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Collège Louis Braille, Esbly, Seine et Marne, mercredi 23 février 2000, 10h20 : enfin il apparaît...
Nous, les élèves de 5ème11, nous sommes là depuis 8h45, impatients de sa venue, cela fait un mois que le rendez-vous a été mis au point par e-mail, et nous sommes venus spécialement pour lui ce mercredi, c'est dire si nous sommes motivés! Nous ne sommes pas déçus!
Nous voulons l'interviewer pour un concours (la semaine de la presse à l'école), le voir en vrai, admirer ses médailles et toucher celle d'Atlanta (Jeux Olympiques).
Jean, chemise, pull, les épaules larges, des gants à la main, souriant : il a tout de même mis une heure et demie pour venir (on se demande comment la prof s'y est prise pour lui indiquer l'itinéraire...), tout de suite il nous est apparu sympa.
Un géant, nous nous sommes vraiment sentis petits à côté de lui, surtout les deux élèves qui l'attendaient pour l'escorter et l'ont vu descendre de sa moto.
Pas timide, nature, gentil, il a répondu à toutes nos questions (22, tout de même!)
De sa vie on sait que sa maman l'a toujours soutenu et dès le début, à 15 ans. Son entraîneur de club et sa petite amie l'ont soutenu tout au long de sa carrière.
L'an 2000 : une grosse année, il voudrait réussir son mariage (tant pis les filles!),
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son concours de professeur, et , bien sûr, ses jeux olympiques à Sydney.
Sa médaille préférée : génial, il nous la sort de son sac, celle d'Atlanta, en argent, et juste derrière sa première médaille aux Championnats du Monde en 93, en or. Nous nous les passons et les touchons.
Bon joueur, il l'est, de toute façon il n'avait pas besoin de nous le dire, ça se voit sur son visage.
Peut-être, un peu gourmand : deux croissants et un pain au chocolat engloutis, mais il est costaud!
Généreux, il a signé des cartes et des affiches, il a dit oui sans hésiter à notre rendez-vous.
Impressionnant : c'est la première fois que nous voyons de près un champion comme ça, nous avons même du mal à le tutoyer malgré ses encouragements.
Modeste : il ne se sent pas supérieur aux autres, malgré son palmarès, et il nous dit même qu'avant les courses il a toujours le trac.
Pas jaloux : il adore son sport et tant mieux pour les footballeurs et les tennismen s'ils sont riches.
Le plaisir de ramer, c'est ce qui le motive!
Ah oui au fait, le champion, c'est Daniel et ses médailles il ne les a pas Fauché, Daniel!
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