forme un bloc sans véritable force de frappe mais bien costaud. Seules deux artilleries semblent inutiles. Béja présente une armée en 4 corps irréguliers. Deux masses de Bw (I) dont l'un compte dans ses rangs 12 Bd (F) enragées, elles-mêmes précédées de 12 Ps (O). Un corps de LH (O) et un de Cv (O) encadrent les 88 EE.

Je suis attaquant et ne pose rien. JP parvient à poser une WW avec une BUA et de la rocaille, ça et là. Une rocaille se place au milieu de la table et il y déploie une belle ligne d'archers. Je suis surpris par le placement des Wb (F) qui se trouvent placées à l'extrême gauche (pour lui) de la table. Mon objectif est donc les Bw. Ordre est donner à la Bd (F), les Ps et les Ax de conquérir cette foutue rocaille et de briser les tireurs. Le hic, c'est qu'il a réussi à glisser quelques LH entre ma troupe d'assaut et ses Bw. Certains cavaliers légers vont mourir, certes, mais ils vont réussir à mettre une certaine pagaille dans mes troupes. L'approche de la rocaille est périlleuse et mortelle pour mes Ax et mes Bd (F). Les Ax, il faut des PIPs pour les activer et les Bd F sont en bordel. Enfin, les troupes d'assaut touchent au but mais elles sont littéralement clouées sur place. -2 au combat pour les Bd. Rien ne passe sauf un Ps qui se glisse dans ce fatras pour traverser sa BUA et butiner les bagages. Sur l'aile droite, les Wb (F) et les Bd passent à l'attaque et marchent sur ma ligne de Cv. Pas bon tout ça...Le moral faiblit ostensiblement (encore un défaut chez moi). Au centre un duel d'archers (genre 1-1 ou 2-1) nous fait flipper à tour de rôle. Brutalement, je perds 3 Bd (F) (Voir ZOD) et l'armée saute. Bon, ben voilà.

JP perd 18 EE je crois et moi l'armée. Encore une erreur d'appréciation et de déploiement.

-- Eric Tisser

Le Scythe aux Plasmes

Arméniens - Scythes

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" Sire, le Seigneur Grandomène est venu vous apporter lui-même grande nouvelle de la plus haute importance et demande à vous entrevoir. Dois-je le faire mander céans ? ", demanda Casgrène, le Grand Chambellan. Nous étions déjà à la nuit tombée, et bien que l'été soit déjà beau en Arménie cette année-là, il ne faisait déjà plus très chaud, et son roi, Mézétrène Odévian, aurait bien aimé remettre au lendemain matin cette visite inattendue, quand il y avait tant de choses qui l'intéressait plus à ce moment-là. Mais enfin, si cet enquiquineur était venu demander audience à pareille heure, il valait sans doute la peine qu'on l'écoutât...

Grandomène n'était pas venu pour parler de babioles, mais pour demander en personne l'aide du roi. Une grande armée scythe était récemment apparue aux confins du royaume et, à l'heure qu'il est, les Marches devaient déjà avoir pliées.
- L'affaire est grave et la guerre bien mal engagée, ô mon roi ! " lança enfin Grandomène.
- Je croyais qu'après la dernière invasion, nous avions conclu la paix avec eux en échange de la Colchide, dit Mézétrène. Quelle raison a pu les pousser à venir nous demander encore plus si belliqueusement ?
- C'est qu'ils ont faim en hiver, mais se battent en été. Ils prétendent que la Colchide ne saurait assurer la maintenance sur Scythes.
- Les fourbes, je vais leur montrer moi comment il va leur en coûter cette fois-ci ! Qu'on rassemble mon armée sur l'heure, nous partirons demain matin à l'aube.

Le lendemain, l'armée était là, belle et plein de prestance. La noblesse était venue en nombre et formait les plus belles cataphractes qu'on ait vues depuis longtemps. Les hommes libres avaient fourni la cavalerie légère, tandis que les plus basses classes sociales étaient venues avec l'arc ou le javelot ou la fronde prêter leur concours au roi. Parmi tous ces hommes était Pysdane Odévian, le fils aîné du roi et prince héritier. Cela allait être sa première bataille et l'insouciance de sa jeunesse lui donnait toute la fougue qu'on était en droit d'attendre d'un prince royal ! Mais son père, lui, était soucieux. Ses archers à cheval étaient nombreux, mais les Scythes pouvaient facilement en avoir deux fois plus et, de mémoire d'homme, on n'avait jamais vu armée scythe où ils ne seraient pas au moins une demie fois plus nombreux que ce qu'il avait sous la main.
- " Nous serons deux quand ils seront trois ! C'est un beau ratio pour défendre et notre noblesse est brave. Mais ils auront tôt fait de prendre l'initiative, de nous faire tourner en bourrique et de nous isoler pour nous massacrer ! Ils font toujours cela. Comment les en empêcher ? ", lança le roi.
- En étant plus fort qu'eux localement et je t'apporterai, moi, Pysdane, ton fils, cette supériorité. Je ferai un mouvement tournant d'envergure, quand tu les attendra près d'une passe favorable, où tu pourra les retenir le temps qu'il faudra pour que je déboule de ma marche de flanc.
- Alors, si votre Majesté est d'accord, il faut partir sur l'heure pour le lieu dit des Plasmes, où il y a une colline immense près d'une ravine toute aussi immense qui forme un ensemble de défenses naturelles tout à fait aptes à mettre en pratique ce plan. C'est sur mes terres et je connais l'endroit comme ma poche. Pressons nous et nous y serons avant l'ennemi !
- Je te fais confiance, Grandomène, car tu as grandi près de moi au palais et car ce sont tes terres qui sont ravagées. Hâtons nous maintenant d'aller défendre mon royaume. Cap au Nord ! "

À marche forcée, l'ost arménienne arriva sur le champ de bataille en temps et en heure. L'ennemi était encore à quelque distance et le roi laissa son fils faire sa marche de flanc. Il laissa Grandomène occuper la grosse colline sur sa droite et ordonna à sa cavalerie d'être prompte à intervenir par l'étroit défilé entre la colline et la dépression. Lui-même avait aligné la plus haute noblesse sous ses ordres entre la grosse colline et la petite colline où ne manquerait pas d'aller l'ennemi. Ces deux collines étaient du terrain rocailleux et abrupt, tout à fait impropre aux opérations de cavalerie. Il confia aux javeliniers hibèriens la tâche de s'en rendre maître, en les faisant épauler de quelques archers à pied pour protéger leurs flancs. Quant aux cavaliers hibères, il les avait dans sa ligne de bataille, au milieu. Toute l'armée arménienne était concentrée à droite.

Quand les Scythes arrivèrent aux Plasmes, ils prirent immédiatement possession de la colline centrale, comme prévu, mais avec beaucoup plus d'hommes que prévu, en javeliniers comme en frondeurs. Face à la cavalerie lourde arménienne, une nuée de cavaliers légers, épaulés par un autre contingent plus en face de la grosse colline. De l'autre côté du champ de bataille, encore d'autre cavaliers légers, mais aussi une immense ligne d'archers qui pensaient vraisemblablement devoir aller sur la droite arménienne. Pour le coup, le plan de Pysdane ne créerait pas une surprise colossale et s'il ne se dépêchait pas, ils auraient le plus grand mal à contenir ce monde. Cela sans compter une immense phalange grecques de hoplites alliés venus prêter main forte à l'envahisseur et qui étaient de l'autre côté de la colline centrale. Si Mézétrène Odévian était impressionné par le spectacle ennemi, son allié Grandomène Gapachian était lui sous le choc : " Je jouais dans cette colline et cette ravine quand j'étais gosse et j'en ai les plus beaux et les plus vifs souvenirs. Et là, maintenant, de voir ces redoutables pirates si près de mon terrain de jeu, j'en ai les larmes à l'œil et froid dans le dos ! Je n'aurais jamais cru voir le Scythe aux Plasmes ! "

Enfin, la bataille s'engagea. Les Scythes qui n'avaient pas d'ennemi en face d'eux, si ce n'est quelques éclaireurs arméniens en mission de retardement plus ou moins suicidaire, commencèrent immédiatement un vaste mouvement tournant, tandis que les Grecs résolus s'avancèrent et que les autres cavaliers légers vinrent gêner la progression de la cavalerie lourde arménienne. Celle-ci s'avança en réponse et ils reculèrent autant que les Arméniens avaient avancé. Les javeliniers hibères et les archers avancèrent, pour accomplir leur mission, même si cela leur semblait difficile. La cavalerie légère sous les ordres du roi était nerveuse et restait un peu en retrait pour l'essentiel, en priant pour que le prince ne tardât plus ! Leur vœux fut exaucé, car ce manège n'avait pas duré une heure que déjà il était à poindre sur la droite. Il arriva avec ses cataphractes l'entourant, ses cavaliers légers à sa gauche et ses archers à pied à sa droite. Mais il manqua d'élan et ses hommes hésitèrent à avancer, tandis que le petit corps scythe qui lui faisait face virevoltait en tout sens et sut se regrouper sans perdre trop d'hommes. Si bien que le manège devant le roi continua longtemps encore. Pendant ce temps, les choses s'était précipité à gauche, où les Scythes avaient pris les choses en main et en venaient à combattre les cavaliers légers arméniens qui furent bientôt en sous nombre, malgré quelques renforts des hommes de Gapachian. L'assaut de la colline était âpre et seuls les hommes les plus près des cataphractes avaient réussi à progresser, parce que l'ennemi n'avait pas pu aller prendre position avant eux. Ailleurs, l'assaut était un échec. De plus, les archers arméniens avaient dû abandonner leur soutien pour résister à quelques hardis frondeurs et se replacer. Ceci avait affaibli le dispositif arménien et les Grecs s'approchaient dangereusement.

Mais ce furent les cavaliers Scythes qui, repoussant sans cesse leurs homologues arméniens, allaient venir semer la panique et massacrer les archers à pied. Ils durent cependant rebrousser chemin et quand les Grecs s'engagèrent à leur place, au lieu de cogner, ils firent manœuvre et en oublièrent de protéger leur flanc, ce qui leur coûta de très nombreuses pertes mais pas assez pour qu'ils démoralisent. Cependant, les pertes s'étaient accumulées dans le corps commandé par le roi d'Arménie et ses hommes commençaient à flancher. Sentant cela, Grofénian avaient ordonné qu'on ne protège plus ses flancs, pour que l'ennemi tenté vint enfin à sa rencontre. Mal lui en prit, car à ce moment les Scythes furent galvanisés et son corps prit autant de pertes en quelques minutes que jusque là il en avait encaissées ! Démoralisés, les survivants tentèrent de fuir, mais beaucoup furent rattrapés. Néanmoins, le Prince héritier, qui avait appliqué la même tactique face au même problème, fut lui plus chanceux, et parvint à détruire le petit corps qui le narguait depuis si longtemps. Hélas, son père avait cédé quand il allait vraiment lui porter main forte. Le corps central ennemi avait lui aussi beaucoup souffert et si Mézétrenne sombra dans une contre-attaque du chef adverse qui le narguait depuis si longtemps, il réussit à tuer des guerriers à cheval qui s'approchaient maintenant trop près de lui car ses hommes n'étaient pas encore tous tombés. Avec l'aide de quelques archers à cheval du corps de Grandomène ils tentèrent de donner une bonne leçon aux piétons assoiffés de sang qui avaient quitté leur colline pour la curée ! Ils furent bien près d'être tous tués en nombre si grand que leur moral aurait vacillé. Mais ce fut en fait le pillage des bagages arméniens qui avait commencé qui, en fait, acheva la bataille par une terrible défaite arménienne, en dépit d'une défense farouche !

Après la bataille, on retrouva le roi Mézétrenne en vie. La chose parut prodigieuse et les Scythes se contentèrent d'exiger une rançon de sept talents d'or pour lui redonner la liberté. Elle fur payée par Pysdane qui était alors régent qui dût de surcroît accorder les terres de son allié, jusqu'aux Plasmes inclus, pour acheter la paix. Grandomène protesta bien un peu, mais la piètre prestation de ses troupes et de sa personne lors de la bataille ne plaida pas en sa faveur et il dût se résigner bien vite. Après moins d'une semaine de convalescence, cependant, Mézétrenne allait devoir faire face à un nouveau défi. Mais ce sera pour une autre fois que le récit vous en sera conté !

-- Jean-Pierre Rivière

L’ogre Teuton

La reine de Saba malgré sa frivolité légendaire remporte une bataille face à l’ogre teuton

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En ce dimanche 27 octobre 690 avant J.-C., les moines teutoniques d'Olivier, suite à une tempête électromagnétique se trouvent déplacés dans l'espace et le temps. Propulsés dans le paisible et prospère royaume de Saba, ils se montrent d'une agressivité extrême (Ag = 4). En hâte, la reine, qui se reposait en compagnie de quatre ou cinq vigoureux gardes du corps ( !) rassemble une armée et fait appel à son traditionnel allié bédouin. Abdul El Jeff commande l'aile gauche du dispositif et Mézigue l'aile droite. En face, trois corps réguliers se mettent en place :

aile droite : Turkopolen, LH (O) surtout
centre : Bd + Bw + Kn (S)
aile gauche : Sp + Bw + Kn (S) + LH
Le déploiement arabe est classique :
en ligne avec dans trois corps Bd (F)+ Cm (O+ Ax (O) + Ax (I)

L'allié bédouin se trouve sous mes ordres et trop pressé d'en découdre se fourre dans une nasse dont il ne sortira pas vivant. Attiré par la LH, il tombe sur des Sp (saperlipopette !!). Son général meurt. Une perte sur le corps mais derrière je lance le dé et fait 1...Bigre, nous voici sans allié externe.

Mon compagnon Abdul pousse de son côté pendant que le rude moinillon s'organise. Préparant à recevoir les guerriers impétueux, il casse ses lignes et les Kn (S) encadrent et/ou se mettent derrière les piétons pour ramasser la Bd (F). L'assaut général est déclenché par la reine. L'encadrement qui avait prévu un taux de pertes de 16,465 % (c'est cela la précision du mathématicien arabe) est heureux de constater (avec quelques jets de dé bien sentis) que ce taux ne sera jamais atteint...Du coté adverse, c'est le taux de 33% qui sera rapidement atteint sur le corps central. Son aile droite commence aussi à tanguer dangereusement ; Après quelques intermèdes (points de règle délicats, liste en règle), le glas retentit brusquement du côté de l'Ordre.

La reine se montre alors d'une dureté extrême et inflige aux prisonniers une torture abominable que Amnesty International dénoncera plus tard. Elle les envoit assister au concert d'André Rieux à Bercy.

-- Eric Tissier


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