Inde a Velo

L'inde à vélo

Tout d'abord quelques indications sur ce que l'on trouve sur les routes indiennes

Préparation au voyage

Nous sommes partis a deux pendant nos études (Pierre Pringalle et moi) pour 2 mois de mi juillet à mi septembre 87 (eh oui, ça commence à dater !).

Les vélos

Nous avions pris nos propres vélos (style cyclotourisme de série (roues de 700) avec les modificatons ou ajouts suivants :
Pneus de 35 (j'ai du changer la jante sur mon vélo)
Portes bagages arrières hollandais (achetés l'un en Belgique, l'autre dans le nord de la France) : ils sont en tubes d'aciers et prennent appuis sur le moyen de la roue arrière (très solides).
Porte bagage avant en alliage leger (non surbaissés).
Selle en cuir.
2 petites sacoches avant + sacoches arrière + sac de guidon.
Porte bidon.
Rétroviseur (inutile).
Mousse sur le guidon (beaucoup de routes mêmes macadammées sont faites "à la main" et ne sont donc pas vraiment plates (ressemblent aux pavés du Nord !)).
La compagnie aérienne (Syrian Airlines) nous a pris les vélos sans problèmes, on avait seulement retiré les pédales, tourné le guidon, dégonflés à peine les pneus et retiré les trucs fragiles (porte bidon, rétroviseur). Pas eu besoin de mettre le vélo en carton et pas eu de taxe à payer.

Les bagages

C'était les sacoches arrières de vélos, remplies pour nous deux : 1 compartiment de médicaments , un compartiment d'outils et de pièces détachées, 2 compartiments pour le divers.
En habits, on n'avait que notre tenue "d'avion" plus 2 cuissars chacun, la tenue légère pour sur place a été achetée en arrivant.
On n'avait pas de matelat (ça aurait été une bonne chose finalement car on a un peu souffert sur les charpois (cf descriptif du voyage)) ni de tente ni de réchaud, puisque tout ce qui se mange est acheté tout cuit sur place et il est impossible de dormir n'importe où vu la surpopulation et la curiosité des gens là bas (les passants rentrent dans la tente d'après ceux qui ont testé !).
Le tout (vélo+sacoche arrière) n'a finalement pas dépassé les 25 Kg autorisés, mais c'est pas facile à dire même pour eux car la balance est trop petite pour mettre les deux roues du vélo en même temps dessus ...
Le bagage d'avion a été la sacoche de guidon avec les papiers, appareil photo ... et quelques trucs lourds car ce bagage n'est pas pesé s'il ne paraît pas trop gros (on a droit à 10Kg pour le bagage avion et c'est en plus des 25Kg pour la soute (Je dis 25Kg car c'était le cas, mais il est possible que ce soit plus ou moins pour vous (20 et 30Kg sont des valeurs possibles))).

Comment se retrouver sur place

Et oui, trouver sa route demande parfois beaucoup de psychologie si l'on s'adresse aux locaux.
Ne jamais essayer d'obtenir un oui ou non car ils diront toujours atcha** (oui est souvent dit atcha qui veut dire plutot ok qui est fait en dodelinant la tête de droite à gauche, non est dit nahan et est fait en tournant une fois la tête de côté en la levant légèrement)
Il faut plutôt obtenir la route en faisant comme si on est complètement perdu.

En résumé, ne pas dire "Bombay c'est par là ?", mais dire "Bombay c'est par où ?". Bien sûr, seul l'anglais a une chance de marcher, mais en campagne, surtout dans le nord, même en Anglais, on ne vous comprendra pas, et c'est surtout par gestes qu'il faut s'exprimer.

** Je me suis souvent posé la question de pourquoi cette réponse et il me semble qu'il y a trois cas :
Il a compris et c'est par là : il dit atcha et c'est normal.
Il a compris et c'est ça qui est important pour lui car c'était dur à comprendre : il dit atcha.
Il n'a pas compris : il sourit, se sent bête d'avoir rien compris et dit atcha pour ne pas vous décevoir.

Pour ces raisons, Il sera très utile d'apprendre les principales lettre de l'alphabet Davanagari, (alphabet principal utilisé dans le nord), c'est assez facile, et comme parfois les panneaux indicateurs ne sont que écris comme cela, ça aide bien à trouver son chemin.

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