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ACTION CONTRE LE GROUPE DANONE !
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BOYCOTT DES PRODUITS DANONE !
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La fermeture de l'usine LU n'a qu'un objet : augmenter le profit
qui est encore jugé insuffisant par ses dirigeants. C'est le
capitalisme dans sa logique la plus pure. Ainsi, en 1999,
le groupe DANONE a réalisé un bénéfice de 682 millions
d'euros et a versé 350 millions d'euros à ses actionnaires.
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La situation économique de l'entreprise ne justifiait donc pas
la suppression d'emplois, encore moins la fermeture totale du
site. DANONE est loin d'être un « canard boiteux ». Au delà
de l'affaire DANONE, c'est tout le fonctionnement d'une
société qui est en cause, où le libéralisme impose de plus en
plus ses règles.
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Les Ecologistes Alternatifs sont écoeurés et
scandalisés par les agissements du groupe DANONE et par
le mépris dont il fait preuve pour le monde du travail. Bien
entendu, nous serons aux côtés des travailleurs pour
envisager tous ensemble des perspectives d'action.
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Outre la marque DANONE, cette multinationale vend ses
produits sous les marques suivantes : BLEDINA, STENVAL
pour le secteur produits frais ; ALKEN, EVIAN, VOLVIC,
FONTUELLA, SALVESTAT pour la branche boissons ;
BELIN, LU, HEUDEBERT pour le pôle biscuit.
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Comme première action, les Alternatifs appellent au
boycott total des produits du groupe DANONE.
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Pour les Ecologistes Alternatifs,
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Jean-Marc BEN
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Maire-adjoint de Calais
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DESSIN DE
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MATHIEU COLLOGHAN
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ROUGE & VERT
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LE BOYCOTT, UNE PRATIQUE A DECOUVRIR
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EN FRANCE
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En demandant aux consommateurs de boycotter les produits Danone, en accord avec les
salariés de LU, les Alternatifs proposent un mode d'action qui n'est pas encore populaire
en France, mais qui est bien connu à l'étranger, notamment aux USA où le consumérisme
représente une force importante.( Leur leader historique, Ralph NADER, a été candidat
aux dernières élections présidentielles et a obtenu, dans des conditions difficiles, des
scores honorables )
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Dans le système capitaliste où seul le profit compte, et devant l'impuissance et le
manque de volonté des gouvernements qui, en Europe, ont tous fini par accepter le
libéralisme, les moyens de riposte des salariés et des citoyens, ne sont pas nombreux.
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Le boycott en est un, à condition qu'il soit suivi massivement. Avec lui, les
consommateurs de tous les pays peuvent faire comprendre à un patronat uniquement
préoccupé par l'intérêt de ses actionnaires qu'il ne serait rien sans les salariés et les
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consommateurs qui achètent leurs produits.
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C'est la raison pour laquelle cette opération de boycott doit être une réussite.
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CALAIS, DEBUT D'UNE RESISTANCE
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C'est un véritable événement qui s'est produit à Calais le 21 avril. Au-delà de la manifestation qui a regroupé,
selon la presse, environ 20 000 personnes - soit plus de deux kilomètres de cortège - ce qu'il faut retenir de cet
après-midi, c'est en premier lieu sa signification. De même que Millau avait été l'an dernier le point de
rassemblement de militants dénonçant les ravages de la mondialisation, Calais a ce 21 avril le lieu de convergence
des travailleurs en lutte, pas seulement ceux de LU, mais aussi des salariés venus de toute la France dire leur
inquiétude devant les procédés des grands groupes. Des milliers de personnes, membres de partis de gauche,
syndicalistes, associatifs, auxquelles se mêlaient des citoyens non engagés dans les luttes, avaient fait le
déplacement pour dire qu'ils se sentaient solidaires des salariés de Danone, Marks and Spencer et de tous ces
groupes sur lesquels pèse la menace de restructuration...
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Le thème de ce rassemblement était clair. Il s'agissait de dénoncer les méthodes des grands groupes, de dire
non au capitalisme. La réussite de la manifestation doit être une première alerte pour ces dirigeants d'entreprises
obnubilés par les bénéfices de leurs actionnaires.
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Pour les Alternatifs qui avaient appelé à participer à la manifestation, Calais marque une étape, celle de la
résistance face à un système qui sacrifie l'humain. La lutte doit maintenant se poursuivre, dans la perspective d'une
vision citoyenne de l'entreprise qui serait un premier pas vers l'autogestion.
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B.C.
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