Digital Keyboards

DIGITAL KEYBOARDS Synergy

Année de sortie : 1982 (environ 40 000 F)

Clavier : 74 touches lestées, vélocité

Polyphonie / Nombre d'oscillateurs : 8 voix / 32 DCO

Formes d'ondes : 12 bits, 32 kHz maximum. Sinus et triangle/sinus.

LFO : Vibrato

Générateur(s) d'enveloppe : 1 multi-portions

Filtre(s) : Oui, mais moins évolué que sur le GDS.

Presets :
24 sons (ie environ 5 Ko au total) + 4 combis programmables (Combinaison = 4 tones [Modes Unison, split fixe ou flottant, "first-available" (premier disponible) ou sons déclenchés en séquence]).

Portamento : Oui

Joystick de pitchbend et de modulation, placé à la verticale !

Bruit : Oui

Sample & Hold / Modulateur en anneau : /

Poids et Dimensions : Une grosse machine comme savent les faire les Américains.

Autres caractéristiques :
Séquenceur polyphonique (1860 notes [mais mémoire volatile !], 4 pistes, temps réel, boucle, pas d'édition possible ni de synchro externe). Sorties stéréo. En mode "Split flottant" le synthétiseur adapte les sons aux mains du musicien (Il est facile de tromper ce système, mais en jouant normalement cette fonction peut être intéressante). "Velocity cross-switching". Fonction Interpolation qui permet à un son d'évoluer en fonction de la hauteur de la note jouée. De nombreuses cartouches de 24 sons presets étaient disponibles (200 $ [1500 F] la cartouche, le double si elles étaient personnalisées); certaines contenaient des sons créés par Wendy Carlos. Ajout, en 1983, d'une interface série, non Midi, permettant la sauvegarde de sons ou de séquences sur un ordinateur Kaypro.

Remarques :
Digital Keyboards, une branche de MTI, a été formée en 1985. Le Synergy, machine à synthèse additive numérique utilisant des cartouches, fut très appréciée des Américains, mais est restée peu connue en Europe.
Le Synergy fut utilisé par Donald Fagen, Hall & Oates et Billy Cobham. Sur ses albums "Digital Moonscapes" (1984) et "Beauty in the Beast" (1986), Wendy Carlos utilise deux Synergy. Plus de 700 exemplaires construits. Le Synergy est le successeur du Crumar GDS, qui était encore plus gros et plus cher. Le Synergy était meilleur et moins cher que les Yamaha GS1 et GS2, mais il ne put rivaliser avec le DX7. Pour créer ses propres sons sur le Synergy il fallait avoir recours à un GDS et à une machine gravant des cartouches !
Un unique exemplaire du Synergy a été construit en version rack.
Il existe également une version Synergy II+ (Midi, 24 programmes, prise série RS-232, software et interface améliorés. Synergy II+ livré avec un logiciel utilisable sur un ordinateur "portable" Kaypro 2 ou 4, sortie en 1984 (environ 50 000 F}).
La version rack du Synergy II+ est la Slave 32 (des formes d'ondes supplémentaires, accepte les cartouches du Synergy, une trentaine d'exemplaires vendus jusqu'en 1989 (environ 12 000 F), sortie en 1986 par la firme Mulogix. Cette société a vu le jour grâce à M.Stockell, qui avait participé à la création du GDS et du Synergy. Mulogix fermera ses portes en 1989 et Stockell rejoindra les équipes de Korg USA. W.Carlos a créé une version de "Pierre et le loup" de Prokofiev en utilisant un GDS, un Synergy et trois Slave 32.