Montrenard
Montrenard à
Pouilly-sous-Charlieu - 42720 - ar. Roanne, c.
Charlieu
Armes des Montrenard : de gueules à un renard montant d'or - Steyert
Imaged d'hier et d'aujourd'hui :
Histoire :
Puissant donjon dominant un quadrilatère fortifié. Fief de
Montregnard au XIVe siècle, seigneurie allodiale, c'est-à-dire
ne relevant d'aucunsuzerain, ayant sa pleine et entière indépendance
et haute justice sur une partie de la paroisse de
Pouilly, l'autre partie étant du ressort
du Poyet. Siège d'une petite seigneurie, apanage d'une famille
chevalersque assez pauvre à l'origine, Montrenard fut construit par
la famille qui portait son nom vers 1380. Les droits des Montrenard sur la
Loire leur donnaient toutefois le monopole des gués situés
entre les ports d'Aiguilly et de de Pouilly.
Un hameau de l'ancienne paroisse d'Aiguilly porte encore aujourd'hui le nom
de Montrenard. C'était peut-être là qu'était
établi le bureau de perception des droits de ce port.
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Noble Jean de Montrenard, chevalier, serviteur dévoué mais
non vassal de sire Edouard II de
Beaujeu, célèbre par ses débordements et des crimes.
Il trouva dans les faveurs de son maître la récompense de sa
fidélité, comme le prouve un acte de donation par lequel Edouard,
en reconnaissance de ses services, lui cède diverses rentes importantes
dans les paroisses d'Aiguilly et de
Nandax. Passé à
Pouilly-le-Château, le mercredi...1380. Edouard était seigneur
de Perreux, dont il avait fait sa résidence. Le voisinage de ses domaines
avec ceux de Jean de Montrenard explique les relations qu'ils eurent ensemble.
Jean de Montrenard épousa Hélnos de Trezettes en 1381 dame
d'une famille beaujolaise déjà puissante. Il eut entre autres
enfants, Guillaume, qui suit.
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Noble Guillaume de Montranard (+ 1407), chevalier, épousa Marguerite
de Charlieu, issue sans doute des seigneurs de
Jarnosse, qui lui apporta le fief de La Place
avec sa maison-forte sur la paroisse de la Gresle. Guillaume fit hommage
au duc de Bourbon, seigneur
de Beaujeu, le 27 septembre 1400 pour tous les biens acquis par lui est ses
ancêtres: diverses terres dans les paroisses d'Aiguilly et de Nandax,
le port et le pontenage de la Loire, au lieu appellé le Port neuf.
Guillaume fut nommé exécuteur testamentaire d'Edouard II. Le
9 avril 1408, sa veuve fit reconnaissance de sa seigneurie de la Place au
même duc Louis de Bourbon, en présence de noble homme Philippe
de Sainte-Colombe, damoiseau, Jean Cartelier (Quartalieri) de Pouilly,
et Jean Poncet de Nandax, damoiseaux. Il eu une fille, Marguerite, et deux
fils, Louis, qui suit, et Jean, écuyer, échanson du duc Louis
II de Bourbon.
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Noble et puissant seigneur Louis de Montrenard, damoiseau de Montrenard et
de La Place. Il fit l'aveu de ses biens au duc de Bourbon, sire de Beaujeu
en son château de Montrenard, le 9 décembre 1441 devant religieux
hommes dont messire André de Vaux, curé de Vougy. Pour la
premières fois le seigneur de Montrenard avoue son château et
ses dépendances, toujours croissantes sur les paroisses de Pouilly,
de Nandax, d'Aiguilly, de Vougy , de Perreux et d Coutouvre. Il épousa
Jeanne de Chandée, issue d'une des plus illustres maisons de la province
de Bresse , qui lui apporta la baronnie de Montbellet en Mâconnais.
Il eu un fils Gaspard, qui suit, et une fille Jeanne dont l'alliance est
inconnue.
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Gaspard de Montranard, seigneur de Montrenard et de la Place, et baron de
Montbellet. Il ajouta deux nouveaux fiefs : Jean de Gevingier, seigneur de
Vitry (aujourd'hui canton de Cluny) lui vendit le 20 aôut 1494 la terre
d'Essartines en Mâconnais (Essertenne, commune du canton de Couches
en Autunois). Il hérita la terre de Civignon (Sivignon, canton de
Saint-bonnet-de-Joux, Saône-et-Loire) au détriment des La Portre
en revendicant des droits qu'il tenait de sa mère Jeanne de Chandée.
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Joachim de Montrnard lui succéda et hérita de toutes ses
seigneuries. Il épousa Renée de Chavannes, fille de Jean de
Chavannes, seigneur de Saint-sulpis en Bresse et de Claudine de Lancy, qui
lui apporta la terre de Mentornay, fief de la Bresse, dont elle fit
reconnaissance au marquis de Vâgé en l'an 1500. Joachim
était-il dans la gêne pour se séparer d'une partie de
ses terres en franc-alleu situées entre le bourg de Pouilly et la
Loire ? L'acquéreur de cette transaction passée à Lyon
le 21 février 1535 fut Jean d'Albon, chevalier, seigneur de
Saint-André, sénéchal de Lyon.
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Noble et puissant seigneur Guillaume de Montrenard fit foi et hommage le
8 juillet 1539.
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Louis de Montreanrd renouvela cet aveu le 3 avril 1549. Mais cette même
année, cette maison se trouva ruinée et ses bien furent vendus
par décret.
| Les seigneuries de Montrenard et dépendances furent sans doute
achetées par le seigneur de Cremeaux. La
seule certitude est qu'en 1588, elles appartenaient à Noble
Claude de Cremeaux, seigneur de Montrenard, de la Garde, Charnay,
Saint-Séran, Thizy, maréchal de camp, gouverneur de Bellegarde
et de Verdun. Il avait épousé Jeanne de Sainte-Colombe de
l'Aubépin. |
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| Le 26 avril 1601, messire Philippe
d'Apchon, chevalier des ordres du
roi, en donna démembrement. |
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| Montrenard fut ensuite acquise par les marquis de Rébé,
seigneurs de Thizy. |
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| Au début du XVIIe siècle, son propriétaire était
Jacques Chevalier, écuyer, conseiller secrétaire du roi. Il
fut vendu avant 1766 au seigneur de Vougy. |
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Sources : Maxime, Billet, ADL, Joseph
Déchelette : Le château de Montrenard et ses seigneurs, Le Roannais
illustré 1989.