1 Comment
aider les enfants de SES - SEGPA à comprendre un texte
Après avoir pris en compte les propositions de Fayol concernant l'amélioration de la compréhension, nous pouvons nous poser les questions suivantes :
- Comment aider les élèves de SES-SEGPA à comprendre un texte?
- Comment améliorer la compréhension?
Si on considère les différentes théories relatives à la compréhension, il est clair qu'il n'y a pas une solution, ni un niveau d'intervention. Cependant on peut retenir certains principes.
1-1 Principes sous-tendant l'aide à la compréhension
Les principes à retenir sont :
- la mise en oeuvre par l'élève lui-même des processus nécessaires à la compréhension
- l'apprentissage de la mise en oeuvre de ces principes
- la nécessité d'échanges inter-personnels
- la nécessité de la prise en charge de l'aide à cet apprentissageCes principes devraient permettre une approche méthodologique de l'aide à la compréhension.
1-2 Préalables à la compréhension d'un texte
Nous nous cntenterons de rappeler que l'aide à la compréhension passe par ce que Fayol appelle la "base de connaissances".
Un enseignant devrait donc :
- attacher une importance au développement des connaissances lexicales et conceptuelles de l'élève
- créer des conditions pédagogiques pour progresser sur ce plan
- ajuster la difficulté lexicale des textes au niveau lexical et conceptuel que les élèves ont atteint (ce qui n'est pas toujours le cas des livres et manuels scolaires)Il faudrait aussi tenir compte que les connaissances lexicales varient d'un milieu social à un autre, ce qui peut entraîner des variations de compréhension face au discours scolaire. Cependant, même quand des élèves ne connaissent pas certains mots, il est important de les habituer à développer une attitude active d'inférence, de déduction à partir du contexte, et à ne pas se laisser bloquer par l'obstacle.
Des exercices spécifiques peuvent être construits à cette fin tels que les exercices à "trous" par exemple (il s'agit d'occulter le mot difficile et d'essayer d'en trouver des mots équivalents).Nous ne nous étendrons pas davantage sur ce sujet, ces principes paraissent évidents.
Par contre un autre aspect de l'aide à la compréhension nous paraît plus intéressant. Il s'agit de ce que le lecteur met en oeuvre.
1-3 Importance des stratégies dans l'aide à la compréhension
Les compétences lexicales et conceptuelles sont certes nécessaires à la compréhension mais elles ne suffisent pas.
Comme nous l'avons vu précédemment, les stratégies de prise et de traitement de l'information sont primordiales.
Il faudrait donc essayer de développer et de privilégier ces stratégies chez les lecteurs en difficulté.Dans ce domaine, l'enseignant de SES / SEGPA a un rôle important à jouer.
1-4 Importance du rôle de l'enseignant dans l'aide à la compréhension
L'enseignant doit jouer un rôle fondamental dans la construction de la compréhesnsion.
Nous avons vu que dès son plus jeune âge, l'enfant apprend dans l'interaction avec sa mère, puis avec le milieu social. S'il est privé de cette interaction, son apprentissage se fait mal, les attitudes développées face aux apprentissages sont différentes de celles développées à l'école.Un enseignant devrait pouvoir bâtir son intervention pédagogique en s'inspirant des théories relatives aux modèles interactifs. Il pourrait, par ce biais, tenter de remédier aux problèmes de compréhension. Il devrait toujours essayer de cerner les difficultés des élèves et ainsi formuler des objectifs plus fins (en ce qui concerne la compréhension d'écrits)
1-5 La compréhension d'un texte : une résolution de problème
Une approche nous paraît intéressante : il s'agit de l'assimilation de la compréhension d'un texte à une résolution de problème.
En effet, on devrait pouvoir appréhender un récit comme on appréhende un problème.
Le lecteur se place du point de vue de celui qui essaye de résoudre un problème, qui essaye de comprendre.Il se pose certaines questions :
- de quoi s'agit-il?
- que se passe-t-il?
- qu'aurait-il pu se passer?Il imagine des alternatives :
- il s'est passé tel fait, mais cela aurait pu se passer autrement.Par ce questionnement, il devrait pouvoir s'approprier la situation et construire le cadre du récit.
La compréhension d'un récit est une finalité globale et complexe.
Afin que les élèves puissent y parvenir, il semblerait bienvenu d'installer les élèves dans une attente de signification face à l'écrit. Ce travail pourrait s'effectuer par le biais de pratiques et objectifs complémentaires.1-6 Pratiques et objectifs complémentaires
Cette attente de signification face à l'écrit sera suscitée à différents moments :
- avant la lecture
- pendant la lecture
- après la lecture1-6-1 Avant la lecture
Il faudra veiller à :- susciter un questionnement
- susciter une évocation mentale
- faire mobiliser ses connaissancesOn essaiera par exemple de faire parler les élèves sur le ou les sujets abordés par le texte afin qu'ils puissent s'approprier la situation posée par le début du texte.
Pour le texte "Drôle de Magie", il paraissait nécessaire de les faire verbaliser sur la magie. (Qu'en connaissaient-ils? En avaient-ils déjà fait? etc.) Cela les a certainement aidé à cadrer le texte.
1-6-2 Pendant la lecture- Se poser les questions suscitant les hypothèses
- Se poser des questions orientant la compréhension :- aider à localiser un indice important
- aider à l'inférence, la déduction
- actualiser une connaissance nécessaire pour construire l'arrière fond et les implications d'une information donnée par le texte
- aider à verbaliser l'implicite
- imaginer les conséquences1-6-3 Après la lecture
- Se questionner
- Faire un questionnaire pour un autre groupe par exemple
- Essayer d'envisager une suite
- Evaluer
- Transposer (en dialogue, dessin, autre type d'écrit)C'est à l'enseignant de susciter cette attente de signification.
Nous appuierons ce travail sur ls théories de BRUNER. En effet, il développe l'idée "d'étayage langagier" dans l'interaction de tutelle. Cela signifie que l'enfant trouvera une aide à la résolution de problème dans le dialogue avec l'adulte.1-7 L'étayage langagier
L'enseignant devra autant que possible :
- Maintenir et guider l'attention des élèves
- Finaliser l'activité
- Aider les élèves à prendre conscience de leurs capacités1-7-1 Maintenir et guider l'attention
Il est important d'attirer l'attention des élèves, de les fixer sur l'objectif poursuivi afin d'éviter une dispersion dans la tâche.
On pourra poser des questions sur des éléments pertinents pour susciter une explication par exemple.1-7-2 Finaliser l'activité
L'enseignant devrait se charger d'assurer ou de faire verbaliser aux élèves la liaison fin/moyen.
En effet, les élèves ne sont toujours pas en mesure de la faire eux-mêmes, du moins au début.
Il conviendrait donc de rappeler les acquis, de récapituler les étapes intermédiaires, d'aider à évaluer les résultats.
Il faudrait faire en sorte que l'élève se prenne en charge lui-même, qu'il effectue lui-même les démarches pour devenir autonome.
L'enseignant devrait aussi aider à anticiper, à prévoir certaines conséquences et confronter ses hypothèses à celles d'autrui.1-7-3 Aider à prendre conscience de ses capacités
Ceci est important afin que l'élève prenne confiance en lui, sache qu'il connaît des choses et qu'il peut les utiliser. Il s'agit de développer l'attitude de "transposition" (transfert?)
On essaiera de mettre ses progrès en évidence.
On fera prendre conscience qu'il peut agir sur lui-même, mais aussi sur autrui et sur le monde qui l'ntoure.Nous pouvons maintenant dégager des objectifs généraux dans une démarche de compréhension de texte ou de résolution de problème.
1-8 Objectifs généraux pour une démarche de compréhension de texte
1-8-1 Objectifs méthodologiques
- être capable de se questionner : avoir une démarche active face à l'écrit, s'approprier la situation
- être capable de renoncer à une lecture linéaire
- être capable d'explorer toute la page
- être capable de mobiliser et organiser les informations dont on dispose
- être capable de vérifier, revenir en arrière dans le texte
- être capable de réfléchir sur ce qu'on pense avoir compris1-8-2 Objectifs relatifs aux démarches discursives et cognitives
A - Savoir se poser des questions
- être capable d'aborder le texte, le document, la consigne comme un problème à résoudre
- être capable de cadrer le problème, être capable de reformuler les informations qu'il contient
- être capable de se réprésenter les buts de l'écrit
Par ce biais l'élève devrait être capable d'aborder les informations comme une réponse aux questions (De quoi s'agit-il? Comment le héros va-t-il résoudre le problème? Que se passe-t-il?); comme des moyens par rapport à une fin.
- être capable de se poser les questions intermédiaires en fonction de ce qu'on sait
- être capable de distinguer ce qu'on sait de ce qu'on ne sait pasB - Traiter les informations
- être capable de de prendre des indices. La prise d'indices s'effectue à plusieurs niveaux :
Les indices graphiques : rechercher les mots connus, utiliser un lexique, une liste, un texte plus facile pour entrer dans un texte plus long
Les indices typographiques : travailler sur les textes où les codages sont importants, utiliser les titres et sommaires, repérer la ponctuation
Les indices iconiques : illustration rendant possible un enchainement logique, permettant des hypothèses, metre en rapport texte et image
Les indices sémiotiques : se servir de son vêcu et de ce qu'on connaît de la situation (pour les informations extérieures)
Les indices syntaxiques et sémantiques : découvrir des mots nouveaux par hypothèses ou inférences- être capable d' organiser les informations (groupement en fonction de critères, de catégories) -pensée catégorielle
- être capable d' utiliser et de traiter les informations, ce qui sous-entend diverses opértions intelectuelles :
- inférence
- déduction
- mises en relation
- transitivité
- hiérarchisation par rapport à un critère
- être capable de repérer les informations sûres directes et celles obtenues par déduction
- être capable de localiser les informations manquantes (se poser des questions)
- être capable de récapituler et de mobiliser les informations qu'on possède déjàC- Capacités d'anticipation
- être capable d' envisager les conséquences d'une action, d'une hypothèse
- être capable de se projeter dans l'avenir en envisageant des scénarios possibles en fonction de certaines contraintes, choisir une stratégie, en déduire les conséquencesD- Savoir évaluer
- être capable de récapituler les acquis, de vérifier, de confronter des résultats effectifs par rapport aux hypothèses envisagées. Confronter les résultats à ceux des autres.
1-8-3 Objectifs de verbalisation
La verbalisation est un objectif essentiel. Elle permet de susciter le "conflit socio-cognitif" et les confrontations entre élèves.
En début d'activité
- être capable de cadrer, de mieux formuler le problème, mieux intérioriser les informations, se représenter mentalement la situation et le but du texte
- être capable d'une reformulation
- être capable d'inventorier les connaissances dont on disposeEn cours d'activité
- être capable d' expliciter les stratégies, esayer de verbaliser les inférences, comparer, anticiper, envisager différentes possibilités
- être capable de vérifier, de récapituler les acquis, de poser de nouvelles questionsEn fin d'activité (ou après)
- être capable de justifier, d'expliquer, de prouver, de réfléchir à comment on a fait, d'analyser ses erreurs
- être capable d'une prise de conscience
2 Séances pratiques
Au cours de cette année de
préparation au Capsais, j'ai eu l'occasion de prendre en main quelques séances et de
mettre en pratique certaines démarches visant à l'amélioration et à l'aide de la
compréhension de textes.
J'ai travaillé avec des petits groupes de "mauvais" lecteurs de 6ème/5ème.
Ceux-ci déchiffraient mais n'avaient pas vraisemblablement l'habitude d'adopter une
démarche de compréhension active face aux textes.
J'ai principalement procédé en "lecture
prospective" en y intégrant queleques exercices de "lecture
lacunaire".
La lecture prospective
(arrêts par morceaux) permet des extrapolations sur le texte (comment résoudre ce
problème posé; quelles sont les alternatives possibles).
Le texte lacunaire peut permettre de retrouver le contenu du passage
supprimé, en gardant au texte sa cohérence. On doit formuler des hypothèses et
réécrire ce qui manque. Il faut, pour cela, faire des inférences à partir du texte.
A la fin de chaque séance, les enfants devaient remplir un questionnaire destiné à favoriser le travail de compréhension et d'interprétation du texte, il pouvait aussi servir à évaluer la compréhension.
Deux textes et les séances s'y rapportant seront présentés :
- Le Petit Chat
- Drôle de Magie2-1Le petit Chat
Présentation du texte :
Ce texte de fiction paraît, à premier abord, très facile. Il ne présente ni problème de longueur, ni problème de syntaxe ou de vocabulaire. Il pose cependant d'intéressants problèmes au niveau de la compréhension.
Une petite fille areçu un petit chat, celui-ci est très sauvage. Lorsqu'elle le prend dans ses bras, il veut toujours descendre. Mais elle désire impressionner son amie et affirme :"il veut toujours être avec moi".
Pour comprendre ce texte, il faut donc saisir le rapport entre les personnages et le fait qu'il y ait un décalage entre les paroles et les faits rapportés.
C'est sur ce paradoxe que le texte est bâti.
Comprendre le texte, c'est en percevoir le caractère paradoxal et s'approprier son système de fonctionnement.le travail didactique devra donc consister à construire avec les élèves la règle du jeu. Celle-ci devra être établie sur les contradictions plus ou moins évidentes.
Ayant la possibilité de travailler avec plusieurs groupes, il m'a été possible de présenter le texte de différentes manières :
- D'abord en lecture silencieuse
- puis en lecture puzzle
- enfin en lecture prospective2-1-1 Première approche du texte : lecture silencieuse
Le texte a été donné dans son intégralité aux élèves. Ils devaient en faire une lecture silencieuse et de répondre aux questions afin d'évaluer ce qu'ils avaient pu comprendre du texte.
Après observation des réponses au questionnaire, il est apparu que les élèves ne s'étaient pas rendu compte que Madelief mentait, et n'avaient pas pu s'approprier le système de fonctionnement du récit. Le caractère paradoxal du texte leur avait échappé.
Le questionnaire ne leur a servi qu'à repérer et à prélever les informations dont ils avaient besoin sans les analyser.
Par exemple pour la question :
"Madelief dit que son petit chat veut toujours rester avec elle. Penses-tu que cela soit vrai?", ils ont repéré et recopié l'information dans le texte : "Tu vois, il veut toujours être avec moi". Apparamment, ils n'ont pas construit une image mentale du texte.2-1-2 Deuxième approche : lecture puzzle
Il s'agit d'une reconstitution de texte.
Le texte a été découpé en 7 morceaux, chaque élève devait le reconstruire. Tous ont réussi.
En revanche, les réponses au questionnaire n'ont pas révélé qu'ils avaient compris le texte.
En fait, ils ont reconstruit le texte en traitant les informations par données. Ils se sont aussi servi d'indices typologiques tels que : "le titre, c'est au début...Les étoiles, c'est pour la fin". Mais ils n'ont pas reconstruit le texte en s'appropriant d'abord le mensonge pour pouvoir construire le paradoxe.
Dans ce cas, la lecture puzzle, bien que l'exercice de reconstruction ait été réussi, n'a pas aidé à recadrer le texte et à saisir le mensonge de Madelief pour pouvoir construire la règle du jeu.2-1-3 Troisième approche : lecture prospective
Avant de procèder à la lecture prospective, il m'a paru utile de faire verbaliser les élèves sur les petits chats et le mensonge. En effet, dans les deux premières approches, c'est la non-compréhension du mensonge qui avait, semblait-il, empêché la compréhension globale du texte.Déroulement de la séance
Avant la lecture
- Verbalisation
- Mobilisation de leurs connaissancesAyant cru pouvoir constater que les élèves n'avaient pas en général une attitude de compréhension active face aux textes, il m'a semblé utile de susciter d'abord une "évocation mentale" et une mobilisation de leurs connaissances.
Les questions suivantes ont donc été posées oralement :
- Leur arrivait-il de se vanter? Pourquoi?
- Leur arrivait-il de mentir Pourquoi le faisaient-ils?Les réponses ont été multiples, allant de la réfutation du mensonge à la reconnaissance de la "frime" car ce la leur permettait de se mettre en valeur.
Chacun a pu débattre, argumenter et prendre l'opinion d'autrui en compte.Les questions suivantes ont ensuite été posées :
- Que savaient-ils des petits chats?
- En avaient-ils déjà eu?La classe ayant participé a un concours dont le thème était le chat, chacun avait quelque chose à dire. on a décrit les petits chats comme vifs, joueurs, rarement obéissants...
Lecture prospective
Le texte a été découpé en 5 parties. On a distribué une partie à la fois. Lors de chaque distribution, une lecture silencieuse a été demandée.Première partie
- Cadrer la situation
- S'approprier le système de fonctionnement du texte
Le petit Chat
Madelief a reçu un petit chat. Elle le tient dans ses bras, mais il est très sauvage. Il veut toujours descendre par terre pour jouer.
- "Regarde, Roos, dit Madelief. Voilà Tamara. Mon petit chat.
- Oh! Qu'il est mignon" dit Roos.
D'un seul doigt elle lui caresse le museau. Le chaton happe le doigt de Roos et il se met à la mordiller de ses petites dents pointues.
- "Oui, il est très mignon, assure Madelief. Tu vois il veut toujours être avec moi".
Le petit chat a lâché le doigt de Roos. Il s'agite dans tous les sens pour essayer de sortir des bras de Madelief. Ses ongles pointus griffent le bras de Madelief. Mais elle ne le laisse pas partir.Dès cette première partie, le système de fonctionnement du texte est présent. Le texte est bâti sur un paradxe, il y a un décélage entre les parole et les faits rapportés. (Les guillemets ont été rajourés, ils n'y sont pas sur le texte initial).
Les élèves devront donc être amenés à saisir les contradictions du texte.Les questions suivantes ont été posées oralement :
- de quoi s'agit-il? Que se passe-t-il?Après ce questionnement, on a conclu qu'une petite fille voulait imprssionner son amie. Elle avait un petit chat sauvage et disait le contraire de ce qu'il faisait.
La règle du jeu était donc, semblait-il, établie.- Anticipation
- Formulation d'hypothèsesOn a demandé d'imaginer la suite : certains ont dit qu'elle lâcherait le chat car il lui faisait trop mal, d'autres ont dit qu'elle allait continuer à mentir.
Deux hypothèses ont donc été émises, il s'agissait donc de les valider ou non d'après la suite.
Deuxième partie
- "Respect de la règle du jeu"
- Validation ou non validation des hypothèses
- "Quand je l'appelle, il __________________________________ et quand je _____________________, alors il ______________________________."
Il s'agit des paroles de Madelief. Il faut les complèter en tenant compte de ce qui a été dit dans la première partie : Madelief ment et désire se mettre en valeur.
Apparemment cela a été compris. Par exemple on a donné comme réponse :
- "Quand je l'appelle, il vient et quand je pleure, alors il me console."
Troisième partie
- "Respect de la règle du jeu"
- inférénces
Roos, un peu inquiète, regarde les égratignures rouges sur le bras de Madelief.
- "Ca fait mal? Demande-t-elle.
- _____________________________________". Maintenant le chat serre entre ses dents la main de Madelief. "Heureusement ________________, sinon ___________________________________". Roos regarde Madelief; elle a l'air d'avoir très chaud.
- "Il ne mord pas vraiment tu sais. C'est parce que je suis sa maîtresse moi. Chez les autres il enfonce ses dents de toutes ses forces".
Ca Roos l'a senti. elle a décidé de ne plus le caresser. peut-être que le chat doit encore s'habituer à elle.
Il s'agit d'un texte lacunaire, que l'on devra complèter après avoir lu entièrement le passage.
si le système du texte est toujours respecté, (ici répétition de contre vérités par Madelief) les blancs seront remplis correctement.Une fois les espaces complètés, les réponses ont été confrontées, le paradoxe a été formulé.
Tous s'accordaient sur le fait que Madelief ne dévoilait pas la vérité dans ses propos.Quatrième partie
- Formulation d'hypothèses
- "Bon je pense que je vais le poser un peu par terre maintenant", dit Madelief.
Elle s'accroupit et lâche le petit chat. Celui-ci, vif comme l'éclair, se faufile sous le canapé.
Roos et Madelief le guettent, le visage contre le sol. Elles ne voient que les deux petits yeux qui brillent.
Cette partie ne présente pas de problème. les élèves ont été invités à imaginer une fin.
Deux hypothèses ont été émises :
- Madelief va tout dire
- Madelief continuera à cacher la véritéCinquième partie
- Validation ou invalidation des hypothèses émises dans la quatrième partie
- "Allez, va jouer Tamara, dit Madelief. Et ne viens pas traîner tout le temps dans mes jambes, tu entends! J'ai trop à faire."
Elle se lève et entraîne Roos avec elle.
- "Tu vas voir, dit-elle. Il suffit que je lui dise de ne pas venir pour qu'il ne vienne pas. Il est très obéissant".
Roos approuve d'un signe de la tête. Elle n'a encore jamais vu un chat aussi obéissant.
-" Tu viens, dit Madelief, on va jouer".
Après la lecture orale de cette dernière partie un résumé a été fait et un questionnaire donné.
Après la lecture
Résumé collectif:
Un résumé collectif a été fait :
Madelief reçoit un petit chat. Elle veut impressionner son amie Roos. Le chat est très sauvage mais elle ne veut pas l'avouer. Par exemple, quand le chat veut descendre, elle dit : "il veut toujours rester avec moi"
D'après le résumé, il semblerait que la mcro-structure du texte ait été dégagée.
Le questionnaire
Les deux premières questions ont pour objectif l'aide à la compréhension d'ensemble du texte.
Questions
Objectifs
1 - Le petit chat est sauvage : VRAI / FAUX repérer directement l'information dans le texte 2 -Le petit chat aime bien être dans les bras de Madelief : VRAI / FAUX repérage indirect. C'est après reflexion que l'on déduit que le chat aime être dans les bras de Madelief Ces questions sont corrigés oralement avant d'effectuer les suivantes, ceci afin qu'il y ait une dernière confrontation d'opinions, une argumentation et des explications.
Les questions suivantes visent à l'évaluations de la compréhension.
3 - Madelief dit que son petit chat veut toujours rester avec elle. Penses-tu que cela soit vrai?
4 - A ton avis, le chat fait-il mal à sa maîtresse?
5 -Le chat est-il heureux que Madelief le lâche? Veut-il rester dans ses bras?
6 - Ce petit chat te paraît-il vraiment obéissant?
7 -Si tu avais le même genre de petit chat, comment le décrirais-tu à un ami?
8 - Pourqoi Madelief fait-elle une telle description de son chat à son amie?Le résultat a été positif : les élèves avaient apparemment compris le texte.
Evaluation de la compréhension 3 mois plus tard :
Cette fois le texte est donné à lire dans sa totalité, en lecture silencieuse.
Pour évaluer, un cadre de récit avec des mots clefs est donné aux elèves. Il est constitué d'un ensemble de mots clefs reliés par des espaces à remplir. Les élèves devront remplir les espaces par des idées. Une fois rempli, ce cadre devra reflèter l'essentiel du récit.
2-2Drôle de Magie
Avant la lecture