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ZAGORA
ET LES ENVIRONS
La grosse bourgade, surnommée «porte du désert», eu une bonne étape pour ceux qui désirent poursuivre leur voyage plus au sud. C'est depuis Zagora qu'au XVIè siècle, les Saadiens, descendants du Prophète, originaires d'Arabie, se lancèrent à la conquête du Sous. Ils étendirent ensuite leur autorité jusqu'à Tombouctou. Le sommet du JEBEL ZAGORA, situé à 5 km plus au sud offre un beau panorama sur la vallée du Draa; l'étroite piste en corniche qui y mène est assez dangereuse. Aux flancs du piton rocheux, il subsiste les vestiges d'une enceinte fortifiée. Elle fut bâtie, en 1056, sous l'occupation de la vallée du Draa par le Berbére Abou Bekeur. En direction de Tamegroute la piste traverse la PALMERAIE D'AMAZRAOU où est produite, dans les jardins et sur les terrasses, une grande variété de fruits. La casbah, dite «des juifs», qui domine l'ensemble, abritait des artisans excellant dans la fabrication des bijoux.
TAMEGROUTE. Entourée d'une palmeraie, cette cité composée de plusieurs mosquées aux toits de faïence bleue et aux minarets blancs, cache derrière son imposante enceinte crénelée une des plus importantes zaouïa (confrérie) du Sahara marocain. La forteresse renferme un mausolée pavé de mosaïques et recouvert de voûtes lambrissées d'or qui abrite la dépouille de Sidi Mohammed Ben Nacer. Ce grand savant créa au XVIIè siècle, l'école coranique de Tamegroute, où sont formés encore aujourd'hui des lettrés Foqaha.
MAHMID EL-GHOUZLANE.
Plus au sud apparaissent les premières dunes dont certaines atteignent une
hauteur de plus de 10 m. La route, qui se transforme vite en piste de tôle
ondulée, s'arrête à la palmeraie de Mahmid el-Ghouzlane (la plaine des
gazelles), l'une des premières portes du désert. Le souk qui s'y tient le
lundi est parfois fréquenté par ces nomades chameliers du Sahara de la tribu
des Reguibate, plus connus sous leur surnom d'«hommes bleus» du désert. Le
ksar en ruine de Ksebt el-Allouj, d'époque saadienne, était occupé par une
minorité de chrétiens convertis à l'islam qui s'étaient emparés de
Tombouctou à la fin du XVIè siècle, sous le règne d'Ahmed el-Mansour.
HAMADA DU DRAA. Au-delà de la palmeraie commence la hamada du Draa, un immense plateau calcaire désertique. Les anciens racontent pourtant qu'il y a très longtemps, l'oued Draa était peuplé de gros reptiles, probablement des varans. Une gravure rupestre représente un monstre dont la ressemblance avec cet animal n'est toutefois pas évidente. Pour lutter contre la désertification galopante de la région, plusieurs opérations d'envergure sont menées. Elles comprennent notamment la plantation de pépinières et la mise en place de palissades.
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