Il éxiste d'autre part, différentes natures d'engagement.
Celui-ci peut être politique, antifasciste, fraternel... ces'artistes
ont chacuns leurs propres raisons de s'engager. C'est en effet sous différentes
natures que l'enagegement se manifeste. Aussi, avons-nous essayé
de découvrir, à travers cet ensemble d'oeuvres étudiés,
par des ciataions la nature de l'engagement da chaque auteur.
Orwell s'engage dans la guerre d'Espagne, non pas pour des raisons politiques
mais pour sauver l'Espagne de la tyrannique dictature franquiste, pour la
fraternité et la solidarité. Hommage à la Catalogne,
semble proposer une vision manichéennne de ce conflit entre le Bien
et le Mal. "I am not writting a book of propaganda and I do not want
to idealise the POUM militia. The whole militia-system had serious faults,
and the men themselves were a mixed lot, for by this time voluntary recruitement
was falling off and many of the best men were already at the front or dead."
apge 64 It's a moral and a socail engagement which is spreading by Orwell.
He's for equality and solidarity between the republicans. It's logical for
him to fight for the republican cause. "It was the first talk I had
heard of treachery or divided aims. It set up in my mind the first vague
doubt about this war in which, hitherto, the rights and wrongs had seemed
so beautifully simple." At the end of the novel Orwell feels digust
for the communist's side cos' as he was in the POUM, he was researched the
communist's organisation as trotskyste. They reproached them to give some
informations to the fascists. "In Barcelona, during all those last
weeks I spend there, there was a peculiar evil feeling in the air - an atmosphere
of suspicion, fear, uncertainty, and veiled hatred (...) The CNT was distributing
in hunge numbers a leaflet saying : "Be on your guard !" and hinting
that a certain Party (meaning the communist) was plotting a coup d'état
(...) The jails were still crammed with prisonners left over from the May
fighting, and others - always, of course, Anarchist and POUM adherents -
were disappearing into jail by ones and twos. So far as one could discover,
no one was ever tried or even charged - not even charged with anything so
definite as "Trostkyism" - you were simply flung into jail and
kept there, usually incommunicado." page 21 So it's more a social
and a moral engagement. However, it's an antifascist's engagement too, like
every authors of my choise.
La nature de l'engagement de Malraux est plus marqué
politiquement. Outre une critique farouche de l'attitude de l'Eglise, qui
suit et encourage Franco, l'auteur nous y décrit les valeurs d'un
communisme qu'il veut organisé, valeureux et l'envisage donc comme
le Parti, celui qui peut permettre à l'espagne républicaine
de vaincre. "Dans ces conditions, je dis que la défense concrète
de ce que nous voulons défendre ne repose plus en premier lieu sur
le prolétariat mondial, mais bien sur l4union Soviétique et
le Parti communiste." " Qu'est-ce que l'Eglise en a fait d'autre
(l'Espagne) qu'une espèce d'affreuse enfance ? Qu'est-ce qu'elle
a fait de nos femmes ? Et de notre peuple ? Elle leur a enseigné
deux choses : à obéir et à dormir (...) Les paysans
reprochaient à l'Eglise d'avoir toujours soutenu les seigneurs, approuvé
la répression qui suivit la révolte des Asturies (...) _ Trop
d'églises en or et trop de villages sans pain !" page 254 L'Espoir
propose donc plus un regard sur l'engagement politique que le social et
le moral que défendait Orwell. D'ailleurs aux antipodes de ce dernier,
Malraux passe étrangement sous silence la vageue de tuerie orchestré
par lUGC, parti communiste espagnol, contre les Trostkystes du POUM ou contre
les anarchistes. " Nous sommes venus ici pour aucune aventure. Révolutionnaires
sans parti, socialistes ou communistes résolus à défendre
l'Espagne, nous combattrons dans les conditions les plus efficaces, quelles
qu'elles soient. Vive la liberté du peuple espagnole." C'est
donc également une fraternité et une solidarité utopique
et irréel dans le cadre des évènements que semble rechercher
André Malraux. "C'était la première fois que Magnin
rencontrait ce lien profond, physiologique, qui unit les meilleurs communistes
à leur parti (...)
_ L'amitié, dit-il, ce n'est pas d'être avec ces amis quand
ils ont raison, c'est d'être avec eux même quand ils ont tort..."
"Que cet ingénieur du son, excellent musicien, fût un
officier-né, étonnait le colonel, qui ne connaissait guère
les communistes que par des légendes absurdes, et ne se rendait pas
compte qu'un milicien communiste de quelque importance, contraint par ses
fonctions à une discipline stricteet à la nécessité
de convaincre, à la fois administrateur, agent d'exécution
rigoureux et propagandiste, a beaucoup de chances d'être un excellent
officier."
Ainsi, Garcia avouera plus tard : "Il ya des guerres justes - la nôtre
en ce moment- il n'y a pas d'armée juste (...) Il y a une politique
de la justice, mais il n'y a pas de parti juste." page 301 Dans cette
oeuvre l'engagement prend une ampleur et une envergure importante. Toutefois,
au-delà de la politique, c'est pour "le Peuple et pour la Liberté"
que Malraux s'est engagé. " Deux fois, j'ai vu le peuple d'Espagne.
Cette guerre est sa guerre, quoi qu'il arrive ; je resterai avec lui là
où il est ..." Certains personnages de l'Espoir avoue volontier
leur dégoût du combat : "J'ai horreur de la guerre, dit
Shade (...)
_ Moi aussi j'ai horreur de la guerre... Moins que de l'assassinat...
_ Tout vaut mieux que la guerre, dit Shade, entêté.
_ Même donner le pouvoir à ceux qui exercent ainsi celui dont
ils disposent ? Il regardait toujours le ciel. "Moi non plus je ne
peux pas accepter la guerre. Et comment accepter ceci ? Alors, que faire
?" page 254
Bernanos dans sonroman Les Grands cimetières sous la lune, prend
position fermement contre l'Eglise. Il reste en dehors des choix politiques,
même s'il est "royaliste et catholique" il reste objectif
et témoigne de l'atrocité de cette guerre, des meurtres orchestré
par les fascistes et de la dictature.
" Mais le peuple est entre les mains de dangereux aventuriers (...)
Le Temps nous manque et d'ailleurs, puisque les gauches exploitent la terreur
que leur clientèle a du facisme, nous exploitons la terreur que la
nôtre a du communisme (...) Bref, vous agissez momentanément
vis-à-vis de la classe ouvrière, ensemmée par le virus
moscovite comme les services d'hygiène à l'égard des
populations contaminées." "A l'exemple des communistes
d'aujourd'hui, les Hérétiques de l'époque menaçaient
les classes dirigeantes dans leur foi et dans leur biens." page 93
"Nous commençons à comprendre que la Paix Miliatire doit
s'acheter tous les vingt ans par le sacrifice de quelques milions d'hommes.
Si la Paix social coûte aussi cher, c'est probablement que le système
ne vaut rien.
Allez vous-en !" page 145 Au-delà d'un regard porté sur
les évènements espagnols, c'est même une remise en question
de la société. Bernanos souhaite évidement un retour
vers la monarchie aussi bien en Espagne mais aussi en France. "Je suis
resté à Majorque autant que j'ai pu, parce que j'y regardais
en face les ennemis de mon pays. Cet humble témoignage avait son
prix, puisque n'ayant nulle attache avec les Rouges de là-bas ou
d'ailleurs, connu par tous comme catholique et royaliste, j'affirmais, si
peu que je vaille, un France éternelle."C'est un regard nouveau
que propose l'auteur, "observateur", même s'il refuse d'être
comparé à celui-ci, sur le franquisme. Il est donc d'autant
plus intéressant de distinguer cet auteur puisque, étant royaliste,
sa critique des nationalistes semble effective et les accusations qu'il
porte fondées. "L'avant-veille deus cents habitants de Manacor,
jugés suspect par les Italiens, avaient été tirés
de leurs lits, en pleine nuit, conduits par fournées au cimetière,
abattus d'un eballe dans la tête et brûlés en tas un
peu plus loin. Le personnage que les convenances m'obligent à qualifier
d'évêque-archevêque avait délégué
là-bas un de ces prêtres qui, les souliers dans le sang, distribuait
les absolutions entre deux décharges (...) Je m'efforce d'écrire
cela sans phrases. Je n'ajouterai rien à l'intention de ceux qui
me croiraient capable d'avancer les faits sans preuves, ou sur des imples
racontars (...) Ces faits sont publics. Approuvés du plus grand nombre,
désapprouvés par quelques-uns, ils n'étaient mis en
doute par personne (...) Oui la guerre civile ne m'a fait vraiment peur
que le jour où je me suis aperçu que j'en respirais, presque
à mon insu, sans haut-le-coeur, l'air fade et sanglant. Que Dieu
est pitié des hommes !" Bernanos remet en question cette notion
de croisade, définissant la guerres civile pour les nationalistes.
"Nous ne voulons pas que vous compromettiez aussi salement l'idée
de Croisade ! Pourquoi diable, les politiques réalistes prétendent-ils
nous emprunter notre vocabulaire ? (...) Et sauf votre respect, qu'est-ce
que les évêques espagnoles viennent faire là-dedans
? Lorsque les croisé fascistes s'étant assuré de solides
bases navales et aériennes sur les côtés du Levant,
mettront le feu à l'Afrique française dans l'espoir de tirer
quelque profit des pillages qui succèdent toujours aux sinistres,
ces Excellences se rangeront-elles aux côtés de M. Mussolini,
comme Evêques Protecteurs de l'Islam ?( ...) Je pense que la Croisade
espagnole est un farce, qu'elle dresse l'une contre l'autre qeux mêlées
partisannes qui s'étaient déjà vainement affrontées
sur le plan électoral, et qui s'affrontehnt toujours en vain parce
qu'elles ne savent pas ce qu'elles veulent (...)" page 117 Bernanos
remet donc en question, le rôle tenu par l'Eglise durant la guerre
d'Espagne mais aussi le fondement même de cette "farce"
qui tourna au drame puisqu'elle fît rappelons de nombreuses victimes.
C'est un engagement en faveur de la vrai Eglise que l'auteur prend dans
son livre. "Que dire de plus ? Dieu sait les noms des irréductibles,
en petit nombre, qui se croyant sans doute ses ennemis, gardaient toutefois,
à leur insu, dans les veines, assez de sans chrétien pour
ressentir l'injure faîte à leur conscience, répondre
non ! à ses somnations insolentes. Puissent-ils retrouver le christ
! Puissent-ils le jour venu, juger leurs juges !" Bernanos se démarque
de tous ces clans politiques : "(...) républicains, démocrates,
fascistes ou antifasciste, cléricaux et anticléricaux, pauvres
gens, pauvres diables. A votre santé !" page 56 Bernanos propose
donc un cas particulier d'engagement. Bernanos semble tout d'abord avoir
été tenté par le franquisme puis révolté
par celui-ci, par la répression anti-républicaine, violente
et criminelle, et enfin, exaspéré, et ennuyé même
par ces rivalité politiques plus que sociales. La guerre civile avit
selon lui perdu le sens premier que les nationalistes lui avait attribué
; récupéré l'Espagne, la sauver des mains des républicains
et reconstruire sur des bases monarchiques une nouvelle Espagne. Pourtant
très vite, cette rivalité est devenu une chasse, voir même
une bâtue de paysans, de civiles des villages pauvres, assassinés,
sans preuves, ni même procès. Bernanos prit dabord position
pour le franquisme : "Certes mes illusions sur l'entreprise du général
Franco n'ont pas duré longtemps - quelques semaines. Aussi longtaems
qu'elles ont duré je me suis honnêtement efforcé de
vaincre le dégoût que m'inspirait certains hommes et certaines
formules. S'il faut tout dire, j'ai accueilli les premiers avions italiens
sans déplaisir."
Jordan s'engage dans Pour qui sonne le glas ? par fraternité
et solidarité aux mouvements républicains. Ce n'est pas un
engagement politique tel que Malraux mais bien moral comme celui d'Orwell.
D'ailleurs, parfois ce texte propose une critique des partis et de leur
dirigeants, mais on retrouve toujours cette même force contre le fascisme.
"You believe in Liberty, Equality and Fraternity. You believe in Life,
Liberty and the Pursuit of Hapiness. Don't ever kid yourself with too much
dialectics (...) That's the way our friends the anarchists talk. Whenever
things get really bad they want to set fire to something and to die. It's
a very odd kind of mind they have. Very odd." "Thou. Communist.
Do you know your Passionaria has a son thy age in Russia since the start
of the movement ? (...) I wish I were in Russia, another of Sordo's men
said. Will not thy Passionaria send me now from here to Russia, Communist
? page 119 " Hemingway critiezes the party's chefs who did not fight
for anybody's freedom. They juste gave orders and send teir familys somewhere
else in security. "He xas under Communist discipline for the duration
of the war. Here in Spain the Communistsoffered the best discipline and
the soundest and sanest for the prosecution of the war. He accepted their
discipline for the duration of the war because, in the conduct of the war,
theere were the only party whose program and whose discipline he could respect.
What were his politics then ? He had none now, he told himeself. But do
not tell any one else that, he thought." page 56 This novel is testimoney
of the atrocityes the fascists did to the republicans women particulary.
"Maria can tell them about how some of the blue-shirted crusaders for
the true faith sat on her head while others twisted her arms and pulled
her skirts and stuffed them in her mouth." Moreover, this book is a
testimoney of the critoties of the war. "It was then I knew that the
lines had become cruel and it was first the insults of Don Ricardo and secod
yhe cowardice of Don Faustino that had made them so. And I saw the priest
with his skirts tucked up scrambling over a bench ant those after him were
chopping at him with the sickles and the reaping hooks and then some one
had of his robe and there was another scream and I saw two men chopping
into his back with sickles while a third man held the skirt of his robe
and the priest's arms were up and he was clinging to the back of a chair
and then the chair I was standing on broke (...)" page 348