VOYAGE EN INDONESIE : carnet de route

 

Ce récit de voyage en Indonésie est celui de deux amis qui se sont connus en Fac, François et William. Ils sont partis le guide du routard et le Lonely Planet en poche, quelques années auparavant, ils avaient fait " Interail " en Italie-Grèce et un voyage en Egypte. Leur récit est amusant et surtout bourré d’anecdotes qui se révèlent être autant de conseils très utiles si l'on souhaite partir en Indonésie.

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Lundi 16/08/1999
Départ de l’aéroport de Roissy Charles de Gaulle (PARIS)

Notre budget étant serré, nous avons étudié méticuleusement les prix des billets d’avion pour l’Indonésie. Après quelques recherches sur Internet, nous avons vite compris que la compagnie aérienne proposant les tarifs (Paris-Djakarta-Djakarta-Paris) les moins chers était Gulf air, mais il fallait s’y prendre plusieurs mois à l’avance. Dommage, c’était trop tard. Nous avons finalement trouvé des billets bon marché,  avec la compagnie hollandaise KLM (5000F).

Le voyage de Paris vers Djakarta allait se dérouler en plusieurs étapes, tout d’abord Paris-Amsterdam, changement d’avion, puis, Amsterdam-Singapour, avec escale à Singapour, enfin Singapour-Djakarta.

Ainsi le jour J tant attendu, l’aventure commence…

16h55 : envol pour Amsterdam. Une superbe hôtesse hollandaise blonde nous sert à boire et à manger, le voyage se présente plutôt bien…ce sera presque d’ailleurs notre dernier repas occidental sain et hygiénique.

18h00 : arrivée à Amsterdam. 2h de battements, on en profite pour flâner dans les duty-free et regarder le prix des camescopes numériques.

Départ à 20h00 dans un Boeing 747 pour Singapour d’un voyage qui va durer près de 12h ! Heureusement on est servi comme des Rois (liqueurs, boissons, bouffe à volonté …), de plus les sièges sont assez confortables, c’est le bonheur !

12h plus tard, on arrive donc à l’aéroport de Singapour où l’on dispose d’une heure de battement : là encore on se jette  sur les duty-free. L’endroit est hyper clean (il paraît que c’est la Suisse asiatique).

Envol pour Djakarta ! !

2h plus tard, on se retrouve dans la capitale du pays de nos rêves.

 

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Mardi 17/08/99 : Arrivée à Jakarta

Il est 17h (heure locale=heure française+5h). Après avoir négocié un petit peu avec les taxis, on prend finalement le bus pour 5F (dix fois moins cher que les taxis) qui nous amène au centre de jakarta (40km). De là, on entreprend d’accéder au quartier des hôtels pour routard (Jalan Jaksa) à pied. Après une demi-heure de marche avec les sacs à dos à peine pénible après l’avion, on trouve enfin le-dit quartier et au premier hôtel venu (Pension Wisma Delima), on prend une chambre pour 20F la nuit. (WC + Mandi sur le pâlier) hyper crades comme le disait le guide du routard, au moins on est pas surpris, mais c’était pour une nuit seulement. Il y avait des moustiques partout. François essaye sa moustiquaire, je me couvre de crème anti-moustique, on gobe le médicament anti-paludisme " Savarine " et bonne nuit.

 

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Mercredi 18/08/99 : A la recherche des camescopes dans Jakarta

 

jakarta1pt.jpg (11456 bytes)On se réveille très tôt avec une seule idée en tête, trouver des camescopes pas chers dans Jakarta.

1er magasin : Pusat Elektronica (Jl. Mangga Dua Raya), en fait, une galerie commerciale sur plusieurs étages avec uniquement des magasins d'équipements électroniques. Très peu de choix, prix élevés (plus chers qu’en France).

2ème magasin : Blok M (Jl. Iskandarsyah), l’équivalent des Galeries Lafayettes : pas de JVC et les prix des Panasonic et des Sony sont plus chers qu’en France.

3ème magasin : Metro (Jl. Pondok Indah), une galerie commerciale sur plusieurs étages, on y trouve un grand magasin Sony et là, c’est la confirmation… Les camescopes en Indonésie sont carrément plus chers qu’en France. C’est la grosse claque, on est archi dégoûté, on a du mal à y croire, ça faisait deux mois qu’on y pensait tous les jours, c’était aussi important que le voyage en lui-même… il faudra du temps pour s’en remettre. On se dit qu’on écrira plus tard au guide du routard pour leur expliquer notre cas et les informer que ce sont des briseurs de rêves ! (désespérés, on achète finalement tous les deux un appareil photo merdique, mais pas trop non plus, la mort dans l’âme). Les camescopes deviendront un sujet tabou, mieux vaut éviter de penser qu’on aurait pu les acheter à Amsterdam ou même en France...

Achat des billets de train (65F) et départ pour Yogjakarta (20h30, 9h de trajet). Le train 1ère classe avec air conditionné est pas mal à part ces putains de cafards qui longent la garniture de la fenêtre du côté de François. En voulant en tuer un avec de l’insect-écran (le spray anti-moustique de François), il en sort des dizaines de la tablette où l’on est sensé mettre la bouffe. François panique, il asperge l’ensemble de la tablette et la fenêtre puis les tue un à un avec des bouts de PQ…Nos voisins de devant et de derrière sont immédiatement envahis par les cafards qui visiblement ont dû mal à supporter l’insect-écran. Après une vingtaine de meurtres, de notre côté, ça se calme, même si de temps en temps, un cafard réapparaît. L’odeur de l’insect-écran commence à se faire remarquer dans le train, discrètement j’observe avec plaisir les voisins de devant et derrière qui font eux aussi un véritable massacre avec les cafards. De temps en temps, une souris traverse le couloir, pourquoi pas, au point où on en est… Quelques heures plus tard, la clim fonctionne à fond, on se gèle, c’est classique. Tous les autres passagers dorment (y compris moi-même), François reste éveillé, il psychose en jetant un regard toutes les 10 s sur la fenêtre. C’est pourquoi il décide de rédiger l’ensemble des faits marquants de ces trois premiers jours. Dans son carnet, il écrira qu’il espère ne pas passer une nuit blanche, mais c’est bien parti pour…

 

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Jeudi 19/08/99 : Arrivée à Yogjakarta, le soir : Ballet Ramayana

 

yogja2pt.jpg (9124 bytes)On arrive vers 6h du matin à la gare de Yogjakarta avec le lever du soleil. Les couleurs sont superbes, on voit une fumée s ‘échapper d’un volcan au loin : c’est l’imposant Mérapi…
On prend un becak (prononcez Betchak) jusqu’à un hôtel situé dans le quartier de Prawirotaman 2 (le Metro GuestHouse Hôtel) hôtel que nous avions déjà choisit dans le train à partir de ce que racontait le Guide du Routard. On se paie le luxe d’avoir une chambre spacieuse avec air conditionné, ventilo, salle de bain avec toilette + baignoire, eau chaude, pour la modique somme de 35F la nuit par personne. On décide de se reposer 5 minutes, finalement on se réveille 5 heures plus tard ! 

Ramayana3pt.jpg (5381 bytes)Pour faire tout de même quelque chose de la journée, le soir, on décide d’assister au ballet " Ramayana " dans le cadre enchanteur du temple de Prambanan (la scène du ballet est au premier plan, le temple magnifiquement éclairé juste derrière). Le prix des places est très bon marché, pour 10 à 50F, quelles que soient les places tout le monde voit très bien. Le spectacle est à la fois grandiose et très raffiné, haut en couleurs, avec plus d’une centaine de danseurs.

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La musique envoûtante est celle d’un Gamelan (orchestre de percussions). L’histoire correspond à celle d’une épopée de la mythologie hindou : encore une histoire de princesse enlevée par un méchant et un prince qui se démène pour la récupérer. Bien sûr, ça se termine plutôt bien : Classique mais efficace.

 

Ce qui paraît invraisemblable en France se produit à la fin du spectacle, on nous invite carrément à monter sur la scène pour prendre les danseurs et les danseuses en photos, le résultat ne se fait pas attendre : on frôle l’émeute ! Sous l’assaut général, les danseurs et danseuses paraissent à la fois terriblement fiers et horriblement gênés.

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Retour à l’hôtel encore sous le charme du spectacle auquel on venait d’assister, on se couche vers 00h30 pour se lever le lendemain à 6h30 : il est prévu une excursion organisée par l’hôtel sur les sites de Pranbanan et Borobudur.

 

 

 

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Vendredi 20/08/99 : Visite des temples de Prambanan et de Borobudur

 

 Lever 6h30 et départ pour le temple de Prambanan que nous avions entre aperçu la veille de nuit. Le manque de sommeil est complètement neutralisé par l’excitation de découvrir ces deux temples.

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Les ruines du temple de PRAMBANAN est en fait un complexe constitué de 6 temples : le plus important, celui de shiva est au centre de 5 autres, parmi lesquels ceux de Brahma, Vishnou ainsi que ceux des animaux sacrés qui servaient de moyens de transport à Shiva : Nandi (la vache), Angsa (l’oie), et Garuda (l’aigle) comme la compagnie aérienne indonésienne du même nom.

 

Au loin, on aperçoit le volcan Mérapi qui semble nous provoquer. Serions capable de le gravir ? La question, à ce moment restait encore ouverte… Ensuite, le Bemo (minibus) nous amène au temple du BOROBUDUR, gigantesque temple en forme de pyramide à 7 degrés, avec au sommet, les fameuses "cloches", toutes creuses avec un bouddha à l’intérieur.

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Bien entendu, nous respectons la tradition qui veut que l’on gravisse le monument dans le sens des aiguilles d’une montre pour atteindre le sommet représentant le Nirvana.

 

 

 

borobudur2pt.jpg (9081 bytes)A défaut d’atteindre le Nirvana, nous atteignons tout de même le sommet et là encore, comme le veut la tradition, on passe la main à travers une " cloche " pour toucher Bouddha et faire un vœu -qui se réalise immédiatement- (d’ailleurs on est surpris) : Des filles nous supplient de poser avec elles pour des photos et nous dévisagent en émettant des gloussements !

Plus tard, un autre groupe de filles nous fait le même coup, puis un autre, puis un autre…On décide quand même de rentrer à l’hôtel.

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En milieu d’après-midi, on part en Becak (pousse-pousse) visiter le marché aux oiseaux et là, on en prend encore plein les yeux ! Non pas au niveau des oiseaux, mais plutôt au niveau des plateaux remplis de fourmis rouges ou de vers grouillants, on voit une énorme chauve-souris dans une cage, ainsi que des singes et des lémuriens, sans parler d’un aigle retenu par une petite chaîne ! et bien sûr des serpents…

 

On retourne à l’hôtel et là, pareil qu’au Borobudur : les filles que l’on croise nous dévisagent et prononcent gentiment " Hello !"… Au passage, on s’arrête dans un supermarché, pour prendre un coca-cola. Le prix affiché est de 800 roupies (80 centimes) mais le prix à la caisse est de 2600 rp (2F50), en demandant des explications, on nous fait comprendre clairement qu’il y a un prix touriste (au moins, on est rassuré). Après plus d’une heure de marche (le plan était un peu trop simplifié), on retrouve enfin l’hôtel. On commence à se préparer psychologiquement à l’ascension du Mérapi prévue pour demain soir (départ à 22h, arrivée au pied du volcan 0h00, départ de la randonnée de la mort à 1h du mat pendant 4h minimum) on est très confiant, on est très confiant, on est très confiant, on est très confiant. Espérons que l’auto-persuasion fonctionne…

 

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Samedi 21/08/99 : On vient nous chercher… C’est pour le Mérapi…

Lever 11h. On a mal dormi à cause la Savarine qui nous empêche de trouver le soleil. Journée glande et préparation psychologique et psychique à l’ascension du volcan le plus actif d’Indonésie : THE MERAPI.

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Le soir : dîner très convenable dans un restaurant où sont représentés divers spectacles suivant le jour de la semaine. Ce soir là, nous avons eu droit à un spectacle de danses javanaises accompagnées par un orchestre de gamelans.

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Il y avait très peu de monde dans la salle et nous étions aux premières loges.
Après le spectacle, un des musiciens reste sur la scène et nous invite à venir essayer leurs instruments. Evidemment, la tentation était trop forte. François et moi sommes montés sur scène pour essayer ces fameux instruments. Nous avons aussi essayé le gong. Les derniers clients sont partis sans que l’on s’en rende compte, peut-être à cause de nous d’ailleurs...

 

 

Bon fini de jouer maintenant, on rentre à l’hôtel, on se prépare une dernière fois et à 22h précise, on vient nous chercher… C’est pour le Mérapi, on ne peut plus reculer. En route, on prend encore 6 autres personnes qui grimperont avec nous, puis on arrive dans le village de Selo au pied du Mérapi à 0h00.

 

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Dimanche 22/08/99 : le Volcan Mérapi : actif but safe, easy mais abrupt…

De 00h00 à 1h00, on patiente dans une cabane, où ceux qui le désirent boivent un thé (prient…). D’autres personnes nous ont rejoint et parmi elles, on rencontre 4 autres français (visiblement des pros de la randonnée vu leurs fringues et leurs chaussures) dont 2 qui travaillent en Indonésie depuis 6 mois (des vrais de vrais). Il y a aussi un couple de hollandais et un jeune de Kalimantan qui nous décrit avec passion la beauté de son île : Bornéo avec les Orangs-outans et tout et tout…
Sans oublier un couple d’anglais, plus très jeune, le mari, plutôt corpulent, est en chemisette, alors qu’au sommet du Mérapi, il fait 0°C. J’ai du mal retenir un fou-rire à chaque fois que je le regarde (l’avenir montrera qu’il en chiera un max.). A ma stupéfaction, les " guides " ne disent rien. J’écris " guides " parce que le guide du routard déconseillait de faire l’ascension du Mérapi sans un guide assermenté et relié en permanence par liaison talkie-walkie avec le centre de volcanologie le plus proche… Or les " guides " ont environ 15 ans, sont en espadrilles et, disposer d’un talkie-walkie ou même d’une trousse de premier secours, visiblement, ça ne leur a jamais traversé l’esprit !

A 1h, c’est le départ. (je me demande si on n’est pas en train de se lancer dans un truc qui va nous dépasser, pour me rassurer, je repense à ce qu’il y a d’écrit dans le Lonely Planet : c’est facile mais abrupt…)

ça commence par une petite montée finalement assez plane (1/2 h).

Mais très vite, les choses se compliquent affreusement et l’ascension tourne au calvaire. On grimpe dans un sentier hyper étroit au milieu des arbres qui nous griffent, puis il n’y a plus d’arbres, juste des éboulis, on est obligé de s’aider de nos mains, tout en tenant la lampe torche. La mienne, c’est une Fisher-price, je me dis qu’elle est un peu sous dimensionnée vu l’ampleur de la difficulté. Les rares pauses que nous faisons ne sont plus nécessaires mais vitales, d’autant plus qu’il y a une tarée dans le groupe qui, à chaque fois qu’on s’arrête, demande à repartir tout de suite. Elle commence à m’énerver…A chaque fois que l’on s’arrête, je me rends compte que mon cœur bat tellement fort, que je me demande si ma poitrine ne va pas exploser.

Après 3h30 de " marche ", nous devenons de véritables robots, nous avançons sans plus trop savoir pourquoi, on survit vraisemblablement en puisant nos ultimes ressources dans le sang, la graisse... Tout d’un coup, on s’aperçoit que 2 groupes se forment : les forts… les faibles. Les faibles s’arrêtent au niveau d’une grotte (ils ne verront jamais le sommet). Nous continuons notre calvaire. Je me demande comment on a pu en arriver là. La question est : Qu’est-ce qu’on fout là ? Plus tard, nous commençons enfin à distinguer la silhouette du sommet du volcan qui paraît assez proche. ERREUR : en fait, la dernière heure est proprement inhumaine, nous sommes obligés de surpasser nos limites physiques. Je suis tellement épuisé, à bout de force que si je me laissais aller... Les dernières minutes sont une véritable torture, je m’arrête toutes les 20 secondes, je n’arrive plus à reprendre mon souffle, de plus il y a un vent glacial. Lorsque j’arrive enfin au somment, je me rends compte que je titube...

François et les autres ont encore quelques forces. Le guide, toujours lucide, nous propose de voir " the fire " pour 5F de plus. Moi, je laisse tomber, ça ne m’intéresse plus. Dommage car après 10 minutes, François me racontera à son retour que le guide les a effectivement amenés au niveau d’une soufrière avec de la roche incandescente.

mérapi5pt.jpg (2914 bytes)On grimpe encore une trentaine de mètres pour atteindre le sommet du sommet (~3100m), et là, le spectacle est grandiose, hallucinant. Le jour se lève et l'on voit l'ombre du volcan s'étirer jusqu'à l'horizon.
Une mer de nuage se disperse avec le lever du jour et laisse apparaître uniquement les divers volcans aux alentours et tout ça à moins de 0°C.

 

mérapi4pt.jpg (5790 bytes)Nous surplombons un immense cratère, une immense soufrière avec des fumerolles partout, l’ambiance et l’odeur sont malsaines au possible. Je réalise que le volcan est clairement actif et pas aussi " safe " que le prétendaient les guides...

 

 

mérapi3pt.jpg (6060 bytes) Il est 6h du matin, on profite un peu de la vue + quelques tartines de Nutella et c’est reparti pour la descente.

Certes, c’est un peu plus facile, on a plus le stress d’arriver après le lever du soleil, mais cette putain de descente va quand même durer 4 HEURES !

 

mérapi2pt.jpg (10004 bytes)Quand on arrive tout en bas, épuisés, et qu’on voit d’où l’on vient, on a du mal à y croire !

2h de bus pour le retour à l’hôtel, tout le monde dort dans le bus. On arrive à 14h00 à l’hôtel, nous luttons contre le sommeil et la fatigue pour apporter nos photos à développer dans une boutique à 100 m de l’hôtel. Il fallait absolument le faire maintenant, pour les récupérer le soir.

Dîner avec spectacle de " Wayang Goleng " : pas terrible.  C’est un beau spectacle de marionnettes mais on n'y comprend rien avec les dialogues en indonésien. Coucher vers 9h car demain : reveil à 6h pour prendre le car à destination du Mont Bromo.

 

 

 

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Lundi 23/08/99 : Le trajet le plus cher d’Indonésie :
Yogja-Mont Bromo via Surabaya

Le car est climatisé. Pour le moment, nous ne sommes qu’une dizaine, on remarque tout de suite 4 autres touristes (2 couples). On s’arrête à une autre station et là, le car se remplit complètement. Nous n’avons toujours pas récupérer de l’effort fourni la veille, nous sommes encore épuisés. François a mal au cœur et le contact de sa banane portée en bandoulière, sur sa poitrine le gène. Il la met donc dans son sac qu’il tient entre ses jambes. La fatigue accumulée les jours précédents prend le dessus et l’on s’endort dans un profond sommeil, bercés par le ronronnement du car. Plusieurs heures plus tard, nous nous réveillons à Surabaya, le car s’est arrêté et de nombreuses personnes sont descendues. François regarde par hasard dans son sac et là : HORREUR-MALHEUR, on lui a piqué son portefeuille dans lequel il avait 1.200.000 rp (1200FF) + 800FF + sa carte bancaire (Eurocard-Mastercard) + sa carte d’identité… Je n’oublierai jamais la tête qu’il a fait à ce moment là, c’était pas une blague, ça se voyait tout de suite. Immédiatement, il en informe le chauffeur et décide avant qu’on reparte d’aller faire opposition sur sa carte bancaire. Il passe 4 coups de téléphone en France : 100FF. C’est le coup dur des vacances, désormais, il faudra pomper à 2 sur ma carte bancaire...

Il fait nuit maintenant, on fait une halte à Probolinggo. Bizarrement, on est rassemblé avec les 4 autres touristes (1 couple d’anglais et un couple d’Italiens) dans une boutique où l’on nous fait la méga-pub d’un hôtel de Cemoro Lawang (un petit village au bord de la caldeira du Mont Bromo) : le " Lava Hôtel ", on nous parle de la location de Jeeps, soi-disant indispensables pour aller jusqu’au Bromo… Visiblement, les mecs veulent tout planifier à l’avance et aimeraient nous faire payer maintenant sans nous laisser trop le choix. Ca ne me plaît pas du tout dans la mesure où nous n’avons même pas terminé un trajet pour lequel nous avons payé et que l’on ne peut rien comparer ici en terme de prix. Comme ça pue l’arnaque à 10 km, et que la journée a déjà été pénible à ce niveau, j’explique aux autres touristes ma façon de voir les choses. Je rends tout le monde parano. Finalement, on part, on verra sur place.

C’est parti, le mini-bus, chargé à mort, fonce vers le " Lava Hôtel ". Le conducteur est un fou furieux, on est les uns sur les autres, entassés comme du bétail. Il y a même 3 personnes qui se cramponnent à l’extérieur du mini-bus pour profiter du trajet, même s’il n’y a plus de place à l’intérieur. J'estime que l'on file à environ à 80 km/h, il y a tellement de vent qu’ils ont du mal à garder les yeux ouverts, s’ils tombent, c’est la mort. Mais apparemment, c’est une prise de risque " normale " ici. Par ailleurs, nos bagages sont sur le toit et elles ne sont même pas attachées, mais c’est un détail… On arrive dans la montagne (c’est comme les Alpes), mais il ralentit à peine. A chaque virage, le bus chasse, on dérape un peu, le conducteur est complètement givré. Toutes les vitres sont ouvertes, on est dans le vent. Pendant le trajet, on fait connaissance avec les autres touristes, François parle italien avec l’italien et je parle français avec l’anglaise qui comprend parfaitement le français. L’Italien s’appelle Maurizio, sa copine : Claudia, l’anglaise s’appelle Betty, le gars qui l’accompagne, Marc. Après, une demi-heure de trajet, il est clair que nous partageons le même enthousiasme pour ce type de voyage. Le courant passe vraiment entre nous.

Arrivée à l’hôtel : il n’y a plus d’électricité donc tout le monde se ballade avec des bougies. Nous prenons une chambre pourrie pour 10 balles chacun, avec plein d’araignées, les draps des lits auraient plein de choses à raconter, vu le nombre hallucinant de taches douteuses... Avant d’aller se coucher, nous retrouvons Maurizio, Claudia, Betty et Marc pour discuter et manger un peu. Nous discuterons au moins deux heures. L’ambiance chalet de Montagne éclairé avec des bougies est particulièrement sympa. Nous parlons de nos précédants voyages à chacun. Enfin, Nous nous mettons d’accord pour louer une Jeep à 6 (120FF la jeep=>20FF chacun) qui nous emmènera le lendemain vers 4h du matin au Mt Bromo. Il nous reste 4 heures de sommeil. Dans " vacances ", y a " souffrance " !

 

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Mardi 24/08/99 : Le cratère fumant du Gunung Bromo, la mer de sable

François dort très peu, il est inquiet pour sa carte bleue, il faut encore qu’il confirme l’opposition et toutes les lignes téléphoniques sont coupées dans le village.

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A 4h du matin, direction, la montagne en face du Mt Bromo pour voir le Lever du jour qui est assez fantastique !

 

 

 

 

bromo1pt.jpg (11174 bytes)Puis direction le bord du cratère du Bromo. On se rend compte qu’effectivement la Jeep est absolument indispensable, la " route " est souvent accidentée et il n’y a rien de tel qu’une mer de sable pour s’enliser.

 

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La jeep nous amène jusqu’au pied du cratère du Bromo, où il y a un temple hindouiste au beau milieu de la mer de sable. Le paysage est lunaire. Après une centaine de marches qui permettent de gravir le Mt Bromo, on se retrouve sur la crête.

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L’intérieur du cratère est très impressionnant avec toute la fumée qui se dégage des entrailles de la terre.

De retour à l’hôtel, on dort de 8h à 11h30 et un bus nous raccompagne à Probolinggo. Maurizio et Claudia nous suivent tandis que Betty et Marc prendront le mini-bus du soir.

bromo5pt.jpg (7508 bytes)Lors de l’attente à Probolinggo, d’un car du soir pour Bali, nous sympathisons encore un peu plus avec Maurizio et Claudia. Jeu d’échec, Dames. On discute, on discute, on échange des infos sur les expériences de chacun. Maurizio est médecin.

A 17h30, Betty et Marc nous rejoignent et à 18h00, nous prenons le bus pour Denpasar (île de Bali). A 23h : traversée de la mer (le car monte direct dans un Ferry). A 4h du matin, on arrive à la station de bus de Denpasar. Maurizio et Claudia préfèrent aller dans un café pour attendre le lever du jour tandis que François, Betty, Marc et moi décidons de trouver un hôtel bon marché pour dormir quelques heures. Après avoir dit au revoir à Maurizio et Claudia, nous regretterons de ne pas leur avoir laissé au moins nos adresses e-mail. Sur le coup, nous n’avons pas osé, quelle bêtise !

 

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