Sur cette
page, vous trouverez quelques commentaires
de lecteurs,
ainsi que le prologue de mon roman.
Francis a écrit :
Voilà un roman qui m'a
tenu en haleine jusqu'à la ....presque fin!
écrit dans une langue
claire de tous les jours j'ai vibré au suspense
qui ne s'est pas relâché
de chapitre en chapitre . Cela a des
réminiscences de Tanar
de Pellucidar du grand Burroughs, de Jurassic
Park , de la machine à
explorer le temps de Wells, et j'en
oublie...c'est une synthèse
heureuse dont j'ai moi-même souvent rêvé. A
mon goût une vraie réussite!
En attendant d'autres romans de cette veine
je souhaite évidemment
lire l'épilogue. Amicalement.
PS : tenez -moi au courant
de vos autres productions SVP.
Jacques a écrit :
Merci pour l'adresse de la
2ème partie d' « ainsi soit-il » !
Je viens de terminer sa lecture
; elle m'a captivé ! Les différents
rebondissements et leurs localisations
m'ont agréablement surpris...
Patrick a écrit :
J'ai trouvé l'histoire
intéressante et certains passages captivants.
Il y a un style souple, franc
et assez marqué par un ego parfois pesant.
Je respecte
ton choix narratif et ton découpage séquentiel qui pousse
la curiosité
du lecteur
et ménage un certain suspens...
Il y
a des séquences, comme celle du début lorsque Max...
...,
qui est digne d'un vrai romancier,
et d'autres
qui font plus remplissage.
La syntaxe
est bonne et convient parfaitement au genre.
( sauf
lorsqu'elle s'affuble de commentaires !!! )
J'ai
apprécié aussi le vocabulaire, qui m'a valu à plusieurs
reprises
l'emploi
du dico.
J'ai
senti à travers ta lecture, toute ta personnalité d'écrivain,
forgée
par les nombreux livres d'anticipation ou de science-fiction
de ta
jeunesse, les polars aussi qui marquent de façon indélébile
ton style.
Il y
a de l'humour, ce qui est très agréable lorsque l'on n'est
plus
habitué
à lire pour le plaisir.
Alexandre a écrit :
Merci en tout cas pour ce grand
moment de plaisir de lecture
(ca vaut pour l'ensemble de
ton texte).
Si tu ecris d'autres choses
ca m'interesse de les lire bien sur !
http://www.bigfoot.com/~alexandre.nouvel
Valérie a écrit :
Ton histoire est assez bien
menée dans un style
qui peut rappeler soit la
BD ou bien les romans feuilletons
du début du siècle:
un rebondissement par chapitre pour faire
revenir le lecteur...donc
agréable et facile à lire: je me suis bien amusée
:)))
Maud' a écrit :
Ce roman est une histoire très
agréable à lire,
à la fois drôle
et intrigante car on a vraiment envie
de savoir la tournure que
va prendre les événements...
André (Québec) a écrit :
Ce que je peux dire, c'est
que l'on ne s'ennuie pas,
il n'y a pas de répit,
j'aime bien. Mais la fin est un peu précipitée
.J'ai vraiment l'impression
qu'il y a un mélange de roman policier et fantastique.
Bref, j'ai bien aimé
ma lecture...vivement la suite
Bruno ( pas moi, un autre ) a écrit :
Ce roman est super, enfin un
bon truc sur internet
Ca parait pas mais c'est dur
de trouver des bons romans en
ligne comme celui-la. A quand
la partie 2?
On l'attend avec impatience!!!!
Un rapide commentaire avant que vous ne vous plongiez
dans la lecture de cet ouvrage. J'ai choisi de vous conter cette histoire
en donnant la parole, non seulement au narrateur, mais également
à l'un des personnages principaux. Cette volonté résulte
des longues réflexions induites par la vision de la première
page, qui semblant prendre un malin plaisir à rester désespérément
blanche, me nargua des heures durant. Il ne me reste plus qu'à vous
souhaiter de prendre autant de plaisir à lire cet ouvrage, que je
n'en ai eu à l'écrire.
PROLOGUE
Paris, année 1995.
A soixante-six ans passés, Marc Corialaux n’avait d’autre
but que de jouir d’une retraite amplement méritée. Jusqu’à
ces dernières semaines, le brave homme ne s’était consacré
qu’à son seul bien être, passant son temps entre ses livres,
sa chère télévision, ainsi qu’à sa nouvelle
passion : l’informatique.
Afin de profiter pleinement de ses hobbys, il vivait la plupart
du temps reclus dans son appartement. Monsieur Corialaux n’était
pas l’unique retraité de l’immeuble, cette situation étant
commune à l’ensemble des résidants. Cela n’était pas
le fait du hasard, mais issu de la volonté de feu Paul Launey.
Ce dernier, pensionné depuis fort longtemps, rechignait à
finir ses jours en maison de retraite. Mais c’était compter sans
une santé déclinante, qui à force, l’obligea à
recourir aux bons soins d’une infirmière. Les frais ainsi engendrés
en vinrent à grignoter ses économies. Placé devant
le fait accompli, Monsieur Launey dut se résoudre à reconvertir
son hôtel particulier en immeuble d’habitation, le fruit d’un tel
morcellement devant lui permettre d’envisager sereinement sa fin de vie.
Pour autant, le vieil homme n’était pas décidé
à sacrifier sa tranquillité. Les candidats à l’achat
devaient répondre à des critères draconiens. A commencer
par leur âge, aucun ne devait avoir moins de soixante ans. Mais les
exigences de Monsieur Launey ne s’arrêtaient pas là. Les couples
ayant des enfants, à fortiori des petits enfants, étaient
éliminés dès la première entrevue. De plus,
les candidats à l’achat devaient s’engager par contrat à
ne pas vendre leur bien à une personne ne satisfaisant pas aux critères
édictés par Monsieur Launey. Ainsi, la petite communauté
devait-elle être en mesure de vivre en parfaite harmonie.
Ce fut le cas pendant quelques années, mais le décès
du vieil original remis tout en cause. A la surprise de l’ensemble des
propriétaires, Monsieur Launey avait légué tous ses
biens à une mystérieuse organisation : l’Atarine. Aux dires
de ses représentants, Paul partageait leur philosophie et prouvait
par sa donation la nature de son engagement.
Bien que sceptiques, les co-propriétaires ne purent que s’incliner.
Certains furent offusqués d’apprendre que l’Atarine présiderait
aux destinées du syndic. Ce rôle, naguère dévolu
à Monsieur Launey, lui revenait de droit, comme en attestaient différents
documents officiels. Résignée, la petite communauté
reprit son train-train quotidien, à une exception près. De
son vivant, Paul organisait chaque semaine un repas auquel il conviait
ses voisins. Ce rituel, désormais caduque, avait pour but de créer
des liens entre les habitants. D’âpres discussions s’ensuivaient,
mais pour autant qu’il s’en souvienne, Marc Corialaux n’avait jamais entendu
Monsieur Launey prononcer le nom de l’Atarine. Ce détail le laissa
un temps songeur. Puis, les mois passant, Corialaux en oublia jusqu’à
l’existence de la mystérieuse organisation. Cela, jusqu’à
ce qu’un incident se produire…
Une nuit, Marc fut réveillé par des bruits sourds.
Dans un premier temps, le vieil homme n’y prêta guère attention,
d’autant que le tumulte semblait s’être estompé. Mais le répit
ne fut que de courte durée. Bientôt, le vacarme reprit. Par
quelque réflexe inexpliqué, Marc s’était blotti sous
la couette, adoptant spontanément la position fœtale. Puis il se
mit à réfléchir. Ses premières craintes lui
firent envisager qu’un ou plusieurs cambrioleurs se fussent introduits
dans l’immeuble. Auquel cas, mieux valait pour lui ne pas intervenir. D’un
autre point de vue, il était révolté par une telle
intrusion. Au final, la colère l’emporta sur la peur.
D’un bond, il se leva et se dirigea prestement vers la porte de
son appartement. Sa témérité n’alla toutefois pas
jusqu’à l’entraîner dans le couloir. Il se contenta de lancer
un regard craintif par l‘œilleton. Bien que la lumière du couloir
fut éteinte, Marc distingua un pâle rayon de lumière.
A n’en pas douter, les mystérieux visiteurs s’activaient dans l’appartement
de feu Paul Launey. Mais il n’y avait qu’un moyen de s’en assurer : sortir
!
Naguère porté par sa colère, Monsieur Corialaux
avait quitté le refuge de son lit. Mais à présent,
la peur reprenait ses droits. Il n’était certain que d’une chose
: jamais il ne mettrait les pieds dans le couloir tant que les intrus risquaient
de l’y surprendre ! Mais comme bien souvent, toute certitude a ses limites.
D’autant que les hypothétiques cambrioleurs paraissaient être
sortis.
Marc se précipita vers la fenêtre de son appartement.
Son idée première consistait à entrouvrir les volets
et à observer discrètement à qui il avait à
faire. Mais il se ravisa, car ne voulant risquer de se trahir. Mieux valait
encore s’immiscer dans le couloir tant que les lieux étaient déserts.
D’un pas mal assuré, le vieil homme s’extirpa de son appartement.
La peur au ventre, il parcourut les quelques mètres qui le séparaient
de celui de feu Paul Launey. Sa porte en était entrouverte, tout
comme celle communiquant à l’extérieur.
Mû par une insatiable curiosité, Marc avança
encore. La porte d’entrée était ouverte au large. Bien que
protégé par l’obscurité régnant dans le couloir,
Monsieur Corialaux n’en rasa pas moins les murs. Enfin put-il les voir
!
Ils étaient au nombre de trois. De véritables armoires
à glace ! Présentement, le trio s’affairait auprès
d’une fourgonnette. Mais curieusement, ils semblaient décharger
du matériel. Etrange comportement si l’on songe qu’un cambrioleur
est censé faire l’inverse.
Le vieil homme en était là de ses réflexions
quand des bruits de pas se firent entendre. Il n’eut guère le temps
d’avoir peur car soudain la lumière jaillit, avec pour conséquence
de trahir sa présence. Marc lança un regard craintif à
l’intention des mystérieux individus. Ces derniers l’observaient
désormais. Ce ne fut pas tant de se voir découvert qui effraya
Marc, mais plutôt le regard qu’ils lui adressèrent. L’espace
d’un instant, il avait cru voir leurs yeux briller de mille feux.
- Que se passe-t-il donc Monsieur Corialaux ?
La question avait été posée sur ton doucereux,
mais dont la voix mélodieuse ne suffisait pas à cacher qu’il
était emprunt d’une certaine crainte. Avant même de se retourner,
Marc avait reconnu Mademoiselle Bignolle. Il avait toujours éprouvé
un faible pour elle, et bien que ses propres peurs ne se fussent guère
estompées, il se sentit ragaillardi. Ce devait être son côté
chevalier servant. Si Marc éprouvait certaines difficultés
à ne pas trembler pour lui-même, il en allait différemment
lorsqu’il s’agissait de défendre la veuve et l’orphelin.
- Ce sont ces trois hommes ! J’ignore qui ils sont mais…
Le regard que lui adressa subitement Mademoiselle Bignolle le dissuada
d’en dire plus. Elle s’était mise à écarquiller les
yeux. Ceux-ci se posaient alternativement sur lui et sur un point semblant
prendre sa source derrière Monsieur Corialaux. Le vieil homme fut
prompt à réagir. Il pivota sur lui-même et adopta une
attitude menaçante. En vain ! Le masque de colère qu’affichait
son visage ne sembla guère troubler l’homme qui venait de pénétrer
dans l’immeuble. Et pour cause ! Le nouveau venu devait bien avoir deux
têtes de plus que le pauvre Marc. Sans compter que l’homme fut bientôt
rejoint par ses deux comparses.
Pour la seconde fois de la soirée, Marc sentit sa colère
se muer en crainte. Pour autant, sa frayeur n’avait plus de commune mesure
avec celle éprouvée lorsqu’il se trouvait dans son appartement.
A présent, il faisait directement face à la menace.
D’en prendre conscience le fit blêmir. Ses jambes se mirent
à trembler tandis que son rythme cardiaque s’accélérait.
Face à lui, le trio ne bougeait ni ne disait mot. En revanche, les
trois hommes ne cessaient de poser sur Corialaux ce même regard de
braise qu’il avait entrevu tout à l’heure.
- Je vais appeler la police ! Hurla alors Mademoiselle Bignolle.
Ce fut tout ce dont se souvint Monsieur Corialaux avant de perdre
connaissance.
Mademoiselle Bignolle était à son chevet lorsque Marc
recouvra ses esprits. Elle l’avait veillé toute la nuit. A peine
eut-il ouvert les yeux que la vieille fille s’empressa d’entrouvrir les
volets. La douce clarté acheva de réveiller Monsieur Corialaux.
- Mon Dieu ! Nous sommes déjà le matin !
- Eh oui, mon ami ! Vous avez dormi comme un ange !
Marc ne put s’empêcher de sourire.
- C’est vous qui êtes un ange, ma chère Emilie.
A ces mots, Mademoiselle Bignolle se sentit confuse. Ses joues s’empourprèrent
légèrement. Afin de ne point le laisser paraître, elle
baissa la tête. Pour autant, elle ne parvint pas à dissimuler
le sourire timide qui ornait désormais ses lèvres.
Le climat qui régnait dans la pièce était serein,
contrastant allègrement avec celui ayant eu cours la veille au soir.
Malgré cela, Marc restait tenaillé par ce souvenir. S’en
inquiétant auprès de Mademoiselle Bignolle, il eut la surprise
de la voir toujours aussi détendue. Emilie s’empressa alors de le
rassurer. Elle lui narra comment les trois hommes avaient transporté
Marc dans sa chambre.
- Il fallait les voir ! Ils n’arrêtaient pas de s’excuser
!
Ce disant, Emilie ne pouvait s’empêcher de lever les bras
au ciel. Sa timidité semblait s’être envolée.
- Ce sont des messieurs très charmants, vous savez !
Bien que désireux d’en apprendre davantage, Marc ne put s’empêcher
de la couper.
- Mais qui sont-ils ? Et que faisaient-ils si tard dans notre immeuble
?
- Eh bien figurez-vous que ces gens appartiennent à l’Atarine
! Mais c’est normal que nous ne les ayons pas reconnus. D’habitude, nous
avions à faire à leur avoué.
A en croire Mademoiselle Bignolle, l’Atarine envisageait d’installer
un bureau dans l’appartement de feu Paul Launey. Leur emploi du temps étant
des plus chargé, ils avaient dû se résoudre à
déménager un peu de matériel en soirée.
Malgré les explications de sa voisine, Marc ne fut guère
rassuré. Le bon sens voulait qu’il se range à la version
de Mademoiselle Bignolle, imputant de fait le souvenir de cet étrange
regard au malaise dont il avait été victime. Hallucination
ou réalité ? Marc se promit de le découvrir.