Voyage a Velo

Tout savoir sur le voyage à vélo

Je ne peux que vous conseiller de vous procurer le "Manuel du voyage à vélo" publié par l'association :

Cyclo Camping Internationnal
25 rue Ramus
75020 Paris

Ils publient un bulletin trés intéressant, et en devenant membre, vous aurez accès aux fiches par pays qui vous donnent des renseigments fort utiles au cycliste et introuvables dans les guides qui sont : l'état des routes, l'existance de pièces détachées, le budget a prévoir, l'autonomie qu'un cycliste autonome doit prévoir (nourriture et eau), les logements possibles au bord des routes dans les endroits forcéments paumés et non touristiques qu'un cyclo est amené à traverser, etc ...

Je peux en vrac vous donner quelques conseils :

Le Vélo.

Partir avec un vélo bien rôdé (que ce soit le vélo qui soit rôdé à vous ou le contraîre). La selle en cuir est fortement conseillée.

Mettre des portes bagages super solides, même s'ils sont lourds, le poids ne compte pas tant que cela. Eviter les portes bagages en alliages legers, irréparables et préferer ceux en fer ou acier. Au moins, ils sont ressoudables et c'est étonnant comme quoi même dans des coins paumés on trouve toujours un poste à souder même dans les pays du sud.

Vérifier les alésages dans lesquelles viennent les têtes de rayons, il ne faut surtout pas qu'elles soient blessantes pour les rayons, comme c'est parfois le cas lorsque ces allésages sont en acier.

La sonnette est souvent indipensable, le rétrovisseur souvent inefficace à cause des secousses, l'écarteur de danger fait double usage avec les sacoches, la mousse sur le guidon indispensable vu l'état des routes. Comme mois, vous regretterez souvent de ne pas avoir de bequille ...

Les bagages

Il faut des imperméables, et toujours tout mettre en plus dans des sacs plastiques, en plus, ca compartimente et vous trouverez vos affaires plus facilement.

A mon point de vue, il est intéressant d'avoir des portes bagages surbaissés à l'avant, mais c'est inutile à l'arrière (c'est plus fragile et comme c'est plus bas, ca gêne dans certaines occasions comme des passages à gué, des passages avec pierres ... on arrive toujours à diriger précisément ou soulever la roue avant, moins facilement la roue arrière).

Prévoir des médicaments : désinfectant (bétadine), antidiarhétique (intétrix + imodium), antipaludéen ni nécessaire, pansements, gouttes pour les yeux (et oui, pour les conjontivites dues au vent et à la poussière). Prévoir un ou plusieurs sachets de réhydratation (ça vient vite si diarrhée).

Prévoir du petit outillage et matériel de rechange : Rayons (à fixer par de la guidoline le long du cadre) avec clé à rayon et, si nécéssaire, de quoi extraire les pignons arrière pour les changements de rayons arrières droits, de quoi dévisser et revisser tout, huile. Si trajet plus long : billes, cables de freins/dérailleur ...

La sacoche de guidon doit être grande et extractable facilement : c'est elle qui contiendra tout ce qui a de la valeur. Ce qui craint l'eau sera enveloppé dans un linge, puis dans un sac plastique puis dans un linge, puis dans un sac plastique lui même dans la sacoche avant. (eh oui, il n'y a que comme ça que j'ai pu garder un appareil photo intact sous la mousson indienne).

L'eau

Pour transporter l'eau, les bidons vides de 5l d'eau déminéralisées que l'on trouve en supermarchés sont très biens. Dans les pays du sud, prévoir 2 bidons de chaque côté dans les sacoches avant en plus du petit bidon fixé sur le cadre. (pas forcément pleins les deux bidons, ca dépendra de la probabilité d'avoir une eau correcte lors de l'étape suivante).

Il est efficace de prévoir d'envelopper ces bidons dans un linge lui même dans une couverture de survie, ca maintient au frais plus longtemps.
Ne jamais prendre son eau dans un puit en terre ouvert, il y a forcément des infiltrations d'eau superficielles d'origine douteuse (latrines ...). Toujours prendre son eau dans un puit cannalisé et fermé en haut (s'il y a seulement une pompe qui dépasse d'une dalle de ciment, c'est bon).

Redoubler de vigilance lors de la saison des pluies : Les latrines débordent dans les puits, dans les rivières, l'eau du robinet des villes devient même dangereuse !

Traiter l'eau au micropur (d'ou l'intêret d'avoir deux bibons, on traite l'un pendant qu'on boit l'autre) il faut en effet attendre un temps toujours trop long quand on a soif ...

Un truc con, dans les (nombreux) pays où le PQ n'existe pas, se nettoyer avec la main gauche ... à l'eau potable, le petit bidon est parfait pour cela.

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