De notre envoyé spécial à Rome - Roberto Paglio
Peu connus du grand public, les travaux qui tendent à la découverte des connaissances et des lois nouvelles sont une part importante de l'activité scientifique dans la cité du Vatican. Dans les caves de ce minuscule état de 44 hectares, d'éminents spécialistes, la plupart hommes d'église, œuvrent dans le plus grand secret. Leurs découvertes ne font l'objet d'aucune publicité ni d'aucun compte-rendu dans les publications scientifiques internationales.
 Père Anastasio di Saporta |
Le père Anastasio di Saporta est l'un d'eux. C'est un scientifique clairvoyant, doué d'une exceptionnelle capacité de travail. Passionné de biologie moléculaire, il s'est intéressé à la génétique dès les années 1960. Il voulait tout connaître de la cellule humaine et principalement son coeur, lieu de résidence de la molécule d'ADN (Acide désoxyribonucléique, constituant essentiel des chromosomes) contenant le patrimoine génétique de chaque individu. |
L'arrivée de Dolly, brebis de sept mois, ne l'a pas surpris même si ses valeurs morales et religieuses ont souffert face à ce nouveau danger de la science. Dolly est, faut-il le rappeler, le premier clone réussi d'un mammifère adulte, la copie conforme d'un autre mouton. Cet exploit à été réalisé par une équipe de chercheurs de l'institut Roslin d'Edimbourg en Ecosse, dirigée par le Docteur Ian Wilmut. A ce moment, le père di Saporta se trouvait confronté à un problème technique et l'arrivée de cet agneau, thème central de la tradition judéo-chrétienne, a été pour lui une révélation.
| Depuis de nombreuses années, les réserves en reliques s'amenuisent. De plus en plus de particuliers souhaitent en acquérir et les nouvelles églises pour être consacrée doivent contenir dans l'autel d'orient des reliques du saint qu'elles vénèrent. La demande est donc très forte et les instances vaticanes n'arrivent plus à satisfaire les millions de disciples de par le monde. C'est dans ce cadre que le père di Saporta a été approché. Il lui a été demandé de trouver une solution à cette pénurie. |
 Relique de Saint-Jacques |
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Représentation graphique de la molécule d'ADN |
Fort de l'expérience de Dolly, il a imaginé puis testé une nouvelle méthode de clonage de reliques. Il a pris des fragments de corps des saints ou des bienheureux qu'il a mis à bouillir dans des cuves contenant de l'eau bénite et du chrême pendant sept minutes. Grâce à ce processus de trempage qui neutralise tous les gènes, ces cellules adultes spécialisées sont retournées à leur état d'origine non différencié. Des bouts d'A.D.N. sont ensuite prélevés sur les reliques et insérés dans des bactéries. Un courant électrique soude l'ensemble et donne une impulsion au cycle cellulaire. Les cellules se mettent à se diviser, évoluant en nouvelles particules de reliques. Les morceaux ainsi obtenus ont donc l'âge et toutes les composantes du fragment initial. Ils sont de véritables morceaux des morceaux.
À l'inverse du clonage d'animaux ou d'êtres humains, cette pratique est absolument sans danger. Les reliques servent uniquement au culte traditionnel qui rejoint le culte des ancêtres. La conservation et la multiplication des restes d'êtres doués de qualités telles la foi; l'espérance et la charité recouvrent une signification profonde dont l'ampleur dépasse de loin le cadre du christianisme. Il est le plus bel exemple d'interaction entre la foi et la science.
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Relique ayant reçu le sceau d'approbation des hautes instances vaticanes |
Les reliques clonées seront toutes authentifiées par un cachet R.D.O.C. (Reliquia di denominazione d'origine controlatta) et seront accompagnées d'un certificat émanant de la commission des reliques. Ce certificat sera établi sur papier Velin et portera le sceau de la commission et la signature de son président à l'encre pourpre-vérité, aux vertus infalsifiables. Méfiez-vous des imitations!
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