Quand vient le soir…


Assise au bord de la darce
Je glisse mes pieds que je délasse
Dans l'eau fraîche et vigorifiante
Fatiguée par cette journée harassante.

Le soleil, ignivome s'en va
Laissant enfin les femmes au madras
S'alléger de cette pesante chaleur
Les vanesses profitent d'une dernière fleur
Encore épanouie à l'air vespéral
Puis s'enfuient pour ne reparaître
Qu'au moment de la diane.

Les couleurs disparaissent peu à peu dans le noir,
Mais leur vividité restent un moment à l'esprit
Alors imbue de cet éclat
Je repeins la nuit.

L'huile de macassar vient jusqu'à mes narines
Et je devine
Que sous cette lune gibbeuse
Une dame au visage satrapique
Attend qu'au carreau
Frappe son amoureux.
Bésigue lié par un filandre
S'évaderont vers quelque autre secret.