Usson-en-Forez

Saint-Bonnet(-le-Château) - Loire, ar. Montbrison, chef-lieu de c.

Blason de Robert Damas de Couzan, dernier seigneur de Saint-Bonnet avant 1291


  Illustration de l'Armorial de Guillaume Revel, Copyright - La Diana -

Saint-Bonnet-le-Château avait été au  XIIe et XIIe siècle au centre d'une vaste seigneurie allodiale étendue d'un seul tenant sur un rectangle délimité à l'Ouest et au sud par les monts du Forez et à l'Est par la Loire.

Robert, dernier des Saint-Bonnet (+1239) se reconnu vassal du comte Guy IV en 1229 pour Saint-Bonnet, Miribel (à Périgneux), Leignecq (à Estivareilles), château-le-Bois (à Saint-Maurice-en-Gourgois) et Montarcher.

Il octroya une chartre de franchise aux habitants de Saint-Bonnet qui n'était pas encore une paroisse et dépendait de celle de Saint-Nizier-de-Fornas.

A sa mort, sa nièce Dauphine de Saint-Bonnet, épouse de Pierre de La Roue, hérita du tout et réparti en 1287 l'héritage en trois parts d'inégales valeurs pour chacun des enfants de ses trois précédants mariages :

  1. Saint-Bonnet, la part principale, était dévolue à l'aîné Robert Damas, issu du premier mariage (v.1244) avec Guy Damas, vicomte de Chalon et seigneur de Couzan. Robert vendit la seigneurie à Jean de Forez en 1291 pour huit mille livres viennois.

  2. Sibille de Bagé, fille du second mariage (v.1255) avec Guy de Bagé (Bresse) et épouse d'Amédée V de Savoie, hérita de Miribel.

  3. Henri de Châtillon-en-Bazois, fils de Jean de Châtillon (Nivernais) issus du troisième mariage (v.1259) hérita de Montarcher et de Leignecq. Sa fille épousa Briand de Rochebaron.

En 1291, le comte Jean reçu l'hommage de vingt des vassaux du mandement de Saint-Bonnet, dont Montaignet, Prunerie, et Saint-Maurice. Ils formaient une compagnie souvent désargentée, mais homogène.

En 1361, l'archevêque de Lyon autorisa la constitution d'une paroisse et la construction d'une église à Saint-Bonnet.

A la même époque, la ville fut entourée de remparts, et les habitants éxemptés en 1365 du vingtain en raison du fait qu'ils les entretenaient eux-mêmes.


Sources : BGR p.471