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 Petite introduction sur líintelligence
Sergedrouin@videotron.ca













"On utilise généralement le terme « intelligence » pour mettre l'accent sur la capacité ou l'efficacité à maîtriser des situations concrètes et à tirer profit intellectuellement de l'expérience sensorielle. En psychologie, l'intelligence est définie de façon plus précise comme l'aptitude à acquérir savoir et compréhension et à en faire usage dans des situations nouvelles. L'aptitude à adapter son comportement à l'ensemble d'une situation ou à relever un défi dans une situation spécifique peut être étudiée et mesurée en termes quantitatifs dans des conditions expérimentales. Mais les avis diffèrent sur la définition précise de l'étendue et des fonctions de l'intelligence. Pour Jean Piaget, le développement de l'intelligence passe inéluctablement par des stades successifs chez l'enfant. Dans la conception des tests d'intelligence, la plupart des psychologues tendent à appréhender l'intelligence comme une aptitude générale, fonctionnant comme un facteur commun dans un grand nombre d'aptitudes spéciales. Elle est observée et mesurée par des techniques axées sur ces aptitudes.
 
 

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Qu'est-ce que l'intelligence émotionnelle ?
Sergedrouin@videotron.ca














La «découverte» de l'intelligence émotionnelle repose sur les observations de l'Américain Joseph Ledoux. En 1990, ce chercheur de líUniversité de New York s'est aperçu qu'une petite partie des stimulis provoquant nos émotions n'était pas traitée au niveau du cortex, mais au niveau d'une petite glande en forme d'amande, logée dans les replis de notre encéphale. Cette glande possède son propre circuit neuronal qui prend le pouvoir dans les moments de fortes émotions ou de danger. Une part de nos émotions échappe à tout contrôle rationnel. C'est pourquoi nous avons tant de peine à  nous maîtriser dans des moments d'émotion  intenses: colère, rage, jalousie, peur, etc. La maîtrise des émotions qui se développe grâce aux expériences répétées de l'enfance et de l'adolescence contribue  à façonner ce circuit. Les facteurs cruciaux sont notamment le sérieux et la sensibilité avec lesquels les parents répondent aux besoins de l'enfant,  les occasions et  les conseils dont il bénéficie pour apprendre à dominer ses contrariétés et ses pulsions.Une théorie de l'intelligence émotionnelle a ensuite été développée par différents professeurs faisant autorité en neurologie et en psychiatrie.La personne dotée díintelligence émotionnelle présente des habiletés dans les quatre domaines suivants : l'identification des émotions, l'utilisation des émotions, la compréhension des émotions et l'ajustement des émotions.

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Les six émotions  universelles
.Sergedrouin@videotron.ca













On distingue habituellement six émotions primaires ou « universelles » : bonheur, tristesse, peur, colère, surprise et dégoût. Elles se traduisent, dans toutes les régions du monde, par les mêmes expressions faciales. Toutes présentent un fond biologique commun :  leur rôle est díaider líorganisme à se maintenir en vie ; elles dépendent de dispositifs cérébraux établis de façon innée et qui se sont mis en place au cours de líévolution ; elles peuvent être déclenchées automatiquement, sans délibération consciente. Toutes les émotions utilisent le corps comme moyen díexpression et se manifestent à travers lui.

MATURITÉ.

 

 

 

L'ouvrage qui a popularisé le concept.
Sergedrouin@videotron.ca

Daniel Goleman est  psychologue et journaliste au New York Times, il est aujourd'hui le co-fondateur du Collectif pour l'apprentissage de l'intelligence émotionnelle au Centre d'études sur l'enfant de l'université de Yale. Il a  popularisé le concept d'intelligence émotionnelle dans un best seller mondial (plus de 3 millions d'exemplaires vendus,traduction dans plus de 30 langues) : L'intelligence émotionnelle. Accepter ses émotions pour développer une intelligence nouvelle (voir la bibliographie). Paru tout d'abord aux États-Unis en 1995,  cet ouvrage souligne notamment que des compétences humaines comme la maîtrise de soi, l'autodiscipline, la persévérance et l'empathie (être capable de se mettre à líunisson avec les sentiments díautrui) sont certaines des qualités indispensables qui déterminent la réussite de l'individu et que les enfants se doivent d'acquérir. Ces qualités dépendent essentiellement du fonctionnement des émotions chez l'individu (ses compétences émotionnelles) et impliquent des schémas de pensée sur lesquels ont peut intervenir en toute conscience.

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L'Éducation émotionnelle.
Sergedrouin@videotron.ca

L'Éducation émotionnelle plonge ses racines dans le mouvement d'éducation affective des années soixante. On estimait alors qu'en matière de psychologie et de motivation, l'enfant apprend d'autant mieux qu'il met immédiatement en application ce qu'il a appris. L'éducation émotionnelle enrichit cette manière de faire : en plus d'utiliser l'émotion pour éduquer, elle éduque les émotions elles-mêmes. Les tensions et les traumatismes de l'enfant sont étudiés au jour le jour. Les maîtres abordent des questions concrètes : le rejet, l'envie, les disputes. Les relations interpersonnelles font l'objet d'une grande attention, les élèves apprennent à écou ter et à poser des questions pertinentes, à distinguer ce qu'un autre dit ou fait de leurs propres réactions et jugements, à se montrer assurés dans leurs propos sans se mettre en colère ni  rester  passifs. Les enfants s'initient à l'art de la coopération, de résoudre les conflits et de négocier des compromis. Tout enfant est susceptible d'être plus heureux et mieux portant si les principaux adultes de sa vie portent attention à ses sentiments et offrent des moyens pour les gérer. Pour ce qui est de l'enfant ayant des problèmes émotionnels et sociaux graves ó qui semble incapable de se faire des amis, qui est toujours mêlé à des bagarres ou  déprimé ó ce genre d'aide peut s'avérer salutaire. Mais le plus tôt serait le mieux. Une étude conduite à Montréal révèle que les enfants de la maternelle qui démontraient un niveau élevé d'hostilité et ayant une réputation de fauteurs de trouble avaient beaucoup plus de chances de commettre des actes de délinquance graves au début de l'adolescence."

( Les 5 premiers paragraphes sont un texte original de: Philippe Boukobza
professeur des écoles à l'école primaire St Exupéry )
Source du texte:  http://www.lycee-francais-madrid.org/travaux_profs_eleves/intelligence_emotionnelle.htm
 
 

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La résilience
Sergedrouin@videotron.ca

A l'origine,  résilience  est un terme de physique, qui désigne la capacité d'un objet ou díune matière à retrouver sa forme initiale après avoir subi un choc ou une pression. Les anglo-saxons ont été les premiers à  étendre la signification de ce mot au domaine de la psychologie : la résilience désigne alors la capacité d'une personne à  se remettre rapidement d'un choc, d'une blessure  ( selon le dictionnaire Oxford Advanced Learner's ) . C'est en quelque sorte savoir rebondir, savoir sortir la tête hors de l'eau,  savoir continuer à avancer malgré un vécu qui pourrait vous enfermer dans un statut définitif de victime. Selon les mots de Boris Cyrulnik, la résilience serait  " l'art de naviguer dans les torrents.  "  Une femme violée,  par exemple, va  se battre malgré tout et faire preuve d'une volonté stupéfiante, quand une autre restera  enfermée à jamais dans sa souffrance, sans parvenir à vivre autrement qu'en victime. Pourquoi cette différence de réaction ?  L'une est-elle plus forte que l'autre,  la résilience est-elle une forme d'intelligence supérieure, un don inné dès la naissance ? Rien de tout cela.

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Ceux qui renaissent
Sergedrouin@videotron.ca

La résilience innée ou acquise ?  On ne naît pas résilient. Rien ne prédispose une personne à se relever facilement díun traumatisme,  c'est toute l'histoire affective et culturelle qui construit cette capacité. Plus précisément,  c'est l'avant-traumatisme et l'après-traumatisme qui joue sur la possibilité de guérison. Si les blessés ont acquis au cours des années précédentes une personnalité suffisamment stable pour tenir le coup, et surtout si, après l'agression,  ils rencontrent autour d'eux quelques soutiens affectifs et des lieux où síexprimer,  alors la résilience est possible.  Si en revanche, leur petite enfance ne les a pas stabilisés,  et s'ils n'ont pas trouvé autour d'eux une enveloppe affective et des lieux d'expression , alors ils resteront enfermés dans leur traumatisme.

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Les étapes de la résilience.
Sergedrouin@videotron.ca













Une personne qui vient de subir un trauma  doit pouvoir le mettre en mots ou en scène. Un traumatisme se passe en fait en deux temps :  le premier est l'événement marquant en lui-même, le second est la représentation qu'on s'en fait, la façon dont on le revit et dont on l'appréhende. C'est ce deuxième temps qui va impulser ou non le processus de résilience : quand on la  met en mots,  en en parlant à un tiers, ou qu'on la  met en scène,  en la dessinant par exemple,  on met une distance entre l'horreur et nous. Cela permet de commencer à maîtriser l'émotion qu'elle provoque. Le crédit apporté par la société à la réalité d'un traumatisme influe aussi beaucoup :  une victime d'agression dont le récit est contesté par la société fera face à une difficulté plus grande.  Parfois,  c'est une rencontre avec une personne, une phrase dans un livre ou dans une chanson, qui vont provoquer un déclic:  il suffit souvent,  pour redonner espoir à un blessé de la vie,  de le traiter comme quelquíun de capable,  en lui montrant qu'il peut aider les autres, bref en lui redonnant un statut d'acteur et non de spectateur passif.
 

 

 
Les faux-amis de la résilience
Sergedrouin@videotron.ca













Un  "rescapé"  ne peut trouver la clef de la résilience dans la haine ou dans la vengeance :  cela l'autoriserait à devenir agresseur à son tour, avec le sentiment faussé de réparer une injustice.  Les vrais ingrédients de la résilience sont l'amour et le pardon, ce qui ne signifie bien sûr pas l'oubli.  Attention aussi à ces personnes que l'on croit fortes car elles se montrent comme telles. Ceux qui paraissent s'en sortir très rapidement, et très bien, pratiquent en réalité souvent le déni du trauma. Plutôt que de l'affronter, ils décident de faire comme si l'événement n'avait jamais eu lieu, et continuent à vivre comme avant.  Le déni entraîne une trop bonne adaptation, une absence étonnante de conflit puisque le sujet dénie le danger et la douleur de son épreuve.   Cela fonctionne un certain temps,  jusquíau jour certain où un événement apparemment anodin,  mais qui touche profondément le blessé,  fait ressurgir le trauma du passé : on assiste alors à l'effondrement douloureux d'une personne qu'on croyait et qui se croyait  forte et résiliente.  Le déni est donc une véritable bombe à retardement.

 
Ceux qui renaissent
Sergedrouin@videotron.ca













Quels sont les traits de caractère des résilients ? Les  ' vrais '  résilients sont des personnes qui ont construit tout un processus de défense. Une volonté farouche de reprendre la maîtrise de leur vie : ils ont subi un grave traumatisme, mais níen subiront pas les conséquences. Hors de question de rester victimes. Ce sont aussi de grands rêveurs : intérieurement, leur combat devient héroïque. Un jour,  ils s'en sortiront, un jour ils montreront au monde de quoi ils sont capables. Cela peut les mener vers une relative mégalomanie. Ils se défendent aussi via l'humour : en montrant quíils peuvent sourire,  sinon rire,  de ce qui leur est arrivé,  ils transforment un destin fataliste en histoire,  leur histoire, et nous montrent une image d'eux-mêmes différente. Mais ce quíon retrouve le plus fréquemment chez les résilients,  c'est une créativité débordante.  Créer,  c'est faire naître du néant.  L'enfant doit apprendre à combler le vide laissé par l'absence de sa mère, le blessé,  lui,  doit apprendre à combler le vide laissé par le trauma, qui a tout anéanti.  C'est donc souvent en créant que le blessé renaît. C'est pour cela que l'on retrouve beaucoup de résilients chez les artistes.  Quand la conscience douloureuse de la perte provoque la rage de réparer, la créativité devient une bienheureuse contrainte.    En cas de coup dur, donc, sachez ne pas brûler les étapes. Le simple fait de vouloir guérir ne suffit pas : il faut de la patience et de la persévérance pour réparer les blessures.
 

Ainsi la résilience décrit les phénomènes permettant de se construire une vie épanouie et réussie en dépit d'un vécu d'adversité majeure.  La résilience met en avant les capacités adaptatives et évolutives des femmes et des hommes. Les personnes résiliantes font face aux traumatismes de leur vie en puisant dans leur propre potentiel de créativité et d'adaptation.  En dehors des circuits d'aide sociale, la plupart du temps,  ces personnes  tricotent   leur résilience avec patience et ténacité à la recherche de gestes de solidarité.  La résilience ne se construit pas seulement à l'intérieur de la personne,  ni exclusivement grâce à son entourage,  mais par un entremaillage serré entre les deux.  Les facteurs de résilience procèdent donc à la fois du ressort psychologique et social.
 
 

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Bibliographie :

Daniel Goleman.«
L'intelligence émotionnelle. 
Accepter ses émotions pour développer une intelligence 
nouvelle». J'ai lu, 1998.
http://www.construire.ch
/SOMMAIRE/9909/09entre1.htm
 

Daniel Goleman. 
«L'intelligence émotionnelle 2.
Accepter ses émotions 
pour síépanouir dans son 
travail». J'ai lu, 2000.

 COACHING


 

Antonio R. Damasio. 
«L'erreur de Descartes: 
la raison des émotions», 
Odile Jacob, 1995. 
http://www.construire.ch
/SOMMAIRE/9844/44entre.htm
 
 
 
 
 
 

Un lien très riche en connaissances:  http://ouvaton.org/psychobiologie
/articles/txt-04.31-4-emotions.htm
 
 


Le rôle majeur de nos émotions:   http://www.multimania.com/papidoc
/564roleemotions.html
 
 

Les personnes qui manifestent la 
résiliance ont souvent :

 
 

Le sens de l'humour, 
de l'imagination, 
de la créativité, 
de l'investissement affectif, 
de l'idéalisme, 
de l'engagement, 
de l'altruisme...




 
 

LA RÉSILIENCE
BIBLIOGRAPHIE

Un merveilleux malheur, Boris Cyrulnik Odile Jacob, Paris, 1999:http://www.femmeonline.fr/home_niveau3.php3?rub=16&art=1273

Les vilains petits canards, Boris Cyrulnik, Odile Jacob, Paris, 2001.04.23

La Résilience : concepts, applications, Sous la direction du prof. Michel Manciaux Médecine et Hygiène, Genève, 2001

Le bonheur est toujours possible , Construire la résilience, Stefan Vanistendael et Jacques Lecomte, Bayard, Paris, 2000

Plus fort que la haine, Tome Guénard, J'ai lu, Paris, 1999

L'éloge de la faiblesse, Alexandre Jollien, Cerf, Paris, 2000

La résilience ou le réalisme de l'espérance, Stefan Vanistaendel, BICE, Genève, 1998

L'adolescence volée, Stanislas Tomkiewicz, Calmann-Lévy, Paris, 1999



 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 


 
 
 

 
 



 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 



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