Le Bûcher


Si ma colère s'en est allée
Dans l'autre monde errer.
Soumis au rite de la sati
Mon espoir avec elle a péri.
Au bûcher les illusions et les utopies !

Mon corps, spectre de ma vie
Est bien las de tout ceci.
Il n'attend plus que les flammes
Pour mettre fin à ce drame.

Mon cœur adamantin
Entaché de l'orgueil et du dédain
Mérite mille fois l'autodafé
Je suis recrue des algarades
De ma blancheur de malade
Je veux éclaircir leurs âmes
Et ainsi oublier leurs blâmes.

Les flammes sont autour de moi.
Les fleuves endoréistes ne me touchent pas
De leur marée salvatrice
Fatal destin qui se tisse.