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| Trois larges fenêtre, |
| Telles des écrans de télévision, |
| Présentent à ma vision toujours la même image: |
| Un champ de vision ordinaire. |
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| Il n'a pas l'étendue de celui qui s'offrait à moi |
| Le jour où j'avais gravi la montagne. |
| Il n'a pas la splendeur qu'il déployait |
| Quand je m'étais arrêté devant la cataracte; |
| Ni la quiétude des soirs de contemplation, |
| Lorsque je me laissais bercer |
| Sur le sillon tracé à travers le lac tranquille |
| Par une lune souriante et blonde. |
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| Mon champ de vision n'a pas la nostalgie |
| De celui que je contemple encore |
| Durant les longues nuits d'insomnie |
| Dans les recoins poussiéreux d'un lointain souvenir. |
| Il ne s'éclaire pas des lueurs surnaturelles, |
| De ces lumières diaphanes qui ravivaient ma foi |
| Après les soudaines éclipses de mes vingt ans, |
| Lors des passages du doute devant le soleil de ma croyance. |
| Il n'a pas l'infini perspective de mes projets d'avenir |
| Ni la hardiesse de mes aspirations. |
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| Il m'apparaît à travers des vitres sales, |
| Des vitres que je maudis parfois, |
| Les jours où je rêve à la liberté des grands espaces. |
| Il m'apparaît toujours le même: |
| Ici, des herbes longues, quelques arbres, un pommier; |
| Plus loin, des maisons, des hangars, un chemin; |
| Encore plus loin, un sommet de montagne, |
| Auquel est grossièrement cousu l'extrémité du ciel. |
| Présentement, un long ruban de fumée blanche, |
| Attaché à un oiseau d'acier, |
| Tranche horizontalement l'azur. |
| Ce que je souhaiterais, moi aussi, |
| Tracer dans le ciel bleu, |
| Un long ruban de fumée blanche. |
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