Les récits de batailles
 

Récits de batailles



Mithridates et les visiteurs

L'ennemi était là

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Alors qu'il s'apprêtait à aller envahir Rome à l'aide de ses alliés arméniens, Mithridates eut de la visite. Ou plutôt des visiteurs. Hubert de Montmirail et tout son ost était là, qui cherchait à piller tout le pays.

Alors l'armée de Mithridates descendit le long du fleuve que les visiteurs remontaient, et les deux armées se rencontrèrent près d'une petite bourgade perchée tout en haut d'une colline, qui dominait une plaine immense. Cette plaine ne s'arrêtait qu'à la rivière, si on admet que deux petites collines l'arrêtent. En fait, ces deux collines formaient un étroit passage arrêtant plutôt les cavaliers de Mithridates.

Il y avait une route qui traversait la ville, franchissait la rivière sur un pont, et passait finalement entre ces deux collines. Il fut convenu d'y mettre les javeliniers, les uns pour aller défendre la ville, les autres pour aller prêter main forte aux Arméniens, qui étaient sur la rive opposée à la ville.

Les cavaliers bosporains étaient avec Mithridates et l'essentiel de la cavalerie pontique à gauche de la ville, pour tenter une manœuvre de flanc sur un ennemi peu nombreux et dénué de toute cavalerie légère. Un écran de cavalerie légère était mis en avant de la route pour donner du temps aux javeliniers de rejoindre leur théâtre d'opération. Les Arméniens, qui avaient testé la rivière, qui s'avéraient être très peu profonde, placèrent l'essentiel de leur cavalerie légère en avant de ces javeliniers, tandis que leurs cavaliers en ligne étaient en attente sur la rive à priori protégée des assauts ennemis.

L'ennemi était là. Des hommes en armures de métal, et même leurs chevaux. Et des archées redoutables, pour la plupart montés. Leur commandement compensait quelque peu leur absence de cavalerie légère. Mithridates, qui avait tenté sa manœuvre, se vit tout de suite rejoint par l'élite des cavaliers extra-lourds adverses, et se résolu à proposer bataille... près de la ville. L'ennemi accepta. Mais dans la ville les Bastarnes qui étaient arrivés un peu auparavant furent lâchés, et ils allèrent massacrer les archers que l'adversaire avait amené pour allonger sa ligne et massacrer les bosporains ! Les chevaliers gascons furent très affectés, et n'osèrent plus avancer au centre, où il n'y avait plus que des mauvais coups à prendre face à une cavalerie légère qui pouvaient agir à sa guise, et à quelques archers eux aussi bien près de la colline. Mais enfin, ils se dirent qu'attendre ne leur siéraient pas, et ils chargèrent. Mais l'élan fut insuffisant, et ils coururent à leur perte, et leur corps ploya alors.

Cependant à gauche, les chevaliers français, après quelques succès face aux bosporains, avaient perdu toute cohésion, et tout soutien. La cavalerie pontique vint en aide, et beaucoup de Français furent massacré, mais les autres tenaient bons, et infligeaient encore quelque perte.

A droite, les Arméniens tentèrent une traversée. Après avoir réussi et exterminé un premier lot d'archers, l'ennemi réorganisé parvint cependant à les repousser, cependant leur général en chef étaient maintenant entouré de toute part, et faillit bien y laisser la peau. Mais son corps étant désormais démoralisé, il résolut de s'enfuir pour essayer d'échapper à un funeste destin.

A gauche maintenant, les Bastarnes continuaient leurs assauts, parvenant à repousser les assauts d'un général anglais pour certains, massacrant des archers pour d'autres, mais c'était improductif. Les Français continuaient la lutte, et avec bravoure. Mais le nombre était trop important, et à force, encore un carré de Français succomba au terme d'une charge infructueuse, et enfin leur corps plia.

Et avec elle, toute l'armée adverse. Les pertes, quoique non négligeables, n'étaient quand même que minimes. Les dieux étaient visiblement avec la Juste Cause.

Satisfait de la victoire, Mithridates se retrouva à la tête d'une impressionnante quantité d'armures à faire crever de jalousie les Romains. Allait-il s'en servir contre ses prochains adversaires ?

-- Jean-Pierre Rivière

Sauron contre Hamilcar

Rencontre, genre 3ème âge

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Par ce dimanche... (difficile à dater cette rencontre, genre 3ème âge), voici les terribles forces du Mordor (menées par Laurent Debuiche, enfin de retour au club après quelques absences dictées par des motifs "qui ne nous regardent pas" : -)) qui décident d'envahir Carthage. Hamilcar prépare l'armée rapidos au combat. Il sait qu'une défaite entraînera un cortège de souffrances jamais vues encore.

Le terrain est dégagé.
L'armée du Mordor est impressionnante : 3 dés réguliers + 1 allié (nom ?). Son aile droite comporte une foule d'Ax soutenus et quelques Cv O. Son centre est dur comme du roc : Bd S soutenus + 1éléphant. Derrière, un peu de Sp I. Son aile gauche compte sur des Bd F régulières et soutenues elles aussi et des Lh. "peuchère !!" déclare Hamilcar (parole historique colportée de générations en générations). L'allié numide fait face aux Ax. Les Sp S et les Wb S font face aux Bd S, 6 Lh O font face aux Bd F. Mes chariots et mes Sp I, placées au centre gauche n'ont pas vraiment d'adversaire. Sauron attaque : son allié est fiable et cherche à contourner mon allié numide avec moults PIP.
Au centre, il est plus prudent.
Moi, c'est le contraire, j'avance toute ma ligne centrale (Kn, Sp, Wb) et j'essaie de tenir mon numide à bonne distance mais il est rapidement en difficultés. Laurent/Sauron s'emballe et attrape (reculs impossibles + grosses erreurs de mesure de ma part) 4 Lh. Les autres jettent l'éponge et s'arrachent...

Au centre, l'explication entre hommes commence.
Il me faudra au moins 3 ou 4 tours pour que les Wb S tuent les Bd S soutenues (et encore, c'est parce qu'elles poursuivent après combat...). Un corps de Sauron disparaît : Hamilcar, la tête ailleurs oublie alors d'enlever un SG Kn à portée de charge d'un babar. Le vil Laurent ne rate pas l'occasion et vlan ! me foudroie mon S-G.

1 corps partout. L'affaire se corse mais je sens le moral des forces obscures baisser. Mes Sp et mes Wb se tournent alors vers les Bd F (son aile gauche je vous rappelle suivez un peu merde !!) histoire de causer. Dans le même temps, mes 6 Lh O se jettent dessus. A partir de là, je ne me souviens plus très bien mais je crois que j'ai fait de bons combats au dé car son corps s'écroule entraînant l'armée des ténèbres.

Et voilà la civilisation sauvée. Grâce à Hamilcar le brave, les Italiennes peuvent sans crainte se mettre en string sur les plages tunisiennes !!

-- Eric Tissier

YOUSSOUF 1er contre les frères de la côte.

La fâcheuse nouvelle

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YOUSSOUF 1er, sultan d'OMAN , déjeunait tranquillement avec son cousin RICOUM de MOSSOUL lorsque des bruits d'agitations vinrent perturber leur quiétude.

Un messager s'annonça et entra sous la tente. Il était porteur d'une bien fâcheuse nouvelle, des mécréants qui écumaient les cotes avaient débarqué et menaçaient le sultanat, Leur drapeau noir à tête de mort flottant dans le vent. Des villages côtiers avaient déjà été pillés et brûlés.

Des renseignements laissaient penser que 4 pirates, sous l'égide de Denis le carnassier, s'étaient alliés pour commettre ce forfait, leurs bateaux mouillant au large, prêt à leur prêter main forte.

YOUSOUF décida d'aller les combattre sur les côtes et de ne pas leur laisser le loisir de saccager le pays.

Les deux armées se rencontrèrent donc en bordure de mer, le paysage était constitué d'une dune sur laquelle s'appuieraient nos braves arabes et deux autres dunes dans le camp adverse.

YOUSSOUF déploya ses 3 corps de la façon suivantes, 2 corps de guerriers dotés de lames sur 3 rangs, précédés par des éclaireurs, à gauche quelques chameaux rapides dont un petit détachement embusqué dans une dune. Sur la droite, YOUSSOUF et ses cavalier d'élites se chargeraient d'attaquer avec des tireurs rapides et des éclaireurs dotés d'armes à feu. Un petit groupe de chameaux rapide assurant le rôle de soutien à l'arrière.

Les pirates arrivaient, une longue ligne de soudards assoiffés de sang, des femmes de mauvaises vies les accompagnaient, ivres de rage, 4 corps commandés par 4 capitaines mues par la seule envie de piller, la bataille s'annonçait rude et féroce.

Visiblement les pirates n'étaient pas la pour la parade, rapidement les lignes se ruèrent vers nos guerriers imperturbables, tandis que leur bateaux se rapprochaient au plus près de nos côtes grâce à un vent très favorable.

Des le début de la bataille, YOUSOSUF demande aux chameaux en embuscade de sortir, a priori il en fallait plus pour étonner ces sauvages, sur le flan droit, les spahis, tireurs et légers commencèrent à faire mouvement tandis que les guerriers se portaient tranquillement au devant des pirates.

Le premier sang fut versé, des chameliers imprudents ou trop excités tombèrent sous les balles ennemies, les lignes se rapprochaient, les légers arabes commencèrent à fuir sous les tirs, ce fut le contact...
Les canons ennemis, quand a eux, tiraient sans aucun résultat flagrant, ceci se répéta durant toute la bataille.

Le combat fut acharné, l'aile gauche arabe était la plus menacée, à droite les tireurs arabes faisaient merveille, au centre et à gauche après un début incertain, les lames arabes rendaient gorge aux pirates, semant le doute et l'effroi. La qualité des tireurs ennemis ne suffirent pas. A droite les tirs arabes étaient meurtriers, quelques braves périrent cependant au combat en corps à corps, débordés par la masse de braillards.

Le débarquement de renfort par les pirates, bien que menaçant, ne changèrent rien, alors que le sang se répandait à torrents, que le glapissement des femmes bousculées et le gémissement des blessés se faisaient entendre, les infidèles rompirent brutalement le combat, fuyant sans demander leur reste et laissant, qui son chapeau, qui ses bottes. Les dunes étaient maculés du sang impie.

YOUSSOUF fit organisé un grand méchoui en l'honneur des combattants qui avait chassé la menace étrangère, les têtes de prisonnier roulèrent dans le feu sous les cris de joie des villageois venues participer aux triomphe.

Le nom de YOUSSOUF résonnent encore dans les dunes, pour combien de temps encore ?

" Je remercie Denis R (DENIS LE CARNASSIER) pour cette partie très agréable et Eric L. (RICOM de MOSSOUL) pour sa participation aux combats. "

-- Gery Payen

Parchemins

Les aventures de Roussel de Bailleul

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Voici une histoire qui advint sur une route poussiéreuse de terre sainte, quelque part au 12ème ou 13ème siècle.

Roussel de Bailleul, croisé, chevalier de l'ordre des hospitaliers, était sorti à la recherche de parchemins. Quelle était la nature exacte de ces parchemins, l'histoire ne nous le dit pas. Mais ils avaient une valeur certaine, pour que tant de gens se mettent en route pour s'en emparer.
Donc ce matin là, pas très loin de Jérusalem, Roussel de Bailleul, accompagné de deux arbalétriers mercenaires de Flandres, Marc et Manuel, est à la recherche de parchemins en possession de caravaniers bédouins. Il rencontre Théobald, croisé de son état lui aussi, conduisant une petite troupe de marauds. L'un d'eux conduit un chameau chargé, ainsi que s'en vante bientôt Théobald, de parchemins précieux dérobés à des caravaniers bédouins.
L'affaire s'est déroulée très simplement, dit Théobald. A la vue des francs, les sarrasins ont aussitôt pris la fuite, abandonnant le chameau et son précieux chargement.
Roussel se propose d'escorter Théobald pour son retour à Jérusalem, et la petite troupe se met en route, Théobald devisant et Roussel se demandant comment s'emparer du trésor.

Mais voici que la route s'approche d'un canyon, lieu idéal pour une embuscade. Méfiants, les francs s'arrêtent. Avisant un petit bois tout proche sur la droite, Roussel attire l'attention de Théobald. Il pourrait y avoir des ennemis ici. Aussitôt, Théobald commande à ses hommes de se diriger vers le bois. Bien leur en prend car tout un groupe de bédouins surgit de derrière les arbres, et arrosent les francs de flèches.
Marc et Manuel, qui se tenaient prêts à une telle éventualité, décochent immédiatement leurs carreaux, blessant sérieusement un archer ennemi. Puis les marauds se lancent à l'attaque, et c'est la mêlée.

Roussel envisage alors de s'emparer du trésor et de laisser Théobald se débrouiller. Mais l'arrivée d'un petit groupe de chrétiens, plus loin sur la droite, lui fait changer d'avis. Un templier, dont l'histoire n'a pas retenu le nom, accompagné de deux piétons, s'approche et fait de grands signes, désignant une colline près de la route. Bientôt, des cavaliers et des piétons en surgissent, poussant le templier à reculer.
Il s'agit d'un groupe de redoutables cavaliers mamelouks, lanciers et archers à cheval, certains sur des chevaux protégés, et de fantassins kurdes, archers et lanciers à pied.

La route vers Jérusalem étant coupée, Roussel décide de serrer les coudes avec les autres croisés. Le combat tourne mal pour les marauds de Théobald. Plusieurs ont déjà été navrés. Théobald a mis pied à terre et engagé le chef de la bande. Mais, empêtré dans son armure, ne parvient pas à s'en débarrasser.
Roussel démonte et se lance dans la mêlée à son tour. Marc et Manuel, qui ont rechargé, tirent à nouveau mais ratent. Ils dégainent leur coutelas, foncent dans le tas et débarrassent Théobald, blessé, de son adversaire.
Roussel, pas plus efficace que Théobald, s'escrime en vain contre un archer bédouin. Il faut le secours des ribauds et des mercenaires pour achever enfin les bédouins.
L'orée de la forêt est jonchée de corps, mais l'affaire n'est pas terminée. Des kurdes sont arrivés et attaquent Roussel dans le dos. Il fait face. Heureusement il reçoit le secours d'un piquier de la suite du templier qui, fuyant la cavalerie ennemie, a traversé le bois pour venir aider ses coreligionnaires.

Là-bas, une joute de cavaliers fait rage. Le templier a reçu le renfort d'un chevalier teutonique et de son suivant (attiré lui aussi par les parchemins ?). Après avoir hésité, ils ont chargé et la mêlée a fait rage contre les mamelouks. Malgré des hauts faits, le chef ennemi ayant été abattu, le combat tourne mal pour les croisés.

Mais revenons au petit bois. Roussel est enfin débarrassé de ses ennemis et peut regarder alentours. Depuis la lisière, Marc et Manuel échangent des projectiles avec des archers à cheval. Théobald gît sur le sol, ainsi que toute sa compagnie. Là-bas, un archer kurde s'est emparé du chameau enfui.

L'enjeu de la lutte ayant disparu, les protagonistes se séparent.
Roussel s'en retourne vers Jérusalem, sans les parchemins, mais ayant récupéré le destrier de Théobald.

On apprendra plus tard que les Kurdes étaient en fait des assassins envoyés par le vieux de la montagne pour s'emparer des parchemins.

Merci Benoît pour cette sympathique soirée.

-- Denis Roussel

Une belle défaite !

Paf les blemmeyes, en pleine gueule les crocs de Dracula.

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Par ce dimanche après-midi frisquet, me v'là à F et S avec mes Béja : je joue contre Hervé B, sbire du Comte Dracula (Wallach et Moldave). Il joue en 4 corps avec un allié polonais (10 Kn O + Lh F) qui est en MDF avec ses bagages. Ses 3 corps sont sous mes yeux avec Dracula en personne, suivi de nombreux infirmiers qui trimbalent des éprouvettes pour se repaître du sang de l'adversaire...

Son aile droite est constituée de Lh S +Kn. Son centre concentre Bw I + Bd O + Ax et est bien planté en haut d'une colline douce. L'autre aile de la Cv avec des Bw I et des Ax

Moi ? Euh... simple 48 Bw I en ligne suivis des Bd F + 20 Ps O. 7 Lh O se précipitent vers le coin attendu de la MDF. J'attaque et avance partout. Au 3ème tour, sa MDF rentre. Aie... Je la contiens avec de la Lh en reculant un peu. Au centre, nos Bw I vont se flécher : désastreux sont les tirs (j'en perds 3 en 1 tour). Il avance ses Kn O mais en perd 1 au tir et 2 au contact. Le hic c'est que sa Cv est impériale au centre, elle subit les tirs en ricanant et vient me blaster : Pas la peine de faire un dessin, mes archers volent au centre et ce trou s'agrandit formidablement. Hervé-Dracula exploite le trou pour se rabattre sur les flancs des 2 corps adjacents. Là évidemment, ça vole par paquet. Ma Bd F ne fait rien, apeurée par ses Bd O. Je tente le tout pour le tout et avec ma Lh que j'ai regroupée (11 plaques), j'attaque son allié Kn O et Lh F. Il perd 3 Lh F mais les Kn sont increvables. Et c'est moi qui débande le premier (sacré Hervé !!).

En fond de table, un type avec une grande cape noire crie : Rhésus ! Rhésus ! Au lieu de Crésus...
Bref, c'est aristocrate infâme me colle une belle rouste !!
Une bien belle partie : merci Hervé.

-- Eric Tissier

Jour de deuil

A la faveur d'une fracture pi-béta de l'espace temps

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D'après un incunable du IIE siècle de notre ère, attribué à Malocrane, scribe personnel de Polydrane 1er d'Arménie :

Grand est notre deuil aujourd'hui, car si grâce aux dieux, nous n'avons pas perdu notre Souverain bien aimé, sa Majesté Polydrane 1er a quand même subi une nouvelle défaite. Le pays était pourtant calme et tranquille, et tout allait pour le mieux. Le peuple se remettait lentement de la mort du précédent roi, Pysdane II. Son fils, Pysdane le Jeune étant encore mineur pour la royauté, c'est son oncle, Polydrane, qui était monté sur le trône. Il n'aurait dû être que régent, mais il fit signer au jeune prince une reconnaissance de son droit à exercer à plein la royauté, for le droit de succession, car à sa mort, c'est le prince Pysdane qui reprendrait le pouvoir, et sa lignée avec.

Hors, à la faveur d'une fracture pi-béta de l'espace temps (il semblerait qu'une telle fracture se produise à peu près une fois par semaine, avec des paroxysmes une fois par mois environ), le pays fut envahi par une horde de Bédouin dynastique, conduit bar l'émir Ben Briko. Résolu à préserver son indépendance, le roi Polydrane se porta au devant. Imaginant se défaire du prince, il lui confia la moitié de son armée, bien qu'il doutât de sa fidélité, car le prince pouvait bien se douter de ses plans. Quant au reste, les Alains apportèrent l'habituel renfort. Et c'est dans une plaine bordée de quelques collines abruptes que se déroula la bataille.

Très vite, les bédouins dépêchèrent leur cavalerie légère au plus près des Arméniens et de leurs alliés pour les fixer. Le prince Pysdane le Jeune ne voulait pas prendre part au combat, songeant sans doute à un plan similaire à celui de son oncle. Lequel était fort marri, car son attaque frontale était empêchée. Seuls les Alains étaient volontaires, mais ils mélangèrent un peu les priorités, et leur cavalerie lourde ne se mit pas assez vite en ordre de bataille. Les Bédouins purent faire venir des premiers renforts quand les combats de cavalerie légère s'engagèrent. Le prince venait de prendre part à la bataille, rendu en confiance par le désir d'en découdre de son oncle, ou sentant en tout cas que sa lignée ne pouvait se permettre de ne pas prendre part aux combats.

Ces combats firent quelques morts, mais la situation se stabilisait, et les bédouins amenaient maintenant leurs archers en renfort. Ceux-ci décimèrent une partie de la cavalerie lourde alane, dont le reste finit par s'empaler sur un petit corps d'alliés bédouins, malgré quelques actes de bravoure. Les cavaliers légers alains ne pouvaient plus grand chose, tout au plus purent-ils massacrer certains de ces maudits archers, mais pas assez -- quoique ce fur presque assez pour en démoraliser le corps.

Mais au centre, les cataphractaires escortant Polydrane, après avoir nettoyé ont fait fuir la cavalerie légère ennemie, se trouvait bien engagé devant les renforts de cavalerie lourde ennemie, bien en ligne devant eux, et soumis au feu des redoutables Abids, qu'ils n'avaient pu charger, et le combat de cavalerie légère au centre se poursuivait encore, si bien que leur flanc n'était assuré d'aucun côté, car de l'autre c'était les Abids, que les efforts du prince ne pouvaient pas contrer. Le prince montra son jeune âge dans la faiblesse de son commandement. Mais quand il arrivait de temps en temps à donner des ordres, c'était son oncle qui donnait un inhabituel coup de vieux. Les Arméniens ne pouvaient pas contrer par la manœuvre, et la puissance de leur cataphractaire n'avait d'égal que l'impuissance de leur cavalerie légère. Petit à petit, la noblesse arménienne se fit encercler, et, incapable de reculer fa ce aux tirs ennemis, la garde rapproché du roi du se sacrifier pour permettre à mon souverain de prendre le large et de fuir le champ de bataille au plus vite. La bataille continuait, mais le corps central en déroute, les Arméniens abandonnèrent presque aussitôt les hostilités et la défaite était totale.

Heureusement, la fracture pi-béta se referma aussi vite qu'elle était apparue, et tout pu rentrer dans l'ordre. L'oncle et le neveu ont maintenant plus confiance l'un l'autre dans leur fidélité, mais ils ont peut-être plus de doute quant à leur capacité à commander une armée...

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Voilà, c'était un résumé stratégique de ma partie contre Mickaëm Bricault. Mes anciens Arméniens ont encore perdu face à une armée médiévale -- ils sont encore invaincus face aux armées du livre 1 et 2, les seules qui m'importent (je ne peux jouer cette armée en tournoi open comme les faits me l'ont maintenant maintes fois démontrés). Comme j'ai perdu, voici un résumé des erreurs que je pense avoir faites, d'après la discussion d'après partie que j'ai eu avec Mickaël.

1) j'ai posé une route, mais trop loin de ma ligne de bord : elle ne pouvait traverser les collines en bord de table, me privant d'action de ralentissement, ou de possibilité de débordement, qui ne pouvait que favoriser et accélérer l'acheminent de l'infanterie bédouine vers mes lignes.

2) j'aurai dû déployer initialement mes KnF au lieu de prendre une petite colline non menacée avec mes Ps alains. Mickaël a pu acheminer des LH puis de la Cv autour, me privant ainsi d'un front orthogonal. C'était ma plus grosse erreur.

3) sachant cela, les combats de LH sont en général à éviter, mais j'aurai dû les tenter au plus vite, car mes renforts étaient avec moi quand les siens étaient proches. Je ne l'ai pas fait, parce qu'en général c'est une très mauvaise idée d'engager des LH(F).

4) sachant que si je défends, je n'ai pas en général le temps de me rédéployer, je devrais sans doute l'accepter pleinement et mettre en ligne mes Kn X et F dès le départ. Après tout, ce ne sont pas quelques LH qui peuvent arrêter les 1er, et les 2e ne sont que des sacrifiables, qui doivent créer un chaos que les autres LH F et S doivent être à même d'exploiter au mieux.

-- Jean-Pierre Riviére

A la conquête de l'ambre

Finale du label bleu.

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Ce jour-là, le roi d'Axoum réunissait son grand conseil. Il avait eu un entretien privé avec l'émissaire du Basileus la veille, qui l'avait félicité pour son action au Yémen. Les relations avec les Romains étaient très bonnes, et ce genre d'action pour contrer la sphère d'influence des Perses sassanides n'était pas pour déplaire aux Africains !

Ce même diplomate lui avait parlé, la bière d'orge aidant, des nouveaux soldats que l'empereur avait incorporés à sa garde. C'était des Scandinaves, d'un peuple qui était en train de mettre la main sur les riches plaines alluviales du nord de l'ancien pays des Scythes. Or ce pays jouxtait aussi la mer Baltique, dans la région d'où on extrayait l'ambre.

Le roi dit tout cela à ses conseillers, et il exhiba fièrement un magnifique collier d'ambre que lui avait remis l'ambassadeur romain. Il était magnifique, et ses couleurs étaient jaune d'or, brun, rougissant, verdissant, tout un festival ! Le roi exposa alors son projet d'aller envahir ce pays qui recelait quand même bien plus de richesses que les montagnes pouilleuses du Yémen.

Mais devant la qualité des fantassins de ce pays -- les Rus comme ils s'appellent eux-mêmes -- il n'avait qu'une confiance limitée dans sa propre infanterie. Aussi fit-il approuver par le conseil son projet de guerre en y incluant un très fort contingent d'infanterie d'arabes nomades, plus résistants que les Yéménites quand il s'agit de combattre dans la plaine. De toute façon, le Yémen grouille aussi de ces nomades, et en débarrasser pour quelques temps le Yémen lui vaudrait la reconnaissance de son potentat.

C'est ainsi que le général Georgeos Bordélik se trouva à la tête de l'armée d'Axoum. Le dispositif de combat était prévu de longue date quand il rencontrèrent l'ennemi. Il faut dire que la monotonie du paysage russe ne permet pas beaucoup de surprises, ce qui permet d'affiner les choses.

Au centre, il placerait son allié, en deux longues lignes de manieurs d'épées, chargé de faire leur possible contre les Rus. La cavalerie et les chameliers nomades seraient derrière, prêts à aider l'une des deux ailes. Les guerriers seront répartis à peu près également dans chacune des ailes, y compris les archers qui se déploieront en tirailleurs. Mais Georgeos commanderait la plupart des gardes d'élite. Ces fines lames devront massacrer les Rus avec l'aide des guerriers en seconde ligne. La cavalerie axoumite sera également répartie, mais Georgios aura la plus grosse part. Il est clair que l'autre aile n'a pas un but tant offensif que défensif.

En face, les Rus se déploient. Ils sont innombrables, mais n'ont pas de réserve derrière leur mur de boucliers et son support d'archers. Par contre, face à l'aile gauche défensive axoumite, se déploient un fort contingent de cavaliers bulgares ! Encore des ennemis des romains. A moins que ce ne soit un coup tordu du Basileus, jaloux des richesses qu'Axoum veut conquérir. Il faudra en parler au roi, qui tranchera.

Mais pour l'heure, cette apparition contrarie fortement Ahmed Ben Ali, le chef des arabes nomades, qui refuse d'engager le combat. Il envoie ses émissaires à Gerorgeos : "Ce n'était pas prévu ! Nous devions avoir une écrasante supériorité de cavalerie, et c'est le contraire qui se produit. Je ne pense pas que votre aile gauche fera le poids. Débrouillez-vous sans nous !".

Le coup est dur. Deux options s'offrent. Temporiser, en espérant qu'Ahmed reconsidère sa position, ou partir à l'assaut pour une victoire rapide sans lui... et le priver ainsi de sa part de butin ! Connaissant l'esprit tortueux des nomades mais la rectiligne certitude de leur appât du gain facile, Georgeos ordonne de mener l'assaut sur les deux ailes, au plus vite ! S'il a confiance en son aile droite qu'il dirige, il ne se fait pas d'illusion sur le fait que l'assaut général de l'infanterie ordonnée sur l'aile gauche est un pari risqué.

En face, les Bulgares sont fidèles à leurs paroles, et s'approchent. Face aux arabes, l'avance est limitée, mais face à l'aile droite d'Axoum, l'avance est assez décidée. Il n'y a pas une heure que les lignes se sont disposées que déjà les combats font rage sur les deux ailes. A gauche, les Bulgares sont présents, mais assez peu entreprenant. Ils ne tentent guère de choses face à la faible cavalerie légère axoumite qu'ils ont face à eux. Ils semblent croire que leur cavalerie lourde suffira face aux guerriers, qui se lancent à l'assaut en ordre dispersé, ivres de conquête. Après quelques pertes initiales, le combat se stabilise. Les guerriers ne perdent pas si vite que ça, et les quelques gardes d'élites et archers psilètes qui sont derrière organisant tant bien que mal une protection de leur flanc gauche, que les Bulgares n'attaquent pas.

A droite, les gardes d'élite axoumites trouvent une opposition plus forte qu'ils ne pensaient, et reculent. Les lances rus les poursuivent, mais pas leurs archers. Et comme ils vont moins vite à avancer que les gardes d'élite à reculer, le combat est rompu. Georgeos lance alors une partie de ses guerriers dans une charge impétueuse, qui déborde des lances privées de leur précieux support d'archers. La manœuvre marche, et des trous apparaissent dans la ligne russe, qui n'a plus que des psilètes et des généraux pour s'y opposer. A l'extrême droite, la cavalerie légère russe, aussi nombreuse mais de meilleure qualité que son homologue axoumite, hésite à attaquer, et ne va pas plus contrer le trou qui est en train de naître.

A la vérité, cette percée est encore assez limitée, mais la conjugaison des guerriers et des gardes d'élite apparaît imbattable. Les pertes encaissées sont peu nombreuses, et la confiance est là.

En observant tout cela, le chef des nomades se met à réfléchir sérieusement. Il commence par amener sa chamellerie face aux bulgares, car s'il décide de se joindre à la bataille, il faudra faire l'effort ici. La bataille se poursuit. Les Bulgares piétinent, et les cavaleries légères de la moitié gauche jouent à se faire peur en tentant quelques manœuvres vite avortées de part et d'autres. A droite, le trou devient une évidence, et le corps russe devrait bientôt vaciller. Comme les guerriers font des miracles de résistance face aux bulgares, Ahmed sent que la victoire est possible, et il se décide enfin à jeter ses forces dans la bataille. Ses chameaux se rapprochent de la cavalerie bulgare, et consolide son flanc. Ses guerriers viennent au secours ses guerriers axoumites de gauche, en allant défier les Rus qui leur font face, afin de sécuriser leur flanc droit.

Mais la première ligne de guerriers arabes est presque entièrement pulvérisée par les Rus ! La deuxième ligne fait meilleure impression. Heureusement, le bout de la ligne russe est pris de flanc, et, à force de reculer, les nomades l'attirent dans un piège et la détruise. C'est peu, mais c'est bon pour le moral. A la gauche des guerriers nomades, la collaboration avec les guerriers axoumites est plus fructueuse. Ses derniers viennent d'anéantir une file de Rus, et ont pu profiter du trou pour anéantir la première unité de cavaliers bulgares. Les autres cavaliers bulgares reculent ou font reculer. Seul leur chef parvient à tuer de temps en temps quelques guerriers mais l'appoint des chameaux qui on maintenant engagé le combat rééquilibre le combat. Et la cavalerie légère nomade n'est pas encore engagée.

C'est sur l'aile droite que ça se décide. Les cavaliers mercenaires des Rus viennent de se décider à attaquer les cavaliers axoumites qui leur font face avec l'aide de quelques psilètes rus. L'attaque échoue, la contre attaque aussi. Par contre, une prise de flanc, rendue enfin possible par la largeur du trou déjà pratiquée, permet de provoquer de grosses pertes dans le corps rus entamé. Il n'est pas fini, mais moribond. Le général en chef russe, qui craint alors que son propre corps ne soit anéanti, décide alors une attaque qui devrait, si elle réussit, démoraliser le corps de Georgeos. Elle a de plus de très bonnes chances de réussir ! Mais telle n'est pas la volonté divine, car sa garde recule ! Elle est alors attaquée de flanc par quelques guerriers, tandis que les hommes qui venait de repousser la menace repartent à l'assaut ! Et là encore, leur bravoure est sans commune mesure. Les gardes du corps du général rus sont désarçonnés et massacrés ! Sont également massacré quelques rus du corps entamé, suffisamment pour le démoraliser. Un cri farouche retentit au sein des masses axoumites.

Devant cette mêlée confuse et victorieuse pour leurs ennemis, voyant la stagnation de leur cavalerie, et leur flanc offert à l'ennemi, la vue de la tête de leur tsar en haut d'une perche axoumite achève le moral du corps rus, qui part lui aussi en débandade !

C'en est alors trop pour les autres corps ennemis, qui ont aussi à déplorer des pertes, et l'armée russe capitule ! La route de l'ambre s'ouvre pour Axoum et la gloire éternelle pour Georgeos !!!

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Notes :
- partie en 400 points contre Jean-Baptiste, pour la finale du label bleu.
- mon allié arabe n'est pas fiable, mais après 3 ou 4 tours ou peut-être 5 il fait enfin un 6
- mes Wb(F) ont eu une chance insolente face aux Cv(S) en ne mourant pas comme des mouches. Il faut croire que la chance sourit aux audacieux ;
- l'attaque de Bd(F) suivi d'un lâcher de Wb(F) quand les Bd reculent et que les Sp avance est particulièrement redoutable. J'aurai dû acheter les BdX pour le corps de gauche !
- bien des irr Bd(I) sont mortes au premier contact avec les Sp(O) rus ! Mais ensuite les choses se sont équilibré. Ma réserve était essentielle.
- l'attaque du général russe était une prise de flanc, rendue possible par la propre prise de flanc que j'ai fait sur les Sp rus. Je ne sais plus si c'était tout de suite après ou un tour après, à cause d'un 1 ou 2 aux pips m'ayant empêché de rétablir une protection. C'est en tout cas aussi la faute d'une Bd(F) continuellement incapable de faire reculer un Ps en terrain dégagé. Enfin bon, son général Cv(I) en chef attaquait un Wb(F) sans soutien arrière, et la débordait avec l'aide du général du corps près de se rompre. Du 4 contre 1 ! Mais la chance et son (I) on fait reculer le général. Là, j'ai fait un 1 au PIP qui m'empêche de mener la contre attaque, et l'impétuosité des guerriers seule s'en mêle. Le Wb(F) de front peut maintenant reculer, et un autre Wb(F) prend le général de flanc. Cette fois c'est du 1 contre 3. Et c'est encore son (I) qui me donne la tête de son général, et ensuite son corps quand il ne réussit pas un jet de PIP suffisant.
- Je ne suis plus certain de la cause exacte de la démoralisation de l'armée rus. Comme je ne pense pas que l'armée était déjà démoralisée, que les Bulgares et le corps central tenait encore bon, je pense que j'ai dû démoraliser le corps entamé. Et comme je ne crois pas avoir rejoué, j'avais dû réussir à la faire dans le tour précédent, bien que ce ne soit pas le souvenir des combats que j'en ai. Mais il y a eu tellement de combats dans cette boucherie !
- Jean-Baptiste, à l'aide de ma mémoire défaillante !

-- Jean-Pierre Riviére

Romain contre Hsien Pi

Petit compte rendu de ma dernière partie contre Carl P.

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L'empereur, après avec exécuté son infâme prédécesseur grâce à la complicité de la garde patricienne profitait tranquillement de la vie.
Mais un messager viens lui annoncer de tristes nouvelles, une nouvelle vague de barbares, venant de très loin, des Hsien Pi croient pouvoir impunément piller les riches provinces de l'Est.
N'écoutant que son courage, il prend la tête de son armée ramassant aux passages quelques Federatii.
La bataille se déroule dans une plaine, avec au centre 2 collines broussailleuses et une autre à l'extrême gauche.
Les dispositions prises sont de gauche à droite
Des LHo avec des KNf , quelque Axo et Pso restant en haut de la colline , ils font face à un corps de LHf , HDo et l'allié avec des Axs et 1 KNf.
Entre les deux collines les WBs avec 2 BDo , en face 1 corps de KNi double basés et LHf.
Puis Bwo, Axs et quelque LHf , face à SPi et Bwi.
Enfin L'allié arabe qui ne fait face à rien.

Les barbares avancent très vite avec l'allié et les KN et envoient quelques milliers de civils pour essayer de désorganiser les KN Goths
Voyant cela , l'empereur ordonne une avancée sur les deux ailes afin qu'aucun barbare ne puissent s'échapper
L'allié fonce sur la droite avec le soutient de quelques LHf pour inquiéter le flanc découvert pendant que les Ax et Bw pivotent pour tirer sur les KN .
Les Goths foncent tout droit tuent au passage 1 LH et 1 Ax qui traînaient , et les HD qui gênent le passage.
Les Ax sur leur colline finissent par tuer le général adverse mais son corps continue le combat.
Sur la gauche , avec beaucoup de confusion , des avances et des reculs occasionnés par l'arrivée de renfort de chaque coté ,le combat de cavalerie légère fait rage. Le général ennemi est tué ( le 2 ° ) mais cette fois sont corps part en déroute.
Les Kn chargent les guerriers sur 4 rangs et sont débordés ,le courage des guerriers et la logique font que tous ces Kn (3) sont éliminés .Un 4 ° succombe aux tirs .Le général de ce corps qui fait face seul à tous les Ax recule comme il peut .
Mais consternation , les Goths après les faciles combats du début perdent tous les autres , alors qu'ils pouvaient éliminer un autre général et emportent leur corps dans la déroute .Ce qui peut emporter tout le flanc gauche des Wb .Les bagages deviennent presque sans protection . Mais les Ax résistent de façon héroïques , se font massacrer lentement mais tiennent. Le nom de ces braves , tous morts aux combats, sera gravé sur un monument en haut de cette funeste colline.
Suite à la perte d'un LH ennemi , toute l'armée déroute et seul quelques cavaliers arriveront peut être à retrouver leur tente mais les mains vides .

-- Laurent Debuiche

Les poilus du Kremlin

C'était bien Verdun vendredi soir au KB.

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Erick joue ses Middle Assyrian et moi Saba. Il joue en 3 corps avec, petite surprise, 4 Kn (O) et ses 3 chefs en Kn. Il est attaquant et ne pose rien. Je suis défenseur et pose tout ce que je peux poser. Son aile droite est un énorme bloc d'Ax, prêts à s'emparer des terrains pourris. Au centre, ses Reg Bd (F) forment une ligne genre mur. Derrière, les Kn attendent pour combler les trous. L'aile droite est un flanc refusé (Cv (S) + Ax). Toutes les troupes sont doublées de façon réglementaire par des Ps (O). Mes 2 corps d'attaque (20 Irr Bd (F) + Cm (O)) sont encadrés par 2 corps alliés, Ax (O) + Ax (I) en ce qui me concerne (30 en gros + 15 Cm (O)). Ax de chaque côté, dans les tranchées pourries, Bd (F) précédée de Cm (O) au centre, dans la plaine, voilà la configuration de départ.

Il attaque et jette son aile gauche dans la bataille : ses Ax attaquent avec un bel appétit la broussaille ou se cramponnent les miens. Après des débuts laborieux, il fait le trou et me contraint à amener des Ax (I) en renfort (Aïe). Il semble irrésistible sur ce côté et j'essaie de retarder l'échéance au maximum. Au centre, ses Bd (F) reçoivent l'ordre d'attaquer mes troupes. Illico, entre deux bouchées de gâteaux (Erick n'ayant pas eu le temps de dîner avant de venir apporte à son organisme le sucre nécessaire à alimenter son cerveau de général), sa ligne avance et s'approche dangereusement de mes Cm qui précèdent mes Bd (F). Ses Kn viennent au bout de sa ligne de Bd pour taper les miennes : le hic, c'est qu'à cet endroit, mes Bd (F) sont sur 2 rangs. Ce détail va se révéler mortel pour Erick. Il rate son premier combat et tombe alors à 4/2 puis 4/1 pour les combats suivants. Ses Kn sont balayés en 2 tours. Au centre, je lâche mes Bd (F) qui traversent mes Cm et vont taper les siennes. Le cliquetis du fracas des armes retentit dans tout le KB. Mon aile gauche est définitivement perdue mais je garde le moral car il faut perdre encore un corps pour perdre l'armée. La bataille est violente au centre et mes guerriers s'enfoncent victorieusement. Ses pertes sont réparties sur ses 3 corps et une frénésie meurtrière s'empare de moi quand Erick m'annonce qu'il manque 0,5 EE sur un corps pour qu'il s'effondre (les pertes sur les 2 autres permettant d'atteindre le total tant convoité). Où se cache ce dernier Ps bordel ??? En fait, je suis aveuglé par l'objectif et perds de vue mes propres pertes : comme disait l'autre " encore quelques victoires comme celles-là, et il n'y aura plus grand monde pour les raconter !! " Ce qui devait arriver arrive finalement vers 0 h 30 : Erick perd l'armée sur un recul impossible d'Ax. Oui mais moi, je suis à la limite de la rupture. Et le tour n'est pas fini car il nous reste 3 combats avec une bonne pression pour moi. 1 seule perte et adios... Finalement, c'est une Cv (I) assyrienne qui va tuer une Bd (F) exténuée. Une Cv (I) !!! La douleur est trop grande...
Une Cv (I)...
Un pauvre type qui sait à peine tenir sur son canasson...
Erick enfourne dans son bec un dernier gâteau et descend de son cheval (I).
C'était une très belle partie, bien violente.
Merci à lui.

-- Eric Tissier

Pour la gloire de Dieu

Extrait des Mémoires du baron Gimeno de la Bidassoa.

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[..] Nous sommes en l'an de grâce 1591. Henri IV et son armée de vétérans, constituée pour l'essentiel de fidèles protestants, firent une halte près du charmant petit village de Troudu. Titillé par ce nom évocateur, Henri alla y faire un tour, en laissant son panache blanc de côté pour aller voir la villageoise et soigner son priapisme. Or le général Gimeno, baron de la Bidassoa et fidèle parmi les fidèles le mit en garde. " Sire, nos éclaireurs nous ont rapportés que des troupes papistes étaient dans les environs. Nous devons être prudents ! ". Henri, qui lorgnait déjà du côté de la fille de l'aubergiste, lui répondit calmement : " Allons, pas d'inquiétude. Nous sommes en nombre, ils n'oseront pas attaquer. Viens donc avec moi exposer ta virilité devant ce bel étalage de la jeunesse de notre royaume ! " Le baron ne partageait pas l'optimisme de son roi et quitta l'auberge.

Fort de son expérience, il savait qu'il fallait provoquer les papistes et les attaquer sans qu'ils soient prêts. Il envoya donc des partis de cavalerie attirer l'ennemi en face du village de Troudu. La ruse avait fonctionné. L'ennemi approchait à grand bruit, mais cela ne sembla pas déranger Henri qui était plongé dans ses exercices d'anatomie. Le Baron Gimeno se renseigna sur l'armée adverse: elle était commandée par le célèbre général de Roussel qui avait gagné sa notoriété quand il avait été cadet sous les ordres de Guise. Il avait avec lui de l'artillerie de gros calibre, une unité d'infanterie espagnole et plusieurs éléments de cavalerie très lourde (lanciers et gendarmes). Gimeno établit son plan pour le lendemain, sans compter sur le roi. L’armée devait s’appuyer sur le village de Troudu, aux ruelles étroites, pour protéger le centre. Sur le flanc droit, il confia des ordres stricts au général vétéran Marcellin. Celui-ci devait longer les bois qui verrouillaient le champ de bataille avec sa cavalerie (deux unités de meuniers et une d'arquebusiers montés) tandis que l'aile droite serait verrouillée avec un tercio. Vers le centre il appuierait l'avance du tercio avec son artillerie et son unité de tireurs de Gascogne, bien entraînée. Le centre fut confié à un mignon du roi un peu écervelé mais viril, le comte Antoine. Celui-ci se déploierait légèrement en retrait de Marcellin avec un tercio et le reste de l'artillerie derrière les Gascons; adossés au village, les deux régiments de reîtres et les mousquetaires de Navarre. Gimeno, lui se réserva l'autre moitié du champ de bataille. Il décida d'envoyer ses cadets de Bourgogne protéger le roi et le village. Immédiatement plus à gauche, il plaça ses trois unités du Royal Suisse, composés de piquiers d'élite. Puis sur l'extrême gauche, il prit le commandement des deux meilleures unités de meuniers. Le plan était simple: son corps était le marteau et devait foncer vers les collines au nord-ouest du village, tandis que les autres corps devaient empêcher le débordement et avancer en contenant l'ennemi.

Gérer l'avance de troupes aussi nombreuses nécessitait de procéder avec méthode et sans hâte. Les papistes, eux, ne tardèrent pas à se montrer en débouchant de derrière les collines. Le premier corps qui se dévoila regroupait l'élite papiste : les lanciers, gendarmes, un tercio de vétérans espagnols très bien entraînés soutenu par un autre tercio français. " Bon sang ! Le cadet Roussel (hum) est audacieux. S'il passe par-là avec son élite, il faudra partir au triple galop ! " Il ordonna à son page d'aller seller le cheval d'Henri, au cas où. Puis le centre papiste, sous les ordres de Roussel, se dévoila : un tercio, deux unités de piquiers suisses déboulèrent des collines surplombant le village et surtout la redoutable artillerie lourde émergea de l'ombre des collines en face du village. Pour la protéger, des arquebusiers à cheval. " Mordiou ! S'il arrive à déployer son artillerie, je peux dire adieu à mon infanterie ! " Face à son flanc gauche, il repéra un tercio et quatre unités de reîtres. En réserve, on voyait d'autres arquebusiers à cheval. A voir la lenteur du déploiement du flanc droit ennemi, Gimeno sentit que son adversaire était un incapable. En effet les reîtres ennemis s'avancèrent à portée de charge des meuniers. Il n'hésita pas et les chargea. Si tous ne suivirent pas, la moitié des reîtres fut repoussée avec succès.

La bataille qui suivit ce premier accrochage fut d'une rare sauvagerie. Sur le flanc droit, les lanciers essayèrent à de nombreuses reprises de passer entre le bois et le tercio; mais les feux de ce dernier et les contre-charges des meuniers repoussaient toutes les tentatives, leur général fut même tué, et tard dans la journée, les gendarmes finirent par partir en déroute. Le tercio français passa la journée à échanger des coups de feu avec le tercio protestant, en vain. Les Espagnols, eux, forts de leur expérience, avancèrent malgré les feux de l'artillerie et des Gascons qui subirent l'assaut du tercio. Malgré de magnifiques exploits, ils finirent par partirent en déroute eux aussi. Mais la seconde ligne était intacte et reçut avec vigueur les Espagnols qui sentirent leur fin approcher. Elle ne vint pourtant pas, mais ils n'étaient plus capables de combattre. Au centre, le comte Antoine envoya ses reîtres harceler, avec succès, les piquiers qui fonçaient vers le village et les détournèrent de leur objectif initial. Malgré les feux de l'artillerie papiste, tardant à se déployer efficacement, qui clairsemait les rangs des reîtres, ceux-ci continuaient à esquiver la charge des piquiers tout en les affaiblissant. L'essentiel de la bataille se déroula sur le flanc gauche. Les reîtres papistes réussirent à repousser une partie des meuniers, mais la vigueur de ceux regroupés autour du baron Gimeno tenaient bon et tuèrent même le général ennemi au cours d'une mêlée furieuse. Puis il décida de se replier afin de rallier tous les meuniers et d'éviter que les reîtres ne tombassent sur le flanc des piquiers. Ceux-ci ne chômaient pas puisqu'ils repoussèrent un assaut du tercio de Roussel et réussirent même à l'attaquer par le flanc, rendant les piquiers au coeur du tercio moins efficients. Complètement paniqués par cette charge audacieuse et violente des Suisses, les Français voulurent se replier. Mais les autres Suisses dans leur camp les empêchèrent de réaliser ce mouvement et, malgré un combat mené avec l'énergie du désespoir, ils furent anéantis. Les Suisses avaient gagné ! En fin de journée, les piquiers progressaient en direction des collines et une partie d'entre eux tombèrent même sur le tercio qui protégeait le flanc droit ennemi. Désemparés, ils ne furent pas capables d'arrêter la charge suisse et le tercio finit par partir en déroute.

Le soir tombait, tous les protestants, au cri de " Dieu et le Roi ! " chargèrent les restes de l'armée papiste. Ce fut une grande victoire pour Henri IV qui se l'attribua, tout en récompensant le baron Gimeno en le nommant Duc de la Rune. Ce dernier commença alors à rédiger un essai sur la guerre en notant quelques remarques, notamment celles-ci : ne jamais envoyer de reîtres face à de la cavalerie de bataille; se méfier comme de la peste de l'artillerie, cette arme, bien qu'encombrante, peut se révéler très puissante pour disloquer les tercios; les piquiers sont vulnérables au feu mais terriblement efficaces en mêlée [..].

-- Baron Sébastien Gimeno de la Bidassoa


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