L'édifice humain




J'aimerais déposer milles baisers sur son corps
De mon burin tailler son buste
L'encorbellement de ses pectoraux,
son altier port
Où tant de sourires s'amarrent
Dessiner le javeau de son nombril
Perdue dans l'étendue de sa peau
Dessiner jusqu'à ses cils
Le propolis dissimulant tous les défauts
Pour faire de lui l'être parfait
Et sous ce redan et cette fasce
Qui sculptent son corps et l'enlacent
Y a t-il un cœur à découvrir
Loin des calculs et des biveaux
Oubliant qu'il est beau.

Peut être seul un vortex serait capable
De briser cet édifice insurmontable