Livre II
– J'aime ouvrir la fenêtre de la chambre pour respirer l'odeur
viciée des toilettes puant la merde de macchabée pourri au soleil cramoisi.
MARIA PACÔME N'EXISTE PAS
Chapitre Wanne
En 1969, non pas à Woodstock mais au Viêt-nam, vivait une taupe
carnivore que les troubadours bridés jaune canari surnommaient
"Faupalla-Shêrshêsin-Onhêlteboof" et qui faisait pisser de trouille
les enfants cul-de-bouteilles et les vieillards panne-américains. En effet, une
vieille légende belge racontait que cette créature arracheuse de doigts avait
bouffé tous les dinosaures du film de Spilbêrk sans roter, et avec une
serviette de table à carreaux bleus et rouges. Qu'est-ce qu'on en a à foutre,
me direz-vous ? Rien, mais cette intro est probablement indispensable pour le
sens de l'histoire.
Chapitre Toux
Peter Fuckingwoodleg, un G.I. diabétique, décida de ramener
cette bête comme cadeau de Sainte-Barbe à son petit garçon suceur de pouces et
déféqueur professionnel. Il y laissa sa tête, mais parvint à enfermer le
monstre dans un sac de chez Cora. A son retour de chez l'oncle Sam et de la
tante Accule, il offrit le cadeau en dansant d'un pied au même pied, sans se
douter que l'échappatoire futuriste cachait en fait l'erreur tarmac Monopoly
caisson à bière.
Vingt-cinq ans plus tard, un moine tibéto-tibétain urinait sur
un pistil tenture à folie meurtrière lorsqu'un tremblement de terre de 7
échelons sur l'échelle de Robert se fit entendre dans ses pieds poudrés à
l'alcool de riz de menthe. Soudain, une motte de terre aux yeux crapuleux et
infrarouges se souleva derrière le crâne rasé de près au cutter stérilisé, et
celui-ci se fit retourner comme un gant de toilette sentant la marée afin que
son cerveau jaillisse de sa tête comme un noyau de pêche à la ligne de mire.
Ses frères, adeptes de valse-musette et fans acidulés de Gipsy King-Kong,
groupe de poilus jouant de la guitare en haut de l'Empire State Building tout
en essayant d'attraper des avions fous pilotés par des marsouin-cabriolets,
vinrent lui prêter main-forte, mais ceux-ci connurent le même sort et finirent
tous dépiautés comme des ailes de poulet ou grillés à la sauce
nitroglycérine... Le cauchemar avait commencé et la taupe ventripotente crevait
encore assez de faim pour se taper encore une dizaine de faces de citron avec
du jus de tomates farcies aux oeufs d'autruches fourrées au miel sans sucre.
Chapitre Fort
A 20.000 km de là, sur un arbre perché sur un arbre, vivait
Jean-Philippe Pervitmakapott, un chauffagiste naufragé qui vivait tout seul en
mangeant du sable et en niquant des noix de coco non sans leur consentement.
Tout paraissait paisible dans la vie de cet ancien boxeur poids semi-remorque
possédant un casier judiciaire puceau de tout soupçons. Mais pourtant il faut
bien qu'il lui arrive quelque chose, sinon on ne vous parlerait pas, pourtant
donc, un jour où il faisait une belote russe avec des amies crevettes, il
entendit à la radio que c'était lui le gagnant du jeu "Niquera, niquera
pas" présenté par Hervé Meillon, le corsaire aux dents jaunes, et de ce
fait, il gagna un voyage pension incomplète pour vingt personnes aux
Etats-Unis, une petite île au nord de Cuba appelée aussi
Younaïteuth-Stétaufammérika par ses autochtones mâcheurs de caoutchouc.
Remarquons que c'est aussi dans ce pays que sévissait le monstre souterrain
quasiment mangeur de tout, sauf d'os de seiche-linge, ne riez pas, cette
remarque a son importance. Il construisit donc un ULM en palmier et en iode, et
s'envola comme un lombric vers ce continent réservé aux Américains d'Amérique.
Chapitre Fahive
Aux States, le président aux ongles noircis par le charbon
invitait ses con-citoyens à ne pas parler aux vieux messieurs en imperméable et
dont le pénis dépasserait 1,72 m. Ça c'est pas important pour le reste de ce
récit. Bref, à part 500 personnes qui se faisaient bouffer comme petit
déjeuner, 3643 comme déjeuner et 2721 comme dîner, tout allait très bien Madame
la Marquise Haikashiésurmamoket. Mais heureusement pour nous tous, Monsieur Propre
veillait sur notre planète bleue, quoiqu'elle mastique les eaux sans prompter
l'Indien rural que de lourdes charges sociales accablaient. Deux jours plus
tard, Jean-Philippe débarquait, un sourire triste lui barrant le thorax...
Chapitre Sikse
Après avoir dégusté un évêque comme apéritif, la taupe,
appelons-la l'ignoble bestiole dévoreuse de pauvres gens pour faciliter la
compréhension, cherchait à se taper un bon vieux chicon en briques écrites de
la main d'un bras d'un gens... Jean-Philippe, lui, s'adonnait aux joies de la
messe du dimanche en vieux latin très mal articulé quand sa montre-bip bippa
d'un bip très beau ma foi ; c'était Looping, son ami d'enfance qui le caressait
autrefois dans son garage pour jouer (il faut dire que Looping avait 37 ans à
l'époque), qui l'appelait pour voir si son fax marchait ou trottinait à son
aise. Mais Jean-Philippe, pris d'un accès de folie folle cru comprendre qu'une
ignoble bestiole dévoreuse de pauvres gens dévorait des pauvres gens... Ça
c'est le hasard... Son ventre fit grouïk ! et Marc compris que chaque décharge
pourpre transfigurait une côtelette de laitue par maison-pécu-salopette à la
fois. Prenant sa main à deux courages, il se transforma progressivement en pot
de moutarde et s'enfuit d'Alcatraz en retirant le bouchon du lavabo.
Chapitre C'est Veune
Pendant ce temps, sur une étoile perdue dans le ciel noir de la
galaxie Poäldeku, un mutant disparate très peu éloquent se croisait les quatre
pouces en pensant que depuis le retour du jet d'aïl, il n'y avait plus beaucoup
de baston dans ce coin perdu de l'univers avec un "s" muet à la fin.
Bref, ce petit géant gris-rouge voulait un peu d'action comme dans la cassette
de "Trois homos et un coussin" qu'il avait reçu de la Terre depuis
son salon en cuir de Bügrül, grâce aux satellites transporteurs d'espions
apeurés par la montée de l'extrême-extrême-ultime droite qui voulait tuer tout
le monde, elle y comprise. Je ne dis rien, mais je crois qu'on en reparlera
très bientôt... Eh ! Êh ! Mais revenons à Jean-Philippe qui écrasait des
poussettes avec sa camionnette sans roues ; il ne se doutait pas que ces
poussettes étaient munies d'un dispositif indiquant leur position, et qui était
relié au Macintosh de l'ignoble bestiole dévoreuse de pauvres gens qui, dans
son laboratoire secret connu de tous, espionnait les moindres fesses et gestes
de Jean-Philippe Pervitmakapott. Car la taupe était cruelle et voyeuse comme un
Pradel de Sumatra, et aimait les reality-shows comme sa tante Ignelée.
Finalement, Jean-Philippe remonta la filière du trafic de landaus et se
retrouva devant un cratère énorme et énorme, démuni de boîte aux lettres et de
sonnette. Finalement, après de mûres réflexions et de pourries arrières
pensées, il se décida à sauter dans le trou béant en se bouchant les cheveux
avec de l'aluminium... Sans savoir qu'il s'agissait du trou de balle de
Gulliver le Géant qui avait l'habitude de dormir l'orifice à l'air pour
réchauffer l'atmosphère de son habitacle renforcé.
Chapitre Heid
(Attention les enfants : ce qui suit vous concerne ; le contenu
de ce Chapitre pourrait provoquer des chocs émotifs à vos parents, pouvant
déstabiliser leur bonne éducation catholique mais on vous aura prévenus.)
Jean-Philippe atterrit dans l'intestin grêle, le repaire de l'ignoble
bestiole dévoreuse de pauvres gens, et glissa sur une pelure de matière fécale
en pleine fermentation, pour s'étaler de tout son large dans une boue pleine
d'asticots-farceurs. Après s'être ressaisi, il poursuivit sa fouille rectale
afin de dénicher l'horrible monstre... Il marcha pendant des semaines à travers
l'appareil excréteur de Gulliver lorsque tout à coup, il coupa un fil à couper
le beurre en marchant, ce qui eut pour effet d'alerter le propriétaire de ces
lieux : Jimmy le Ver Solitaire, qui avait l'habitude de se réveiller tôt le
dimanche soir, mais cette remarque n'est pas très importante pour le
déroulement de cette histoire. Lorsque Jimmy apparut, Jean-Philippe ne put
s'empêcher de courir au plafond en jappant comme un Japonais muet comme une
carpe rousse comme Yvette Horner. Il est vrai que Jimmy n'avait pas été gâté
par la nature : il avait une haleine proche du pet comprimé sous une couette
depuis trois cents ans et des yeux comme des rognons d’Aliens, sans parler du
reste qui était visqueux comme de la panade pour bébés cancrelats en mal
d'amour. Jimmy bondit sur Jean-Philippe, qui, apeuré, se cachait dans sa
braguette à pompes à deux dimensions, et subit les attouchements plus que
vicieux et prohibés du ver depuis trop longtemps solitaire. Tout semblait perdu
: un pompier de Montignies-sur-Sambre ne retrouvait plus ses clefs, un moine
capucin avait perdu sa Game-boy et moi-même je crois avoir perdu la boule...
Chapitre Nahine
L'arrière-train complètement défoncé par l’électro-encéphallus-gramme
de Jimmy, Jean-Philippe tentait tant bien que mal de marcher sans perdre de
morceaux lorsqu'un cri, mélange de carte postale et de marteau piqueur démuni
de silencieux, résonna dans le rectum de Gulliver : c'était l'ignoble bestiole
dévoreuse de pauvre gens qui venait de perdre à la balle pelote contre son
oncle cireur de gants de gardien de but en folie. Décidément, la mode est aux
pull-overs en satin, cette année... Bref, tout allait mal pour Jean-Philippe,
et la situation politique au Salvador était précaire du fait des réactionnaires
ballonnés qui prônaient le régime anti-totalitaire des grumeaux sans culotte et
des chiens cutanés. Jean-Philippe s'effondra, les pieds sales et les doigts
gluants... Bertha la Taupe, alias l'ignoble bestiole dévoreuse de pauvres gens,
secondée de son bodyguard Jimmy le Ver Solitaire, étaient en train de préparer
leurs bagages pour partir en Malaisie afin de faire bronzer leurs canines
rougies par le tabac d'orties griffues... Mais ceux-ci ne savaient pertinemment
pas que Gulliver allait se réveiller et que tout l'univers allait basculer dans
le chaos divin du Jugement Dernier apocalyptique.
Chapitre Taine
Bref, Gulliver se réveilla et Jean-Philippe fut propulsé hors de
l'anus par un pet fulgurant à l'odeur lourde des champs de blé. Bertha et Jimmy
furent plaqués au sol comme des cacas de basset à l'oeil mort.
Chapitre Ile Heaven
Trois semaines passèrent, à grand renfort de jours et de nuits
où Jean-Philippe apportait un nouveau bouquet de marguerites à Bertha qui était
plongée dans un coma commun sans aucune autre utilité telle quelle. La question
crasseuse que Jean-Philippe se posait, c'était "Comment lui annoncer
putain de chier que Jimmy n'avait pas survécu à l'accident éolien ?". Pour
toute réponse, une mouchette particulièrement avant-gardiste lui rota au visage
sans aucune autre forme de procès. L'infirmière le força à sortir à coup de
barre à mine, lui faisant comprendre les problèmes survenus après la chute du
mur de Tubize... Seul dans la rue épaisse à l'odeur de clochard et de graisse à
frite gazeuse, Jean-Philippe courait lentement, l'esprit embrumé par les
retombées du vélo tous-terrain... "Jimmy est mort putain merde on le
reverra plus chiotte alors, lui à qui il avait prêté son dernier Jacques Martin
à l'Olympia, et Bertha quand allait-elle sortir du coma putain chié c'est pas
vrai bordel de vie de merde..." pensa Jean-Philippe tout en shootant dans
la tête d'un SDF qui somnolait sur des revues pornographiques à caractère
religieux.
Chapitre Tou-Elfe
Mais revenons 800 ans plus tôt, dans le comté de Schlekbikiki,
peuplé de paysans ballonnés et hirsutes, dont le principal passe-temps était de
crucifier des castors sur des frigos en signe de protestation contre
l'absolutisme de droit divin de Charles XXVI, fils de Louis le Branleur et de
Gédéonde de la Cramouille. Très tôt, le petit Charles avait manifesté des
signes avant-coureurs de cannibalisme australopithèque et princier, au grand
désarroi de son père, qui voulait faire de lui un grand monteur de cheval sans
filet de boeuf sans arêtes cent pour cent sans sang. Les villageois, donc,
s'amusaient à le traiter de p'tite crotte sèche et de fiente jaune de pinson
diabético-constipé... Ce qui n'était pas sans énerver le Roi qui faisait
immoler les infidèles au bain-marie tout en leur arrachant les membres à l'aide
de pinces à linge électrifiées. Avec toutes ces conneries, ce con de Charles ne
se rendait pas compte que son analphabète de peuple macérait une révolution
bien crade et méritant au moins quatre carrés blancs dans chaque coin de
l'écran Blackline pal-secam 200 Hz 16/9 THX Dolby-Surround à coins plats et à
écran carré (Quoi ? La télé existait pas à l'époque ? Et les frigos alors ? Ça
existait peut-être !?!)
Chapitre Teurtine
Christian le Bouffon s'agitait gaiement sur des oeufs de
dinosaures ingénieurs civils mais Charles n'était pas vraiment d'humeur à
pisser dans sa coquille aujourd'hui : en effet, son grille-pain lui avait
implosé à la gueule, et était tombé dans son bol de Shit-pops au Muesli d'oies,
l'électrocutant un peu trop violemment à son goût. (Quoi encore !?! Les
grille-pain, ça existait pas ?!? Kêk j'en ai à foutre, moi !) C'est donc d'une
flèche d'arbalète au bout même pas pointu qu'il mit fin au numéro de Christian,
dans un tonnerre d'applaudissements bien mérité pour ce brave garçon un peu
bâtard sur les bords mais pas si pédé que ça tout compte fait... C'est au
moment où il se gratta l'orteil jauni par le tabac que les portes de la salle
du trône volèrent en éclats...
Chapitre Faurtine
Les villageois-paysans mal rasés et bien sales étaient là avec à
leur tête Obiwan (vous savez, le mutant disparate du Chapitre C'est Veune...)
qui vociférait des injures que lui seul pouvait comprendre. Charles prit peur
et s'empara d'un des coussinets de dessous son cul, pour se protéger de la
racaille paysanne, tout en imitant le cri de la crevette grise durant les mois
de frai. Un vieux villageois du nom d'Archibald le Pas-Propre s'avança en
premier et tira un poil du nez de son bon roi avec une violence inouïe pour
cette époque, puis porta son trophée en signe de victoire et tomba mort, pris
d'une crise de fou-rire édentée. Ses compatriotes décidèrent de le venger et
dépecèrent Charles avant de le faire frire au jus de concombres... Le peuple de
Schlekbikiki put donc manger à sa faim jusqu'à la prochaine fringale... Et
puis, de toute façon, il restait Obiwan...
Chapitre Phyphtine
Bertha mourut dans son coma pendant que Jean-Philippe jouait au
flipper dans un bar mal famé dans un quartier à tapettes...
Après
l'Histoire sans Fin :
L'HISTOIRE SANS DEBUT
C'est à ce moment que Max, l'esquimau à deux têtes de phoque,
fit son entrée en scène, dans un tonnerre d'applaudissements. Mais une planche
céda et il tomba dans le cellier à vin remplis de momies égypto-polonaises.
Celles-ci entamèrent un pogo effréné et max fut pris entre les bandelettes de
pécu. Tout en haletant, il fut saisi au ménisque par un homme à deux faces de
pyjama-boy : le messager aux espadrilles d'argent!
Et c'est ainsi que naquit le triton-cyborg qui formera plus tard
une équipe de jeunes fous aux bras carrelés. Ceux-ci vécurent heureux et eurent
beaucoup de jaunes d’oeuf... Sans suivre l'éthique paradoxale du cerf-volant et
du cerveau-lent, un brin d'humour ne fait pas de mal.
LE VIOLEUR DE VIOLONS DE PAMPLEMOUSSE-VILLE
Chapitre Wanne
"1, 2, 3, Mickey, Donald et moi !" chantait Grégory,
le manager de Nicolas le Jardinier, pendant que celui-ci gobait des oeufs de
grenouille crus les mains dans le dos. L'ambiance était plutôt bonne, et la
bière bien chaude et non-pétillante au café de Maurice Crispisse... A la
télévision plate à écran liquide, bref dans l'aquarium, Bubulle le Poisson Rouge
gerbait dans son coffre au trésor en plastique qui s'ouvrait sans cesse en
faisant des bulles qui venaient éclater à la surface en dégageant des odeurs
d'essence sans sucre. En effet, Bubulle avait encore carburé à la poire et à la
vodka à l'orange la nuit précédente, avec ses potes "les Chameaux
d’élevage sans foie ni l’oie", pour fêter l'anniversaire de Martha la
Carpe... Bref, l'ambiance était plutôt bonne...
Chapitre Toux
Le café de Maurice, "A la pipe morte", était situé
dans la petite bourgade de Pamplemousse-Ville, un village entre un champ de blé
et un champ de bananes roses. Pourtant, malgré ce calme Pétula Clarkien, il y
avait de l'action, surtout le samedi soir à 21h37 pour être vague et imprécis,
lorsque Giacomo Sapiens, le chef de la pègre rurale, faisait sa tournée des
cafés en compagnie de ses deux hommes de mains gauches : Salvatore et Adamo,
tout deux fils illégitimes d'Enrico Macias, le pied noir et l'oreille bleue. Et
justement, on était samedi soir sur la Terre, et 21h était déjà bien passée...
Grégory, Nicolas et Maurice jouaient à la Belote Basque en mâchonnant des
tablettes d'Arpic en fibre de polythérystirène... Quand tout à coup, un étrange
personnage, vêtu d'un simple gant, entra dans le café, emportant avec lui des
mouchettes de l'extérieur qu'il faudra passer son temps à écraser avec son
doigt. L'homme, parce que c'en était un, portait une valise à violon beige à sa
gauche, de l'autre côté de sa droite, du côté de son gant, et clignait de
l'oeil droit, probablement à cause d'une grippe de la vessie... Il s'assit et
commanda un Cécémel bien crémeux au lait entier provenant d'un pis crasseux de
vache puant la bouse.
Chapitre Fry
A 21h38, les portes claquèrent et la nuit tomba soudain comme
une vieille dame pleine d'arthrite sur un trottoir cahoteux ; les joueurs de
belote levèrent les yeux fixés dans leurs orbites par de la colle Pattex pour
chiens et tout le monde put reconnaître Giacomo et ses sbires... "Je suis
en retard et je vous emmerde tous !" hurla-t-il à l'assistance médusée et
béate et étonnée et incrédule et ébahie et hagarde... En effet, croyant avoir
de l'escalope panée comme souper, Giacomo avait en fait croqué dans le pied
gauche plein d'eczéma de sa femme, lui arrachant une plinthe à l'aide d'un pied
de biche, ce qui expliquait son retard injustifiable. Après avoir montré son
mot du médecin rédigé par sa mère à Grégory, il grimpa sur son tabouret préféré
près du bar, là où il avait bandé pour la première fois avec une sale pute qui
sentait fort. Ses sbires, eux, préférèrent jouer au billard comme des gamins
salés à l'aide de jambes de bois de pirates pensionnés et gâteux. Aucun des
trois Ritals n'avait remarqué l'étranger, blotti dans son coin et buvant son
Cécémel à grosses lampées comme un clébard androgyne. Ce fut à cause de Nicolas
que tout ce bordel se mit en route. En effet, celui-ci, ivre de liesse, ne put
s'empêcher d'émettre un pet sonore et chaud que Giacomo reçut dans son oreille
avec force et contradiction - éh! qu’est-ce que je fous ici moi ? me voilà
perdu dans des putains de textes zarbis et comment je vais faire pour retourner
chez moi maintenant merde merde merde ça n’arrive qu’à moi des trucs pareils ah
! ça y est, je vois une lueur au fond ça doit être la sortie vite vite ça y est
j’y suis. Rouge d'hypertension, il se leva, claqua des doigts pour réveiller
ses acolytes, puis se dirigea vers ce petomane insolent et irrespectueux...
Chapitre Fort
Au moment où Giacomo leva sa chope pleine de soupe aux choux de
Bruxelles pour éclater les incisives de ce trou-du-cul de Nicolas, l'étranger
se leva sur ses espadrilles et se posta devant le pauvre jardinier qui
tremblotait et qui pissait de trouille, mais aussi à cause d'une fente dans la
vessie due à un coup de râteau durant le repiquage de poireaux à la cannelle.
Giacomo fit deux yeux comme des boules de bowling gonflables à la bouche en
voyant cette demi-portion le défier de son oeil ventripotent et muqueux.
"T'es qui toi, face de mousse à raser les poils des trous d'oreilles
?" lui cracha-t-il au visage, sans remarquer que quelques-uns de ses
postillons s'enflammaient en entrant dans l'atmosphère particulièrement
surchauffée du violoniste puzzle à cravate abandonnée par derrière de vent.
"Je m'appelle Filipandré de la Jarretière-Vomie et je suis un grand
violoniste d'un mètre nonante-six qui mange des boîtes à chaussures et qui a eu
quelques problèmes pubiens avec la police dans sa banlieue-raclette quand il
était puceau" répliqua-t-il, heureux de voir que le nouveau film de Steven
Spielberg était une grosse merde qui sentait pas bon... Pendant ce temps,
Grégory, Nicolas et Maurice rigolaient en se regardant un dessin animé à la
télé (en fait, Vil Coyote venait de se prendre un rocher sur la bite, ce qui la
faisait enfler de façon démesurée). A ce moment, Adamo prit la parole et tenta
de formuler une phrase de plus de deux syllabes et 46 mots dont quelques-uns
assez scientifiques : "Tu sais pas à qui tu parles ? C'est Giacomo, le
chef de la pègre rurale, celui qui avait des posters d'Al Capone dans sa
buanderie et que l'on surnomme le Boudin Chaste à cause de ses délires
fessiatiques avec le curé de Camaraix ! Hein oui, chef ?". Pour toute
réponse, Maurice s'ouvrit les veines avec son as de pique pendant que Nicolas
éventrait Grégory afin de sortir son organe cardiaque encore plein de vie et de
sang bien oxygéné, avant de se foutre le feu à l'aide de deux jerricanes de
kérosène... Tout ça parce que les pub avaient coupé Gros Minet en plein sprint.
Chapitre Fahive
Pendant ce temps, Papa Pupier racontait des histoires
fantastiques à ses dix-huit petits-enfants mort-nés, le pape se lavait dans sa
baignoire en marbre de gland, une grenouille sautait sur un autre nénuphar et
un jeune arabe pétait un gyrophare.
Chapitre Sikse
Lorsque Giacomo leva la main pour saluer son beau-frère,
Filipandré lui brisa les testicules à l'aide d'une bouilloire en fonte.
Salvatore et Adamo se ruèrent alors vers le marchand de glace qui faisait
tinter sa clochette rouillée, et Filipandré sortit son pistolet pour le
tartiner au filet américain. Quand les deux sous-fifres revinrent, les bras
chargés de boules et de cornets de toutes les couleurs, Flilipandré ouvrit sa
valise et entama la 7ème symphonie de Wolfgang Bachoven, célèbre pongiste
indonésien. Est-ce l'implosion des tympans des deux tchitches, la clochette du
marchand de glace ou encore l'écho du Big-Bang qui résonnait depuis quelques
milliard d'années ? Nul ne le savait, toujours est-il que Giacomo sortit de son
coma light pour allumer la télé car c'était l'heure de la rediffusion
d'Histoires Naturelles, justement l'épisode consacré à la chasse à courre du
lapin vert des lacs d'Auvergne filmé en 8 mm sans stabilisateur d'image. Comme
c'était assez en désordre chez Maurice, Filipandré décida de tout nettoyer de
fond en comble avec du Mr Saint-Marc Propre saveur pin des landes et crottes de
teckel des Alpes, tout en écoutant les rires étouffés par son oreille de
Giacomo, mort de rire devant la télé, une canette de bière à la main et une
tache de mayonnaise sur son ticheurte sans manches. Après avoir tout nettoyé
allô, Filipandré passa l'aspirateur dans le frigo rechargeable et prépara le
rôti comme tous les samedis soirs : encore un dîner en amoureux avec son gras
de mari, amateur de foot et de films de cul sans décodeur, en agitant une
passoire devant les yeux.
Chapitre C'est Veune
Le rôti cuit, ils s'installèrent à table dans un grand bruit de
chaises sur le carrelage propre, et mangèrent leurs patates allô en faisant de
grands bruits de déglutition. Ensuite, Filipandré passa l'aspirateur et Giacomo
monta se coucher après lui avoir écrasé un sein de son gros poignet de
mécanicien. Une heure après, après avoir pleuré comme une pucelle de n'avoir
pas écouté sa mère qui voyait d'un très mauvais œil ce mariage à l'eau des
roses, Filipandré monta lui aussi se coucher... Non sans essayer d'exciter son
mari crasseux et sentant l'huile de vidange à pleins poumons, en vain... Depuis
son ablation de la bite, Giacomo n'était plus le fier petit étalon-aiguille de
sa jeunesse. Entre deux ronflements, Filipandré décida de passer
l'aspirateur...
FAIS-LE POUR MOI, NE SERAIT-CE QUE POUR UNE TARTINE
Chapitre wanne
Suzette Montalondentagueull était l’épouse-café de Basic
Einstein (pas mal celle-là, y avait aussi Killer Einstein) le laperau trapu,
qui jouait avec des dés de fromage au lieu de lire les livres d ‘espionnage à
la 007. Elle avait l’habitude de fumer du café pour oublier que son volet
fermait mal et que ses pieds touchaient trop souvent le sol, mais grâce à la
télé, elle put promener son mari afin qu’il fasse ses besoins : pipis, cacas,
proutes et rôts pour rester poli... Chaque fois qu’elle clignait des yeux, le
pape disait une connerie et les toasts sautaient du grille-pain tellement il
faisait crevant de chaud là-dedans. Un jour pourtant, alors qu’Einstein pissait
sur une vieille femme, Suzette entendit une voix qui disait : « Le lundi au
soleil, les sirènes des magnolias font toutes wizzzzzz quand elles tournent »,
ou bien, après être rentrée et avoir rangé la laisse dans le radiateur, elle
entendit : « Je me lève, je prends un bain et nos coeurs font plus de bruit que
si j’avais un marteau ».
Elle décida d’aller en parler à son psy.
Chapitre Toux
Sultan, le dogue du voisin, servait de psy à Suzette, qui
sentait fort le poil de cul auréolé d’autruche ce jour-là, et s’efforça
d’écouter Suzette la crêpe lui raconter qu’elle entendait Claude François lui
parler de la vie et de ses malheurs qui font que les coussins-morves courent
plus vite que les oligos et les mants, les mâles des mantes religieuses qui
sucent des hosties comme des salopes sucent leurs dents jaunies par le liquide
séminal. En fait, le problème n’était pas là, mais Sultan décela une part de
vérité dans l’œil de Suzette : n’avait-elle pas pris sa mère en photo sur la
plage danoise sans avoir mis le flash ? N’avait-elle pas, comme le disaient les
journaux, avalé sa salive, et cela plusieurs fois de suite ? Il fallait
impérativement faire la part des choses pour que les singes-radio-réveils ne
glissent pas sur un skinhead mort à cause d’un piercing dans le cœur.
Suzette décida d’aller rendre une petite visite au moine
Sacha-Tsen-Pabong, détenteur du secret ultime de la recette du flan salé aux
noeuds de papillons et lâcheur de sièges thermo-gonflables par contraction
continue de l’appendice.
Chapitre Fry
Sacha se faisait vieux : ses dents étaient déjà avalées depuis
longtemps et ses doigts tout secs sentaient la marée noire... Il essaya de se
lever et tomba dans un trou noir plein de requins blancs aux dents jaunes.
Heureusement pour lui, une main salvatrice le tira de ce maréchal pétrin et
après s’être essuyé les aisselles, Sacha regarda Suzette dans le fond des
ventricules...
Chapitre Fort
« Mais qu’est-ce que vous me demander là ma pauv’dame ? » hurla
Sacha, « Le Lapon est à des centaines de kilomètres d’ici ! ». Suzette fondit
en larmes et Sacha en profita pour regarder derrière ses oreilles pour voir si
elle faisait partie de la secte des boursouffleurs de Royco Minute Soup...
Heureusement, la conne était plus smuk que gropig et Sacha souffla de
soulagement. « Voyez-vous... » commença Suzette, mais le vieux radis
l’interrompit : « Taisez-vous ! et cherchez mes clés de voiture dans mon
caleçon ! » La pauvre Suzette s’exécuta et trouva une patte de lapin
porte-bonheur dans le slip plein de bonnes résolutions du vieux sadique aux
longs cils soyeux. Tout à coup, on frappa à la porte de la hutte de Sacha et un
étrange personnage, dont les mains se terminaient par des boules de sapin de
Noël et dont la tête ressemblait à une pantoufle trempée dans du vinaigre de
bambou fit son entrée dans la modeste demeure du vieux demeuré. «
Excusez-moi... » marmonna-t-il avant de sortir par la gouttière. C’est à ce
moment précis que Sacha éjacula dans la main de Suzette.
Chapitre Fahive
Jamais de sa chienne de vie Suzette n’avait vu un aussi beau
pelage... La belette de Sacha ruisselait au soleil et ses pattes souples et
sveltes ramonaient le sable chaud du désert de Gobi Goba. Suzette se rappela
qu’elle avait oublié de fermer le robinet de gaz sulfhydrique de sa cuisinière
portugaise et prit le premier avion, laissant Sacha seul avec son kleenex... Au
moment où elle pénétra dans l’avion, elle entendit une voix stridente et colorée
résonner dans son crâne d’œuf : « Mal aimé, je suis le mal aimé et même si tu
revenait, je crois bien que j’ai plus d’appétit qu’un barracuda... »
Apparemment son problème de Clo-Clo n’allait pas mieux et pourtant tout est si
relatif que le pire ne peut être que l'introspection sur soi-même si on
n’en tient pas compte assez vite... Le voyage se déroula sans incident et
Suzette atterrit sur le toit de sa niche en sang coagulé qu’elle avait achetée
en solde chez Niopopopopokurustuk, pas loin du Cridzidzib de Klofof. Après
avoir fermé ce désormais célèbre robinet à double airbags postaux, la brave
Suzette prépara des crêpes au froment et à la betterave noire des Terres
Sacrées Charlemagne Toalkuhon Nêtalaboor. Tout à coup, Sacha entra dans sa
boîte aux lettres afin de réclamer sa dette millénaire.
Chapitre Sikse
Pendant ce temps sur la lune, un arabe hurlait à la mort car son
pied était coincé sous une botte de sept lieux...
C'est à ce moment précis qu'apparut Jules César à bord d'une
soucoupe volante en forme de palme d'édredon à boules de riz new-yorkais. Le
grand Jules descendit de son attelage et posa une sandalette dans une fiente de
coyote, qui contrairement à sa cousine la merde de clebs ne porte pas bonheur,
et, en effet, il ne fallut pas plus de 2 secondes à l'empereur romain pour se
faire broyer par un mixer qui passait par là. La révolte éclata sur Mars et
bientôt, des centaines de colons et d'intestins grêles débarquèrent sur le sol
carrelé de la cuisine de Suzette, la virulente flûtiste aux pieds à l'odeur de
Gouda. Sacha fut la première personne à subir les outrages des tripes
vindicatives : son anus sortit par ses oreilles et ses testicules jaillirent de
son anus, le tout accompagné d'un bon Bordeaux de 1926 et d'un peu de sauce de
jus de nectar de rien du tout. Suzette hurla tellement que sa montre retarda de
cinq minutes et que sa machine à laver finit par épouser son lave-vaisselle...
Chapitre C'est Veune
Jean-Baptiste Poquelin était un rapace prêt à tout pour manger
de la dinde et sa femme Jeanne-Baptiste Poqueline le savait bien et décida de
piéger son camé de mari en lui faisant avaler une potion magique sensée lui
alourdir les lobes d'oreille de plus de 57,4 kilos. Un jour, où le brave con de
Jean-Baptiste mangeait de la dinde, celle-ci lui fit avaler la fameuse potion
et se fendit la gueule en voyant les lobes ridiculement lourds de son mari cocu
et cul-de-jatte. La morale de cette fable ? Jean-Baptiste qui roule n'a
pas d'odeur...
Trois ans plus tard, Jeanne-Baptiste Poqueline accoucha d'un
crabe albinos et décida de l'appeler Clark Kent. Ainsi débuta la formidable
histoire de Superman...
Chapitre Heid
Suzette décida d'aller dire bonjour à sa mère-grand, la terrible
femme aux rides arides et putréfiée par le sport en chambre. La vieille bique
était morte, séchée sur son paillasson en toile de jute. Elle décida donc
d'aller voir son oncle Shabitoune le rocker au ongles de titane. Mais celui-ci
aussi était mort, écrasé par un chips au paprika. Suzette n'avait plus le choix,
elle devait se rendre chez son demi-frère adoptif, Kotkotlapool. Celui-ci
l'attendait de pied ferme et de main palmée. Le problème, c'est que Suzette se
fit kidnappée sur le chemin par le commando des souffleurs de verre fumé. Ces
derniers étaient prêts à l'échanger contre un flippo de Philippe Albert
l'Ardennais à la moustache empoisonnée.
Pendant ce temps, un étrange personnage frappait un aztèque
saignant pour lui arracher les lombrics du nez ; l'aztèque émit un petit bruit
de pet comprimé puis s'éteint, la bouche pleine de mucus...
Finalement, les souffleurs de verre fumé obtinrent gain de cause
et Suzette tomba aux mains des essuyeurs de pare-brises...
Jessica la vache venimeuse broutait tranquillement du haschich
quand tout à coup apparut un orteil d'hippocampe à la libido fort prononcée
appartenant à Archibald le raton-laveur de chaussettes dans le ruisseau avec
une planche à tartiner les couilles de jambon. "Bonjour Jessica, ça
boume ma grosse ?" demanda-t-il impoliment à notre amie la bovidée , avant
de la pousser dans un mixer à huile de palme ... sans savoir que Jessica était
une vache folle qui sortait tous les soirs dans une boîte de sardines très mal
fumées dans un quartier à putes. Jessica sortit son GSM et appela Scottie
Pipette, le taureau cracheur de morve électromagnétique. Scottie arriva par le
train de 20h45 et s'excusa pour s'être laissé pousser des rouflaquettes
tentaculaires qui ne voulaient qu'un peu d'eau plate et de chaleur humaine.
Jessica lui expliqua sa mission et prévint Scottie qu'elle s'autodétruirait
dans quelques secondes...
Scottie et Jessica seront incinérés mardi matin au Réfectoire de
l'Amicale des Joueurs de Balle Pelote sans fil. Tenue de village exigée...
Chapitre Nahine
Le vieux Annatole pêchait tranquillement sur le bord de sa
baignoire quand soudain, il sentait qu'il avait une touche... Il tira de toutes
ses forces et tomba à la renverse, se brisant la nuque sur la cuvette des W-C.
Alertés, les voisins arrivèrent tout juste à temps pour fermer le robinet de la
baignoire, évitant ainsi une inondation lampe de poche femme à poil de douche.
Cette histoire, je sais que vous n'en avez rien à foutre, sauf que vous voulez
peut-être savoir ce que ce vieux con a pêché dans sa baignoire... mais de toute
façon, les poissons s'en fichent et les pieds s'en foutent...
Mais revenons à Suzette, ficelée comme du salami ardennais et
enceinte de sextuplés quadrupèdes et ovovivipares. La pauvre, rappelons-le,
s'était faite capturée par les impitoyables essuyeurs de pare-brises et passait
maintenant ses journées à vomir de la glue au vinaigre en coup-de-boulant les
escaliers en marbre de son château en Guadeloupe australienne. Elle avait
reconnu le chef des essuyeurs de pare-brises : c'était son demi-frère adoptif
Kotkotlapool... le responsable de la Deuxième Guerre Mondiale, l'assassin de
John Lennon et le kidnappeur de Julie et Mélissa. Cette crapule aux fines
herbes était derrière toute cette histoire et voulait devenir le chef du
Tiers-Monde, avec ses amis les portes manteaux séropositifs de Philadelphie.
Mais Superman veillait du haut de son nuage radioactif et pousseur de bobonnes
dans l'escalier, et d'un coup de baguette magique, mis Suzette enceinte
jusqu'aux mamelons, le tout sans utiliser de capote, d'ailleurs il n'avait pas
de chien. Kotkotlapool, furieux, exhiba son anus en éponge de la Mer Rouge, et
après avoir rongé les barreaux de son parc, s'envola grâce à un pet fulgurant
pour entrer dans l'orbite d'Uranus. Le monde était sauvé et les portes à
charnières pouvaient enfin regarder la télé sans arrière pensée et avec un peu
de gorgonzola d'entre les orteils. Suzette mourut durant l'accouchement de ses
six crevettes carnivores et fans d'Oasis. Superman, quant à lui, passera le
restant de ses jours à payer une pension alimentaire à cette salope de Suzette
qui finalement l'aura bien enculé...
LA VASELINE NE SERT PAS QU'A
BEURRER LES BISCOTTES
Chapitre wanne
Guy bu était mauvais. Il avait mangé le mur de son voisin et bu
son chien Moussdiouf sans aucun remords. Sa femme Merde-au-Laids-Pieds avait
succombé d'une rafale de pets sous la couette orchestrée par son mari daltonien
et son perroquet joufflu s'était noyé dans un seau de gorgonzolla sans que Guy
ne bouge le petit prince…
Aujourd'hui, Guy est pensionné et vomit ses cacas par l'oreille
à grands renforts de mousseux. Il n'a pour ainsi dire ainsi : ainsi. Mais sa
vie va être bouleversée par l'arrivée d'une cuillère volante avec à son bord
Jolly-Pedro, le père de Joselito l'enfant à la voix d'Or.
Chapitre Toux
C'est dans la cuisine qie Jolly-Pedro se sentait le mieux, il
cuisinait des ailes de grenouille au paprika lorsque Guy entra en pyjama jaune
à pois roses. "Kaka lulush Serpicolin ?" lui demanda Pedro, pour
montrer ses notions de plutonien du sud… pour toute réponse, Guy vomit un
pantalon tout neuf en agitant les bras comme une mite en pleine élection.
"C'est dégeulasse" se dit Pedro et il claqua des doigts pour faire
entrer son maître : Annie Cordy-Hier-Désende, la femme-hyène au regard de braise.
Guy finissait de vomir un tracteur lorsque celle-ci sortit son parapluie
magnéto-tectonique pour endormir le pauvre paysan à la tête en forme de
cendrier luxembourgeois. Pedro porta le gros dans la cuillère et ils
s'envolèrent pour Pichate-33, la planète des sourdes-oreilles et des croûtes
aux orteils… quoiqu'il y ait aussi pas mal de trisomiques là-bas mais
bon, on va pas polé-niquer, la vie est déjà assez courte comme çà……
Chapitre Fry
Pichate-33 était située dans le système solaire de Gros-Intestin-Grêle
72, à gauche après la maison communale. Ses habitants, les morfleux, passaient
leur temps à manger des cailloux et à boire des balles de ping-pong, d'où leur
nom. Pedro atterit près de la caserne des mousquetaires, réputée insalubre et
emmena Guy sur un vélo à traction giratoire inversée, ce qui eut pour effet de
faire pousser du gazon sur la langue à Mathieu, un des 12 apôtres enlevé 2000
ans plus tôt par Marsouin-B9. Lorsqu'il se réveilla, Guy vit tout d'abord une
plume de babouin flotter devant ses yeux. "Encore un piège des
Daltons" pensa-t-il mais c'était Annie Cordy-Allemand-Vautre qui agitait
une de ses plumes de cul devant le nez médusé de Guy la Boutroulle (en effet,
lorsqu'il était enfant, Guy eut le nez piqué tellement de fois par des méduses
que celui-ci s'est métamorphosé en nez médusé). "Bizarre, j'aurai cru que
c'était les Daltons" pensa Guy Bol…"
Jolly-Pedro apparut alors, dans un costume à paillettes de chez
Aldi en hurlant : "Pin pon la maison brûle et j'ai fait une tarte aux anchois
!" C'était le mot de passe pour entrer dans la salle du trône de sa
majestée Annie Cordy-Manche-Passéjé-Féhinbarbekiou… Sentant une bouffée
d'adrénaline lui monter de la racine des cheveux aux pointes, Guy se lança sur
Annie, la renversant et laissant apparaître le subterfuge : c'était les Daltons
entassés les uns sur les autres, à la queue-leu-leu verticalement dans un
costume grossier qui n'arrêtait pas de dire
"bite-couille-bite-couille…" Les Daltons, les sacripants de l'univers
s'écrasèrent sur la moquette princière en faisant des bruits de moustache
brûlée par les rayons ultra-violets de l'haleine de Sim, au grand dame de Guy
(qui était en fait un transexuel pédophile et ovovivipare…)
Chapitre Fort
Pedro accourut pour aider les Daltons à se relever mais un T-Rex
pressé d'aller parachuter un sénégalais le renversa sur une éponge
afro-cannibale… une sale mort pour Jolly-Pedro…
Joe le Dalton vira au bleu lorsqu'il sortit du frigo, des
stalactites s'étaient formées sur sa moustache arborescente et ses dents
renfermaient du gaz mortel – sans nul doute – du pet d'araignée.
Guy, la bave aux lèvres, prit le bus 54 pour aller jouer au
tiercé-quintet-quartet-quintuplé-poulet en misant sur Bouse-Magique, l'étalon
de sa sœur Cucunelle Josie, grande amateuse ou amatrice de queues de cheval
clignotantes. Alors que Bousse-Magique prenait la tête du peloton-nous dans les
bois tant que Dutroux n'y est pas, Guy vit surgir Avrel le croisé Joe cocker
sur l'hippodrome de Vingt Chiennes.
"Personne n'a vu mon hypophyse ?" demanda-t-il avant
de se faire fauché de plein fouet par Bouse Magique… Son jockey, Walter
Rouflaquette fut décapité par le chapeau d'Avrel et ce dernier fut coupé en
deux par la boucle d'oreille de Walter. Guy Bu, lui, reçut une planète sur la
tête et mouru quelques heures plus tard d'une crise d'amygdales. Le cheval et
la maman se portent bien…