Les associations: - qui aident les victimes :- www.citeweb.net/lien/
Association de familles en deuil La Gentiane: http://pages.infinit.net/chimel/Gentiane.htm
- Association française du syndrome de Noonan : mairie de Gervans 26600 Gervans
Sur les maladies génétiques : - http://orphanet.infobiogen.fr - www.multimania.com/afrg/fiches.html
Sur la myocardiopathie hypertrophique http://www.med.univ-rennes1.fr/etud/cardio/myocardiopathies.htm
Sur l'indemnisation : - http://perso.wanadoo.fr/conseils.juridiques.avocat/prejmoral.htm
Sur les infections nosocomiales: - http://www.med.univ-tours.fr/enseign/santepub/liens.html
- http://www.hospvd.ch/swiss-noso/f54a2.htm - http://www.sante.gouv.fr/htm/actu/index_noso.htm
- la bronchiolite http://www.tamaloo.com/invite/archives/bronchiolite.html
- www.sudouest.com/Bordeaux_Cub/articles/SEG_43.TXT.htm
- www.john-libbey-eurotext.fr/fr/revues/dvs/a7628E18E.htm
- www.revue-expert.com/html/articles/article42b.htm
- Savoir Plus Santé : http://www.17juin.fr/cat-savpl9798.htm
- http://www.med.univ-rennes1.fr/etud/medecine_legale/euthanasie.htm
Mort subite du nourrisson: www.chez.com/msn -
http://perso.infonie.fr/tracy.cook
L'enfant et la douleur : http://www.tiboo.com/contenu/sante/sante00.htm
Sur l'expertise médicale et la responsabilité médicale: - www.sante.gouv.fr/egs/2-themes/21611.htm - www.revue-experts.com
- www.sante.gouv.fr/htm/dossiers/index.htm - http://www.conseil-etat.fr/ - http://sos-net.eu.org/
- http://vosdroits.admifrance.gouv.fr/ - http://www.handitec.com/anameva
droits administratifs site perso de B. Grondin : http://perso.infonie.fr/bgrondin
www.laportedudroit.com - www.droit.org - www.courdecassation.fr
- un article de sciences et avenir sur le palmares des hôpitaux : www.sciences-et-avenir.com/hopitaux2/art15.htm
- erreurs médicales en Suisse : www.edicom.ch/sante/conseils/temoin/erreurs.html
- La chartre du malade hospitalisé: http://www.clik-montelimar.com/newnav/charte.htm
Pour se relever : www.edicom.ch/sante/conseils/psy/deuil.html
- www.edicom.ch/sante/conseils/psy/perdre2.html
Mes divers liens favoris
LE TEMOIGNAGE DE MR LEMERLE : 10 ANS DE PROCEDURE POUR UNE ERREUR MEDICALE:
Au Québec aussi la santé publique est au coeur des préoccupations: http://www.canoe.qc.ca/TopoPolitique/jan15_sante.html
- www.fjord-best.com/pierrebouch/societe.html
le témoignage de Mr J. Godbout: www.colba.net/~jgodbout/
Santé: -- http://www.caducee.net - http://www.santeweb.com - http://www.medisite.fr - www.gynecoweb.com - www.gyneweb.fr - http://www.medicalementvotre.com - http://www.medecine.galaxie.fr - www.espaceweb.qc.ca/netdoctor - www.larecherche.fr- www.tamaloo.com - http://www.33docavenue.com/
- Handinet www.multimania.com/handinet/index.html - www.unapei.org
- syndrome de williams: www.cbsh.qc.ca/syndromes/synwillia.htm
- sites incontournables pour la
famille : www.enfance.com
- www.magique-emilie.com
- www.babyglobe.com


Naitre et vivre à l'hôpital site perso: www.jeanco5.claranet.fr autes sites pour les parents : - www.tiboo.com - http://monbebe.net
- Pédiatrie: www.pediaweb.com - association familiale : www.unaf.fr
- Apache association pour l'amélioration des conditions d'hospitalisation des enfants www.chez.com/apache
Mais aussi l'association sparadrap : www.sparadrap.asso.fr
Extrait du livre de marie France Hirigoyen "Le harcelement moral la violence perverse au quotidien
(...)Ces agressions relèvent d'un processus inconscient de destruction psychologique, constitué d'agissements hostiles évidents ou cachés, d'un ou de plusieurs individus, sur un individu désigné, souffre-douleur au sens propre du terme. Par des paroles apparemment anodines, par des allusions, des suggestions ou des non-dits, il est effectivement possible de destabiliser quelqu'un , ou même de le détruire, sans que l'entourage intervienne. Le ou les agresseurs peuvent ainsi se grandir en rabaissant les autres, et aussi s'éviter tout conflit intérieur ou tout état d'âme, en faisant porter à l'autre la responsabilité de ce qui ne va pas: "ce n'est pas moi, c'est l'autre qui est responsable du problème!" Pas de culpabilité, pas de souffrance. IL s'agit là de perversité au sens de la perversion morale.
Un processus pervers peut être utilisé ponctuellement par chacun de nous. Cela ne devient destructeur que par la fréquence et la répétition dans le temps. Tout individu "normalement névrosé" présente à certains moments des comportements pervers, par exemple dans un moment de colère, mais il est aussi capable de passer à d'autres registres de comportement , et ses mouvements pervers sont suivis d'un questionnement. Un individu pervers est constamment pervers; il est fixé dans ce mode de relation à l'autre et ne se remet en question à aucun moment. Même si sa perversité passe inaperçue un certain temps, elle s'exprimera dans chaque situation où il aura à s'engager et à reconnaitre sa part de responsabilité, car il lui est impossible de se remettre en question. Ces individus ne peuvent exister qu'en "cassant" quelqu'un: il leur faut rabaisser les autres pour acquérir une bonne estime de soi, et par là même acquérir le pouvoir, car ils sont avides d'admiration et d'approbation. Ils n'ont ni compassion ni respect pour les autres puisqu'ils ne sont pas concernés par la relation. Respecter l'autre, c'est le considérer en tant qu'être humain et reconnaitre la souffrance qu'on lui inflige.
La perversion fascine, séduit et fait peur. On envie parfois les individus pervers, car on les imagine porteurs d'une force supérieure qui leur permet d'être toujours gagants. Effectivement, ils savent naturellement manipuler, ce qui semble un atout dans le monde des affaires ou de la politique. On les craint également car on sait instictivement qu'il vaut mieux être avec eux que contre eux. C'est la loi du plus fort. Le plus admiré est celui qui sait jouir le plus et souffrir le moins. De toute façon, on fait peu de cas de leurs victimes, qui passent pour faibles ou pas très malignes, et, sous prétexte de respecter la liberté d'autrui, on peut être amené à être aveugle sur des situations graves. En effet, une tolérance actuelle consiste à s'abstenir d'intervenir dans les actions et dans les opinions d'autres personnes alors même que ces opinions ou actions nous paraissent déplaisantes ou même moralement répréhensibles. De même, nous avons une indulgence inouïe à l'égard des mensonges et des manipulations des hommes politiques. La fin justifie les moyens. Mais jusqu'où est-ce acceptable?(...) Le contexte socio-culturel actuel permet à la perversion de se développer parce qu'elle y est tolérée. Notre époque refuse l'établissement de normes. '(...) Nous avons perdu les limites morales ou religieuses qui constituaient une sorte de code de civilité et qui pouvaient nous faire dire: "cela ne se fait pas!"
- Association Mots pour maux : - www.multimania.com/xaumtom -
- Un article du Nouvel Observateur - www.nouvelobs.com/archives/nouvelobs_1785/index.html
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Où sadresser ? Où témoigner ?
Association Mots pour
Maux au Travail
Strasbourg : 16, rue des Cailles, 67100 Strasbourg ; 03-88-65-93-88.
Site internet : http://www.multimania.com/xaumtom ; e-mail : MOMO67@netcourrier.com
Paris : 79, rue Manin, 75019 Paris ; 01-40-47-86-34, présidente
Anne Ber.
Association nationale des Victimes de Harcèlement psychologique
au Travail (ANVHPT) Maison des Associations, 3, boulevard des
Lices, 13200 Arles ; 04-90-93-42-75. Présidente : Françoise
Pagano.
Association contre le Harcèlement professionnel (ACHP)
01-45-83-07-20. Site internet : http://www.ifrance.com/achp ; e-mail : achp@ifrance.com
Président : Luis Gonzales-Mestres.
Association Harcèlement moral Stop (AHMS)
11, rue des Laboureurs, 94150 Rungis ; 06-07-24-35-93 ; e-mail : lscoarnec@aol.com
Président : Loïc Scoarnec.
La pétition sur internet contre le harcèlement moral par le
docteur Thierry Demorand
http://www.multimania.com/harcelement/
Association Villermé Association nationale des Inspecteurs du
Travail ; 02-40-34-44-86.
Lutte contre les sectes: - www.multimania.com/issueweb - http://www.multimania.com/tussier/sectinfo.htm
http://www.vigi-sectes.org - www.multimania.com/virtuel2 - www.geocities.com/CapitolHill/3455/trouslar.html - www.infosecte.org
LA TENTATION COMMUNAUTAIRE de Joseph Macé Scaron ed Plon:
extrait de L'Express du 24 novembre 2002 par Daniel Rondeau : http://livres.lexpress.fr/lescritiques/documentsessais/default.asp/idR=12
(...) Le communautarisme peut-il fonctionner comme un nouveau fascisme? (...)livre d'intervention, cri d'alerte, efficace pamphlet plus que véritable essai, mais qui montre bien comment des groupes amoureux de leur "pathétique singularité" ont mis en marche de nouvelles règles de puissance et de domination avec la bénédiction de l'Etat et des marchands du temple. (...) chacun réclame son ghetto, puis encore plus, de ghetto. Les corses, les féministes, les gays, les bandes des cités etc..(...) Le désir de vivre en dehors de toute transcendance (...) Ce nihilisme général a fait corps avec la mort du peuple et la déréliction d'une République ayant renoncé depuis longtemps aux idéaux qui la fondaient.
Un tel climat d'anachie ruine progressivement l'idée même de liberté. La peur et l'égoïsme ayant chassé des esprits l'innocence et la raison, les hommes se regroupent en tribus offensives qui avancent sous le drapeau des droits de l'homme. (...)
S'en remettre aux lois, aux codes du groupes c'est précisément ce que recherchent tous les communautaristes, qu'ils soient corses, gays, blacks ou musulmans. Le problème est que l'on passe vite du droit à la différence à des droits différents et à la création de nouvelles règles, contraires à la loi commune (...)Une quête d'identité fondée sur le refus de l'universel peut se mettre au service de la haine, elle aussi fondatrice d'identité, tant il est simple de haïr tout ce qui n'est pas soi....
*******
Contre la pédophilie
sur le net: 
Pédophilie : l'Eglise face au
secret, par Xavier Ternisien
Mis à jour le
vendredi 3 mars 2000Dans son roman Monsieur Ouine, Georges
Bernanos évoque en quelques phrases pudiques le traumatisme subi
par son personnage principal, au cours de son enfance au
pensionnat : « L'autre [le professeur d'histoire] caresse
doucement sa joue, lui fait signe de le suivre, le pousse hors de
l'étude dans l'escalier noir, frais comme une cave, jusqu'à sa
chambre, où il l'assoit sur ses genoux, paternellement... »
Durablement blessé par cet épisode, Ouine réclamera sur son
lit de mort « une nouvelle enfance, toute une enfance ».
Les récentes affaires de pédophilie mettant en cause des
membres du clergé pourraient laisser croire que de tels
agissements - qui ne concernent pas seulement les Eglises - ont
connu une progression sensible au cours des dix dernières années.
On sait qu'il n'en est rien, que ces pratiques ont toujours existé,
et que c'est parce que la loi du silence a pu être brisée à
partir de l'affaire Dutroux, en 1996, que les signalements et les
plaintes ont augmenté et qu'elles ont pu déboucher sur des
actions en justice. Pourtant, lors du procès de l'abbé Maurel,
à Rodez, il est apparu que l'évêque du lieu avait reçu au
moins une lettre d'un ancien élève l'informant de « relations
anormales » avec le prêtre, sans qu'il en ait tenu compte ( Le
Monde du 26 février).
Dans ce contexte, il peut paraître surprenant qu'un évêque mis
en examen dans une autre affaire pour « non-dénonciation de
crime et d'atteintes sexuelles » invoque pour principale ligne
de défense le respect du « secret ». Mgr Pierre Pican, évêque
de Bayeux et de Lisieux, affirmait en effet, dans un communiqué
diffusé le 31 janvier, que l'affaire dans laquelle il était
impliqué soulevait « des questions graves et délicates ayant
notamment trait à la place et au rôle du secret dans notre société,
en vue de la protection de la personne humaine ».
On peut se demander si l'Eglise catholique, qui a longtemps usé
et abusé du secret comme d'une arme, en imposant par exemple le
silence à ses théologiens récalcitrants, est la mieux placée
pour le défendre. Cela dit, face à une société qui réclame -
à bon droit - toujours plus de transparence, il est utile de
rappeler que la discrétion, le respect de la parole donnée ont
aussi leurs vertus.
Que le domaine privé, tenu volontairement à l'écart de
l'espace public, constitue lui aussi un espace de liberté.
Etymologiquement, le secret (du latin secretus) désigne ce qui
est « séparé ». Il marquerait donc une rupture dans la cohésion
sociale, en tissant une complicité privilégiée entre deux
personnes. Mais, en même temps, comme le souligne la théologienne
Marie-Jo Thiel, « toute société se fonde sur la confiance réciproque
de ses membres, c'est-à-dire sur la possibilité de se fier à
la parole d'autrui, et le secret en est un corollaire direct ».
Il y a dans le secret quelque chose de typiquement humain. Dans
le roman de Bernanos, Ouine à l'agonie réclame qu'on lui confie
« un secret », comme quelque chose à quoi il puisse se
raccrocher face à la mort. Sans secret, pas de confidence ; et
sans confidence, pas de confiance et pas de lien possibles. Le Père
Jean-Paul Durand, doyen de la faculté de droit canonique de
Paris, rappelle qu'il est « vital pour une société que des
institutions comme l'Eglise ou la médecine inspirent confiance
». Mais jusqu'où le secret doit-il être tenu ? C'est toute la
question du secret professionnel qui se trouve posée.
En ce qui concerne l'Eglise catholique, les canonistes (spécialistes
en droit ecclésiastique) s'accordent tous à dire que le secret
de la confession est inviolable. Il est d'ailleurs reconnu comme
secret professionnel par la jurisprudence de l'article 226-13 du
code pénal. Cependant, insiste le Père Durand, le confesseur
peut faire pression sur le pénitent pour qu'il se dénonce lui-même
à la justice ; il peut aller même jusqu'à lui refuser
l'absolution (le « pardon des péchés ») s'il refuse.
Les faits reprochés à Mgr Pican portent sur des confidences reçues
en dehors de la confession. Dans ce cas, les règles sont plus
floues. Un arrêt ancien de la Cour de cassation (il remonte à
1891) récuse la distinction entre faits connus en confession et
hors confession. Ce qui paraît logique, puisque les ministres du
culte protestant (qui ne pratiquent pas la confession) sont tenus
eux aussi au secret professionnel. Mais cet arrêt serait-il
encore pris en compte aujourd'hui par un tribunal ? L'article 226-14
du code pénal prévoit la faculté de s'affranchir du secret
professionnel dans les cas de « sévices ou privations » infligés
à un mineur de moins de quinze ans.
Du point de vue de l'Eglise catholique, le secret n'est pas
inconditionnel lorsque le bien d'un tiers - en l'occurrence un
enfant - est en jeu : le Dictionnaire de théologie catholique précise
qu'il « sera permis de dévoiler un secret chaque fois qu'il n'y
aura pas d'autre moyen d'éviter qu'un tiers ne subisse
injustement un tort sérieux » (cité par Marie-Jo Thiel). «
Est-ce l'évêque qui doit dénoncer le prêtre ? », s'interroge-t-on
à la Conférence des évêques de France, tout en reconnaissant
que « les prêtres ne sont pas hors la loi ». Pour l'Eglise
catholique, le rapport d'un évêque à ses prêtres n'est pas de
même nature que celui d'un patron avec ses employés.
LA LOGIQUE ECCLÉSIALE L'évêque a un rôle double : supérieur
hiérarchique du prêtre, il exerce aussi à son égard une «
fonction paternelle » ancrée dans la solidarité du sacerdoce.
Dans la solitude affective où ils se trouvent parfois, les prêtres
ont besoin de pouvoir se confier à leur évêque, sans craindre
de voir leurs secrets dévoilés au grand jour. Un « père »
peut-il dénoncer son « fils » ? C'est à peu près en ces
termes que se pose le débat dans la logique qui est celle de
l'Eglise. Entre la dénonciation et le silence, les évêques
font valoir qu'il existe toute une gamme de moyens d'action,
allant de la sanction à l'injonction de se dénoncer.
La logique ecclésiale peut-elle s'accorder aux requêtes de la
société civile ? La tentation de régler les affaires « en
famille » ne risque-t-elle pas de l'emporter sur les obligations
d'ordre public auxquelles l'Eglise n'échappe pas ? « Le pardon
ne s'oppose pas à la justice, insiste le Père Jean-Marie Glé,
jésuite et théologien. Il ne faudrait pas que les autorités
religieuses se situent en dehors de la législation. »
Plus grave peut-être, l'Eglise catholique a pu donner
l'impression de se préoccuper davantage de défendre les siens
que de compatir à la souffrance des victimes et de leurs
familles. Il y a eu des maladresses. Le diocèse de Bayeux et
Lisieux faisait état, dans un communiqué du 2 février, de son
« émotion » à propos de la mise en examen de son évêque.
Les victimes de l'abbé Bisset, le prêtre soupçonné de pédophilie,
n'étaient évoquées qu'incidemment, dans une phrase insistant
sur la présomption d'innocence concernant Mgr Pican.
Il ne faudrait pas que la défense du secret professionnel donne
lieu à un « corporatisme ecclésial », qui serait un avatar du
vieux cléricalisme. Elle doit prendre en compte à la fois le
respect des personnes et la protection des victimes. Dans un
essai consacré aux Secrets professionnels (éditions Autrement),
Marie-Anne Frison-Roche définit le « professionnel » comme
celui « qui a l'art de l'équilibre, qui en a le sens et la
pratique ». C'est sur cette voie étroite, au fil du rasoir, que
l'Eglise catholique doit aujourd'hui avancer.
Xavier Ternisien Le Monde daté du samedi 4
mars 2000
Grande-Bretagne : des centaines d'enfants victimes
de sévices sexuels
Le rapport officiel d'enquête sur la pire affaire de pédophilie
jamais révélée en Grande-Bretagne a confirmé que quelque 650
enfants avaient été victimes de sévices sexuels systématiques
dans des foyers sociaux du pays de Galles, entre 1974 et 1993. Il
écarte l'hypothèse d'un « complot pédophilie », mais reconnaît
l'existence de réseaux organisés.
A la suite de ce rapport, le ministre de la Santé, Alan Milburn,
a annoncé la nomination d'un directeur des Droits des enfants,
chargé de coordonner au niveau national les inspections des
foyers pour enfants et adolescents. Et les listes des employés
des services sociaux en contact avec des enfants vont être
examinées, pour vérifier qu'aucune personne nommée dans la
longue enquête qui vient d'être menée n'y figure.
Une travailleuse sociale, Alison Taylor, avait alerté les
autorités dès 1986 mais les enquêtes des services sociaux et
de la police n'avaient alors rien donné. Alison Taylor n'avait
pas abandonné et, sous la pression des médias, une enquête
avait à nouveau été ouverte en 1996.
Ado 71": pourquoi on
acquiert des cassettes pédophiles 14/03/2000 - 19:48]
MACON (AFP) - "C'est
quelque chose de plus fort que soi": au deuxième
jour du procès du réseau pédophile "Ado 71", le
tribunal de Mâcon s'est penché, mardi, sur les motivations qui
poussent des homosexuels à acquérir des cassettes vidéo pédophiles.
Interrogés par le président Gérard Gaucher, plusieurs prévenus
ont reconnu leur homosexualité ou leur bisexualité. Certains la
revendiquent. Mais tous affirment que leur intérêt pour les
images de jeunes garçons reste platonique, et qu'il ne sont
jamais ni n'ont jamais eu l'intention de passer à l'acte.
"C'est quelque chose de plus fort que soi, quelque chose qui s'impose à vous", dit un prévenu, médecin, pour décrire son plaisir devant de telles images. Il ajoute que son implication dans l'affaire lui a permis de se "prendre en charge, de commencer une thérapie".
Depuis lundi, et jusqu'à vendredi, le tribunal correctionnel juge une soixantaine de personnes mises en examen après le démantèlement en juin 1997 d'un vaste réseau de distribution de cassettes vidéos pédophiles. Sur les 66 personnes citées à comparaître, tous de sexe masculin, 54 sont présentes.
Un directeur de société de 46 ans, bisexuel, avoue "sa fascination pour les garçons entre 13 et 15 ans", affirmant que beaucoup d'oeuvres littéraires ainsi qu'un site internet parfaitement légal prouvent qu'il n'est pas seul dans ce cas. "Ma femme m'aime et me comprend", ajoute-t-il.
Mais plusieurs des prévenus déclarent qu'ils ont été "trompés sur la marchandise", en croyant acheter soit des cassettes pornographiques "normales", c'est-à-dire mettant en scène des adultes, soit des images de jeunes garçons dévêtus ou nus, mais sans activités sexuelles. "On m'avait assuré que les acteurs étaient majeurs", sanglote le doyen des prévenus, un homme de 76 ans, qui marche avec difficulté et doit s'asseoir sur une chaise pour déposer.
"Vous craignez beaucoup plus la sanction familiale et la sanction médiatique, mais ça, ce n'est pas nous qui la fixons", lui fait remarquer le président. Le procureur Jean-Louis Coste est parfois sceptique devant ces prévenus qui disent avoir constaté que la cassette n'était pas celle qu'ils souhaitaient, et "oubliant" de la détruire, l'ont laissé sur une étagère jusqu'à sa découverte par les gendarmes. Il n'hésite pas à leur faire remarquer les illustrations sur la jaquette et à lire les légendes qui y figurent, comme "Pénétrez le monde des enfants, sans risquer le détournement de mineur". Mais le débat porte aussi sur la définition de ce qui répréhensible. Le président Gaucher reconnaît que dans ce domaine "c'est plus compliqué aujourd'hui qu'il y a une vingtaine ou une trentaine d'année".
Un prévenu fait remarquer, sans être démenti, que plusieurs des cassettes incriminées figurent au Dépôt légal de la Bibliothèque nationale. Un troisième rappelle à sa décharge les millions d'exemplaires des posters du photographe David Hamilton représentant des adolescentes à peine pubères. L'aventure d'un des prévenus illustrera bien le flou de l'appréciation du délit: impliqué dans une autre affaire de cassettes illicites, les gendarmes avait saisi sa collection. Ils lui on ensuite rendu celles qui ne justifiaient pas des poursuites. Or, c'est pour trois de ces cassettes rendues par les gendarmes qu'il doit d'être aujourd'hui l'un des prévenus d'Ado 71. Le procès se poursuivra mercredi par les plaidoiries des parties civiles et le réquisitoire du Procureur. http://actu.nomade.fr/html/fra/000314184824.fqdoxtlh.asp
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