"Lousy French"
L'indépendance du Québec, depuis 1837-38 que c'est dans la tête des Québécois, ne devrait-elle pas déjà chose du passé, pour pouvoir se concentrer sur l'avenir ? Mais est-ce que les Québécois ont peur de se donner un pays ??? Voilà plutôt la question : est-ce que les "Canadians" ont peur de donner un pays au Québécois ? La réponse à cette question est tout simplement un OUI en majuscule.
Depuis le début de notre histoire, les anglo-saxons nous méprisent. Ils nous traitent de "Speak White, Stupid French Canadians, Lousy French et de Frogs". Tout ça parce qu'on n'a pas voulu se battre dans des guerres qui ne nous concernait pas parce que nous sommes FRANÇAIS et non anglais. Venez attaquer le Québec directement et vous allez voir quelques Patriotes se dresser l'arme au poing, continuez et cous verrez 100 000 travailleurs armés et organisés, prêt à tout pour défendre leur patrie.
Il faut ajouter que le Canada anglais sait très bien que si les Québécois aient leur pays, ils ont le construire et en quelques années ce pays deviendra encore plus prospère que la province d'aujourd'hui qui est en fait une colonie. Pourquoi ? Parce que les Québécois sont un PEUPLE travaillant et il n'a pas peur de relever des défis et ce peuple est toujours vivant et a encore sa culture et sa langue pas mal pour un peuple sans histoire et qui était promis à l'assimilation par un certain Lord Durham. Mais les indestructibles Québécois ont toujours combattu pour leur survie et continueront. Ce que vous allez lire en vaut la peine :
peuple ignare, apathique et rétrograde;
peuple mal éduqué et stationnaire;
société vieillie et retardataire dans un monde neuf et
progressif (sic);
peuple faible et vaincu;
les Anglais ont pour eux la supériorité de l'intelligence (!!!)
L'immigration va donner la majorité à leur nombre. La fin
première du Gouvernement britannique doit à l'avenir consister
à établir dans la province de Québec une population de lois et
de langue anglaise et n'en confier le gouvernement qu'à une
assemblée décidément anglaise;
Les Français ne sont pas une race aussi civilisée, aussi
énergique, aussi apte aux affaires que celle qui les environne;
Toute autre race que la race anglaise (j'applique cela à tous
ceux qui parlent anglais) y apparaît dans un état
d'infériorité. C'est pour les tirer de leur infériorité que
je veux donner aux Canadiens notre caractère anglais;
On ne peut concevoir nationalité plus dépourvue de tout ce qui
peut vivifier et élever un peuple que les descendants des
Français dans le Bas-Canada, du fait qu'ils ont gardé leur
langue et leurs coutumes particulières. C'est un peuple sans
histoire et sans littérature...
La tranquillité ne peut revenir qu'à la condition de soumettre
la province au régime rigoureux d'une majorité anglaise.
Je ne doute guère que les Français, une fois placés en
minorité par suite du cours naturel des événements,
abandonneraient leurs vaines espérances de nationalité.
Mille mercis M. Durham petit politicien de pacotille. Votre rapport a été, est et sera tout le long des siècles notre muraille de Chine! Une muraille qui n'est pas faite de pierres mais de mémoire du sang de patriotes qui ont payé de leur vie leur insoumission au conquérant. Elle est faite de la langue de nos ancêtres, parlée et transmise de génération en génération, ciment indestructible de notre identité nationale. Elle est faite d'une culture de langue française aux couleurs de modernité, prodigieusement vivante à côté du plus grand colosse financier, économique et culturel du monde actuel. Elle est faite du volontariat constant de milliers de militants, dans un mouvement révolutionnaire porteur d'une espérance, quelquefois sommeillant au creux d'un rêve, mais dont le réveil en temps opportun peut ressusciter des énergies libératrices insoupçonnées. Elle est faite dans la société civile, de milliers de nos concitoyens, combattants peu connus mais livrant dans le clair-obscur des chantiers de la justice, de l'exclusion, de la pauvreté, du partage et de la solidarité, des luttes admirables dont on ne saurait sous-estimer l'édifiant mérite. Elle est faite enfin, d'un nombre encore faible mais grandissant de nos nouveaux concitoyens qui attachent à la notion "d'ayants droit" celle "d'ayants devoir" envers la patrie québécoise qui les accueille généreusement, consciente de l'enrichissement qu'ils apportent à notre vie collective.
Parce que tout l'argent qu'on envoie à Ottawa, si on était indépendant on garderait cet argent en terre québécoise. Et aussi voilà pourquoi le Canada-Anglais ne veut pas qu'on les quitte, une question de CASH, quand même 7 millions de payeurs de taxes en moins ça fait un beau trou dans un budget ça. Vous souvenez-vous les quelques jours précédents le référendum de 1995, la belle preuve d'amour que le Canada-Anglais nous a fait, quelques milliers d'anglophones dans Montréal et qui scandait " I love you Québec " plutôt " I love your money ". Si j'aurais été là, je pense que je leur aurais dit de retourner chez eux en leur bottant le cul. Autrement dit nos voisins ont peur pour leurs portefeuilles.
Ils y a aussi nos voisins du sud qui sont dans le décors. En fait le Québec est une colonie américaine, 60% des capitaux investis au Québec sont américains. Alors si le Québec se sépare avec un fasciste comme Lucien Bouchard, le Québec replongera dans une nouvelle aire du genre duplessisme (Les temps noirs) et les USA ne seront pas très inquiets pour leurs cash mais si le Québec se sépare avec Paul Rose, chef du Parti de la Démocratie Socialiste ou un mouvement révolutionnaire de gauche, l'armée américaine se pointerais le bout du nez assez vite merci et nous ferait le même coup qu'ils ont fait à Cuba, un embargo économique.
Voilà ce qui nous attends nous les jeunes, plus le Québec reste longtemps dans le Canada plus ses chances de souveraineté sont compromise et nous devons choisir. Choisir ce que nous voulons pour notre avenir, choisir le pays que nous voulons, choisir les moyens pour y parvenir : référendum ou révolution. À vous de choisir votre chemin mais dans les deux cas le combat sera très difficile mais quand je regarde le peuple Québécois, je suis sur que ce que je fait doit être fait peu importe le prix. Et ce prix à quel point sera t-il élevé, tout dépend de nos voisins. Merde pourquoi ne pas decider nous même de notre avenir, de ce que l'on veut comme société pour nos enfants, celle de l'exploitation ou de la liberté. Mais la séparation de doit pas être pour des raisons racistes et haineuse envers nos voisins. Nous devons faire ce choix pour nous même et non pour faire chier les Anglais. Même si mon article semble plutôt anti-anglais je suis loin de l'être mais je raconte ce que je voix sous mes yeux.
Je me bat pour l'indépendance de ma patrie et la liberté de mon peuple.