Sans Permission

SANS PERMISSION

Quelles sont nos conditions de vie?

Seule une minorité d'entre nous arrivent à étudier sans travailler. Nous vivons dans la pauvreté, la précarité et dans un état de survie permanente. La seule façon de nous en sortir est d'accepter de travailler tout en étudiant en se soumettant à un train de vie infernal. Cette vie nous conditionne à nous plier à un marché du travail tout aussi opressant. Quel que soit notre pouvoir de consommation, le salariat nous maintient en état de soumission face au patronat. La seule alternative qui nous est proposée pour se sortir de cet état misérable est de devenir patron, mais cette alternative est à la fois impossible et inacceptable: très peu y parviennebt (80 % des PME font faillite après 2 ans) et ceux qui se hissent au poste de patron ne font que reproduire les conditions d'oppression qu'eux-mêmes ont subies.

Dans quel système vivons-nous?

Nous vivons dans un monde où les inégalités économiques et sociales ne cessent de s'accroîte. Trois cents milliardaires possèdent la moitié de la planète et imposent leurs cadres à l'économie mondiale à laquelle nous sommes tous et toutes soumis(e)s. Peu importe le parti au pouvoir (PQ,PLQ,ADQ), la politique est toujours à la remorque de la dictature financière. Les accords de "libre-échange" ne servent qu'à enchaîner les gouvernements et le peuple. Tout cet engrenage est soutenu par le pouvoir de la culture de masse dont les principaus portes-paroles sont les grands médias de la désinformation (TVA, TQS, SRC,La Presse, Le journal de Montréal et tous les autres).

Qu'est-ce que s'opposer?

La preuve est claire, le système économique dans lequel nous vivons n'a pas comme objectif d'assurer le bien-être, l'épanouissement et la réalisation des individus, bien au contraire, ce sont les individus qui sont "sacrifiés" pour maintenir et huiler les engrnages du systèmes capitaliste. Les jeux sont faits, pendant que des milliards d'êtres humains se "penchent" pour tenter de ramasser les quelques miettes nécessaires à les nourrir, d'autres (la minorité), vient dans une opulence et une richesse indécente ( tous les Péladeau,les Bill Gates de ce monde). Doit-on continuer de maintenir la paix sociale ?. On ne cesse de nous répéter que la collaboration, le partenariat et la concertation servent nos intérêts alors que cette stratégie ne vise qu'à nous soumettre davantage. Doit-on respecter l'autorité gouvernementale lorsqu'on constate sa profonde corruption et sa proximité avec tous les dictateurs financiers de la planète ? Doit-on obéir à la loi lorsque celle-ci est fondée sur l'injustice ? Notre servitude va même jusqu'à demander un "permis" pour manifester, pour occuper l'espace publique qui nous revient de droit (allez vous exprimez dans la 3e "chiotte" au fond et il n'y aura pas de problème, n'oubliez pas d'avoir votre propre servive d'ordre, votre police étudiante pour contenir et mattraquer la misère et la rage à notre place!) En conséquence, il apparaît que la seule façon de s'opposer c'est la désobéissance civile. Nous devons refuser l'autorité gouvernementale, sortir des structures hiérarchiques, agir en dehors de la "légalité", en dehors de la permission, il faut se réapproprier le pouvoir sur nos vies, il faut travailler à récupérer notre dignité. Il faut dénoncer le vol légal qu'est l'exploitation en se saisissant du "pain" que nous avons tous travaillé à produire, ne plus nous contenter des miettes. Nous appelons à la manifestation libre, à la grève, à l'autogestion des institutions, à la fin de la collaboration avec le pouvoir en place, à la dénonciation de l'injustice et à l'appropriation de l'espace publique!

Un réinvestissement et après...

Notre objectif n'est surtout pas de s'opposer à un réinvestissement dans les programmes sociaux. Il est clair que cette revendication nous la partageons tous et toutes, c'est, en effet, une question de survie. Nous observons cependant que cette revendication en est une réformiste, c'est ce que nous qualifions de "ramasse-miettes", de "pansement" sur la plaie laissé grande ouverte. Une plaie qui saigne de pauvreté, de violence économique, sociale et intellectuelle, d'inégalités et d'exploitation. N'est-il pas temps de colmater la brèche avant que le tort fait à l'humanité soit irrécupérable? La seule issue possible n'est-elle pas la remise en question de l'ordre politique, social et économique qui nous est impossé? Seul un chambardement majeur de la société dans laquelle nous vivons pourra rétablie la justice sociale. C'est en ces termes que nous posons l'urgence et la nécessité de faire la révolution.

Construisons la Résistance !