Hieronymus - Galerie

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Le nom qui m'a été donné le jour de ma naissance s'est aujourd'hui effacé de toutes les mémoires, y compris la mienne. Le surnom de Hieronymus remonte à ma plus tendre enfance, quand, en 1918, Théodore, un ami très cher qui n'est plus aujourd'hui de ce monde, m'en gratifia en hommage à mon ardente passion pour Bosh

L'accès au Don Obscur me fut donné en 1933 par l'amour d'Ysabel, et ce sang qui coule dans mes veines est celui des Toréador.
Au cours des ans, mes pérégrinations erratiques m'ammenèrent à visiter les beautés de l'antique Italie, à me plonger dans les mystères de la métropole parisienne, à contempler les grandioses paysages américains. C'est à Toulouse que ma route s'est aujourd'hui arrêtée, dans la capitale occitane dont la famille vampirique eut la bonté de m'accueillir.
Voici quelques unes de mes oeuvres, qui ont pu échapper aux ravages du temps et aux aléas des voyages...


Souvenir

Cette image m'a été inspirée en 1928 d'une statue du cimetiere du Père-Lachaise, à Paris. Je hantais beaucoup ce lieu magique à cette époque, et j'y eus de passionnantes discussions posthumes avec Alan Kardek, Oscar Wilde ou le Docteur Gérard Encausse.


Hommage à Boecklin

Je fus bien entendu très marqué par le célèbre peintre suisse. J'eus même l'occasion d'admirer à Paris, chez un particulier, une version rare de son Ile des Morts. Réalisé à Paris en 1929.


Ysabel

Autre oeuvre de jeunesse, une des seules représentations de ma Sire que j'ai conservé. Réalisée à Paris en 1932.


Visage

Je recevais souvent des modèles féminins dans mon petit atelier parisien, et Ysabel savait les mettre en confiance. Elle leur prodiguait mille caresses subtiles, savait mettre en valeur leurs charmes les plus cachés. Croquis réalisé vers 1933.


Félicien

Portrait réalisé sur commande à Vienne, en 1946. Le personnage représenté était de nature vampirique, mais ignorait que je le fus aussi. L'oeuvre lui déplut fortement, et il se rendit compte que je n'étais pas qu'un simple mortel. Je quittai alors la capitale autrichienne, non sans regret.


Ladislas

Haut dignitaire Malkavian rencontré à Florence en 1947. Le tableau lui plut à ce point que le seul gage de reconnaissance qu'il trouva digne de m'offrir fut le tableau lui-même !


Marian

Une grande princesse Toréador que certains reconnaîtront peut-être... Mais il m'est impossible d'en dire plus. Ce tableau représente trop de choses...


La Maison haute dans la brume

Vers la fin des années 50, les permiers ouvrages de Lovecraft, alors non encore traduits, commencaient à apparaître en Europe. A cette époque, j'étais à la recherche, comme le héros de la nouvelle, de ce monde de mystère et de non-dit...


New York

En 1960, je débarquais à New York, première étape de mon périple dans le Nouveau Monde. Etant à cette époque totalement ignorant de toute organisation vampirique, je comptais naivement visiter cette fabuleuse cité. Quelques jours me suffirent à comprendre qu'il me faudrait abandonner cette idée...


Oeuvre de chair

Quelques temps après mon départ de New-York, un curieux personnage vint me voir. Il voulait imortaliser par ma peinture quelques unes de ses oeuvres. Il ne voulut jamais me parler de la technique étrange qu'il employait pour donner à sa matière une telle apparence de chair torturée...


Lord Whipple

Un Prince Brujah rencontré aux Etats-unis dans les années 60. Quant il vit le tableau, il me dit : "Voilà l'oeuvre d'un grand Toréador !". J'ignorais alors la signification vampirique de "Toréador", et j'éclatais de rire devant le Prince médusé. Il me falut six mois pour me remettre de mes blessures...


Chicago

En 1974, j'explorai les bas-fonds de Chicago. C'est la que je rencontrai d'étranges vampires, qui recherchaient dans la fange la solution à des questions que beaucoup ne se posaient plus.


Anazalea

Un de mes derniers périples dans le nouveau monde fut une traversée des régions les plus sombres de la Nouvelle Angleterre. C'est dans un petit triangle marécageux du nom de Canaan qui je fis la rencontre de cette magnifique déité brune qui pratiquait l'art ténébreux de la sorcellerie. Elle condescendit à s'offrir à mes pinceaux en échange de quelques gouttes de mon sang...


Eurydiale

Une des plus mystérieuses personnes qu'il m'ait été donné de rencontrer. Elle hantait les soirées punk de Londres, en 1978. Elle a été l'amante et la Sire de Aleister Crowley.


Allégorie de Notre-dame

J'étais de retour à Paris en 1978, après quarante-cinq ans d'absence. La ville me fuyait, j'avais perdu tous mes repères. Et ces vampires qui me harcelaient pour que j'aille me présenter à leur patriarche...


Lacrima

1984. Hommage à Théodore, mon ami d'enfance, décédé en 1978. Je ne l'ai plus revu du moment où j'ai reçu le don vampirique. Quand je l'ai croisé à cette exposition à Paris, un demi-siècle après notre dernière rencontre, il m'a reconnu.


Renaissance

Une allégorie du mythe d'Isis et d'Osiris. Le modèle est mon amante humaine Catherine. Elle était atteinte d'une maladie mortelle, mais jamais elle n'a voulu accepter le Don. Peint en Dordogne en 1987.


Lac de sang impur

Une noyade dans des abymes de sang... Désespoir et fureur, la marque de Cain est sur mon front ! Réalisé en 1990.


Mesmerisme

Vision onirique, cette créature vint me visiter durant plusieurs jours d'affilée. Elle restait là, en face de moi, sans rien me dire, elle se contentait de me transpercer de son regard. Le jour ou mon ami Gabriel disparut, le rêve cessa. Avril 1997.


Saturne

Extrait d'une série de sept tableaux, réalisés en sept jours. Chacun symbolise l'un des sept clans de la Camarilla, en parallèle avec les planêtes alchimiques. Ici, le Clan Nosferatu, symbolisé par la planête de la souffrance et de la laideur... Peint en Juin 1997.


Lethe



Je serais ravi que vous m' écriviez vos impressions...