FrelSyte - Bernard Werber (sa vision de la littérature, qq citations, etc.)

Bernard Werber, auteur notamment de la trilogie des Fourmis, des Thanatonautes, du Père de nos pères ou encore dernièrement de l'Empire des Anges

 

 

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Je dois avouer que je ne suis pas un grand lecteur. J'en suis même un très petit puisque cela doit faire plusieurs années que je n'ai pas lu de livre (Excepté ceux de Bernard Werber, évidemment... et ceux qu'on nous contraint de lire au lycée). Cependant, chacun des livres de Bernard Werber me passionne et j'ai du mal à m'éloigner des pages lorsque je commence à m'absorber des mondes qu'il est capable d'inventer et/ou de décrire. La principale qualité de ses livres est qu'ils donnent à réfléchir tout en restant très distrayants !

 

Voici d'ailleurs sa propre pensée concernant la littérature (en fait, ce n'est pas la sienne mais celle de Raoul Razorbak, un des héros des Thanatonautes. Je pense cependant qu'elles doivent être proches...) :

« N'empêche, Raoul Razorbak avait lu des quantités de livres. Ce fut lui d'ailleurs qui me donna le goût de la lecture en me faisant connaître des auteurs, selon ses propres termes, “pas rasoirs” : Rabelais, Edgar Allan Poe, Lewis Carroll, H. G. Wells, Jules Verne, Isaac Asimov, Frank Herbert, Philip K. Dick.
- Les écrivains “pas rasoirs”, il n'y en a pas tellement, expliquait Raoul. La plupart des auteurs se figurent que plus ils sont incompréhensibles, plus ils paraissent intelligents. Ils étirent donc leurs phrases sur vingt lignes. Ils obtiennent ensuite des prix littéraires, et puis les gens achètent leurs bouquins pour décorer leur salon et faire croire aux personnes qui viennent chez eux qu'ils sont capables de lire des trucs aussi sophistiqués. J'ai même feuilleté des livres où il ne se passait rien. Strictement rien. Un quidam arrive, voit une bonne femme, la drague. Elle lui dit qu'elle ne sait pas si elle couchera ou couchera pas avec lui. Au bout de huit cents pages, elle se décide enfin à annoncer que décidément, c'est non.
- Mais quel intérêt y a-t-il à écrire des livres où il ne se passe strictement rien ? m'enquis-je.
- Manque d'idées. Pauvreté d'imagination. D'où biographies et autobiographies, autobiographies et biographies romancées… Des écrivains incapables d'inventer un monde ne peuvent décrire que leur monde, si pauvre soit-il. Même en littérature, il n'y a plus d'inventeurs. Alors, faute de fond, les auteurs lèchent leur style, fignolent la forme. Décris sur dix longues pages tes malheurs avec un furoncle et tu auras de bonnes chances de remporter le Goncourt.
BGloussements partagés.
- Crois-moi, si l'Odyssée d'Homère était publié pour la première fois aujourd'hui, il n'apparaîtrait même pas dans les listes des meilleures ventes. Il serait classé avec les livres de fantastique et d'horreur. Il n'y aurait que des gamins comme nous qui le lirions, pour les histoires de cyclope, de magicienne, de sirène et autres monstres. »

Je trouve qu'il est intéressant de rapprocher de cet extrait celui-ci issu du Père de nos pères (pensée d'Isidore Katzenberg, un des deux héros du roman) :

« Les scientifiques apprécient souvent la littérature policière parce qu'elle se fonde sur des intrigues construites, alors que la littérature née du nouveau roman se noie généralement dans des autobiographies plus ou moins romancées, rédigées avec beaucoup de style mais dont l'histoire est peu charpentée. Tout se passe comme si nos écrivains actuels oubliaient qu'ils sont les héritiers des premiers conteurs, hommes des cavernes qui savaient instinctivement raconter et magnifier autour du feu la chasse du jour. Voilà la vraie source de tous les romans. »

Si, comme moi, vous agréez complètement à sa vision de la littérature, alors je ne peux que vous conseiller, si ce n'est déjà fait, de courir acheter ses bouquins !

 

J'ai bien-sûr lu les livres évoquant les fourmis (bouquins grâce auxquels il s'est fait connaître du grand public) mais j'étais assez jeune et la seule chose dont je me souvienne est qu'ils m'avaient captivé ! pour le reste... je crois qu'il va falloir que je les relise.

Cependant, pendant ces vacances (été 2000) j'ai entrepris la lecture des Thanatonautes et du Père de nos pères. Il est évident que je ne vais pas vous résumer l'histoire car cela n'a aucun intérêt ! Malgré tout, je me propose de vous faire partager quelques passages du livre qui ne vous dévoilerons rien de l'histoire en elle-même mais qui me paraissent interressant. En effet, dans les Thanatonautes, livre racontant l'exploration du "continent des monrts", B. Werber a intercalé des courts passages mythologique et/ou philosophique ayant rapport à la mort, et je me propose d'en citer quelques uns, les plus interressants par exemple (la sélection fut très difficile).

 

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